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Trouver son ikigai pour donner du sens à sa vie

Est-ce que tu te demandes parfois pour quelle raison tu vis sur Terre? Plusieurs croient que nous sommes tous nés pour une raison précise et qu’il ne tient qu’à nous de trouver ce que nous avons d’unique, de beau et d’utile à apporter à ce monde. Pour les Japonais, cette raison d’être est appelée ikigai. Cette philosophie permet de donner du sens à notre vie, nous rendant ainsi plus heureux et plus motivés. Si pour certaines personnes leur mission de vie leur apparaît de façon claire et limpide très rapidement, d’autres mettent toutefois plus de temps à la trouver ou, à un certain moment de leur vie, viennent à se remettre en question. Je t’invite à prendre un moment pour faire un voyage à l’intérieur de toi pour découvrir cet ikigai qui donnera plus de sens et de joie dans ta vie.

Qu’est-ce que l’ikigai?

Ikigai est un mot japonais formé de iki («vie» ou «être en vie») et gai («ce qui vaut la peine et a de la valeur»). Dans la culture d’Okinawa, l’ikigai est perçu comme ce qui donne du sens à notre vie, ce qui nous donne envie de nous lever le matin avec enthousiasme et génère le sentiment d’accomplir quelque chose. C’est donc l’équivalent d’une raison de vivre. Certains croient même que cette philosophie expliquerait en partie la longévité exceptionnelle des Japonais dans cette région, qui compte beaucoup de personnes centenaires.

Selon eux, nous possédons tous un ikigai, voire même plusieurs, et ce, même si nous n’en avons pas toujours conscience. Celui-ci pourrait même changer plusieurs fois au cours de notre vie, si bien que nous pourrions avoir un ikigai complètement différent à 15 ans , à 30 ans ou à 50 ans. C’est pourquoi il est important d’être à l’écoute de notre ikigai à chaque étape de notre vie afin de rester en harmonie avec nous-même. Sinon, on peut avoir l’impression d’avoir dévié de notre chemin, de ne plus contrôler notre quotidien ou de s’être perdu.

De nos jours, cette philosophie japonaise est très prisée pour aider les gens à trouver leur vocation et leurs talents, mais aussi, pour vivre une vie mieux alignée avec nous-mêmes. Trouver son ikigai, c’est donc être en mesure de se dire avec confiance que l’on est exactement là où on doit être et où l’on veut être.

Photo par Content Pixie sur Unsplash

De quoi est constitué l’ikigai

L’ikigai est la jonction et l’équilibre entre quatre éléments principaux :

  • Ce que l’on aime;
  • Ce pour quoi on est doué;
  • Ce pour quoi on peut être payé;
  • Ce dont le monde a besoin.

Trouver son ikigai correspond donc également à trouver notre passion, notre mission, notre vocation et notre profession. C’est l’équilibre entre tous ces aspects, donc entre notre vie personnelle et notre vie professionnelle, qui nous permettrait d’être en harmonie avec nous-même et qui contribuerait à donner du sens à notre vie.

Comment trouver son ikigai

Si pour certains leur ikigai va de soi, pour d’autres, il est beaucoup moins évident à trouver et demande un plus grand effort d’introspection et de questionnement. Heureusement, il existe plusieurs exercices qui permettent de nous aider à trouver notre ikigai. Je t’invite à trouver un endroit calme, à t’asseoir confortablement, à prendre un papier et un crayon et à descendre au plus profond de toi pour découvrir ce qui te caractérise et ce qui est réellement important pour toi.

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Se poser les 4 questions fondamentales

La méthode conventionnelle pour trouver son ikigai est aussi la plus exhaustive. Comme tu l’as lu précédemment, l’ikaigi est constitué de ce que l’on aime faire, de ce pour quoi est doué, de ce pour quoi on est payé et de ce dont le monde a besoin. Pour trouver son ikigai, il faut donc chercher à répondre aux questions suivantes :

  • Qu’est-ce je j’aime faire? Note toutes les activités que tu aimes pratiquer, tes passe-temps, tes sports, mais aussi tes intérêts.
  • Pour quoi suis-je doué ou pour quelles choses ai-je de la facilité? Note les talents, les aptitudes, et les qualités que les gens t’ont déjà attribués et ce sur quoi on te complimente.
  • Quel est le travail de mes rêves? Note tes compétences professionnelles, le ou les métier(s) qui t’attire(nt) ou encore en quoi ta profession actuelle correspond (ou pas) à ton emploi idéal.
  • De quoi le monde a-t-il besoin aujourd’hui et que suis-je en mesure de lui apporter? Note les causes qui te tiennent à cœur, quel impact ou héritage tu aimerais laisser, les personnalités célèbres que tu admires et qui t’inspirent par leurs actions et ce qu’ils apportent au monde.

Une fois que tu auras répondu à ces quatre questions, regarde bien tes listes. Y a-t-il des éléments semblables? Encercle-les. S’il y a plusieurs types d’éléments qui se répètent, regroupe-les et classe-les dans des catégories. De cette façon, tu verras plus clairement ce qui te caractérise le plus. Peut-être te rendras-tu également compte que certaines de ces catégories t’interpellent plus que d’autres, ou même que certaines manquent présentement à ta vie. Et si tu réalises que tu dois changer des choses, tu seras probablement plus motivée à trouver des solutions ou à poser les actions qui te permettront de vivre en plus grande harmonie avec toi-même.

Photo par Kha Ruxury sur Pexels

Retrouver son enfant intérieur

L’enfance et l’adolescence sont des périodes propices à l’apparition spontanée de l’ikigai. En effet, nous sommes à ce moment-là moins soumis aux pressions de la société ou de nos proches, et encore moins au stress de la vie professionnelle. Qui n’a jamais rêvé d’être astronaute, musicien, vétérinaire, inventeur ou écrivain plus tard quand il était jeune? Généralement, ces projections que nous avons quand on est jeune naissent de nos intérêts et de nos aptitudes, quelles soient conscientes ou non.

Réfléchis à ton enfance. Quels étaient tes rêves? Qu’est-ce qui te passionnait? Qu’est-ce qui te motivait? Qu’elles activités aimais-tu faire? Quels étaient tes intérêts? Quels étaient tes dons ou tes compétences? L’idée est de noter tout ce qui te vient à l’esprit, même si ça t’apparaît banal : écrire, lire, prendre soin de ton chat, te déguiser, jardiner, dessiner, bricoler, chanter… Tout ce dont tu te souviens est susceptible de t’aider à trouver ton ikigai.

Ensuite, essaie de te souvenir des bénéfices que te procuraient ces activités qui te passionnaient ou ces aptitudes que tu avais. Comment elles étaient accueillies et considérées dans ton entourage (famille, amis, école)? Qu’est-ce qu’elles suscitent en toi aujourd’hui (motivation, regrets, indifférence…)? Ces activités ou ses compétences sont-elles encore présentes dans ta vie actuelle? Et si elles suscitent des regrets, comment peux-tu faire en sorte de leur redonner une place dans ta vie?

Photo par Remy_Loz sur Unsplash

Interroger sa jalousie

Étonnamment, la jalousie peut ici avoir du bon : en nous pointant ce que l’on envie chez les autres, elle dévoile aussi ce que l’on désire au fond de nous. Elle peut donc être un indicateur de ce qui manque à notre vie, ce qui peut servir comme un tremplin pour trouver son ikigai.

Pour se faire, fais trois colonnes sur une feuille :

  • Dans la première colonne, inscrit les principales choses qui te rendent jalouses en ce moment. Y a-t-il des célébrités ou des proches que tu envies?
  • Dans la deuxième colonne, note l’objet de cette jalousie. Quel désir ce cache derrière ce sentiment que tu éprouves?
  • Dans la troisième colonne, écris les démarches que tu pourrais entreprendre ou les actions que tu pourrais poser pour atteindre ce que tu désires.
Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels

Identifier ce sans quoi on ne pourrait vivre

Y a-t-il des qualités ou des aptitudes que tu as dont tu ne pourrais pas te passer? Y a-t-il des activités ou des passes-temps que tu aimes faire et que tu ne pourrais jamais t’imaginer vivre une vie dans laquelle il te serait impossible de les faire?

Pour cet exercice, tu peux faire une liste de tout ce que tu aimes et de toutes tes aptitudes qui te viennent en tête. Ensuite, tu pourrais en choisir trois ou quatre qui t’apparaissent plus importants que les autres, dont tu sens que tu as ABSOLUMENT BESOIN pour vivre et être heureuse. Qu’est-ce qui ressort du lot? Est-ce que ces choses ont un lien entre elles? Comment peux-tu les intégrer dans ta vie?

Par exemple, pour moi, tu peux te douter que l’écriture fait partie des choses sans lesquelles je ne pourrais vivre. Même si je peux passer un moment sans écrire, je finis toujours par y revenir. Elle est non seulement essentielle à ma santé mentale, mais j’ai depuis toujours l’impression qu’elle fait partie de ma mission de vie.

Une autre chose qui me vient en tête est l’émerveillement. Je ne pourrais imaginer ma vie sans y voir de la beauté partout, sans m’émerveiller devant les changements de saison, par les animaux qui croisent mon chemin, les réactions rigolotes de mes enfants, etc. Bref, l’émerveillement fait partie de moi et j’ai besoin de la vivre et de la partager.

« L’ikigai se cache aussi dans les choses les plus infimes et les plus insignifiantes de la vie, toutes ces petites choses auxquelles on n’accorde guère d’importance – à tort. Ainsi, vous pouvez trouver votre ikigai en regardant le soleil se lever tous les matins, en donnant rendez-vous à des amis pour aller faire ensemble un petit jogging, en lisant des livres qui vous plongent dans d’autres univers, en prenant soin des autres, en étant présent pour votre famille, en faisant de grandes promenades avec votre chien, en apprenant une nouvelle langue étrangère, en exprimant votre créativité dans un cours de peinture, etc. »

Bettina Lemke, Le livre de l’Ikigai : la méthode japonaise du bonheur

Il est normal que tu aies de la difficulté à répondre à toutes ces questions. Ne sois surtout pas trop difficile envers toi-même. L’important est de commencer le processus et d’être davantage à l’écoute de tes envies, de ce qui te fait plaisir et de ce qui t’allume. Plus tu feras ces exercices, plus tu seras en mesure de découvrir ce qui te passionne réellement et à mieux orienter ta vie personnelle et professionnelle selon ta personnalité profonde. Et plus tu seras en mesure de trouver ton propre ikigai.

Rappelle-toi aussi que ton ikigai peut aussi se trouver dans de toutes petites chose. Il n’a pas besoin d’être grandiose : tout a sa place dans l’univers, du plus petit atome aux plus grandes supernovas. Et parfois, le battement des ailes d’un papillon peut déclencher un ouragan à l’autre bout du monde.

Et toi, as-tu l’impression d’avoir trouvé ton ikigai? Si oui, quel est-il?

0 commentaire

  1. Bonjour Cynthia,
    Je ne connaissais pas du tout cette philosophie que j’ai trouvée très intéressante!
    Merci pour le partage!

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