Comment être plus bienveillante envers soi-même lorsqu’on vit une période plus difficile

Comment être plus bienveillante envers soi-même lorsqu’on vit une période plus difficile

Avec le début d’un confinement plus sévère au Québec pour le prochain mois, je trouvais que le moment était idéal pour te partager mes trucs afin d’être plus bienveillante envers soi-même. Bien que je ressente, comme plusieurs, une frustration grandissante à l’égard de la situation actuelle, je crois qu’il est important plus que jamais de s’accorder du doux et de prioriser notre bien-être afin de vivre plus sainement cette période plus difficile et marquée par les incertitudes.

La bienveillance est, comme la gratitude, un état d’esprit qui se pratique. L’un ne va pas sans l’autre, à mon avis. Je dois t’avouer que ce n’est pas toujours facile quand on est perfectionniste de nature, mais c’est possible, en la pratiquant un peu plus chaque jour, d’améliorer sa réaction aux événements extérieurs ou au jugement que l’on peut avoir envers soi-même.

Qu’est-ce que la bienveillance envers soi-même et pourquoi la pratiquer au quotidien

La bienveillance est la capacité à se montrer indulgente, gentille et attentionnée envers autrui d’une manière désintéressée et compréhensive. La bienveillance peut aussi s’appliquer à soi, dans le sens où on a parfois tendance à être beaucoup plus exigeante envers soi-même qu’envers les autres.

La bienveillance envers soi-même, c’est donc être consciente de ses capacités et de ses limites. C’est s’accepter telle que l’on est et agir envers soi-même comme nous le ferions avec notre meilleure amie.

Photo de Engin Akyurt sur Pexels.com

1– Prendre le temps de s’écouter

La première chose à faire pour être plus bienveillante envers soi-même est d’écouter son corps, ses envies et ses émotions. En les réprimant, on envoie alors le signal que nous ne sommes pas assez importante pour que l’on s’attarde réellement à nos besoins. Pourtant, notre corps nous envoie régulièrement des signaux d’alarme : la douleur, la fatigue ou la colère sont toutes des indices que quelque chose ne va pas et qu’il existe une situation qui doit être corrigée. En ignorant ces signes, on risque même d’empirer le problème.

Quelques façons de s’écouter davantage :

  • Faire un scan corporel;
  • Prendre le temps de vivre pleinement ses émotions;
  • Méditer.

2- Miser sur ses bons coups

La bienveillance, pour moi, c’est aussi essayer de focaliser sur le positif et d’apprécier le chemin parcouru jusqu’à maintenant. L’idée est d’avoir le regard fixé sur le progrès et les petites victoires plutôt que sur la réussite ou l’atteinte de la perfection, qui peuvent sembler inatteignables par moments. Comme on dit en anglais : ‘‘progress, not success’’.

Émilie Viens du blogue La Planificatrice propose de noter chaque jour au moins une chose que l’on a bien faite dans notre journée, même si celle-ci ne s’est pas déroulée aussi bien qu’on l’aurait souhaité. Je trouve que cette idée est excellente non seulement dans un objectif de productivité, mais aussi dans une optique de développer un regard plus bienveillant sur soi, nos réalisations et nos capacités.

Quelques idées pour miser sur ses bons coups :

  • Lire des mantras inspirants, par exemple : « Je fais mon possible, et c’est suffisant »;
  • Noter chaque jour au moins une chose que l’on a réussi dans notre journée.
Photo de cottonbro sur Pexels.com

3– S’offrir des moments de douceur

On ne le dira jamais assez : prendre du temps pour soi est primordial. Comme pour les masques à oxygène dans un avion, il faut d’abord s’occuper de soi-même avant de pouvoir aider les autres.

Prendre un moment doux, un moment pour être dans l’instant présent, un petit moment qui te fait du bien, c’est important, encore plus quand tu as l’impression que le chaos règne autour de toi. Je l’ai vécu, moi aussi, ce sentiment d’être piégée dans le chaos. C’est d’ailleurs cette boule dans la gorge qui m’a poussée à lancer ce blogue après plusieurs années où j’en rêvais.

Je demeure convaincue aujourd’hui qu’une vie plus simple, plus douce et plus lente inspirée du slow living est la clé pour se sentir mieux au quotidien. Ralentir me permet de me sentir plus zen, plus en contrôle, plus confiante. J’irais même jusqu’à dire que je me sens également beaucoup plus reconnaissante de ce que j’ai : une famille, la santé, une maison, de la nourriture, un travail…

Intégrer des moments de douceur à ton quotidien, c’est un peu comme si tu prenais le temps de te dire « je t’aime ». C’est une petite attention que tu t’offres et qui permet de te ressourcer.

Quelques idées de moments doux pour te détendre :

  • Faire du yoga;
  • Méditer;
  • Dessiner;
  • Lire un livre;
  • Écouter de la musique apaisante;
  • Prendre un bain chaud;
  • Boire une boisson chaude;
  • Se coller aux gens qu’on aime (si tu es seule, tu peux prendre un oreiller dans tes bras et le serrer très fort);
Photo de Elly Fairytale sur Pexels.com

4– Évacuer et éviter le stress

Si tu te sens stressée et dépassée par les événements, il est important que tu prennes soin de ton corps et de ton mental. Essaie d’éviter toute source de stress supplémentaire autant que possible. Tu peux aussi puiser dans cette énergie pour mieux l’évacuer par l’activité physique, par exemple : se faisant, tu te changeras également les idées et fera le vide dans ton esprit. Résultat : Tu te sentiras beaucoup plus zen et en paix avec toi-même, te permettant de lâcher-prise sur ce qui te préoccupait.

Se confier à quelqu’un de confiance permet aussi de diminuer la pression qui repose sur nos épaules, nous laissant ainsi un sentiment de légèreté.

Quelques idées pour évacuer et éviter le stress :

  • Bouger : danser, courir, marcher, faire de l’activité physique;
  • Faire du yoga;
  • Éviter d’écouter le bulletin de nouvelles;
  • Déléguer ou remettre des tâches à plus tard;
  • Parler avec les gens qu’on aime;
  • Chanter;
  • Colorier.
Photo de Jou00e3o Camargo sur Pexels.com

5– Se parler comme à une amie

Dans les moments difficiles, on a besoin d’être rassurée. Pourtant, trop souvent, une petite voix dans notre tête s’entête à nous rabaisser et à nous faire voir tout ce qui ne fonctionne pas comme on le voudrait. On a alors tendance à dramatiser et à s’enliser dans nos pensées. Pourtant, si une amie nous racontait ces mêmes déboires, il y a fort à parier qu’on s’adresserait à elle de manière bien différente.

Pour t’aider à te parler avec bienveillance, je t’invite à télécharger « Mon tableau de bienveillance ». L’idée est simple : d’un côté de la feuille, tu inscris chaque chose qui te dérange ou te dépasse. De l’autre côté, écris ce que tu dirais à une amie pour la réconforter si elle te disait cela. Je l’ai ajoutée à la section Ressources du blogue, mais tu peux également la télécharger tout à fait gratuitement ici (de rien, ça fait plaisir).

Quelques idées pour se parler davantage comme à une amie :

  • Télécharger et remplir « Mon tableau de bienveillance »;
  • Lire ou répéter à voix haute des affirmations positives;
  • Se pardonner ses erreurs.
Photo de VisionPic .net sur Pexels.com

6– Pratiquer la gratitude

Pratiquer la gratitude au quotidien a le don de ramener notre attention sur les aspects positifs de la vie. On réalise alors qu’il est possible de trouver du beau et de l’amour même dans l’adversité.

Quelques idées pour pratiquer la gratitude au quotidien :

Et toi, es-tu plutôt bienveillante ou, au contraire, as-tu tendance à être trop dure envers toi-même? Quels sont tes trucs pour essayer de développer une attitude plus bienveillante? N’hésite pas à me partager tes astuces préférées en commentaire.

Semer de beaux souvenirs toute l’année grâce au pot de gratitude

Semer de beaux souvenirs toute l’année grâce au pot de gratitude

Avec la nouvelle année et surtout les temps étranges que nous vivons actuellement, j’ai eu envie de te proposer une activité en lien avec la reconnaissance et la gratitude. Comme j’ai également une folle envie de faire des DIY par les temps qui courent, je t’invite à faire ressortir ta fibre artistique dans ce petit exercice qui aura certainement un impact positif tout au long de l’année à venir : faire un pot de gratitude. Une belle façon de t’aider à cultiver un regard bienveillant sur toi-même et sur ta vie pendant la prochaine année.

C’est Lynda Mencé sur Instagram qui m’a donné l’idée de cette activité pour débuter l’année du bon pied. Alors que beaucoup ont déjà réalisé leur bilan annuel et même leur visualisation de la prochaine année, j’ai trouvé que le pot de gratitude était un beau complément à intégrer dans sa routine de bien-être à l’aube du nouvel an. Je crois aussi que de profiter de la nouvelle année pour débuter un pot de gratitude sera une belle occasion, en décembre prochain, de relire tous les beaux mots inscrits jour après jour dans le pot et de se remémorer l’année qui vient de passer.

Le pot de gratitude : comment ça marche?

L’idée est simple : au lieu d’écrire dans un journal les petits bonheurs quotidiens pour lesquels on est reconnaissante à chaque jour, il suffit de transcrire le tout sur un bout de papier et à l’insérer dans un pot de ton choix. Le but est d’essayer de faire ressortir à chaque jour soit une chose pour laquelle tu es reconnaissante, soit une chose qui t’a rendu heureuse ou fière dans la journée. Lorsque tu te sens déprimée, tu peux piger dans ton pot de gratitude pour y retrouver de beaux et doux souvenirs ou des sources de bonheur pour toi.

Pourquoi commencer un pot de gratitude?

Le pot de gratitude est une forme de journaling qui nous invite à avoir une vision plus positive sur soi-même et sur sa vie. Il nous invite à trouver les beaux moments dans chaque jour qui passe.

Mais un des avantages du pot de gratitude est qu’il peut être placé bien en vue, comme une décoration positive qui te rappelle ta démarche de bien-être. Aussi, contrairement à un journal, il est plus difficile de lire ce que tu as écris dans les jours précédents, ce qui garde un effet de surprise pour quand tu décides de vider ton pot.

Je trouve également qu’il est amusant de décorer son pot à son image, de choisir les couleurs des papiers sur lesquels écrire ses souvenirs positifs. Ça me fait aussi penser à un concept qui m’a souvent fascinée quand j’étais petite : la bouteille à la mer. Mais ici, c’est une bouteille bien en vue que tu adresse à nulle autre que toi-même.

Quoi mettre dans un pot de gratitude?

De façon générale, un pot de gratitude sert à mettre sur papier des éléments de sa vie ou de sa journée pour lesquels on est reconnaissante. J’aime toutefois en faire une interprétation plus large et y inclure :

  • Des événements qui t’ont touchée/marquée/fait plaisir, comme quelqu’un qui t’a aidée ou complimentée;
  • De petits moments doux que tu as appréciés, comme prendre un café chaud en lisant un bon livre;
  • Ce que tu es reconnaissante d’avoir, comme ta famille, tes amis, la santé;
  • Les objets matériels que tu possèdes et qui t’aident dans ton quotidien (par exemple, un beau journal intime dans lequel tu écris tes pensées, ou même ta machine à café);
  • Les belles rencontres que tu fais;
  • Etc.

Quand commencer un pot de gratitude?

On peut commencer un pot de gratitude à n’importe quel moment, mas je trouve que le début de l’année se prête particulièrement bien à cet exercice. On peut alors choisir de faire un pot de gratitude annuel que l’on remplit durant toute l’année, puis que l’on vide pendant les derniers jours de décembre afin de faire un bilan des beaux moments vécus.

Le pot de gratitude étape par étape

Pour faire un pot de gratitude, il te faut :

  • Un contenant (pot en verre ou en plastique, une boîte, une tirelire);
  • Des bouts de papier à découper en petits rectangles ou carrés;
  • Des éléments de décoration pour personnaliser ton pot;
  • Un crayon.

Étape 1 : Choisir son contenant

Tu peux utiliser absolument n’importe quel contenant pour faire ton pot de gratitude. J’aimerais toutefois te sensibiliser à utiliser un contenant que tu as déjà chez toi afin de réduire ton impact environnemental. Par exemple, dans mon cas, j’ai récupéré un pot en verre de sauce tomate du commerce. Tu peux toutefois très bien utiliser n’importe quel contenant que tu as sous la main. Ça n’a même pas besoin d’être un pot à proprement parler : ça peut être une belle boîte, une tirelire ou même un joli sac, pourquoi pas!

Si tu souhaites utiliser un pot en verre du commerce, voici une technique simple pour enlever facilement l’étiquette collée autour :

  1. Remplir le pot d’eau chaude;
  2. Attendre quelques secondes;
  3. Décoller doucement le papier de l’étiquette;
  4. S’il reste un peu de colle, gratter doucement avec l’ongle ou un petit couteau à beurre. Tu peux aussi mettre un peu d’eau et de savon pour enlever l’excédent de colle.

Comme je voulais mettre mon pot en évidence afin de me souvenir d’y ajouter un élément par jour, j’ai pris beaucoup de plaisir à le personnaliser et à le décorer. Je t’encourage vivement à le faire si tu en as envie, même si ce n’est pas nécessaire.

Étape 2 : Découper des papiers

L’intérêt de choisir un pot en verre comme je l’ai fait, c’est que tu peux choisir de beaux papiers colorés qui vont agrémenter ton pot au fur et à mesure que tu vas le remplir. J’ai donc opté pour du papier de construction argenté et doré que j’avais à la maison pour faire du bricolage avec mes enfants, mais j’aurais aussi pu choisir d’autres couleurs ou même réutiliser des retailles de papier. Ton choix de papier va donc dépendre de la transparence de ton pot, de son emplacement ou de l’effet que tu veux créer avec celui-ci.

J’ai choisi de découper mes petits bouts de papier à l’avance afin d’en avoir pour plusieurs jours. De mémoire, j’ai ai pour environ 115 jours, peut-être même plus. Je vais conserver mes papiers dans un contenant que je vais cacher dans une armoire, tout près de mon pot de gratitude.

Je dois t’avouer que je n’ai pas pris de mesures pour découper mes papiers. J’ai simplement empilé plusieurs feuilles les unes sur les autres et découpé de petits rectangles avec des ciseaux.

Étape 3 : Écrire

Une fois ton pot prêt à l’emploi, tu peux maintenant commencer l’étape la plus importante, soit celle de garnir ton pot des beaux souvenirs, moments ou éléments pour lesquels tu es reconnaissante.

Pour ce faire, je te suggère —même si ce n’est pas nécessaire et que la majorité des concepts de pots de gratitude ne demandent pas de le faire— d’inscrire la date du jour sur le petit bout de papier, surtout si ce que tu souhaites y écrire est relié à un événement précis. Tu pourras ainsi prendre plaisir à te remémorer cette journée ou ce moment spécial. Aussi, en inscrivant la date, tu peux ainsi avoir une meilleure idée en vidant ton pot de quand tu as écris ce message : par exemple, est-ce que c’était au printemps, à l’été, à l’automne ou à l’hiver? En mars, en juin ou en octobre?

Autre chose : même si le but est d’écrire chaque jour, je crois qu’il ne faut pas non plus dramatiser si jamais on oublie ou si on saute une journée. Le but est de pouvoir garder une trace des petits bonheurs quotidiens et que tu puisses y revenir à la fin de l’année ou au moment que tu jugeras opportun.

Étape 4 : Relire tes beaux moments ou souvenirs

Tu es libre de relire les messages inscrits dans ton pot à n’importe quel moment où tu en ressens le besoin. J’aimerais toutefois te proposer ceci : et si on se donnait rendez-vous en décembre prochain pour vider nos pots et relire ensemble tous ces beaux souvenirs?

J’aimerais en effet te donner l’occasion d’utiliser le pot de gratitude pour faire le bilan de ton année et te rappeler toutes les belles choses que tu as vécues au cours de celle-ci.

D’autres personnes utilisent également le pot de gratitude pour se remonter le moral lors de moments plus difficiles. Ils pigent alors quelques papiers dans le pot et se rappellent alors des éléments positifs de leur vie.

Tu verras : de relire tous ces beaux moments, ces doux souvenirs et ces éléments pour lesquels tu es reconnaissante te fera chaud au cœur en plus de te faire apprécier davantage la chance que tu as d’être en vie.

Et toi, as-tu déjà utilisé un pot de gratitude? N’hésite pas à me partager ton expérience en commentaire.

Peu importe quand tu liras cet article, je te souhaite une très belle année remplie de bonheur, d’amour (sous toutes ses formes) et de santé.

20 questions pour faire le bilan de ton année 2020 et commencer 2021 en force

20 questions pour faire le bilan de ton année 2020 et commencer 2021 en force

Les derniers jours de décembre sont le moment idéal pour effectuer une introspection sur ce que l’on a vécu dans la dernière année. L’année 2020 en particulier, avec le contexte exceptionnel qu’on a vécu, a été le théâtre de plusieurs difficultés, remises en question, déceptions et inquiétudes qu’il n’est pas bon de garder à l’intérieur de soi. On a dû s’adapter à une nouvelle réalité qui peut avoir apporté plusieurs changements dans ta vie, positifs comme négatifs. Une introspection de fin d’année peut ainsi t’aider à faire la lumière sur ce que tu as vécu dans la dernière année afin de voir comment ces bouleversements t’ont affectée, mais aussi, de te permettre d’établir des objectifs clairs et un plan d’action précis pour passer une année 2021 qui te ressemble davantage et dont tu seras fière.

Pourquoi faire une introspection de fin d’année?

Même si je n’ai pas toujours fait un bilan exhaustif de mon année, j’aime beaucoup faire une petite introspection et me remémorer les faits marquants à l’approche du nouvel an. Je vois ça un peu comme des funérailles où on relate la vie de la personne décédée : ses qualités, ce qui va nous manquer chez elle… Je trouve que ça clôt bien le chapitre, en fait.

Mais plus que ça : faire un bilan de ton année peut s’avérer un véritable outil de développement personnel. Il s’agit ainsi d’une occasion d’en apprendre plus sur toi-même et de t’améliorer. C’est ce que je te propose de faire ici.

  • Pour analyser ton parcours : ce que tu as vécu, mais aussi (et surtout), comment tu l’as vécu;
  • Pour voir comment tu peux grandir de tout ça, ce que tu peux changer ou améliorer;
  • Pour mettre en place un plan d’action avec des objectifs clairs pour l’an prochain;
  • Pour t’y référer l’année prochaine et constater tout le chemin parcouru;
  • Pour éprouver plus de gratitude envers l’expérience acquise durant la dernière année.

J’ai d’ailleurs remarqué par le passé qu’on a tendance à éprouver plus de gratitude et de résilience face à ce que l’on a traversé quand on fait un bilan de son année, car on réalise alors que l’on peut en tirer des leçons. Cela nous rend alors plus positive et bienveillante envers nous-même à l’aube de la nouvelle année que l’on voit alors comme un nouveau départ et une occasion de recommencer sur de nouvelles bases.

Je te conseille de prévoir au moins une bonne heure pour faire cet exercice exhaustif d’introspection. Oui, ça peut paraître long une heure, mais crois-moi, ça en vaut tellement la peine. Tu ne le regretteras pas!

16 questions pour t’aider à faire le bilan de ton année 2020

Il existe plusieurs façons de faire un bilan de son année. Tu peux ainsi décider d’écrire un récapitulatif de ton année dans un journal, écrire des questions en-dessous desquelles tu inscris tes réponses, rédiger une lettre à toi-même à ouvrir dans un an… Peut importe la méthode que tu vas privilégier, tu peux quand même t’inspirer des questions qui suivent pour orienter ta réflexion.

16 questions, ça peut te sembler beaucoup. Mon conseil : vois-le plutôt comme un moment pour toi, une sorte de tête-à-tête avec toi-même. Tu peux même t’emmitoufler dans une couverture douce et chaude, siroter un réconfortant latte ou un thé, mettre une petite musique d’ambiance… Il ne s’agit pas d’une corvée, mais d’un moment que tu prends pour mieux te connaître. Un peux comme si tu prenais le pouls de la situation pour t’assurer que tout va bien…. Et sinon, trouver où et pourquoi ça ne va pas comme tu le voudrais. Tu peux aussi le faire en plusieurs petits moments, comme moi. Parce que tu as peut-être tes enfants à la maison avec toi, plusieurs choses à finir pour le temps des Fêtes… Bref, vas-y à ton rythme. Rien ne presse.

Tu peux aussi choisir de ne pas répondre à toutes les questions, seulement à une partie. Mais je crois alors qu’il te manquerait certains aspects de cet exercice d’introspection qui se veut à la fois formateur et transformateur. Formateur parce qu’il te permettra de te connaître davantage, et transformateur car il te permettra de mettre en lumière ce que tu aimerais changer dans ta vie pour que cette dernière te ressemble davantage.

Et parce que j’aime beaucoup t’aider, j’ai créé pour toi un petit outil de 10 pages à la fois pratique et joli que tu peux télécharger et imprimer gratuitement pour t’aider à faire ton introspection de fin d’année. Tu n’as ainsi qu’à remplir chacune des colonnes sans avoir à retranscrire chacune des questions ci-dessous. Autre avantage : il est divisé en deux colonnes qui, dans certains cas, te permettent de mieux voir en un coup d’œil à la fois le côté positif et le côté négatif de certains aspects de ton année.

Télécharge mon Bilan et visualisation de fin d’année

1– Quels sont les faits marquants négatifs de 2020?

Bien évidemment, tu risques d’écrire la Covid. Mais essaie d’être plus précise que ça : par exemple, quels ont été les répercussions concrètes que la Covid a eues dans ta vie?

Dans mon cas, les faits marquants négatifs ont été les suivants :

  • Me retrouver isolée (comprendre ici « en confinement ») pendant la fin de mon congé de maternité;
  • Le manque de sommeil dû aux mauvaises nuits de ma mini cocotte pendant plusieurs mois;
  • Ne pas pouvoir voir ma famille aussi souvent que je l’aurais voulu;
  • Des déceptions par rapport aux performances de mon blogue qui ne correspondaient pas à mes attentes.

Personnellement, je préfère me débarrasser du négatif en premier pour ensuite me concentrer sur le positif. C’est pourquoi j’ai commencé par cette question : on commence par se vider le cœur, question de se concentrer sur le beau ensuite.

2– Quels sont les faits marquants positifs de 2020?

Il est impossible que l’année ait été entièrement négative d’un bout à l’autre. Et parfois, certains événements plus négatifs peuvent comporter des éléments positifs.

Par exemple, dans mon cas, l’année 2020 a été une année de prises de conscience, de transformation, de découvertes et de passage à l’action.

  • J’ai réalisé un rêve en partant mon blogue;
  • J’ai amorcé une démarche de désencombrement et une quête vers une plus grande simplicité et un plus faible impact environnemental;
  • J’ai passé plus de temps avec mes enfants, surtout mon plus vieux;
  • J’ai commencé à mieux m’organiser;
  • J’ai moins dépensé pour des objets futiles;
  • J’ai commencé à faire mes propres produits cosmétiques maison 100 % naturels;
  • J’ai fait de belles rencontres et même développé des amitiés déjà existantes ou nouvelles;
  • J’ai fait de belles découvertes pour améliorer mon niveau de bien-être;
  • J’ai renoué avec les joies du télétravail.

3– Quels étaient mes rêves/objectifs pour cette année?

Qui dit 1er janvier dit souvent « résolutions du nouvel an ». Quelles étaient les tiennes?

Pour ma part, j’avais comme principaux objectifs en commençant 2020 de :

  • Me remettre en forme;
  • Manger moins de viande;
  • Réduire mon impact environnemental;
  • Me trouver plus belle au naturel;
  • Simplifier mon horaire et mieux conjuguer travail et famille;
  • M’épanouir davantage.

Plus tard dans l’année, en partant mon blogue, par exemple, d’autres objectifs se sont ajoutés à cette liste, notamment :

  • Développer la présence de mon blogue sur les médias sociaux;
  • Trouver du temps pour rédiger au moins un article par semaine lorsque j’ai recommencé à travailler à temps plein.

4– Qu’ai-je fait pour atteindre mes objectifs cette année? Qu’est-ce qui m’a nuit?

Que tu aies réussi ou non à atteindre tes objectifs cette année, il peut être intéressant d’analyser ton comportement par rapport à ces derniers. Par exemple, t’es-tu dotée d’outils ou as-tu cherché de nouvelles connaissances pour arriver à tes fins? Ou alors as-tu été cherché de l’aide?

Et si tu n’as pas réussi à réaliser tes ambitions, tu peux aussi te demander pourquoi : était-ce par manque de motivation? Est-ce qu’il aurait fallu que tu fasses les choses différemment? De comprendre ce qui n’a pas fonctionné peut t’éclairer sur ce qu’il te manque afin de te retrousser les manches pendant la prochaine année et mettre toutes les chances de ton côté pour réussir.

Il se peut aussi que tu réalises que tes objectifs étaient peut-être trop ambitieux et… pas du tout réalistes. Peu importe quelle est ta situation, de l’écrire te permettra de mieux cerner ce qui a fonctionné ou non cette année.

Pour ma part, afin d’atteindre mes objectifs, j’ai :

  • Fait des planches (en début d’année), beaucoup marché et me suis mise au yoga;
  • Emprunté des livres de recettes végé à la bibliothèque et planifié mes repas de la semaine à l’avance;
  • Commencé à utiliser des produits 100% naturels pour mes soins cosmétiques et amorcé un processus de désencombrement;
  • Diminué drastiquement mon maquillage, si bien que je ne me maquille presque plus;
  • Utilisé un planificateur hebdomadaire;
  • Débuté un nouveau projet qui me tient à cœur.

Évidemment, je n’ai pas réussi à atteindre entièrement chacun de mes objectifs. Par exemple, en début d’année, j’avais commencé à faire cinq minutes de planches par jour. Malheureusement, j’ai eu un gros rhume à la fin du mois de février… suivi du confinement à la mi-mars. Avec deux jeunes enfants à temps plein avec moi à la maison (dont un qui me réveillait aux heures la nuit… Ouf!), j’ai finalement mis de côté cette bonne habitude que j’avais pourtant prise quelques semaines auparavant. Ce n’est que vers la fin de l’année que j’ai eu un regain d’intérêt pour la remise en forme.

Ce qui me freinait principalement était :

  • Le manque d’intérêt;
  • La fatigue;
  • Le manque de temps pour moi;
  • L’anxiété reliée à la Covid.

Sachant cela, je pourrai utiliser cette expérience pour m’améliorer l’an prochain et développer un plan d’action pour m’aider à garder le cap.

5– Quels obstacles/défis ai-je rencontrés?

Il est fort possible que les principaux obstacles que tu aies rencontrés cette année soient reliés à la Covid. Mais encore une fois, je t’encourage à être plus précise que ça : quels aspects de la Covid t’ont le plus nuit? Était-ce les restrictions concernant les voyages? Le fait de ne pas pouvoir voir ta famille autant que tu le voulais? Peut-être aussi que la Covid t’as fait perdre ton emploi?

Pour ma part, voici les principaux obstacles que j’ai rencontrés cette année :

  • Mes nuits incomplètes (avec un bébé qui me réveillait aux heures pendant plusieurs mois);
  • Mon angoisse et mon stress relié à la pandémie;
  • La fermeture des garderies pendants trois mois;
  • Le fait de ne pas pouvoir voir ma famille et mes amies autant que je l’aurais voulu;
  • Ma désorganisation;
  • Ma difficulté (surtout au début) à faire connaître mon blogue sur les médias sociaux.

6– Qu’est-ce que j’ai appris de ces obstacles/défis?

Les obstacles et les défis sont une occasion de nous améliorer et de remettre en question notre façon de faire. C’est pourquoi je t’encourage à essayer, pour chacun des obstacles et des défis que tu as notés à l’étape précédente, de voir quelles leçons tu peux en tirer.

Par exemple, en 2020, j’ai appris :

  • À être plus bienveillante envers moi-même, à ralentir et à prendre plus de temps pour moi;
  • Qu’écouter les nouvelles tous les soirs était non seulement stressant, mais non nécessaire;
  • À mieux connaître mon garçon en passant plus de temps avec lui pendant le confinement;
  • À garder le contact avec mes amies et ma famille malgré la distance, mais aussi, à profiter des moments de calme avec ma petite famille;
  • À trouver des outils pour mieux m’organiser, comme un planificateur hebdomadaire;
  • À trouver des astuces et à tester différentes stratégies de médias sociaux, mais aussi, à sortir de ma zone de confort.

7– Quelles sont les réalisations dont je suis fière?

As-tu des petites victoires personnelles en 2020? Si tu as de la difficulté à répondre à cette question, tu peux essayer de revenir à tes réponses aux questions précédentes qui peuvent t’inspirer des idées. Par exemple, si tu as réussi à atteindre l’un de tes objectifs cette année, je t’inviterais à l’inclure dans la liste des tes réalisations de cette année.

On a tendance à voir nos réalisations comme faisant essentiellement partie de notre sphère professionnelle… Mais essaie de voir si tu n’aurais pas aussi de petites victoires dans ta vie personnelle. Par exemple, y a-t-il des choses que tu n’aurais jamais cru être capable de faire il y a un an?

Pour ma part, voici les principales réalisations dont je suis fière cette année :

  • J’ai créé et entretenu un blogue (avec les médias sociaux connexes), un rêve que je caressais depuis plusieurs années;
  • Je ne me maquille presque plus et je peux maintenant aller à l’épicerie et même voir des gens sans ressentir le besoin de mettre du mascara ou de maquiller mes sourcils, chose qui aurait été impensable pour moi un an auparavant;
  • J’ai remplacé plusieurs produits cosmétiques potentiellement toxiques par des alternatives 100% naturelles;
  • J’ai commencé à pratiqué le yoga à presque tous les jours;
  • J’ai augmenté ma consommation de protéines végétales et de légumes;
  • J’ai fait mon premier jardin et j’ai pu manger mes propres légumes;
  • J’ai remplacé mes serviettes sanitaires jetables par des lavables;
  • J’ai diminué drastiquement mes achats de vêtements et de bijoux;
  • J’ai fabriqué mon propre support à boucles d’oreilles à partir d’éléments trouvés dans mon bac de recyclage.
Photo par Alexandra Fuller sur Unsplash

8– Qu’est-ce que j’aurais fait différemment?

Maintenant, y a-t-il des choses que tu regrettes d’avoir faites cette année, ou qui avec le recul, tu te rends compte que tu aurais pu faire différemment?

Moi, par exemple, je sais que j’ai beaucoup perdu patience avec mes enfants et mon conjoint cette année. J’ai crié/paniqué plus souvent que je ne voudrais l’admettre. J’aurais aimé avoir mieux géré mes émotions sur le moment.

Aussi, avec le recul, j’aurais géré différemment mon compte Instagram l’été dernier. Je ne croyais pas trop en la plateforme au début et je la voyais comme un mal nécessaire parce que les photos et les vidéos ne sont pas mon fort, mais au final, il s’agit de mon réseau social préféré et de celui sur lequel j’ai fait le plus de belles rencontres. Si j’avais eu un mindset différent dès le début, j’aurais peut-être eu plus de succès lorsque j’essayais de développer ma visibilité sur cette plateforme.

9– Qu’est-ce que j’ai fait de nouveau ou pour me sortir de ma zone de confort?

As-tu essayé de nouvelles choses cette année? Souvent, sortir de notre zone de confort nous permet de découvrir de nouveaux aspects de nous-même, de nous faire apprendre des choses et nous remplit de fierté après coup.

Bien sûr, on peut dire que la Covid nous a fait pas mal sortir de notre zone de confort. Qui aurait cru vivre une pandémie mondiale un jour? Pas moi, en tout cas!

Mais outre la Covid, je suis fière d’être sortie à plusieurs reprises de ma zone de confort cette année :

  • En ne me maquillant presque plus;
  • En essayant de nouvelles recettes sans viande (et même véganes);
  • En faisant davantage de vidéos de moi en stories;
  • En m’initiant au yoga;
  • En essayant de bouger davantage.

10– Quelles sont les nouvelles connaissances que j’ai acquises?

Cette question peut ressembler énormément à la précédente à première vue, mais cette fois, au lieu de te concentrer sur les actions, je t’invite ici à te questionner sur ton bagage de connaissances. Par exemple, as-tu appris de nouvelles techniques culinaires ou une nouvelle langue? Peut-être aussi as-tu appris à couper les cheveux de ton chum / ta blonde, à réparer des électroménagers ou à coudre?

Pour ma part, j’ai beaucoup appris sur le jardinage, comment préparer les semences, aider à faire pousser les plants, les acclimater à l’extérieur, etc. J’ai aussi beaucoup appris sur la gestion de médias sociaux (même si je pense qu’il me reste encore des croûtes à manger dans ce domaine), la cuisine végé, le yoga et les cosmétiques naturels DIY.

11– Qu’est-ce que j’ai perdu?

Y a-t-il des choses que tu avais en 2019 que tu n’as plus en 2020? Ça peut être autant des biens matériels que des proches.

Heureusement, en 2020, je n’ai pas perdu de proches. Il faut dire que tous mes grands-parents sont décédés depuis trois ans maintenant. J’ai également été épargnée des coups durs de la Covid sur notre économie et mes biens matériels ont été peu impactés, outre le fait que je tente de me départir de ce qui ne m’est plus utile et d’essayer de limiter mes possessions.

J’ai toutefois perdu certaines choses immatérielles, comme :

  • La liberté de voyager;
  • L’envie d’acheter pour acheter (correction : elle a énormément diminué, mais elle est encore un peu présente quand même);
  • La liberté de voir ma famille et mes amies quand bon me semble et de les prendre dans mes bras;
  • Le besoin de me maquiller de fond en comble chaque matin.

Aussi, comme tu as pu le constater en lisant mes réponses, je crois qu’il ne faut pas voir le verbe « perdre » comme étant forcément négatif dans cette question-ci. En effet, il est possible que tu te sois enfin défaites de choses, de pensées ou de personnes qui te limitaient ou t’empêchaient d’être entièrement toi-même par le passé. Ce fût le cas pour moi cette année.

12– Qu’est-ce que j’ai gagné?

Maintenant, as-tu de nouveaux éléments positifs qui sont apparus dans ta vie en 2020? Encore une fois, essaie de regarder tant du côté matériel qu’immatériel pour répondre à cette question.

Pour ma part, cette année, j’ai gagné :

  • Des habitudes de vie plus saines;
  • Une meilleure organisation;
  • Des solutions et des outils pour m’aider à mieux gérer mon stress et mes états d’âme;
  • De belles amitiés;
  • Une meilleure confiance en moi;
  • Le fait de me trouver plus belle au naturel;

13– Quelles personnes m’ont le plus aidée/inspirée et pourquoi?

Je ne sais pas pour toi, mais depuis quelques jours, je vois passer sur les médias sociaux des listes de personnes ou de comptes qui ont le plus inspiré certaines personnes en 2020. Cette initiative qui permet non seulement de faire découvrir de nouveaux comptes permet également de ressentir de la gratitude envers les autres pour ce qu’ils nous apportent.

Voici quelques-unes de ces personnes qui ont eu un impact positif sur mon en 2020 :

  • Mon conjoint;
  • Les éducatrices de mes enfants;
  • Mes bonnes amies Audrey, Katia, Julie R. et Julie P. (ou, deux Julie!)
  • D’autres filles super que j’ai découvertes sur les médias sociaux (il y en a trop pour que je les nomme toutes, je risque d’en oublier!), dont certaines sont même devenues ce que j’ose appeler des amies.

14– Quelles personnes ai-je aidées/inspirées et comment?

Et toi, as-tu aidé des gens en 2020? On n’en a pas toujours conscience, mais essaie de penser aux bonnes actions que tu as faites, aux gens qui t’ont demandé conseil, ceux qui t’ont fait des compliments…

15– De quoi suis-je reconnaissante?

Je ne sais pas pour toi, mais un des effets inattendus de la Covid et de l’année particulière qu’on a vécue, c’est que je me sens pleine de reconnaissance pour certaines choses que je prenais pour acquises avant. Oui, j’ai beaucoup de frustration envers la pandémie, mais je ressens aussi beaucoup de gratitude pour :

  • Ma famille en santé;
  • Mes parents;
  • Ma maison;
  • Ma situation financière;
  • Mon travail,
  • Mes amies;
  • L’opportunité de ralentir et d’avoir plus de temps pour moi.

16– Qu’est-ce que j’aimerais laisser derrière?

La Covid! Blague à part : y a-t-il des choses que tu as vécu en 2020 que tu aimerais ne plus vivre en 2021?

Pour ma part, outre la Covid, j’aimerais laisser derrière moi :

  • Mon angoisse;
  • Ma frustration;
  • Mon manque de confiance en moi.
Photo de Polina Kovaleva sur Pexels.com

4 questions pour visualiser et manifester une meilleure année en 2021

Tu as survécu à la première série de questions : félicitations! Maintenant que tu as fait le bilan de la dernière année, tu es plus en mesure d’évaluer ce que tu veux vraiment pour celle qui s’en vient. Il est prouvé que de visualiser régulièrement ce que l’on souhaite fait en sorte qu’il y a de plus grandes chances que ça se réalise. Par exemple, le simple fait d’écrire tes objectifs permet de les rendre concrets. En plus, tu pourras t’y référer dans un an pour faire le bilan de ton année 2021 ou même en cours d’année afin de voir où tu en es rendue dans ton cheminement personnel.

1– En 2021, je souhaite avoir plus de…

Que souhaites-tu pour l’année 2021? Y a-t-il des choses qui t’ont manquées ou des éléments positifs de 2020 que tu aimerais qui se répètent l’an prochain?

Pour ma part, je voudrais plus :

  • D’amour;
  • De moments en famille;
  • De rires;
  • De douceur;
  • De confiance en moi;
  • De désencombrement;
  • De visibilité pour mon blogue;
  • De reconnaissance pour mes talents;
  • De bienveillance envers moi-même et les autres;
  • De patience;
  • De saines habitudes de vie;
  • De voyages;
  • De découvertes;
  • D’épanouissement personnel;
  • D’organisation;
  • De temps pour moi.

2– En 2021, je souhaite avoir moins de…

Cette question fait un peu écho à ce que tu aimerais laisser derrière en 2020, mais elle peut être en fait plus large que ça. Je te suggère d’en profiter ici pour aller puiser dans tes émotions, tes habitudes, bref, ce qui nuit à te sentir épanouie au quotidien.

Par exemple, en 2021, je souhaite moins :

  • De chicanes;
  • D’angoisse;
  • De mauvaises manies;
  • De doute;
  • De restrictions;
  • D’incertitudes;
  • De chaos;
  • De fatigue.

3– Quels sont mes objectifs/intentions pour la prochaine année?

Quels sont les accomplissements ou les rêves que tu aimerais accomplir pendant la prochaine année? Qu’est-ce que tu aimerais inscrire fièrement dans ton bilan de fin d’année en 2021? Sinon, aimerais-tu améliorer certains aspects de ta vie, sans que ce soit pour autant des réalisations en tant que tel?

Voici ce que j’aimerais réaliser l’an prochain :

  1. Poursuivre ma démarche de bien-être;
  2. Poursuivre ma remise en forme;
  3. Continuer d’écrire un article par semaine pour mon blogue;
  4. Continuer à mieux équilibrer ma vie professionnelle et familiale;
  5. Sortir davantage avec ma petite famille (et peut-être même voyager si possible);
  6. Développer davantage ma présence sur les médias sociaux et faire croître mon nombre d’abonnés;
  7. Continuer à désencombrer mon intérieur et à réduire mes possessions;
  8. Donner un peu plus d’amour à ma maison;
  9. Améliorer l’apparence de ma peau.

4– Comment je compte atteindre mes objectifs?

Maintenant, c’est bien beau avoir des objectifs, mais qu’as-tu l’intention de faire pour t’aider à les atteindre?

Je dois t’avouer que je réalise que ma vision de 2021 est assez ambitieuse. Je vais d’ailleurs avoir le défi de trouver un équilibre entre tout mettre en œuvre pour atteindre mes objectifs et ralentir la cadence. Car je suis maintenant convaincue des bienfaits d’une vie plus douce sur mon niveau de bien-être.

L’intérêt de faire une liste de ce que je compte faire pour atteindre chacun de mes objectifs est que je sais alors exactement ce que je dois faire pour arriver à mes fins. Je peux donc m’y référer de temps à autres pour m’assurer que je garde le cap et m’ajuster également s’il y a lieu.

Voici ce que je compte faire pour atteindre les objectifs que je me suis fixés

  1. Continuer à m’informer sur le développement personnel et le bien-être;
  2. Faire du yoga ou une activité physique de 15 à 30 minutes par jour;
  3. Planifier des idées d’articles à l’avance et du temps dans mon horaire pour rédiger;
  4. Utiliser un planificateur hebdomadaire détaillé et préparer davantage mes repas à l’avance;
  5. Faire une liste d’idées d’activités à faire avec mes enfants selon les saisons et les cocher au fur et à mesure;
  6. M’informer sur la gestion des médias sociaux et élaborer une stratégie plus détaillée avec analyse des résultats;
  7. Me lancer des défis de désencombrement avec une ou des amies et faire un inventaire exhaustif de ma garde-robe;
  8. Réparer le patio et redonner un coup de peinture à certains endroits défraîchis;
  9. Consulter une dermatologue pour me faire conseiller afin de réduire l’apparition de boutons sur ma peau.

Tu souhaites aller plus loin dans ta visualisation de l’année 2021? Je t’invite à consulter mon article sur comment créer un mood board inspirant pour atteindre tes objectifs et réaliser tes rêves.

Et toi, que retiens-tu de ton année 2020? Quels sont tes objectifs pour 2021? N’hésite pas à me les faire savoir en commentaire!

Reprendre confiance en soi : comment dissiper le doute en 5 étapes

Reprendre confiance en soi : comment dissiper le doute en 5 étapes

Est-ce qu’il t’arrive de douter de toi et de tes capacités? Moi oui. Ça m’arrive même plus souvent que je ne voudrais l’admettre. Étant très perfectionniste et ambitieuse de nature, je suis le genre de personne à souhaiter atteindre coûte que coûte les objectifs que je me suis fixés et à me décourager quand je les les atteins pas. Il m’arrive aussi de penser, quand rien ne va comme je l’avais prévu, que je n’ai peut-être pas les qualités et les capacités nécessaires à poursuivre mes ambitions jusqu’au bout. Dans ces temps-là, il n’est pas toujours évident de faire taire notre petite voix intérieure, mais c’est possible. Je te présente ici des trucs qui me font le plus grand bien lorsque je touche le fond du baril du doute.

Sur quoi je doute le plus souvent…

Comme toi, je ne suis pas parfaite. Je dois apprendre à composer avec des attentes que j’ai moi-même créées ou à celles que je pense que les autres ont de moi. J’essaie tranquillement de me défaire des attentes que pourraient avoir les autres envers moi (parce que c’est ma vie, pas la leur), mais il m’est plus difficile d’être bienveillante envers moi-même lorsque je ne réussi pas à répondre aux attentes que j’ai moi-même créées. Bien que la pression de performance soit parfois en jeu, il s’agit souvent de choses qui me tiennent particulièrement à cœur :

  • Bien élever mes enfants;
  • Réussir mon blogue;
  • Me trouver belle;
  • Finaliser mes tâches que j’avais prévues dans ma journée;
  • Réussir une recette;
  • Etc.

Récemment, j’ai eu un gros moment de doute. On pourrait même appeler ça une « crise de doute », car je ne voyais plus la situation clairement et que j’étais complètement submergée par les émotions. C’est là que m’est venue l’idée de ces cinq étapes que j’ai mises en application et qui, à mon grand étonnement, m’ont fait un bien énorme. C’est dans l’espoir que cette méthode puisse aussi t’aider que j’ai eu envie de la partager avec toi.

Étape 1 : Prends de grandes respirations

Aussi étrange que cela puisse paraître, notre respiration est un outil puissant pour nous aider à nous calmer. De lentes inspirations et expirations contribuent à ralentir notre rythme cardiaque. Aussi, en ce concentrant sur notre souffle, on se reconnecte à l’instant présent, à ce qui se passe ici et maintenant. On revient à l’essentiel, ce qui nous permet de relativiser nos problèmes.

Petit exercice de respiration pour se sentir mieux :

  1. Inspire doucement par le nez jusqu’à ce que tu ne puisse plus faire rentrer d’air. Sent ton ventre se gonfler comme un ballon;
  2. Retiens ta respiration 6 secondes;
  3. Expire jusqu’à ce que tu te vides complètement de ton air.

Répète cet exercice aussi souvent que nécessaire. Au bout de quelques répétitions, tu devrais commencer à te sentir plus calme et plus sereine.

Photo de Gemma Chua-Tran sur Unsplash

Étape 2 : Prends le temps de vivre tes émotions

Il n’est pas rare que pendant ou même après avoir pris une bonne respiration je me sentes submergée par les émotions. Laisse-les venir à toi, laisse-les sortir. C’est normal d’avoir peur de l’inconnu, de ressentir de la tristesse quand on a mis beaucoup d’efforts dans un projet qui nous tenait à cœur et qui ne se réalise pas comme on le voudrait. Analyse tes émotions et leur raison d’être, car elles sont là pour te dire que quelque chose ne va pas.

Petit exercice pour exorciser tes émotions

  1. Nomme chacune de tes émotions une à une à voix haute ou par écris. Par exemple : la tristesse, la colère, la honte, la jalousie, etc.
  2. Pour chacune d’elle, cherche ce qui est à la source de cette émotion. Par exemple : tu peux être triste de ne pas réussir un projet qui te tenait à cœur, en colère parce que tu as mis beaucoup d’efforts dans ce projet, avoir honte de tes résultats qui ne sont pas à la hauteur de tes espérances, être jalouse du succès des autres, etc.

De nommer tes émotions va te permettre de les reconnaître et en trouvant la raison derrière elles, tu pourras commencer à les comprendre et à les apprivoiser.

Étape 3 : Parle-toi comme à une amie

Quand le doute nous frappe, on a besoin d’être rassurée. Pourtant, trop souvent, une petite voix dans notre tête s’entête à nous faire croire qu’on n’a pas ce qu’il faut, que rien ne va fonctionner, que tout est déjà perdu d’avance. Parlerais-tu de cette façon à une amie? Probablement que non. Alors, pourquoi parle-t-on de cette façon à nous-même?

Pour t’aider à répondre à ton doute avec bienveillance, prends une feuille de papier et divise-là en deux. D’un côté, inscrit chaque chose/raison pour laquelle tu doutes. De l’autre côté, écris ce que tu dirais à une amie pour la réconforter si elle te disait cela. Tu verras : c’est non seulement libérateur, parce qu’on met le doigt là où ça fait mal, mais aussi parce qu’on réalise qu’il existe des solutions et des contre-arguments à chacun de nos doutes.

Honnêtement, il s’agit d’un outil qui m’est venu intuitivement et qui, contre toutes attentes, s’est avéré d’une grande puissance pour me faire sentir mieux. Après avoir remplis ma feuille, je me sentais étonnamment plus légère et plus bienveillante envers moi-même. Je n’en revenais tout simplement pas à quel point j’étais différente après coup : ma petit voix intérieure, celle qui me faisait voir uniquement le côté négatif de la situation, s’était tue comme par magie.

Et parce que je suis gentille, je t’ai déjà créé cette feuille que j’ai appelée « Mon tableau de bienveillance », car elle peut t’être utile pour t’aider à être plus bienveillante envers toi-même dans plusieurs situations, pas uniquement lorsque tu doutes de toi-même. Je l’ai ajoutée à la section Ressources du blogue, mais tu peux également la télécharger tout à fait gratuitement ici (de rien, ça fait plaisir).

Bien sûr, si tu as la chance de pouvoir parler également à un ou une amie, n’hésite surtout à pas à le faire. Ça va simplement renforcer cet exercice de bienveillance qui est si important lorsque le doute nous assaille. Les arguments bienveillants que cette personne peut te donner te permettront de relativiser ton problème et de te faire voir la situation différemment. Mais tu verras : en faisant l’exercice ci-dessous, tu remarqueras que les réponses se trouvent déjà en toi…

Étape 4 : Fais un plan de match

Maintenant que tu as répondu à chacune de tes inquiétudes comme si tu avais parlé à une amie, tu vois probablement plus clairement quelles actions poser ou quels changements apporter afin de faire retourner la situation en ta faveur. Par exemple, peut-être que tu vas découvrir que tu aurais besoin de suivre une formation pour t’aider? Ou encore, faire affaire à une coach pour te guider? Peut-être voudras-tu lire davantage de livres sur le sujet qui te pose problème, parler à quelqu’un… L’idée est de trouver des solutions afin que tu regagnes confiance en toi, pour t’aider à prendre la meilleure décision ou pour que tu puisses retrouver la motivation qui te manquait et te retrousser les manches.

Comment faire ton plan de match « anti-doute »

À partir de ton tableau de bienveillance, fait ressortir les éléments suivants :

  • Les actions que tu peux poser pour améliorer la situation;
  • Les outils dont tu peux te doter pour t’aider.

Quelques exemples d’actions que tu peux poser :

  • Suivre une formation;
  • Être accompagnée par un coach ou un professionnel d’expérience (par exemple, un psychologue);
  • T’abonner à un programme d’entraînement;
  • Te pratiquer davantage;
  • Etc.

Quelques exemples d’outils dont tu peux te doter :

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Étape 5 : Fonce

Autre chose que j’ai apprise concernant le doute : la meilleure façon de le dissiper et de faire taire notre voix intérieure qui nous retient en arrière, c’est d’avancer vers notre but. Le simple fait de trouver le courage de faire le premier pas vers nos objectifs est extrêmement valorisant : on sort de notre zone de confort, on ne sait pas toujours ce que l’on fait, mais on ose quand même. Oser malgré le doute et nos peurs nous donner étonnamment beaucoup de force, comme si on réalisait tout à coup que oui, on est capable de le faire. Car oui : tu es capable. Tu peux le faire.

Souvent, c’est nous-mêmes qui nous empêchons de réaliser notre plein potentiel. Alors fonce la tête haute et refais mes cinq étapes ci-dessus si jamais le doute revient te hanter, puis reprends ta route là où tu l’avais laissée.

Et toi, t’arrive-t-il de douter de toi-même? Que fais-tu quand ça t’arrive?

Faire un diagramme de son temps afin de repenser ses priorités au quotidien en fonction de ses valeurs

Faire un diagramme de son temps afin de repenser ses priorités au quotidien en fonction de ses valeurs

Ce mois-ci, je me suis donné le défi de mieux organiser mon temps. J’avais l’impression —Comme probablement beaucoup de parents— de courir d’une tâche à l’autre sans prendre le temps de souffler. Et lorsque j’ai voulu ajouter de nouvelles habitudes plus saines comme la pratique d’une activité physique régulière à cette routine déjà chargée, mon corps et mon mental ont dit STOP. C’était trop. Moi qui essayais d’alléger mon quotidien et de le rendre plus lent et plus doux, alors que je m’étais déjà ajouté la rédaction hebdomadaire d’un blogue et la gestion de médias sociaux pour tenter de faire connaître ledit blogue à ma to do liste, je me retrouvais étourdie devant toutes ces tâches que je souhaitais réaliser en une seule journée. Pourtant —et c’est bien là la contradiction—, comme je suis en télétravail depuis le début de la pandémie, je devrais avoir plus de temps pour moi, non? Alors, où va donc ce temps supplémentaire? Est-il utilisé à bon escient? Pour faire le point sur la situation et mieux organiser mon horaire en fonction de mes véritables priorités, j’ai décidé de décortiquer mon horaire de fond en comble. Je te partage dans cet article comment je m’y suis prise ainsi que le fruit de ma démarche.

Le diagramme : un outil visuel pour bien analyser notre quotidien

Avant de revoir mon horaire de fonds en comble, j’ai décidé de vraiment analyser en détails comment je remplissais mes journées. Deux souvenirs m’ont fait pencher vers un diagramme afin d’analyser de façon visuel mon emploi du temps.

La première fois que j’ai entendu parlé de l’idée d’évaluer mon emploi du temps, c’était à mon travail. Pour mieux répartir la charge de travail entre moi et mes collègues, j’ai dû à plusieurs reprises décortiquer le pourcentages d’heures que je consacrais à la réalisation de chacune des tâches qui m’étaient assignées. Je dois t’avouer que j’ai toujours détesté faire ça d’ailleurs, parce que je pilotais souvent plus d’un dossier en même temps et que je ne réalisais pas forcément chacune des tâches à tous les jours.

L’autre fois, c’était sur la page Facebook d’un café familial que j’aimais beaucoup fréquenter, qui est malheureusement fermé aujourd’hui. Sa propriétaire, Krystelle, s’était fait recommandé par un psychologue de faire un diagramme en pointe de tarte avec chacune des sphères de sa vie pour voir si elle investissait bel et bien son temps à ce qui était véritablement prioritaire et important pour elle. Je me souviens, au moment où j’avais vu sa publication expliquant sa démarche, avoir pensé que je bénéficierais moi-même à faire le même genre d’exercice.

Mais le temps a passé, et j’ai fini par mettre cette idée de côté. Jusqu’à il y a trois semaines, où mon corps et mon cerveau ont décidé de me rappeler à l’ordre.

L’image du diagramme de Krystelle m’est alors revenu à l’esprit. Ce qui le rendait si intéressant, c’était sa simplicité. En effet, en ayant chaque sphère de notre vie (enfants, travail, tâches ménagères, activités sportives, passe-temps, etc.) réparties dans des pointes de tarte, on pouvait voir d’un seul coup d’œil ce qui grugeait le plus de notre temps au quotidien. Ainsi, si le travail occupait une partie trop importante, par rapport aux autres sphères, par exemple, on pouvait le voir d’emblée. On pouvait aussi constater par la même occasion quelles sphères étaient négligées. C’était vraiment très parlant.

Photo de Lukas sur Pexels.com

Comment faire son diagramme de temps étape par étape

Étape 1 : faire la liste de toutes les tâches de son quotidien

Afin de voir comment je répartissais mon temps et mon énergie au quotidien, j’ai repassé en mémoire les journées de la semaine précédente et j’ai pris le temps de faire une liste de chaque tâche que je devais réaliser. Pour chacune d’elles, j’ai indiqué le nombre d’heures ou de minutes approximatives que j’y consacrais par jour.

Voici la liste de tâches que j’avais :

  • Me préparer le matin;
  • Préparer les enfants le matin;
  • Déjeuner;
  • Travailler;
  • Entretenir mes médias sociaux;
  • Dîner;
  • Écrire pour mon blogue;
  • Aller chercher les enfants à la garderie;
  • Préparer le souper;
  • Tâches ménagères;
  • Prendre une douche;
  • Coucher les enfants;
  • Prendre du temps en amoureux;
  • Me préparer pour aller me coucher;
  • Dormir.

J’ai fais le même exercice pour la fin de semaine, puis j’ai additionné le tout pour me donner également un portrait global de mon emploi du temps sur une semaine complète.

Étape 2 : Regrouper les tâches similaires ensemble

En regardant de plus près ma liste de tâches, je me suis rendue compte que certaines tâches se ressemblaient et pouvaient être regroupées ensemble. D’une liste de 15 tâches, j’ai donc réussi à réduire à 9 grandes catégories de tâches, soit :

  • Me préparer;
  • Enfants;
  • Travail;
  • Tâches ménagères;
  • Manger;
  • Médias sociaux;
  • Blogue;
  • Amoureux;
  • Dormir.

Étape 3 : Convertir le tout en minutes

Ensuite, dans un fichier Excel, j’ai rentré toutes mes données. Je me suis toutefois rendue compte que pour faciliter la compilation et les calculs, c’était beaucoup plus simple de convertir les heures en minutes.

Aussi, pour m’assurer que mes données tenaient la route, j’ai calculé le nombre de minutes dans une journée. Je me suis rendue compte que je dépassais légèrement, mais pas de beaucoup.

Étape 4 : Transposer le tout dans un diagramme

L’intérêt d’avoir listé mes tâches dans un fichier Excel est qu’il est ensuite très facile de créer un diagramme. Le programme a donc créé automatiquement les diagrammes dont j’avais besoin en fonction des données que j’avais compilées.

Mais question de te les présenter sur ce blogue, j’ai recopié les informations dans Canva, qui offre aussi la possibilité de générer des diagrammes automatiquement à partir d’un tableau de données à remplir. Voici ce que ça m’a donné :

Diagramme 1 : Lundi au vendredi

Diagramme 2 : Samedi & dimanche

Diagramme 3 : Semaine complète

Étape 5 : L’heure du bilan

Une fois le diagramme terminé, il est beaucoup plus facile de constater s’il y a des tâches qui prennent trop ou pas assez de notre temps. On peut le voir en comparant la grosseur de chaque pointe de tarte.

Mais pour bénéficier de tous les avantages du diagramme de notre temps, il est également important de se poser les questions suivantes : :

  • Quels sont mes objectifs à court et moyen termes? Quelles tâches actuelles y correspondent?
  • Quel est le bénéfice que je tire de ces tâches/activités?
  • Quelle est la nécessité ou l’urgence de faire ces tâches/activités?
  • Est-ce que je tire du plaisir de ces tâches/activités?
  • Quelles tâches/activités me grugent le plus de temps et d’énergie?
  • Pour quelles tâches/activités aimerais-je avoir plus de temps?
  • Y a-t-il des tâches que je pourrais déléguer à quelqu’un d’autre?
  • Y a-t-il des tâches que je pourrais reporter à un autre jour/moment?

Les réponses obtenues à ces questions permettront de clarifier la répartition de notre temps et de voir où on peut y apporter des changements qui correspondent davantage à nos besoins, à nos valeurs ou au style de vie auquel on aspire.

Par exemple, tu peux découvrir que :

  • Tu ne consacres pas assez de temps à certaines tâches;
  • Tu perds beaucoup de temps à faire des choses qui ne correspondent pas à tes valeurs ou à tes aspirations;
  • Tu as trop de tâches quotidiennes ou tu souhaites alléger ton quotidien;
  • Tu gardes trop de tâches ménagères pour la fin de semaine;
  • Etc.

Par exemple, faire un diagramme de mon temps m’a permis de prendre conscience que j’avais souvent tendance à faire plus d’une chose en même temps, comme par exemple travailler et manger, ou bien cuisiner et regarder les médias sociaux. Bien que cette façon de faire me fasse sentir plus efficace par moments, faire plus d’une chose à la fois demande une plus grande dépense d’énergie. On s’épuise ainsi plus rapidement en plus de ne pas profiter pleinement du moment présent.

J’ai aussi réalisé (bien que j’en avais déjà une petite idée avant) que les médias sociaux occupaient une place assez importante dans mon horaire quotidien. Près de 3 heures… Ce n’est pas rien! On ne réalise pas toujours à quel point les médias sociaux grugent de notre temps, et je crois qu’on ne prend pas toujours la mesure des minutes que l’on passe à simplement défiler d’une image ou d’un texte à un autre, à binge watcher story après story… Bien que ce soit plaisant, on passe à côté d’une foule de chose qui se passent réellement ici et maintenant. Bref, je sais maintenant qu’il va falloir que je m’instaure des règles plus strictes en ce qui regarde le temps que je passe sur les médias sociaux et qu’il s’agit d’une des catégories de tâches dans lesquelles je peux aller couper dans le gras.

Autre constat : je travaille plus que ce que je ne devrais réellement. Cela est dû essentiellement au fait que je suis un peu plus distraite ces temps-ci, donc je travaille plus pour compenser. Avec une meilleure gestion de mon horaire, je pourrais éviter ce piège et gagner davantage de temps pour les choses qui me tiennent réellement à cœur et les nouvelles habitudes plus saines que je souhaite implanter dans mon quotidien.

Photo de Emma Matthews Digital Content Production sur Unsplash

Et après?

Si faire un diagramme de notre temps permet de mieux prendre conscience de là où on met réellement nos énergies et dans quelles proportions, il n’aura toutefois servi à rien si on ne le jumèle pas avec des actions concrètes pour mieux gérer notre temps. C’est pourquoi je t’invite, à la suite de cet exercice, à remplir un planificateur afin d’y inscrire un horaire idéal et réaliste. Avoir un idée précise des tâches que tu souhaites réaliser dans une journée et de leur attribuer un espace-temps déterminé va beaucoup t’aider à avoir un meilleur contrôle de ton temps.

Il existe de nombreux planificateurs que tu peux télécharger ou imprimer sur Etsy. Si tu le souhaites, tu peux télécharger ici le planificateur hebdomadaire que je me suis créé afin de mieux gérer mon temps et alléger ma charge mentale.

Et toi, as-tu l’impression de courir après ton temps ou au contraire, es-tu plutôt en contrôle de ton horaire? Quels trucs utilises-tu pour t’aider à organiser ton temps?

5 raisons pourquoi intégrer le journaling à ta routine quotidienne de bien-être

5 raisons pourquoi intégrer le journaling à ta routine quotidienne de bien-être

Dernièrement, je me suis intéressée au journaling comme outil de bien-être. Bien qu’ayant déjà tenu un journal à l’adolescence, on dirait que j’avais oublié ses bienfaits ou sous-estimé à quel point au-delà de simplement dresser un bilan de notre quotidien, cette pratique était aussi l’occasion de faire le point sur notre développement en tant qu’individu. J’ai redécouvert dans le journaling un outil puissant qui m’aide non seulement à faire le bilan de mes réalisations, mais aussi à me recentrer, à apprécier davantage ma vie, à établir des objectifs et des priorités et à me donner la motivation nécessaire pour les atteindre.

Ma petite expérience de journaling

J’ai toujours aimé écrire. Quand j’étais adolescente, j’étais fascinée par Anne Frank, mais aussi par toutes ces héroïnes de mon âge que je voyais à l’écran avec leur journal rose fuchsia et un stylo pailleté et surmonté d’un pompon de fourrure coloré (ça trahit mon âge, je pense, hi hi!). Pendant cinq ans, presque tous les soirs, j’ai écrit mes états d’âme et décrit les événements de ma journée dans un journal que j’ai prénommé Kate, question d’avoir davantage l’impression d’écrire une lettre à une amie. Je me suis malheureusement débarrassée de ce journal entre deux déménagements, mais je garde de très bons souvenir de cette pratique que j’ai mis de côté avec l’arrivée de l’âge adulte.

Puis, cet été, en commençant ma démarche de bien-être, j’ai ressenti le besoin de me remettre au journaling. Par contre, avec deux enfants, les moments de couples de plus en plus rares et le lancement de mon blogue, j’avais l’impression de ne pas avoir le temps d’intégrer la tenue d’un journal quotidien dans ma routine. Mais plus les jours et les semaines avançaient, plus ce besoin se faisait sentir.

J’ai donc choisi de me lancer le défi, pendant tout le mois d’octobre, de remplir un journal faisant état de mon niveau quotidien de bien-être. J’ai utilisé un document que j’ai créé moi-même pour répondre à mes besoins et me permettre de sauver du temps, document que tu peux te procurer ici sur ma boutique Etsy.

Photo de Alina Vilchenko sur Pexels.com

Pourquoi se remettre au journaling?

Dans le train-train quotidien et la routine bien rodée du métro-boulot-dodo, la vie passe en un éclair. Nos tâches s’enchaînent, nos obligations se succèdent, et les jours se suivent et se ressemblent. Il est facile d’être étourdie dans un tel tourbillon, de ne plus savoir qui on est réellement et de perdre le fil de la vie que l’on souhaite vraiment vivre. C’est pourquoi prendre le temps de s’arrêter, de s’ancrer à soi-même et à ses aspirations est si important.

Avant de te lancer, il est important de savoir quel genre de journal tu veux tenir. Car le journaling peut prendre différentes formes et se faire de différentes façons.

Les trois façons de tenir un journal :

  • En mode « improvisation » : tu écris simplement ce qui te vient en tête à la fin de chaque journée, sans suivre de modèle précis;
  • En mode « bullet journal », qui consiste à remplir des pages de façon créative avec des dessins, des pensées ou même des collages;
  • À l’aide d’un modèle à remplir que tu achètes ou que tu fais toi-même. Il peut s’agir d’un journal complet avec plusieurs pages déjà assemblées ou bien d’un document PDF que tu imprimes selon tes besoins.

Quelques types de journaling quotidien :

  1. Journal de gratitude;
  2. Journal d’ambition;
  3. Journal de saines habitudes de vie;
  4. Journal de méditation/relaxation;
  5. Etc.

Mes conseils si tu souhaites te lancer (ou te remettre) au journaling :

  1. Reste ouverte. Il se peut que tu trouves ça étrange au début, ou que tu aies l’impression de faire ça un peu pour rien, et ce, même si tu en avais envie au départ. Mais c’est comme ça pour beaucoup de nouvelles choses. Plus tu vas le faire, plus tu vas prendre conscience des bienfaits du journaling.
  2. Sois indulgente envers toi-même. Mettre en place une nouvelle habitude demande du temps. Ça ne se fait pas en criant lapin. Il se peut que tu oublies souvent au début de l’intégrer à ta routine. Donne-toi le temps. Ça doit m’avoir pris un bon trois semaines avant de réussir à l’intégrer dans ma routine du soir… alors courage!
  3. Prend rendez-vous avec toi-même ou essaie de te mettre des rappels pour ne pas oublier de remplir ton journal quotidiennement.
  4. Si tu as oublié de remplir ton journal la veille, essaie de le remplir le matin. Ça m’arrivait moi-même très souvent au début d’oublier de le remplir le soir. L’important est de remplir ton journal dès que tu y penses. Plus tu vas le faire, plus tu vas en prendre l’habitude, et plus tu as de chances de vraiment l’intégrer de façon durable dans ta routine.
  5. Écris ton journal à la main autant que possible. Écrire à la main est non seulement agréable et relaxant, mais agirait aussi différemment sur notre cerveau. En effet, diverses études ont démontré que l’écriture manuscrite active davantage de capacités cérébrales, comme la pensée, la langue, la mémoire et la motricité.

Les principaux bienfaits du journaling au quotidien

Photo de fotografierende sur Pexels.com

1– S’accorder du temps pour soi

Le journaling, c’est d’abord un rendez-vous quotidien que tu prends avec toi-même. C’est un moment que tu t’accordes pour te reconnecter à ton essence. En devant décrire ta journée et t’interroger non seulement sur ce que tu as fait, mais sur la façon dont tu t’es sentie vis à vis certaines actions, tu effectues un voyage à l’intérieur de ton corps et de ta tête. Ce moment d’introspection te rends présente pour trouver et analyser les émotions et les pensées auxquelles tu n’as peut-être pas accordé ton entière attention pendant la journée.

Tenir un journal quotidien est aussi une occasion de prendre soin de toi, de ralentir le rythme. C’est une même activité relaxante à faire le soir avant de te coucher.

Voici quelques questions que tu peux te poser afin de prendre davantage de temps pour toi au moment de tenir ton journal :

  • Comment je me sens en ce moment?
  • Quelles émotions m’ont habitées au cours de la journée? Pourquoi?
  • Qu’elles sont les principales pensées qui m’ont habitées au cours de la journée?
  • Qu’est-ce qui m’a fait du bien aujourd’hui?
  • Est-ce que j’ai l’impression d’avoir manqué de quelque chose aujourd’hui? Si oui, de quoi?
  • Quelles sont mes intentions pour la journée de demain?
Photo de Lisa Fotios sur Pexels.com

2– Faire le suivi de ses aspirations et de ses objectifs

En prenant le temps de faire le bilan de ta journée, tu peux non seulement mesurer si tu as réalisé tes tâches quotidiennes, mais aussi, évaluer où tu en es dans ta vie. Parce qu’un journal, c’est bien plus qu’un agenda ou une to do list. Tu es ainsi à même de constater si tu es sur la bonne voie pour atteindre tes objectifs ou si, au contraire, tu as besoin de réajuster le tir.

Par exemple, tu peux en profiter pour te poser les questions suivantes :

  • Quel est mon but dans la vie?
  • Ai-je réalisé les objectifs que je m’étais fixés pour aujourd’hui?
  • Quelles actions j’ai posées pour me rapprocher du but que je souhaite atteindre?
  • Qu’est-ce qui n’a pas marché et pourquoi?
  • Que puis-je faire dans les prochains jours pour me rapprocher de mon objectif?
Photo de Elly Fairytale sur Pexels.com

3– Se motiver à intégrer de nouvelles habitudes de vie plus saines

Le journaling est une bonne façon de suivre l’intégration de nouvelles saines habitudes de vie. En faisant un compte rendu journalier des habitudes que tu souhaites intégrer à ton quotidien, tu peux ainsi évaluer si tu as réussi à les insérer dans ton horaire ou si, au contraire, tu les as oubliées. Aussi, à force de remplir ton journal, tu vas finir par te rappeler plus souvent de faire ces nouvelles choses si tu as tendance à les oublier. Si tu constates plusieurs soirs de suite que tu as de la difficulté à intégrer de nouvelles habitudes plus saines à ton quotidien, tu vas probablement être davantage portée, en remplissant un journal quotidien, à réfléchir à des façons de leur faire une place.

Un truc que j’aime beaucoup, c’est de créer une sorte de to do list de saines habitudes que tu aimerais incorporer plus souvent dans ta vie et, à chaque jour, cocher celles que tu as réalisées. Plus le temps va passer, plus tu prendras plaisir à cocher un plus grand nombre de ces habitudes de ta liste, ce qui va te laisser un agréable sentiment d’accomplissement. Tu peux aussi, pour chaque habitude à intégrer, te poser les questions suivantes :

  • Ai-je réussis à l’intégrer à ma journée?
  • Si oui, à quel pourcentage ou pour combien de temps (par exemple : méditation de 10 minutes)? Y a-t-il une amélioration en comparaison avec les jours précédents?
  • Sinon, pourquoi ne l’ai-je pas faite? Que puis-je faire pour l’intégrer à mon quotidien? Quels moyens puis-je prendre?
Photo de Ketut Subiyanto sur Pexels.com

4– Apprendre de ses erreurs

Personne n’est parfait. Il nous arrive toutes de faire des erreurs. L’avantage de tenir un journal quotidien, c’est qu’on peut prendre le temps d’analyser ce qui n’a pas fonctionné et pourquoi afin d’éviter de refaire les mêmes erreurs et de s’améliorer. Ça ne veut pas dire que les changements seront instantanés, mais à force de t’interroger et de chercher des solutions, tu envoies cette intention à ton cerveau qui l’enregistre, et plus tu vas l’enregistrer, plus tu as des chances de faire des changements durables.

Voici quelques questions que tu peux te poser pour t’aider à t’améliorer :

  • Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné aujourd’hui? Pourquoi?
  • Est-ce que j’aurais pu faire mieux aujourd’hui? Si oui, qu’aurais-je pu faire autrement ou de plus?
Photo de Bich Tran sur Pexels.com

5– Cultiver une vision plus positive de ta vie

Le journaling n’est pas qu’une façon de faire un compte-rendu de ton quotidien : c’est aussi l’occasion de t’encourager et de te motiver. Il n’est d’ailleurs pas rare que les journaux contiennent des citations ou des pensées inspirantes. Si tu écris ton propre journal dans un cahier vierge (un peu à la façon d’un bullet journal), tu as même tout intérêt à intégrer des pensées positives ou inspirantes pour agrémenter tes journées. Elles peuvent servir à mettre en place des intentions pour les jours à venir, ou encore à avoir une vision plus bienveillante de toi-même afin de t’offrir de la douceur dans des moments plus difficiles.

Une autre forme de journaling que j’aime beaucoup est d’identifier au moins un aspect positif de sa journée et au moins une chose pour laquelle on est reconnaissant. Se faisant, on se force à ne pas voir que le côté négatif et, même dans une mauvaise journée, à y voir du positif. On apprend aussi à cultiver la gratitude au quotidien. Et bien souvent, plus on cherche des éléments positifs à nos journées, plus on se rend compte que nous sommes capables d’en trouver plus qu’un. Et plus on pense positivement de soi et de la vie, plus on attire le positif et l’abondance.

Deux questions à se poser pour cultiver du positif dans un journal quotidien :

  • Écris un élément positif de ta journée;
  • Écris une chose pour laquelle tu es reconnaissante.

Le plus important, c’est de trouver ce qui te fait du bien. Comme tu as pu le constater, il n’existe pas une façon unique de tenir un journal quotidien. Tu peux ainsi l’adapter à ta réalité, à tes besoins et à ton ambition. J’espère t’avoir convaincue de son utilité et de son pouvoir afin de faire de toi une meilleure personne.

As-tu une expérience avec le journaling? N’hésite surtout pas à la partager avec moi en commentaire.

Apprendre à s’aimer soi-même pour être heureuse et vivre une vie épanouie

Apprendre à s’aimer soi-même pour être heureuse et vivre une vie épanouie

L’autre jour, je suis tombée sur une phrase qui circulait sur les médias sociaux. Elle disait ceci : «Si je te demandais de me nommer toutes les choses que tu aimes, combien de temps ça te prendrait avant de te nommer toi-même?». Cette question m’a beaucoup fait réfléchir. Non seulement elle m’a fait réaliser qu’on avait tendance à chercher le bonheur à l’extérieur de soi, mais elle a fait ressurgir mes propres insécurités. Parce qu’il nous arrive toutes parfois de douter de nous et de notre valeur à un moment ou à un autre de notre vie. Pourtant, pour être heureuse et vivre la vie que l’on souhaite, apprendre à s’aimer est essentiel : c’est même la base. Si tu as toi aussi besoin de te faire rappeler ta propre valeur, je t’invite à lire ce qui suit afin de redécouvrir la magnifique personne que tu es et tout le potentiel qui sommeille en toi.

Le dossier qui suit me tient d’ailleurs particulièrement à cœur. Ça faisait longtemps que je voulais écrire sur le sujet. Il me tient à cœur parce que moi-même j’ai eu des périodes dans ma vie où j’ai douté de moi, de ma valeur et de mes capacités. Parce qu’encore aujourd’hui, j’ai des moments où mes insécurités refont surface. Et aussi, parce que je suis moi-même maman d’une petite fille et que je souhaite tellement qu’elle grandisse en se sentant belle, épanouie et aimée telle qu’elle est.

L’importance d’apprendre à s’aimer soi-même

Développer une image positive de soi est le plus beau cadeau que l’on puisse s’offrir. Ce n’est pas toujours une tâche facile, parce qu’elle consiste généralement à nous défaire de nos propres idées préconçues. C’est aussi se défaire de certaines attentes irréalistes, du jugement des autres et des pressions sociales. C’est également accepter qu’on ne peut pas tout contrôler, comme notre apparence physique : quand on est perfectionniste ou control freak, ça peut être particulièrement difficile à faire. Mais au final, lorsqu’on réussit à s’aimer telle que l’on est, on se sent plus libre, plus légère et en parfaite harmonie avec nous-même.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, apprendre à s’aimer soi-même est loin de faire preuve d’égoïsme. En effet, se connaître, se comprendre et s’aimer sont des étapes indispensables pour vivre une vie épanouie et avoir de meilleures relations avec les autres. S’aimer, c’est se reconnecter à sa nature profonde, à son moi intérieur. C’est s’accepter avec ses défauts et ses qualités, telle que l’on est. Avec sa part d’ombre et sa part de lumière. C’est accueillir nos émotions négatives, nos peurs, mais aussi reconnaître nos talents, nos forces et ce qui nous anime.

Photo par Priscilla Du Preez sur Unsplash

S’aimer soit-même pour mieux aimer les autres

Pour aimer vraiment les autres, il est important de d’abord s’aimer soi-même. Cela permet de les aimer de façon bienveillante et désintéressée, pour ce qu’ils sont réellement et non pour ce qu’ils nous apportent ou ce que l’on voudrait qu’ils soient.

En effet, beaucoup d’entre nous cherchons l’amour ou l’amitié pour combler ce qui nous apparaît comme un manque chez nous. Par manque de confiance en nous, nous avons ainsi tendance à chercher l’approbation des autres, à chercher celui ou celle qui nous fera sentir belle et intéressante. Le problème, c’est que ce genre de relation est basée sur un besoin, ce qui va donc tôt ou tard engendrer des pressions, des reproches ou des insatisfactions de part et d’autres. Parce que l’autre ne pourra jamais combler nos manques. Ce n’est pas son rôle. Il a d’ailleurs ses propres carences à gérer.

En s’aimant soi-même, on se voit enfin comme un tout, une personne complète, ce qui nous permet d’être moins dépendante des autres et de développer une relation plus saine et équilibrée avec eux.

Photo par Dan sur Unsplash

S’aimer soi-même pour avoir une vie à son image

S’aimer soi-même est le point de départ pour créer et vivre une vie que l’on aime et qui nous ressemble. Parce qu’aimer qui on est, c’est être en parfaite harmonie avec sa vraie nature. Et en reconnaissant notre vraie nature, nous sommes plus à même de faire des choix alignées avec nous-même, nos aspirations et nos valeur.

En s’aimant soi-même, on arrive aussi à avoir davantage confiance en nos choix et à avancer dans la vie la tête haute.

Photo par Eye for Ebony sur Unsplash

S’aimer soi-même pour s’autoriser à briller

S’aimer soi-même est une étape indispensable à notre développement personnel. Nous avons tous une richesse, un trésor caché au fond de nous qui ne demande qu’à être découvert, poli et à briller. Savoir reconnaître ses qualités et sa valeur permet de mettre notre propre couleur sur le monde. Nous avons chacune des aptitudes qui nous permettent de faire du bien autour de nous et de contribuer à créer un monde meilleur.

Apprendre à s’aimer en 6 étapes

Voici six petits trucs faciles à appliquer à ton quotidien pour t’aider à garder une perception positive de toi-même. Elles sont basées sur ma propre expérience ainsi que sur des conseils que j’ai glanés ici et là au cours de mes recherches et de mes lectures sur le bien-être.

Photo par Aki Tolentino sur Unsplash

Étape 1— Définir sa situation actuelle

Avant toute chose, il est bon de savoir où tu te situe par rapport à la perception que tu as de toi-même. Pour ce faire, je t’invite à prendre un papier et un crayon et à évaluer chacune des affirmations suivantes sur une échelle de 1 à 5 (1= pas du tout et 5 = totalement) :

  • J’aime me regarder dans un miroir et je me trouve imparfaite mais jolie;
  • Lorsque je fais une erreur, je prends le temps de relativiser, de me dire que ce n’est pas grave et que je ferai mieux la prochaine fois;
  • Je connais mes talents et je fais tout pour les mettre en application le plus souvent possible;
  • Je prends un moment pour prendre soin de moi à chaque jour;
  • Je me compare rarement avec les autres;
  • Je suis capable d’accepter les critiques pour en tirer un enseignement et j’y vois là une occasion de m’améliorer;
  • Je sais dire non lorsqu’on m’en demande trop.
  • Je m’empêche rarement de faire des choses de peur d’échouer, qu’on me dise non ou qu’on me juge.

Une fois que tu auras terminé, calcule le nombre de points que tu as obtenu sur 40. Tu l’auras compris : plus ton score est élevé, plus ton estime de toi l’est également. À l’inverse, plus ton score est bas, plus ta perception de toi-même est négative. Tu pourras aussi voir d’un seul coup d’oeil où tu as besoin d’apporter des améliorations.

Tu peux aussi télécharger ma fiche déjà préformatée et simplement la remplir avec tes réponses.

Photo par Brooke Cagle sur Unsplash

2– Apprendre à mieux se connaître

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, s’aimer soi-même ne consiste pas à avoir un ego surdimensionné et à ignorer ses défauts. C’est plutôt tout le contraire : pour bien s’aimer, il faut d’abord bien se connaître. Et ça comprend tant nos bons côtés que nos défauts.

Pour avoir un portrait global de qui on est, il n’y a rien de mieux que de faire des listes.

Prends un feuille et fais deux colonnes :

  • Dans la première colonne, inscris tes qualités (pour t’aider, commence par les qualités que l’on t’a attribué au fil des années, tes talents, tes capacités, etc.);
  • Dans la deuxième, énumère tes défauts.

Je t’invite ensuite à refaire le même exercice de deux colonnes pour faire la liste :

  • De ce que tu aimes/n’aimes pas chez toi;
  • Des activités/choses que tu aimes/n’aimes pas;
  • Ce que tu possèdes/ne possède pas;
  • Ce que tu voudrais/ne voudrait pas que ta vie soit.

Bref, l’idée est d’essayer de dresser un portrait global de tes qualités, de tes défauts, de tes goûts et des tes aspirations. Tu peux aussi faire une liste des valeurs qui sont importantes pour toi.

Tu peux aussi télécharger ma fiche déjà préformatée et simplement la remplir avec tes réponses.

Photo par JD Mason sur Unsplash

3– Être plus indulgente envers soi-même

Je ne sais pas pour toi, mais j’ai tendance à être très exigeante envers moi-même. Je suis très perfectionniste, si bien que je dois chaque jour réapprendre à être plus indulgente envers moi-même. C’est quelque chose sur quoi je dois beaucoup travailler.

En étant plus indulgente envers soi-même, on se donne du même souffle le droit d’être imparfaite. On se donne le droit à l’erreur et à apprendre de celles-ci.

Pour t’aider à être plus indulgente envers toi-même, prends d’abord une grande respiration pour te calmer et te détacher émotionnellement de la situation et poses-toi les questions suivantes :

  • Est-ce que ce que je n’aime pas ou ce que j’ai fait est grave? En d’autres mots : est-ce que quelqu’un peut en mourir? (je sais, c’est un peu extrême, mais cette question permet souvent de dédramatiser une situation);
  • Est-ce que je peux faire quelque chose pour corriger la situation? Si oui, notes tes idées sur une feuille et essaie de voir comment tu peux les mettre en application.

Et en dernier lieu, n’oublie pas de te pardonner. Tu as le droit à l’erreur : c’est humain. Ce sont d’ailleurs nos erreurs qui nous permettent d’apprendre, de s’améliorer et d’évoluer.

Si jamais tu as de la difficulté à te détacher d’une situation qui mine ton moral, la technique des bonhommes allumettes pour aider à lâcher prise pourrait t’intéresser.

Photo par Just Name sur Pexels

4– Être sa propre cheerleader

Si ton dialogue intérieur était une personne, combien de temps resterais-tu à parler avec elle? Est-ce que tu te parles comme à une amie ou comme à une ennemie?

Notre dialogue intérieur a un gros impact sur la façon dont on se perçoit. Buddha disait que «ce que l’on pense on le devient». C’est tout à fait vrai : si tu as des pensées positives pour toi-même, tu deviendras du même coup une personne plus positive.

Pour t’aimer davantage, il est donc important de te répéter à toi-même ta propre valeur. Pour cela, tu peux :

  • Te répéter aussi souvent que possible la phrase suivante : «je suis belle, je suis bonne, je suis capable»;
  • Te sourire à chaque fois que tu te vois dans le miroir (ce sera peut-être un peu forcé au début, mais ça va vite devenir de plus en plus naturel);
  • T’entourer de citations positives à la manière d’un mood board;
  • Lire des livres inspirants ou qui font du bien.

Aussi, comment réagis-tu lorsqu’une personne te fais un compliment? Est-ce que tu as tendance à le minimiser? À être en désaccord avec elle? Apprends à dire simplement «merci». Accepte ce compliment sans broncher : si cette personne te complimente, c’est qu’elle pense réellement que tu possèdes cette qualité. Alors profites-en pour booster ton moral.

Un autre truc pour aider ta chearleader intérieure : essaie de mémoriser les instants où tu te sens belle, épanouie et confiante à l’aide d’un ancrage pour y revenir quand tu sentiras ton moral couler à pic comme le Titanic. T’accrocher à ces souvenirs positifs te permettra de te rappeler ta vraie valeur dans les moments plus difficiles.

Photo par Natalie sur Pexels

5– Prendre du temps pour soi

Dans la vie, il est important d’entretenir les choses que l’on souhaite garder. C’est vrai pour les objets, mais c’est d’autant plus vrai pour les relations avec les autres et avec nous-même. Pour s’aimer, il faut donc prendre le temps de se donner de l’amour.

Te donner de l’amour, c’est :

  • Faire des choses que tu aimes;
  • T’accorder de petits plaisirs et te gâter;
  • Prendre soin de toi et de ton corps;
  • Manger des aliments sains et délicieux;
  • Prendre l’air et profiter des bienfaits de la nature;
  • T’entourer des gens que tu aimes;
  • Etc.

Donner de l’amour aux autres peut aussi être bénéfique pour notre perception de soi, car quand on fait plaisir aux autres, ça fait aussi du bien à soi-même. Par contre, cette façon de faire peut aussi nous détourner de nous-même puisqu’on a parfois tendance à s’oublier en voulant trop aider les autres. C’est pourquoi il est tant important de s’accorder de petits moments pour soi.

Photo par Thought Catalog sur Unsplash

6– Se rappeler que la vie n’est pas une compétition

Un aspect qui joue beaucoup sur la perception que l’on a de soi-même est souvent les remarques et les jugements qui nous viennent des autres.Notre société encourage une certaine «ligne directrice» : étudier, travailler, se marier, avoir des enfants. Et le tout, dans cet ordre. Bien que cette vision de ce que devrait être la vie a tendance à être de plus en plus malléable de nos jours, elle est encore bien ancrée chez certaines personnes qui ont tendance à juger ceux ou celles qui ne suivent pas le modèle conventionnel.

Pourtant, ce n’est pas leur vie : c’est la tienne!

Un autre problème qui découle de cette ligne directrice, c’est que plusieurs personnes deviennent malheureuses lorsqu’elles se rendent compte que leur vie ne suit pas ce programme bien rodé. Les femmes en particulier ressentent encore beaucoup de pression pour trouver un conjoint et avoir des enfants, surtout au début de la trentaine. Si elles n’ont ni l’un ni l’autre, certaines ont peur de passer à côté de leur vie et ressentent la pression de l’horloge biologique. Le pire, c’est que leurs proches ont parfois aussi tendance à le leur rappeler, ce qui vient rentrer le couteau dans la plaie.

Rappelle-toi : la vie n’est pas une compétition ou une course. La vie, c’est simplement de faire les meilleurs choix possible pour être heureuse avec les informations ou la situation dont on dispose à ce moment-là. Oui, parfois, la vie ne va pas comme on le voudrait : le problème, c’est qu’on ne peut pas tout contrôler. Mais les circonstances extérieures ne changent absolument rien à ta valeur.

Pour t’en convaincre, je vais te donner un exemple que j’ai vu il y a quelques années dans une publicité. Dans celle-ci, une fille se tient sur la balance et semble insatisfaite de son poids et de son apparence. Le père de celle-ci la regarde dans le cadre de porte, puis il s’en va la voir et lui montre un billet de 20 $. Il lui demande : «Le veux-tu?», Elle répond oui. Ensuite, il froisse le billet dans sa main et l’ouvre à nouveau. « Le veux-tu toujours?». La fille répond toujours oui. Son père lui dit alors : «Tu vois : peu importe son apparence, un billet de 20$ reste un billet de 20$. C’est la même chose pour toi : peu importe ton apparence, tu garderas toujours la même valeur.» De quoi faire réfléchir, tu ne trouves pas?

Pour terminer, rappelle-toi qu’apprendre à s’aimer est un processus continu. Ça ne se fait pas en un claquement de doigts. Ça, et parce que la vie change et nous aussi. C’est pourquoi tu peux ressentir le besoin de réapprendre à t’aimer à n’importe quel moment de ta vie. Mais si une telle situation se produit, tu auras au moins quelques outils pour t’aider à remonter la pente de l’acceptation de soi.

Dessiner pour aider à lâcher prise

Dessiner pour aider à lâcher prise

T’arrive-t-il d’avoir de la difficulté à te détacher d’une personne ou d’une situation malsaine pour toi? Tu sais, le genre qui te draine de l’énergie et qui génère des émotions négatives telles que la tristesse, la colère, l’envie, la haine, l’anxiété… Toutes ces émotions créent de la souffrance consciente ou inconsciente et nous épuisent. D’où l’importance d’apprendre à couper les liens d’attachement afin de prendre le recul nécessaire pour analyser sereinement les choses, accepter ce que l’on ne peut contrôler et lâcher prise.

Lâcher prise est un art qui demande beaucoup de patience, de pratique et de sagesse à acquérir. Et dans mon cas, c’est un exercice que je dois continuellement apprendre à refaire chaque jour. Heureusement, il existe plusieurs techniques qui peuvent nous aider à avancer sur le chemin du détachement émotionnel afin de se libérer de relations ou de situations qui nous épuisent ou nous bloquent. Parmi celles-ci, celle des bonhommes allumettes est ma préférée en raison de sa simplicité, de son efficacité et de sa rapidité.

La technique des bonhommes allumettes : qu’est-ce que c’est?

Comme son nom l’indique, cette technique consiste à dessiner des bonhommes allumettes. Ça peut te paraître enfantin sur le coup, mais l’intérêt des bonhommes allumettes est que tout le monde peut les dessiner, que tu sois bonne en dessin ou non. Donc zéro stress!

La technique des bonhommes allumettes a été mise au point par le thérapeute et auteur québécois Jacques Martel. Elle consiste à couper les liens d’attachement malsains que nous avons établis avec des personnes ou des situations en illustrant ce processus mental sur papier. On agit donc doublement sur le subconscient en envoyant un message clair de notre intention et en la mettant en scène. Je te le jure pour l’avoir fait moi-même : une fois terminé, on se sent aussitôt libérée d’un poids.

Les avantages de la technique des bonhommes allumettes :

  • Tout le monde peut l’utiliser;
  • Elle ne demande aucune formation;
  • Elle demande très peu de matériel (un papier, un crayon et des ciseaux);
  • Elle aide à visualiser l’acte de détachement;
  • Elle a un effet immédiat.

Comment ça marche?

La technique des bonhommes allumettes repose sur le fait que notre cerveau ne fait pas de distinction entre ce qui est réel, imaginaire ou virtuel.

Prenons le soleil, par exemple. Quand tu es à l’extérieur, tu peux très bien sentir sa chaleur sur ta peau. Maintenant, ferme les yeux et imagine le soleil, sa chaleur… Sens-tu ta peau se réchauffer légèrement? Sinon, imagines un plat que tu affectionnes particulièrement… Les chances sont que tu salives rien qu’à l’idée d’en manger!

Ainsi, en mimant le détachement, tu envoies le signal à ton cerveau comme quoi tu te détache d’une personne ou d’une situation choisie. Même si ce n’est pas réel, ton esprit va l’assimiler comme tel puisque tu émets clairement cette intention avec des gestes qui se rapprochent du vrai détachement tu veux faire.

Pourquoi vouloir couper les liens d’attachement

Tous les jours, nous avons à interagir avec des gens ou des situations. Nos actions créent des liens d’attachement avec elles. Parfois, ces liens sont toxiques et nous empêchent d’avancer sereinement. Elles deviennent alors comme un boulet qui nous retient en arrière.

Attention : couper les liens d’attachement ne signifie pas que l’on ne veut plus ressentir d’amour pour ces personnes. Au contraire : les liens d’attachements toxiques que l’on développe correspondent à une volonté de contrôler l’autre, d’imposer à l’autre nos exigences plutôt que de lui exprimer nos besoins. Ce n’est donc pas de l’amour. En coupant les liens d’attachement toxiques, nous laissons alors toutes la place à l’amour vrai, détaché et désintéressé.

Voici quelques exemples de situations dans lesquelles il pourrait être bénéfique d’utiliser les bonhommes allumettes :

  • Moi et une autre personne (par ex : moi et un proche dont je n’approuve pas les choix de vie);
  • Moi et une personne décédée (par ex : parce que je n’arrive pas à faire mon deuil);
  • Moi dans mon état émotionnel actuel et Moi dans un autre état émotionnel (par ex : moi anxieuse et moi sereine);
  • Moi et une situation (par ex : moi et un cancer);
  • Moi et un souci matériel (par ex : moi et la location de mon appartement, moi et l’achat d’une voiture)
  • Etc.

Dans tous les cas, il est important de partir de soi. Parce que l’idée n’est pas de contrôler ce qui va se passer, mais de souhaiter ce qu’il y a de mieux pour nous et pour l’autre personne/situation.

La technique des bonhommes allumettes pas à pas

Avant de débuter l’exercice, assure-toi d’avoir avec toi :

  • Une feuille de papier;
  • Un crayon/stylo;
  • Des crayons de couleur pour illustrer chacun des chakras (optionnel);
  • Une paire de ciseaux.

Étape 1 : Te dessiner toi-même

Pour commencer, il te suffit de dessiner un bonhomme allumette qui te représente dans la coin gauche de ta feuille. Tu peux même le personnaliser si tu le souhaites : par exemple, lui ajouter des cheveux longs ou bouclés, des lunettes ou tout autre élément qui te ressemble. Par contre, saches que c’est optionnel et que tu n’as aucunement besoin de te représenter parfaitement pour que la technique fonctionne.

Une fois que tu as terminé, inscrit ton nom au complet en dessous.

Étape 2 : Dessiner l’autre personne/situation

Maintenant, dans le coin droit de ta feuille, dessine un autre bonhomme allumette représentant la personne avec laquelle tu souhaites couper les liens d’attachement malsains, exactement comme tu l’as fait à l’étape 1 pour te dessiner toi-même, et inscrit son nom complet en dessous. Si tu souhaites te détacher d’une situation, tu dois alors dessiner un simple rectangle dans lequel tu décris la situation que tu souhaites améliorer.

Étape 3 : Faire rayonner tes bonhommes

Maintenant que tu as illustré les deux éléments que tu souhaites détacher (toi et l’autre personne/situation), il est temps de les entourer d’une aura positive. Pour se faire, tu dois dessiner un soleil d’enfant :

  • autour de toi;
  • autour de l’autre personne/situation;
  • autour de vos deux soleil.

De cette façon, tu te retrouve alors dans un soleil lumineux et positif, tout comme l’autre personne/situation. Et tous les deux, vous vous retrouvez aussi dans un même grand cercle de lumière qui vous englobe. Cette étape est cruciale pour amorcer le processus de détachement : se faisant, tu envoies le message à ton cerveau que tu souhaites ce qu’il y a de mieux pour toi, pour l’autre personne/situation et pour vous deux. De même, tu te permets de voir la relation actuelle avec l’autre personne/situation de façon positive et bienveillante.

Étape 4 : Dessiner les liens d’attachement

Dans la technique des bonhommes allumettes, les liens d’attachement sont recréés en reliant les chakras de ton bonhomme aux chakras de l’autre personne/situation. Au total, tu auras donc 7 points de chakras sur ton bonhomme qui seront reliés par un trait aux 7 chakras de l’autre bonhomme ou du rectangle représentant la situation malsaine.

La beauté de la chose, c’est que tu n’as même pas besoin de croire aux chakras pour que ça fonctionne. C’est simplement une manière très visuelle et intuitive de représenter les différents liens d’attachement que l’on peut entretenir avec une personne ou une situation.

Si tu ne connais pas très bien les chakras, voici un petit tableau qui te les présente brièvement, question que tu puisses savoir où les placer, la couleur associée à chacun ainsi que ce qu’ils représentent.

Nom du chakraEmplacementCouleurCe qu’il représente
Chakra de la Base (Muladhara)Plexus pelvienRougeFécondité, survie physique, sécurité intérieure, argent, sexualité
Chakra du Hara (Swadhistana)Ventre (3 cm sous le nombril)OrangeForce vitale, joie de vivre, sexualité, désir d’aller de l’avant
Chakra du plexus solaire (Manipura)Plexus solaire (estomac)JauneÉmotions négatives, affirmation de soi, pouvoir, égo
Chakra du coeur (Anahata)PoitrineVertAmour de soi et des autres, paix, compassion, pardon
Chakra de la gorge (Vishuda)GorgeBleuCommunication, créativité, capacité de guider les autres
Chakra du 3e oeil (Ajna)Entre les deux sourcilsIndigoConnaissance de soi, intuition, inspiration, méditation, éveil
Chakra coronal (Sahasrara)Sur le sommet de la têteVioletCroyances, spiritualité, sagesse, conscience de l’âme

Pour cette étape, certaines personnes aiment utiliser des crayons de la couleur des chakras. C’est certainement plus joli, mais je te jure que ce n’est pas nécessaire pour que la technique fonctionne. Tu peux donc décider de simplement faire un trait noir pour chacun des chakras, et voilà! Rappelle-toi que c’est ton dessin, ton processus : sens-toi donc bien à l’aise de le faire comme tu le souhaites. Si tu écoutes ton cœur, tu as plus de chances que la technique ait un impact important dans ton processus de détachement.

Étape 5 : Couper les liens

Cette étape est à prendre au sens littéral : on va RÉELLEMENT couper les liens. C’est là que la paire de ciseaux entre en jeu.

Prends ta paire de ciseaux, place-la au centre de ta feuille et coupe-la de sorte à couper les liens d’attachement entre les différents chakras en leur centre. Et en coupant, répète continuellement ceci : «Merci, c’est fait, merci, c’est fait,…».

720720

Étape 6 : jeter ton dessin

Maintenant, les liens sont coupés. Te sens-tu différente? Plus légère?

Il ne te reste plus qu’une dernière étape avant de pouvoir passer à autre chose : jeter ton dessin. Tu peux simplement le mettre à la poubelle (ou plutôt au recyclage). Pas plus compliqué que ça. Tu peux aussi décider de faire un rituel autour de cette dernière étape pour renforcer cet acte de détachement dans ton subconscient, par exemple, brûler les deux morceaux de papier. L’idée, c’est d’envoyer le message à ton subconscient que le détachement est fait et qu’il est temps de passer à autre chose, de ne plus s’en occuper car les liens d’attachement malsains n’existent plus.

En réalité, même si tu te sens mieux sur le coup, il se peut que tu aies besoin de refaire souvent cet exercice pour te libérer complètement des liens d’attachement toxiques que tu entretiens avec une personne ou une situation. C’est tout à fait normal. Moi-même j’ai dû l’utiliser à plus d’une reprise pour une situation ou une personne précise. Parce qu’il faut se rappeler que lâcher prise est un processus, un chemin. La technique des bonhommes allumettes n’est pas une baguette magique pour améliorer d’un seul coup une situation toxique : il faut la voir comme un outil pour te permettre d’avancer. Peut-être qu’elle te permettra d’avancer d’un pas ou de plusieurs pas : ce n’est pas ça l’important.

L’important, c’est d’avancer.

10 leçons de vie de l’inspirante Frida Kahlo

10 leçons de vie de l’inspirante Frida Kahlo

Artiste peintre mexicaine emblématique, Frida Kahlo est célèbre pour ses autoportraits surréalistes, ses tenues flamboyantes, ses cheveux couronnés de fleurs et son amour sans limite pour Diego Rivera, un homme et artiste excentrique aux multiples infidélités. Cette femme élevée au rang d’icône a pourtant connu son lot de d’épreuves qui l’ont maintes fois laissée brisée. Mais malgré la douleur, elle a fait montre d’un courage et d’une force de vivre qui inspirent encore aujourd’hui. En plus de ses toiles, elle nous laisse en héritage des poèmes et des réflexions empreints d’une grande intensité et sensibilité. Je t’invite à découvrir cette femme exceptionnelle : ainsi, tu comprendras sans doute mieux pourquoi elle fascine autant encore aujourd’hui, plus de 60 ans après son décès.

Leçon no1 : Sois ta propre muse

«Je peins des autoportraits parce que je me sens si souvent seule, parce que je suis la personne que je connais le mieux.»

— Frida Kahlo

L’art de Frida Kahlo est profondément marqué par l’introspection et la réflexion autour de ses émotions. Les souffrances physiques et émotionnelles qu’elle endure sont des sources constantes d’inspiration et de délivrance pour l’artiste. Les œuvres de Frida Kahlo sont d’ailleurs reconnaissables entres toutes grâce, notamment, aux nombreuses références à la culture mexicaine et au monosourcil emblématique de la protagoniste. Mais si son art a réussi à se frayer un chemin parmi nous aujourd’hui, c’est probablement parce que ses toiles de style surréaliste sont étrangement contemporaines. À l’ère ou les selfies se multiplient sur les médias sociaux, les autoportraits de Frida nous montrent la face cachée des apparences, ce qu’un regard, un visage ou un corps ne dit pas forcément. Elle nous montre que derrière un sourire se cache parfois une immense peine et qu’un corps jeune peu aussi abriter la souffrance. Bref, les épreuves de sa vie et ses convictions personnelles étaient à la base de son inspiration.

Toi aussi tu peux faire comme Frida et explorer ton monde intérieur. En effet, tu as au fond de toi une immense source d’inspiration d’une grande richesse : des rêves, des envies, des peines, des peurs. Toutes ces émotions et ton vécu font de toi une personne unique. Une fois que tu te connaîtras de fond en comble, tu pourras ensuite mieux mettre ta propre couleur sur le monde.

Autoportrait au collier d’épines et colibri

« Ils pensaient que j’étais surréaliste, mais je ne l’étais pas. Je n’ai jamais peint de rêves. Je peins ma propre réalité. »

— Frida Kahlo

Leçon no2 : Aime passionnément

«Est-ce que les verbes peuvent s’inventer? Je veux t’en dire un : je te ciel, et ainsi mes ailes s’étirent, énormes, pour t’aimer sans limites.»

— Frida Kahlo

Ouvrir entièrement son coeur à l’amour est merveilleux et en vaut la peine, même si on s’expose par le fait même à une possible souffrance. Frida, elle, n’avait pas peur d’aimer passionnément et profondément, même si l’amour l’a maintes fois blessée.

Frida Kahlo est en effet connue pour sa relation amoureuse à la fois passionnée et tumultueuse avec Diego Rivera, un artiste excentrique de 20 ans son aîné qu’elle épouse le 21 août 1929. La mère de Frida décrit l’événement comme «le mariage d’un éléphant et d’une colombe». Frida écrira de nombreux poèmes à son attention dans lesquels on peu ressentir à la fois toute la douleur et l’intensité de son amour pour lui. Diego, malheureusement, est reconnu pour avoir été un coureur de jupons : il aura même une liaison avec la sœur cadette de Frida, Cristina. Frida le quittera, mais il se réconcilieront l’année suivante, pour ensuite divorcer quelques années plus tard et se remarier à nouveau.

Frida Kahlo et Diego Rivera en 1932

«Tu mérites un amour décoiffant, qui te pousse à te lever rapidement le matin, et qui éloigne tous ces démons qui ne te laissent pas dormir.

Tu mérites un amour qui te fasse te sentir en sécurité, capable de décrocher la lune lors qu’il marche à tes côtés, qui pense que tes bras sont parfaits pour sa peau.

Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions.

Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes, qui te soutient lorsque tu es ridicule, qui respecte ta liberté, qui t’accompagne dans ton vol, qui n’a pas peur de tomber.

Tu mérites un amour qui balayerait les mensonges et t’apporterait le rêve, le café et la poésie.»

— Frida Kahlo

Amoureuse d’un homme incapable de n’aimer qu’elle, Frida nous enseigne qu’il est possible de vivre une belle vie malgré les douleurs provoquées par l’amour. Sa passion avec Diego Rivera a surmonté les infidélités réciproques, un divorce et des dizaines de séparations. Elle-même fera fit des conventions sociales lors de son remariage avec l’homme de sa vie. Sur son remariage, elle écrira d’ailleurs que celui-ci a «bien fonctionné» et qu’il y a après coup «moins de procès, une meilleure compréhension mutuelle et, de mon côté, moins d’indignations face aux autres dames qui occupaient soudainement une place importante dans son cœur».

Leçon no3 : Tu es plus forte que tu ne le penses

« Au bout du compte, nous pouvons supporter beaucoup plus que ce que nous pensons. »

— Frida Kahlo

Sa vie marquée par la tragédie, l’injustice et la maladie font de Frida Kahlo un symbole de résilience et d’espoir. À seulement 6 ans, elle contracte la poliomyélite qui lui laissera la jambe droite atrophiée. Puis, à 18 ans, Frida est victime d’un grave accident : l’autobus dans lequel elle prenait place pour revenir chez elle sort de la route et percute un tramway. Plusieurs personnes trouvent la mort dans cet accident. Frida, elle, est grièvement blessée : elle subit plus de 20 fractures à la colonne vertébrale, au bassin, à la jambe et au pied droit, et son abdomen est transpercé de par et d’autre par une tige métallique. À cause de cela, Frida ne pourra jamais, à sa grande tristesse, mener une grossesse à terme (elle fera trois fausses couches) et souffrira toute sa vie de problèmes de santé chroniques qui lui vaudront plusieurs opérations au cours de sa vie, dont une pour amputer son pied droit.

« Sentir dans ma propre douleur la douleur de tous ceux qui souffrent et puiser mon courage dans la nécessité de vivre pour me battre pour eux. »

— Frida Kahlo

Malgré toutes les épreuves endurées, Frida continue à aimer la vie. Elle verra même sa douleur comme une source de courage pour continuer à se battre pour les plus démunis dans un Mexique en pleine reconstruction après la révolution.

Leçon no4 : Trouve ta passion

« Je ne suis pas malade. Je suis brisée. Mais je me sens heureuse de continuer à vivre, tant qu’il me sera possible de peindre. »

— Frida Kahlo

La peinture est ce qui a permis à Frida Kahlo de se délivrer des nombreuses souffrances que la vie lui a fait vivre. C’était en quelque sorte une bouée de sauvetage qui lui a redonné goût à la vie malgré les difficultés.

Et toi, as-tu une passion? Qu’est-ce qui te fait vibrer? La trouver, c’est aussi en quelque sorte donner du sens à son existence, trouver sa raison de vivre, ce que les sages japonais appelaient l’ikigai.

Leçon no5 : Entoure-toi de ce que tu aimes

« Je peins des fleurs pour qu’elles ne meurent pas. »

— Frida Kahlo

Frida Kahlo aimait orner sa tête de fleurs et porter des vêtements aux couleurs flamboyantes. De plus, dans ses peintures, elle est souvent entourée de ses animaux favoris, qui pallient l’absence des enfants qu’elle n’a jamais eus. En s’entourant des choses qu’on aime, on se fait plaisir, et ainsi, on se trouve à mettre un peu de joie dans notre quotidien.

Leçon no6 : Vis ta vie comme tu l’entends

Frida était une femme passionnée, éprise de liberté. C’était aussi une féministe qui s’intéresse à l’émancipation des femmes dès son plus jeune âge. Très tôt, elle sait qu’elle ne veut pas suivre le même destin que la plupart des femmes mexicaines. Elle rêve de voyages, d’études. Elle a d’ailleurs été parmi les premières femmes mexicaines à étudier la médecine à une époque encore marquée par la dominance masculine.

À l’instar de son mari, Frida aurait également eu des relations extraconjugales avec d’autres hommes, même d’autres femmes. Bref, elle ne s’est jamais empêchée d’aimer qui elle voulait, restant toujours fidèle à elle-même et à ses émotions.

Leçon no7 : Soutiens une cause qui te tient à coeur

« J’aimerais que mon œuvre contribue à la lutte pour la paix et la liberté. »

— Frida Kahlo

Frida Kahlo était une femme féministe et engagée qui avait à cœur de défendre la culture mexicaine. Elle s’est notamment impliquée très jeune au sein du Parti communiste mexicain. Son mari et elle vont d’ailleurs offrir l’asile politique à Léon Trotski, un révolutionnaire communiste. Le fait de lutter pour une cause plus grande que soi permet de donner du sens à son existence et de transcender sa propre vie.

Leçon no8 : N’aie pas peur d’extérioriser tes émotions

« Emmurer la souffrance c’est prendre le risque qu’elle te dévore de l’intérieur. »

— Frida Kahlo

Frida Kahlo connaissait bien la souffrance. Le fait de l’extérioriser dans ses peintures lui a permis de s’en libérer un peu et ainsi d’alléger son fardeau.

Leçon no9 : Tout arrive pour une raison

« Il y a eu deux grands accidents dans ma vie. L’un était le tramway et l’autre était Diego. Diego était de loin le pire. »

— Frida kahlo

Le terrible accident d’autobus qu’a vécu Frida pavera la voie à de nombreuses souffrances, mais aussi, à une vie hors du commun. C’est en effet pendant sa longue convalescence à l’hôpital que Frida, clouée au lit, renoue avec l’art, plus particulièrement la peinture qui deviendra sa nouvelle vocation. Ce sera le début d’une carrière artistique qui fera sa renommée au-delà des frontières du Mexique. C’est aussi en partie ce qui lui permettra de faire la rencontre de son mari, Diego, à qui elle présente ses toiles dans le but d’avoir son opinion d’artiste. L’histoire hors du commun de sa vie va, quant à elle, inspirer des générations et des générations après sa mort. Comme quoi les épreuves n’arrivent peut-être pas pour rien…

Leçon no10 : Malgré tout, la vie est belle

« Des pieds, pourquoi en voudrais-je, si j’ai des ailes pour voler? »

— Frida Kahlo

Nous avons trop tendance à prendre pour acquis la santé, les gens autour de nous, marcher ou enfanter. Ces choses, Frida Kahlo se les ait pourtant fait dérober une à une. Et malgré la douleur physique et émotionnelle, elle n’a jamais cessé d’aimer la vie.

Son tableau Viva la Vida est d’ailleurs particulièrement évocateur, car c’est l’un des derniers peints par Frida Kahlo. En dépit de la détérioration de l’état de santé de l’artiste, le titre constitue un hymne à la vie.

Frida Kahlo sera emportée par une embolie pulmonaire à l’âge de seulement 47 ans, laissant dans son sillage 143 tableaux encore admirés partout à travers le monde, mais aussi, une icône de féminité, de résilience et d’espoir.

D’autres citations célèbres de Frida Kahlo

« J’avais l’habitude de penser que j’étais la personne la plus étrange au monde, et puis je me suis dit, il y a beaucoup de personnes comme cela dans le monde, il doit bien y avoir une personne comme moi, qui se sent étrange et meurtrie comme moi. Je me l’imagine et j’imagine qu’elle aussi doit être en train de penser à moi.  Si tu existes et que tu me lis,  saches que je suis là et que je suis aussi étrange que toi ».

— Frida Kahlo

« Pour créer son propre paradis, il faut puiser dans son enfer personnel. »

— Frida Kahlo

« Douleur, plaisir et mort ne sont rien de plus que le processus de la vie. La lutte révolutionnaire, dans ce processus, est une porte ouverte à l’intelligence. »

— Frida Kahlo

« Ce qui ne me tue me nourrit. »

— Frida Kahlo

« Il y en a qui naissent avec une étoile et d’autres comme des étoiles tombées par terre, écrasées, pleines de coups, et bien que vous ne vouliez peut-être pas le croire, je fais partie de celles qui sont bien tombées par terre. »

— Frida Kahlo

Si tu souhaites en apprendre d’avantage sur Frida et ses œuvres, je t’invite à consulter le site Faces of Frida. Même si le titre suggère que ce site est en anglais, la grande majorité du contenu est disponible en français. Réalisé en collaboration avec plusieurs musées, cette collection comprend plusieurs photos, œuvres et textes qui nous permettent d’explorer plus en profondeur l’univers fascinant de l’artiste.

Pâte à modeler antistress aux fleurs

Pâte à modeler antistress aux fleurs

Quand mon garçon a eu deux ans, ses grands-parents lui ont offert des pots de pâte à modeler. En voulant lui montrer comment l’utiliser, je me suis rendue compte de l’effet à la fois relaxant et stimulant de manipuler cette matière. Ça fait réellement du bien de pouvoir changer constamment la forme de la pâte en l’écrasant, la roulant, la tournant ou en la découpant dans ses mains. Et plus tard, quand je suis tombée sur une recette de pâte à modeler aux pissenlits de L’Onde Féérique, j’ai été inspirée à jumeler le plaisir de la pâte à modeler à l’agréable parfum des fleurs pour le plaisir des sens et favoriser un sentiment de calme. Je te propose ici deux recettes de pâte à modeler aux fleurs fraîches ou séchées pour satisfaire les sens tant des petits que des grands.

5 raisons d’essayer une pâte antistress

  1. Elle évite de se ronger les ongles (ou toute autre manie) en occupant les mains;
  2. Elle développe la créativité en permettant de donner libre cours à son imagination;
  3. Elle ramène en enfance, ce qui génère généralement une bouffée d’émotions positives;
  4. Elle déstresse : à force de la triturer, de la malaxer, de la tordre, de l’étirer, de la couper en plusieurs morceaux, le stress s’évapore. C’est magique !
  5. Elle chasse la colère et les pensées négatives : pour la colère, je te conseille de la manipuler avec ta main non dominante.
Photo par Julietta Watson sur Unsplash

La pâte à modeler : la base

Pour faire de la pâte à modeler, ça te prend cinq ingrédients de base : de la farine, de l’eau, du sel, un élément acide (bicarbonate de soude ou crème de tarte) et de l’huile. Chacun des ingrédients a un impact sur la qualité de la texture de ta pâte.

Les cinq ingrédients de base pour une pâte à modeler réussie :

  1. La farine au contact de l’eau forme une masse élastique et extensible;
  2. Le sel agit comme un agent de conservation et ajoute également de la texture et du corps à la pâte;
  3. L‘huile sert de lubrifiant et aide à garder la pâte humide et non collante;
  4. L’élément acide permet de donner du corps à la pâte afin de permettre à tes œuvres de garder leur forme.
Photo par Valeria Boltneva sur Pexels

Quelles fleurs utiliser?

Tu peux utiliser à peu près n’importe quelle fleur de ton jardin : roses, pivoines, lilas, lys… même des pissenlits! Tu peux te baser sur les propriétés des différentes fleurs pour t’aider dans ton choix. Par exemple, pour un effet doublement relaxant, la lavande serait un excellent choix. Pour ma part, j’ai testé les pissenlits (fleurs entières fraîches) et les pétales de pivoine séchées.

Les principales propriétés de certaines fleurs

L’avantage des pissenlits, c’est qu’étant une mauvaise herbe, on a tendance à s’en débarrasser de toute façon. Les utiliser dans la confection d’une pâte à modeler permet de leur donner une valeur ajoutée et une deuxième vie intéressante, de quoi changer notre perception plutôt négative de cette plante. D’ailleurs, je ne sais pas pour toi, mais je la trouve quand même jolie.

Recettes de pâtes à modeler aux fleurs

Pâte à modeler aux fleurs fraîches façon L'Onde Féérique

Ingrédients

  • 1 grosse poignée de fleurs fraîches de ton choix
  • 1 verre d’eau bouillante
  • 2 cuillères à soupe d’huile végétale
  • 1/3 verre de sel
  • 1 sachet de levure chimique
  • 2 verres de farine ou plus

Instructions

  1. Mets les fleurs dans l’eau bouillante jusqu’à ramollissement;
  2. Passe le tout au mixeur (optionnel);
  3. Dans un bol, mélange la préparation de fleurs avec l’huile, le sel et la levure;
  4. Ajoute la farine et adapte la quantité jusqu’à ce que la pâte ne colle plus.


Cette recette fait ÉNORMÉMENT de pâte à modeler. Je te suggère de diminuer les quantités si tu veux simplement te faire une boule de pâte antistress.

La pâte se conserve plusieurs semaines à température ambiante dans un plat hermétique, mais elle peut durer plus longtemps si on la met au frigo. Chez nous, elle a durcit au bout d’environ un mois et je la conservais dans un petit plat hermétique dans un placard.


Pâte à modeler aux fleurs séchées

Ingrédients

  • 128 ml de fleurs séchées de ton choix
  • 5 cuillères à thé de bicarbonate de soude
  • 1/2 cuillère à thé d’huile végétale
  • 1 cuillère à thé de sel
  • 2 cuillères à thé d’eau de fleur (ou simplement d’eau si tu n’en a pas)
  • Quelques gouttes de vodka (facultatif)
  • 10 cuillères à thé de farine ou plus

Instructions

  1. Défaits les fleurs en miettes en les frottant dans tes mains (optionnel);
  2. Dans un bol, mélange les fleurs avec l’huile, l’eau de fleur, le bicarbonate de soude et la vodka;
  3. Ajoute la farine et adapte la quantité jusqu’à ce que la pâte ne colle plus.


Les quantités que je te donne ici sont parfaites pour former une boule de grosseur moyenne.

J’ai écrit d’ajouter quelques gouttes de vodka à la pâte parce que j’ai remarqué que ça accentuait la senteur des fleurs. Tu n’es toutefois pas obligée d’en ajouter.

Pour ce qui est de la conservation, tu peux la garder quelques jours soit dans un petit plat hermétique à température ambiante, soit au frigo.


Quelques variantes

Évidemment, je te propose ici des recettes de pâte à modeler aux fleurs, mais tu peux très bien partir de ces recettes pour confectionner une pâte à modeler à ton image. En ajoutant ou en changeant certains ingrédients, tu peux personnaliser ta pâte pour qu’elle corresponde à tes goûts. Parce que tous les goûts sont dans la nature, comme on dit!

Quelques idées d’ingrédients à utiliser dans une pâte à modeler :

  • Huiles essentielles;
  • Colorant alimentaire;
  • Paillettes;
  • Aliments secs (hariots, riz, etc.);
  • Épices et fines herbes;
  • Zeste d’agrumes.

Et toi, aimes-tu manipuler de la pâte à modeler? Est-ce que ça te rappelle de bons souvenirs? Quels ingrédients utiliserais-tu dans ta pâte à modeler idéale?