Comment vivre davantage en harmonie avec son propre rythme

Connais-tu bien ton rythme? Pas celui imposé par tes responsabilités ou la société : celui qui te fait sentir reposée, bien et en forme? Bien avant de découvrir le concept de slow living, je me doutais déjà que mon rythme naturel était plus lent que celui de la plupart des gens. Prendre mon temps, savourer et apprécier les moments de calme font parti de mes plaisirs quotidiens. Mais au-delà du slow living, je remarque que mon rythme et mon énergie fluctuent d’une heure à l’autre et d’une journée à l’autre. J’essaie d’être un peu plus à l’écoute de ce rythme quand je planifie mes tâches quotidienne, ce qui me permet de vivre davantage en harmonie avec mon niveau d’énergie, mes envies et mon humeur. Mais comment trouver son propre rythme? Je te propose quelques pistes de solutions dans cet article, dont certains vont peut-être te surprendre.

1– Écouter son corps

Notre corps envoie chaque seconde des signaux à notre cerveau qui se charge alors de les interpréter : il nous dit quand il a faim, soif, mal, quand il est fatigué, apaisé, stressé… Mais dans nos vies mouvementées, je me suis rendue compte que je ne prenais pas toujours le temps de l’écouter. Est-ce aussi ton cas?

Résultat : on s’épuise beaucoup plus vite.

Notre corps nous envoie des signaux pour une raison. Si on ignore les signes de fatigue qu’il nous envoie, par exemple, on accumule cette fatigue, ce qui peut faire en sorte qu’on soit encore plus fatiguée le lendemain ou le surlendemain.

Un peu comme quand on fait un exercice qui demande beaucoup plus d’énergie que d’habitude : souvent, ce n’est que le lendemain qu’on en ressent les effets et qu’on se sent raquée.

Mais ceci vaut également pour les signaux de faim et même les émotions.

Pour suivre davantage son flow et connaître son rythme, il est donc important d’être davantage à l’écoute de son corps, de ce qu’il nous dit et prendre le temps de vivre ses émotions et de les comprendre. Car si les émotions nous semblent illogiques à première vue, elles ont pourtant toujours une raison d’apparaître.

2– Ne pas toujours tout planifier

Bien que la planification m’ait grandement aidée à mettre de l’ordre dans certaines sphères de ma vie et m’ait enlevé un stress énorme, il n’en demeure pas moins que je déteste TOUT planifier. J’aime laisser des espaces blancs dans mon horaire, Ceci me donne la flexibilité dont j’ai besoin pour m’adapter au contexte ou à l’énergie de la journée. Parce que c’est impossible de tout planifier!

Comme pour beaucoup d’aspects dans la vie, je crois que la clé du succès réside dans l’équilibre. Je crois qu’il y a donc un juste milieu entre la planification au quart de tour et l’improvisation pure et dure. Ainsi, si tu as tendance à être quelqu’un qui prévoit comment occuper chacune des minutes de son quotidien, peut-être gagnerais-tu à laisser un peu plus de place au hasard et à l’improvisation dans ta vie, question de renouer un peu plus avec ton rythme intérieur.

Parce qu’à force de tout prévoir, mais surtout de surcharger nos horaires, on porte moins attention à ce qui se passe autour de nous et à l’intérieur de nous.

3– Porter attention à son cycle menstruel

Nos hormones fluctuent à chaque étape de notre cycle, ce qui peut affecter notre niveau d’énergie et notre humeur (allô syndrome prémenstruel!). De savoir où tu en es dans ton cycle peut ainsi t’aider à mieux comprendre ton propre rythme et à t’adapter en tirant partie des qualités particulières de chacune des phases.

Les phases de ton cycle et comment elles t’influencent

  • Menstruelle : Il s’agit d’une phase qui invite à l’introspection, à prendre du recul par rapport au quotidien et au monde extérieur. On est invitée à se connecter davantage à son intuition et à ses rêves et à se reposer. Notre énergie est généralement plus basse. C’est un excellent moment pour réfléchir sur le passé et manifester ses intentions pour le cycle à venir.
  • Préovulatoire (du 1er jour de la fin des règles jusqu’au 7 e jour): Pendant cette phase, on reconnecte avec notre vraie nature. On se sent plus libre. Notre énergie et notre inspiration sont à la hausse, notre humeur aussi. C’est une période où on est plus sociable, plus ambitieuse et où notre concentration et notre efficacité au travail sont plus grandes. C’est le temps de démarrer de nouveaux projets.
  • Ovulatoire (du 8e jour au 14e jour) : Le don de soi et le partage sont caractéristiques de cette phase. Très empathique, on offre notre amour, notre attention, notre aide et notre soutien et sommes en harmonie. On a envie de créer de manière productive. C’est le temps de faire fleurir ce qui a été amorcé lors de la phase précédente, car ton énergie est à son paroxysme.
  • Prémenstruelle / de nidation (du 15e jour à la veille du début des règles) : C’est une phase d’énergie fougueuse : on se sent plus vite fatiguée, énervée, déprimée et submergée… Bref, c’est le fameux syndrome prémenstruel. Notre capacité de tolérance et de concentration sont donc en baisse, mais notre créativité est exaltée. Notre capacité à rêver augmente. On a l’impression soudaine de mieux comprendre le monde et notre propre nature, notre propre pouvoir. C’est le temps de méditer, de reconnecter avec notre monde intérieur et d’exploiter notre créativité.
Photo de Francesca Zama sur Pexels.com

4– Porter attention au cycle lunaire

Je te l’accorde : ce point semble très ésotérique. Pourtant, depuis toujours et dans de très nombreuses cultures, la femme est souvent associée à la lune, puisque leurs deux cycles sont de longueur similaire (de 28 à 30 jours) et comportent tous deux quatre phases. La corrélation entre les différentes phases des menstruations et celles de la lune est d’ailleurs frappante.

Je savais déjà que j’étais influencée par la pleine lune : un classique. J’ai les idées en ébullition pendant cette phase lunaire et en général, j’ai aussi le sommeil agité ou de la difficulté à dormir plus que d’ordinaire.

Ce que j’ai toutefois toujours ignoré, c’est que les autres phases lunaires pouvaient aussi avoir une influence sur nous. Bien que ce ne soit pas du tout prouvé par la science, ça rejoint énormément ma réalité, si bien que j’y crois beaucoup. C’est en prêtant davantage attention au cycle de la lune que j’ai remarqué que j’étais également influencée par la nouvelle lune ainsi que par les phases croissantes et décroissantes de cet astre.

Tu remarqueras ainsi que la signification des phases lunaires sont très ressemblantes à celles que je t’aie données plus haut concernant notre cycle menstruelle.

  • Nouvelle lune : Introspection, intuition, intentions. Énergie plus basse : on est invitée à se reposer.
  • Premier quartier : Enthousiasme, ambition. Énergie à la hausse. Période de fertilité, de fluidité et d’abondance.
  • Pleine lune : Créativité et énergie à son paroxysme. Envie de partage, de don de soi. Empathie.
  • Dernier quartier : Énergie à la baisse, retour tranquillement au monde intérieur et à l’introspection.
Photo de Tobi sur Pexels.com

5– Porter attention aux saisons

Les saisons, tout comme nos règles et les phases lunaires, sont cycliques. Elles ont aussi une certaine influence sur notre niveau d’énergie et notre moral. C’est d’ailleurs bien connu : le manque de luminosité en hiver nous rend davantage fatiguée.

Pour ma part, j’ai toujours remarqué que mon humeur et mon énergie étaient très différents d’une saison à l’autre. En fait, quand j’ai vu d’autres articles faisant un lien entre la signification des saisons et comment je vivais chacune d’elles, je me suis rendu compte que ça s’appliquait parfaitement à moi et à mon rythme. Peut-être que ce sera aussi le cas pour toi?

Même, j’irais jusqu’à dire qu’il existe une corrélation étrangement frappante entre le cycle des saisons, de nos menstruation et de la lune.

  • Hiver : Introspection, intuition, émotions décuplées, énergie à la baisse. Rythme de vie plus lent.
  • Printemps : Enthousiasme, ambition, envie de commencer de nouvelles choses.
  • Été : Énergie à son plus haut. Empathie. On poursuit sur notre lancée.
  • Automne : C’est le temps de récolter le fruit de nos efforts. Énergie à la baisse. On retourne tranquillement à un rythme de vie plus lent.

Question que tu vois un peu mieux la corrélation entre les différentes phases de ton cycle, celles de la lune et les saisons, j’ai pensé créer ce petit tableau récapitulatif :

Phase du cycle menstruelPhase de la luneSaisonÉmotions et rythme associés
MenstruationsNouvelle luneHiverIntrospection, intuition, repos. Période idéale pour guérir nos blessures du passé et manifester nos intentions pour le cycle à venir.
Phase préovulatoirePremier quartierPrintempsEnthousiasme, ambitions : c’est le temps de démarrer de nouveaux projets.
Phase ovulatoirePleine luneÉtéEmpathie, envie de créer de manière productive, énergie à son plus haut.
Phase prémenstruelle / de nidationDernier quartierAutomneTolérance et concentration en baisse, créativité en hausse, ralentissement.
Photo de Lum3n sur Pexels.com

6– Identifier les moments de la journée où notre énergie est optimale

Tu as probablement remarqué qu’il y a des moments de la journée où tu as plus d’énergie, plus d’idées, plus de concentration… Et d’autres où tes idées son embrouillées, ton énergie à la baisse. Quels sont-ils? En identifiant ces moments, tu peux en tirer profit pour mieux répartir tes tâches afin de correspondre à tes pics et à tes baisses d’énergie.

Pour le savoir, observe ton énergie sur une période de 24 heures à chaque jour pendant une semaine. Note tes observations sur papier. Tu pourras ainsi constater qu’une tendance se dessine dans ton horaire quotidien.

Par exemple, je sais que mon énergie est à son meilleur entre 9h30 et 12h00, puis entre 15h et 20h. Je ne suis vraiment pas une personne matinale et je peux te confirmer que ça me prend au moins une à deux heures avant de me sentir complètement réveillée.

7– Identifier les jours de la semaine où ton énergie est optimale ou plus lente

Tout comme notre énergie varie d’une heure à l’autre, notre énergie peut aussi varier selon le jour de la semaine. Plusieurs, par exemple, ressentent le blues du dimanche et ont donc davantage tendance à procrastiner ou à ralentir le rythme ce jour-là. Pour ma part, je suis souvent très motivée le dimanche pour faire toutes sortes de tâches, alors que le samedi, j’aime prendre mon temps et faire le moins de choses possibles. J’ai même moins tendance à faire des siestes le dimanche que le samedi.

D’être attentive à la façon dont ton énergie varie selon le jour de la semaine peut t’aider à organiser ton emploi de temps, de sorte à te concentrer à davantage de tâches les jours où tu sais que tu es plus motivée.

Photo de Ketut Subiyanto sur Pexels.com

8– Connaître notre cycle de sommeil idéal

On ne s’en rend pas toujours compte, mais la pression de performance peut affecter notre sommeil. En effet, on a souvent tendance à moins dormir les soirs de semaine, par exemple. Cette tendance peut toutefois avoir des effets pervers sur notre niveau d’énergie, en particulier en générant une dette de sommeil.

Mais encore là, les besoins en sommeil peuvent varier d’une personne à l’autre. En général, les adultes ont besoin de 7 à 8 heures de sommeil, mais en réalité, la durée idéale de sommeil peut varier… entre 3 à 12 heures! De plus, certaines personnes sont plus matinales alors que d’autres sont de véritables oiseaux de nuit. Pour ma part, je sais que j’ai souvent besoin d’au moins 8-9 heures de sommeil pour me sentir réellement en forme le lendemain matin.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, notre cycle du sommeil est en grande partie génétique. On ne peut donc pas « choisir » son cycle idéal, d’où l’importance de l’écouter, car un manque de sommeil peut nous rendre plus prédisposées à développer des problèmes de santé comme l’obésité, le diabète de type 2, l’hypertension et de pathologies cardiaques.

Un bon test pour savoir si ton rythme de sommeil te convient est de te poser les questions suivantes :

  • Le matin, est-ce que je me sens encore fatiguée?
  • Dans la journée, m’arrive-t-il de connaître des périodes de somnolence?
  • Ai-je du mal à fixer mon attention sur quelque chose au cours de la journée?

Si tu as répondu « oui » à la majorité de ces questions, c’est que tu as besoin de plus de sommeil. Si, au contraire, tu as répondu « non », c’est que la quantité de sommeil que tu as actuellement te convient parfaitement.

Pour connaître ton cycle de sommeil idéal, il est recommandé d’analyser ton comportement en vacances, plus particulièrement pendant la deuxième semaine, car on considère que la première sert généralement à rattraper le sommeil dont tu as manqué dans les semaines précédentes. Si tu te réveilles et t’endors spontanément aux mêmes heures chaque jour et que tu te sens en pleine forme, alors c’est que tu as trouvé ton cycle de sommeil idéal.

Il se peut aussi que tu réalises que ton cycle du sommeil te prédispose à faire une sieste pendant le jour. Je t’en parlerai plus en détails dans un prochain article, mais la sieste comporte plusieurs bienfaits, et j’en fais moi-même régulièrement.

Que penses-tu de ces pistes de solutions pour t’aider à mieux connaître ton rythme? As-tu l’impression d’être assez à l’écoute de celui-ci ou, au contraire, devrais-tu être davantage à l’écoute de ce dernier?

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