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L’impact environnemental des huiles essentielles : comment les utiliser de façon responsable et soucieuse de l’environnement

Ces derniers mois, je me sens un peu comme Alice au pays des merveilles. Je suis tombée dans le monde des huiles essentielles et je découvre depuis un monde magique, à la fois surprenant et beau. Mais tout n’est pas rose : j’ai découvert qu’il est important de bien s’informer sur le sujet, au risque de faire des choix néfastes pour sa santé ou l’environnement. Je n’ai pas la prétention de tout connaître encore, mais une abonnée a eu la gentillesse récemment de m’aiguiller sur le chemin de brique jaunes de la connaissance. Je te présente ici certaines informations que j’ai découvertes et que j’aurais aimé connaître avant le début de mon aventure, question que tu puisses faire des choix éclairés et éviter de faire les mêmes erreurs que moi.

1–Mal utilisées, les huiles essentielles peuvent être toxiques

Une chose est certaine : les huiles essentielles constituent une façon très intéressante de se soigner ou de parfumer une pièce, d’autant plus qu’elles peuvent remplacer des produits non naturels et souvent toxiques. Mais attention : ces huiles, quoique naturelles, peuvent elles aussi s’avérer toxiques dans certains cas et avoir l’effet complètement inverse de ce qui est désiré si celles-ci ne sont pas utilisées correctement. D’ailleurs, les femmes enceintes et les jeunes enfants devraient faire très attention et même, dans le doute, s’abstenir de les utiliser complètement.

La solution : Lire, lire et encore lire sur le sujet! Suivre une formation peut également être intéressante si on souhaite faire un usage régulier des huiles essentielles pour soigner plusieurs maux bénins du quotidien. Un aromathérapeute peut également être de bon conseil afin de faire un usage judicieux et sécuritaire de ces produits.

En raison de leur très forte concentration en ingrédients actifs, il faut voir les huiles essentielles comme des médicaments. Tu ne prendrais pas un médicament sans te renseigner sur son dosage, n’est-ce pas? Bien c’est la même chose avec les huiles essentielles.

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2– Les huiles essentielles peuvent être responsables de la déforestation

Les huiles essentielles demandent une quantité phénoménale de plantes pour leur production. Pour te donner une idée, ça prend l’écorce de 2000 oranges pour faire 1 kg d’huile essentielle, alors que ça prend jusqu’à 4000 roses de Damas (soit un champ entier!) pour la même quantité d’huile. Cette récolte massive peut avoir des conséquences désastreuses pour l’environnement. En Europe de l’Est, la cueuillette sauvage menace d’ailleurs certaines plantes et les monocultures intensives sont souvent privilégiées au détriment de l’agriculture dans les pays exotiques. Sans oublier que certaines huiles essentielles exotiques sont issues d’essences rares. C’est le cas notamment du bois de rose, du bois de Hô et des baies de linaloe, dont la récolte contribue à la déforestation.

La solution : Opter pour des huiles essentielles biologiques et locales de préférence. Ces huiles sont souvent plus dispendieuses, mais elles en valent la peine. En ce qui concerne les huiles essentielles exotiques plus rare, le mieux est peut-être de les éviter complètement si possible. Sinon, on essaie de s’assurer qu’elle est cultivée et fabriquée de façon respectueuse et équitable. Certaines huiles locales peuvent parfois même trouver bien remplacer certaines huiles plus rares ou exotiques dans certains cas.

Il faut aussi se rappeler que chaque goutte est précieuse. Il est donc préférable d’en utiliser de façon très méticuleuse et frugale.

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3– Certaines huiles essentielles sont toxiques pour la faune ou la flore

Tout comme certaines huiles essentielles peuvent s’avérer toxiques pour nous dû à leur très forte concentration en ingrédients actifs, ceci est tout aussi vrai pour l’environnement. En effet, en voulant utiliser des produits plus naturels pour nettoyer ou parfumer nos vêtements, beaucoup se tournent naturellement vers les huiles essentielles. Si à priori ce réflexe semble bon pour l’environnement, ce n’est malheureusement pas toujours le cas. Les huiles essentielles d’agrumes, par exemple, peuvent être particulièrement néfastes pour la faune et la flore si elles se retrouvent en grande quantité dans l’environnement.

La solution : Bien diluer ses huiles essentielles. Encore mieux : Opter pour des hydrolats, beaucoup moins concentrés que les huiles essentielles, ou pour des eaux infusées. Par exemple, pour réaliser un nettoyant tout usage à la fois économique, efficace et doux pour l’environnement, il est possible de conserver ses pelures d’agrume et de les laisser infuser trois à quatre semaine dans un récipient rempli de vinaigre. Je suis aussi en train de préparer une recette de bruine parfumée à l’eau de lavande maison sans huile essentielle et sans alcool dont je vais pouvoir te parler dans un mois ou deux lorsque je l’aurai testée.

Photo de Mikhail Nilov sur Pexels.com

4– Les huiles essentielles ne sont pas solubles dans l’eau

Il faut savoir que les huiles essentielles utilisées pour parfumer la lessive, le bain ou les produits nettoyants ne sont pas solubles dans l’eau ni dans le vinaigre. C’est donc dire que dans le cas de la lessive, bien peu d’huile essentielle va rester sur nos vêtements et que la majorité va se retrouver dans les égouts, où elle sera ensuite rejetée dans la nature où elle peut être toxique pour les écosystèmes. Utilisée directement dans le bain, elle va flotter à la surface de l’eau où elle peut se retrouver en contact direct avec la peau, ce qui peut l’irriter selon le dosage utilisé.

La solution : Toujours utiliser les huiles essentielles avec un dosage approprié à l’utilisation souhaitée dans un support huileux (comme l’huile de jojoba ou l’huile de coco fractionnée) ou alcoolique. Elles sont donc intéressantes pour parfumer une huile à massage, d’autant plus s’il s’agit d’un massage thérapeutique. Pour parfumer ta lessive, tu pourrais les utiliser diluées dans de l’alcool comme eau de linge à vaporiser. Et pour le bain, tu peux faire toi-même un sel de bain aromatisé à l’huile essentielle d’eucalyptus ou de lavande, par exemple.

Bref, dans ce monde merveilleux des huiles essentielles, mieux vaut redoubler de prudence. Il est également préférable de réserver leur usage pour ce qu’elles savent faire le mieux : nous soigner. Quoique je dois t’avouer que je suis farouchement persuadée, pour le vivre au quotidien, des effets bénéfiques des huiles essentielles sur l’humeur et la concentration, notamment.

Et toi, comment utilises-tu les huiles essentielles? Étais-tu déjà au courant de son impact environnemental?

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