10 idées pour un temps des Fêtes plus doux et plus slow

10 idées pour un temps des Fêtes plus doux et plus slow

Chose certaine : au Québec, on devra se résigner à célébrer le temps des Fêtes autrement pour beaucoup d’entre nous. Avec les restrictions sanitaires en vigueur et l’interdiction de se rassembler, nous aurons l’occasion d’apprivoiser un Noël et un temps des Fêtes plus calmes. Moi-même adepte de simplicité et de slow living, j’ai eu envie de te partager mes idées afin de t’initier à un hiver à la fois doux et festif qui ne sera pas moins dépourvu de magie pour autant.

L’avantage d’un temps des Fêtes plus slow

Je dois t’avouer qu’au début, j’étais déçue et même fâchée de ne pas pouvoir voir mes proches pendant le congé des Fêtes. Ma famille étant éloignée, les Fêtes étaient pour nous une occasion de se revoir et de célébrer la chance que nous avions d’être enfin tous réunis.

Puis, j’ai réalisé que le temps des Fêtes était quand même exigeant, tant pour moi que pour les enfants, peut-être même surtout pour eux. En effet, nous avions l’habitude de fêter Noël jusqu’aux petites heures du matin dans la famille de mon conjoint. Nous étions en tout et pour tout plus de 50 personnes réunies chaque année dans le sous-sol de sa grand-mère. Cette soirée (ou plutôt devrais-je dire « nuit ») festive et chaleureuse est une tradition qui remonte à l’enfance de mon conjoint. Si je trouvais que cette réunion familiale était amusante et en valait la fatigue accumulée le lendemain, j’ai toutefois remarqué que c’était plus difficile pour des enfants en bas âge.

D’avoir cette année un Noël en petit comité familial à la maison nous permettra de vivre un temps des Fêtes que j’espère plus zen, plus doux, et davantage axé sur l’essentiel.

Noël : l’occasion parfaite pour s’initier aux joies du hygge

Chez les Danois, Noël est la haute saison du hygge, un art de vivre associé au confort, à une expérience positive, à une atmosphère chaleureuse, à la relaxation et au bonheur d’être ensemble. Le hygge nous invite à apprécier les petits bonheurs au quotidien. Avec les multiples décorations souvent illuminées, les feux de foyer, mais aussi les couvertures et les longues écharpes chaudes, les promenades en traîneau, les gâteaux… cette période de l’année particulièrement festive représente bien l’esprit de cet art de vivre danois.

Le hygge regroupe d’ailleurs plusieurs éléments du slow living. Mais plus que ça : il invite à renouer avec la simplicité, à revenir à l’essentiel et à prêter davantage attention à l’instant présent au quotidien en s’attardant aux petits gestes tout simples.

Photo de Kira auf der Heide sur Unsplash

1– Donner moins, mais mieux

Depuis quelques années, j’ai commencé à avoir une vision différente de Noël et surtout des cadeaux. Ma réflexion (qui mijote encore) est la suivante : donne-t-on trop de cadeaux à Noël?

Je suis consciente d’être totalement à contre-courant avec cette pensée, et mon but n’est pas de juger personne. J’ai simplement remarqué, avec les années, les situations suivantes en ce qui concerne les cadeaux :

  • Trouver le bon cadeau pour nos proches n’est pas toujours évident, ce qui peut générer du stress;
  • On reçoit parfois des cadeaux que l’on aime pas, dont on n’a pas besoin ou que l’on a déjà, si bien qu’on fait semblant d’être heureux de les recevoir pour ne pas froisser la personne qui le donne, et puis on s’en départit;
  • Certaines personnes donnent une TONNE de cadeaux, surtout aux enfants, qui ne savent alors plus où donner de la tête et à qui on demande de déballer un autre cadeau avant même qu’ils aient commencé à jouer avec celui qu’ils viennent de déballer.

J’ai vécu au moins l’une de ces trois situations à TOUS les Noël depuis que je suis adulte. J’étais tellement exaspérée qu’il y a un an, j’ai demandé à mes proches de ne plus me donner de cadeaux. J’ai même proposé l’année dernière que l’on tente de ne pas se donner de cadeaux à Noël, car on en était rendu à s’échanger des cartes-cadeaux par manque d’idée. Je ne sais pas pour toi, mais je ne voyais plus ça comme des cadeaux, mais comme un simple échange d’argent, et je trouvais que l’on avait perdu la magie de Noël en faisant ça.

En ce Noël différent, on pourrait être tenté de vouloir donner plus de cadeaux pour compenser le fait que l’on ne peut pas fêter comme on le voudrait, ou encore, pour tenter de mettre un baume au cœur après une année éprouvante pour certains. Mais j’ai envie de t’inviter à éviter la surenchère de cadeaux cette année. Pourquoi pas, par exemple, donner qu’un seul cadeau à nos enfants? Un cadeau pensé et réfléchi pour allumer des étoiles dans leurs yeux en le déballant?

Comme je cherche également de plus en plus à réduire mon empreinte environnementale, je fabrique de plus en plus moi-même les cadeaux que je donne ou je me tourne de plus en plus vers des objets seconde main, surtout pour mes enfants qui ne voient absolument aucune différence. Par exemple, l’année dernière, j’ai donné un lot de casse-têtes en bois à mon garçon que j’avais trouvé sur Marketplace. de Facebook Et pour ma fille de 1 an, j’ai choisi de lui donner cette année un petit toutou que j’avais gardé de quand j’étais jeune (oui : j’ai un gros bac remplis de toutous de mon enfance!) et de l’emballer. Elle n’y verra que du feu et aura tout de même le plaisir de déballer un cadeau et d’être surprise de ce qu’elle va découvrir.

Car j’ai réalisé que la magie de Noël tenait davantage dans la façon de donner que dans ce que l’on donne.

Photo de Julia Volk sur Pexels

2— Vivre au jour le jour

Pour profiter davantage de la magie de l’instant présent, je t’invite à suivre le flow du moment. Et par flow, je veux dire de laisser tomber les horaires dignes d’un camp militaire, de ne rien planifier et de simplement laisser aller les choses. Écoutes tes envies, comment tu te sens, ou si tu as des enfants, d’être attentive à leur énergie et à leur humeur au moment où ils se manifestent. Mets de côté ton agenda : fait juste savourer l’instant comme il se présente à toi. Il fait beau et tu as envie de sortir dehors? Vas-y. Tu souhaites siroter tranquillement un bon café en regardant un film de Noël? Fais-le. Au diable le cadran : écoute plutôt ton horloge interne.

Quelques idées pour vivre davantage l’instant présent pendant le Temps des Fêtes :

  • Ne pas régler de cadrans et te réveiller quand ton corps en a envie;
  • Ne pas manger à heures fixes;
  • Ne pas avoir d’horaire;
  • Être plus attentive à tes cinq sens.

Tu souhaites avoir plus d’idées pour ralentir au quotidien? Je t’invite à lire mon article complet sur le slow living où je te propose 11 façons de l’appliquer à ta vie mouvementée.

3— Faire plus de choses soi-même ou s’adonner à une activité créatrice

Photo de sheri silver sur Unsplash

Chaque fois que je fais des DIY, du bricolage ou que je cuisine, je m’étonne de voir à quel point j’en retire de la satisfaction… et ce, même si le résultat n’est pas tout à fait ce que j’espérais! Heureusement, quand rien ne presse et que l’on prend le temps de faire une activité créatrice, on a généralement plus de chance de réussir.

Par exemple, dernièrement, j’ai essayé de faire des chandelles avec des ingrédients que j’avais déjà à la maison. Comme je n’avais pas de cire, j’ai tenté l’expérience avec du beurre de cacao à la place. J’ai aussi utilisé et cure-dent autour duquel j’ai entouré de la ficelle pour faire une mèche. Question de parfumer le tout et de rendre ma chandelle plus jolie, j’ai même ajouté un restant de thé. J’étais tellement fière du résultat! Mes enfants ont même eu du plaisir à m’aider et à me regarder faire (tu te doutes que ma fille de un an m’a plus observée qu’autre chose).

Bref, s’adonner à une activité créatrice ou faire des choses soi-même est très valorisant et gratifiant en plus de s’avérer une façon plaisante de passer le temps.

Quelques idées d’activités créatrices et d’objets à faire toi-même pendant le temps des Fêtes :

  • Du bricolage avec tes enfants (si tu en as);
  • Des chandelles DIY;
  • Des desserts ou des pâtisseries;
  • Des objets de tous les jours;
  • Personnaliser des vêtements;
  • Coudre tes propres vêtements;
  • Tricoter un foulard;
  • Dessiner tes propres cartes de vœux pour tes proches;
  • Fabriquer tes propres savons ou produits cosmétiques;
  • Jouer de la musique.
Photo de Jonathan Borba sur Pexels.com

4— Écrire des lettres à tes proches

Je ne sais pas pour toi, mais je suis chaque fois agréablement surprise de recevoir une belle carte par la poste. Dans un monde où de plus en plus de choses sont numérisées ou électronique (sans oublier les rencontres qui sont maintenant devenues virtuelles), je trouve qu’il y a quelque chose de magique dans le fait d’offrir et de recevoir des cartes de vœux pour le temps des Fêtes.

D’ailleurs, je dois me confesser : j’adore toucher le papier, sentir son odeur… Je suis même du genre à caresser longuement les reliefs de certaines cartes de souhaits et à trouver ça étonnamment relaxant.

Les cartes de vœux ont même une place toute spéciale dans la bibliothèque de mon salon. Non seulement elles décorent et mettent dans l’ambiance des Fêtes, mais elles me rappellent mes proches qui ont pris le temps de me les envoyées.

Au Québec, on a tendance à envoyer des cartes pour souligner la fête de Noël, mais pourquoi ne pas envoyer également des vœux pour la nouvelle année? Cette belle attention mettra très certainement de la joie dans la vie de tes proches et te donneras aussi le sentiment de mettre un peu de magie dans ce temps des Fêtes différent.

Et comme les magasins seront fermés, pourquoi ne pas les faire toi-même? Une belle façon de joindre l’utile à l’agréable!

Photo de Genessa Panainte sur Unsplash

5— Profiter de l’extérieur

Les paysages hivernaux sont à couper le souffle. Qu’on aime ou non le froid, la nature nous apporte de nombreux bienfaits qui sont prouvés scientifiquement pour diminuer notre niveau de stress et augmenter notre bonne humeur. Et personnellement, je ne peux m’empêcher de trouver l’hiver magique avec la belle neige duveteuse.

Tu peux bien entendu faire des activités hivernales afin de profiter davantage des joies de cette saison froide, comme du patin, de la luge, du ski, de la raquette ou bien renouer avec ton cœur d’enfant en faisant un fort ou un bonhomme de neige. Le simple fait de marcher à l’extérieur t’apportera aussi une dose supplémentaire de soleil dont on a bien besoin à ce temps-ci de l’année où les jours sont plus courts, sans oublier de l’air frais pour tes poumons.

Et que dire de l’effet de rentrer se réchauffer après plusieurs minutes à l’extérieur? C’est le bonheur!

Photo de Taryn Elliott sur Pexels.com

6— S’entourer de confort

Ce que j’aime le plus de l’hiver, c’est qu’il donne une excellente raison de passer du temps à l’intérieur. On peut ainsi s’offrir des moments de cocooning sans culpabilité. Mon péché mignon? Siroter tranquillement un bon café chaud tout en lisant un bon livre. Étendue sur le canapé, emmitouflée dans une douce couverture et avec vue sur l’extérieur, je me sens au paradis.

Quelques idées pour s’entourer de confort :

  • Porter des bas de laine;
  • Se couvrir d’une couverture;
  • Boire une boisson chaude;
  • Allumer un feu de foyer (ou même en mettre un à la télévision si tu n’en a pas);
  • Allumer des bougies;
  • Prendre un long bain chaud.
Photo de Anastasia Shuraeva sur Pexels.com

7– S’offrir de petits plaisirs culinaires

Bien qu’on ne puisse pas recevoir pour le temps des Fêtes cette année, pourquoi ne pas te gâter en dégustant des plats ou des aliments que tu adores et que tu manges plus rarement le reste de l’année? Sushis, verre de vin (ou même champagne, pourquoi pas!), chocolat, pâtisseries… L’idée est de rendre le moment spécial en t’offrant des aliments ou des plats qui te font du bien afin d’ajouter une petite touche d’extraordinaire à ton temps des Fêtes.

Je suis moi-même une grande gourmande et le temps des Fêtes a toujours été synonyme pour moi de plats ou d’aliments plus dispendieux : couronne de crevettes, bouchées au saumon fumée, petite saucisses cocktails enroulées dans le bacon, scampis, desserts décadents… Probablement que tu avais même déjà l’habitude comme beaucoup de gens de manger davantage pendant les réceptions de Noël. Ce n’est pas tout à fait ce que je te propose : je ne t’encourage pas à manger plus, mais à manger davantage de choses qui te font plaisir, des aliments qui stimulent tes papilles gustatives, bref, de savourer davantage le moment en gâtant ton palais.

Dans la tradition du hygge, les plats chauds, les potages et les mijotés, surtout ceux cuisinés soi-même, sont d’ailleurs privilégiés. Tu peux donc t’inspirer des Danois pour manger davantage de repas chauds et réconfortants, mais aussi sur les plats sucrés dont ils raffolent également.

8– Essayer quelque chose de nouveau

As-tu remarqué que de faire quelque chose de banal de manière différente rend ce moment plus spécial?

Vicky Payeur du blogue Vivre avec moins a même proposé sur Instagram une idée que j’aime beaucoup : boire son café dehors. Elle dit que le simple fait de faire à l’extérieur une activité généralement réservée à l’intérieur rendait ce geste banal extraordinaire.

Dans le même ordre d’idée, le simple fait de manger à la lueur des bougies peut rendre ton temps des Fêtes tellement plus hygge, chaleureux et… magique. D’ailleurs, savais-tu que les Danois sont les premiers consommateurs de chandelles au monde? Ils en font brûler le jour comme le soir, même dans les écoles. La lueur d’une bougie est reconnue pour avoir un effet relaxant et chaleureux : je connais même un collègue qui mange chaque soir aux chandelles pour cette raison… même s’il n’est pas Danois.

Quelques idées de choses que tu peux essayer cette année :

  • Boire ton café ou manger à l’extérieur;
  • Faire un feu de camp à l’extérieur;
  • Faire une nouvelle activité que tu ne fais pas d’habitude (activité hivernale, jeux de société, DIY, etc.);
  • Cuisiner une nouvelle recette;
  • Déguster de nouveaux desserts, de nouvelles bouchées, de nouvelles bières, etc.
  • Passer la journée en pyjama.

Ce Noël différent est l’occasion d’essayer quelque chose de nouveau. Et qui sait, peut-être que ce sera le début d’une nouvelle tradition pour toi?

Photo de cottonbro sur Pexels.com

9–Pratiquer des loisirs slow

Opter pour des activités lentes sont idéales pour s’offrir davantage de douceur pendant le temps des Fêtes. Ces activités permettent d’étirer le temps, même de le faire oublier, ce qui contribue à réduire notre niveau de stress.

Quelques idées d’activités slow à pratiquer sans modération :

  • Lire un livre;
  • Pratiquer le yoga;
  • Coudre;
  • Tricoter;
  • Méditer;
  • Jouer à des jeux de société;
  • Écouter de la musique;
  • Jouer de la musique;
  • Marcher dans la nature;
  • Peindre;
  • Dessiner;
  • Écouter des films de Noël.
Photo de Ekaterina Bolovtsova psur Pexels

10– Arrêter de se mettre de la pression

Es-tu du genre à vouloir que tout soit parfait et à vouloir compenser à tout prix pour le temps des Fêtes différent que nous force à vivre la Covid? Et si, pour une fois, tu enlevais la pression de sur tes épaules et essayait simplement de vivre?

Tu n’as pas à chercher à tout prix mille et une activités à faire. Tu n’as même pas à combler ton temps du tout, au fond.

Tu n’as pas non plus à te casser la tête pour épater la galerie, pas cette année du moins.

Si tu veux manger du Kraft Dinner en regardant un film de Noël parce que tu n’en peu plus, que tu es épuisée émotionnellement et physiquement de l’année que tu viens de passer, je t’encourage vivement à le faire.

Pour ma part, pour rester dans le slow et le doux, j’ai décidé de ne pas me casser la tête pour le repas de Noël. Le midi, nous mangerons un bon restant de lasagne maison de la veille, et au souper, je ferai de médaillons de boeufs enroulés de bacon, des légumes, du riz et des crevettes (mes enfants et moi raffolons des crevettes). Je vais peut-être même allumer quelques bougies pour ajouter un peu de magie, peut-être aussi mettre une musique de Noël pour l’ambiance, mais sans plus. Je suis de celles qui croient en la magie des petites choses, des petits gestes tout simples. Et même en la magie de ne rien faire du tout.

Plusieurs d’entre nous avons les nerds à fleur de peaux après l’année particulière que nous avons vécue. J’ai envie de te dire de prendre soin de toi. De prendre du temps pour toi, de savourer l’instant présent dans toute sa simplicité. Tu le mérites.

Et toi, comment comptes-tu ajouter plus de douceur dans ton temps des Fêtes? En espérant que mes idées t’auront inspiré de belles célébrations en toute simplicité.

Joyeuses et douces Fêtes à toi!

Se démaquiller aux huiles végétales

Se démaquiller aux huiles végétales

Et si je te disais que ta cuisine renfermait probablement déjà le meilleur démaquillant maison express qui non seulement nettoie, enlève ton maquillage, mais hydrate aussi ta peau en douceur? Je t’invite à revoir les huiles que tu réserves généralement à la cuisson ou à tes vinaigrettes à salade et à en faire bénéficier dès maintenant ton visage.

Peut-être es-tu un peu sceptique. Je te comprends. On a tendance à croire que les huiles bouchent les pores de la peau. Ce n’est toutefois pas le cas de toutes les huiles, et certaines, utilisées avec de l’eau, ne vont pas du tout contribuer à te donner des boutons. D’ailleurs, plusieurs démaquillant biphasés du commerce contiennent un mélange d’eau et d’huile pour aider à enlever efficacement le maquillage.

Pourquoi utiliser des huiles pour se démaquiller?

Comme je te l’explique dans mon article Pourquoi faire ses produits de soins de beauté soi-même, les produits de beauté que l’on achète renferment souvent des ingrédients nocifs pour nous ou pour l’environnement. C’est malheureux, mais c’est vrai. En utilisant des produits de ton garde-manger pour réaliser des soins de beauté naturels, tu limites ainsi ton exposition à ces ingrédients toxiques en plus de diminuer ton empreinte environnementale.

De plus, contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’huile fonctionne à merveille pour déloger le maquillage en douceur, surtout s’il est hydrofuge. Et non seulement elle nettoie, mais elle laisse un léger film sur la peau qui la nourrit. Résultat : on a une peau plus douce et hydratée.

Tu peux aussi choisir de mélanger une part d’huile et une part de phase aqueuse (eau minérale, gel d’aloès verra ou hydrolat) pour réaliser ton propre démaquillant biphasé maison. De cette façon, tu bénéficie des avantages nettoyants de l’huile et de l’effet hydratant de l’eau sur ta peau.

Photo par Chelsea shapouri sur Unsplash

Quelles huiles privilégier selon son type de peau

Avant de mettre n’importe quelle huile de ton garde-manger dans ton visage, il est important de vérifier deux choses :

  1. Son indice de comédogénicité (ne t’inquiètes pas, je vais bientôt t’expliquer ce que c’est);
  2. Si elle est biologique.

En effet, tu veux t’assurer que l’huile que tu utilises est adaptée à ton type de peau. Les peaux mixtes ou à tendance grasse doivent privilégier des huiles qui ont un indice de comédogénité très bas, c’est-à-dire qu’elles ne bouchent pas les pores. De plus, comme l’idée est d’utiliser les ingrédients les plus naturels possibles, il va de soi de privilégier une huile biologique. Tu ne voudrais pas remplacer des cochonneries par d’autres cochonneries, n’est-ce pas?

L’indice de comédogénicité des différentes huiles

Ce nom presque aussi imprononçable que celui de la sauce Worcestershire est en fait un classement sur une échelle de 0 à 5 qui indique le potentiel d’obstruction d’un corps gras envers les pores de la peau, qui pourrait entraîner des boutons ou des comédons (les fameux points noirs). En règle générale, on privilégie les huiles ayant un indice de comédogénicité de 0 à 2 pour le visage et on conserve celles avec un indice plus élevé pour une utilisation sur le reste du corps.

IndiceDéfinitionEffet sur le visageHuiles
0Non comédogèneNe bouche pas les poresArgan
Caméline
Chanvre
Noisette
Tournesol
1Peu comédogèneRisque minime de boucher les poresCandelilla
Framboise
Pépins de raison
Ricin
Rose musquée
2Moyennement comédogèneNe bouche pas les pores chez la majorité des gensAmande douce
Argousier
Avocat
Citrouille
Jojoba
Mangue
Noyau d’abricot
Olive
3Plutôt comédogèneBouche les pores chez plusieurs personnesMaiis
Soya
4ComédogèneBouche les pores chez la majorité des gensCacao
Coco
Graines de carotte
5Très comédogèneBouche les poresGerme de blé
Source : À fleurs de pots : petit grimoire des cosmétiques maison, par Les Trappeuses
Photo par Andrea Piacquadio sur Pexels

Mon expérience avec les huiles démaquillantes maison

J’ai testé pour la première fois une recette de démaquillant maison il y a environ 5 ou 6 ans. C’était une collègue de travail qui m’avait envoyé un article de magazine dans lequel il était conseillé de réaliser un démaquillant en mélangeant une part d’eau et une part d’huile d’olive. Le problème, c’est que j’étais une vraie délinquante à l’époque en termes de routine de beauté. Je n’avais pas tant aimé, alors j’avais fini par laisser la bouteille de démaquillant de côté et par l’oublier.

Ce n’est seulement que l’automne passé, quelques mois avant que la Covid n’entre dans nos vies, que j’ai redécouvert les huiles nettoyantes maison. J’avais alors commencé une démarche pour trouver des alternatives plus écologiques et naturelles aux produits que j’utilisais au quotidien. J’avais également une routine de soin bien rodée contrairement à la première fois.

À ce moment-là, j’avais naïvement commencé par me démaquiller avec l’huile d’olive que j’avais dans mon garde-manger. Erreur! Ma peau n’a pas du tout apprécié.

Pourtant, l’huile d’olive a un indice de comédogénicité de 2, ce qui signifie qu’elle ne bouche normalement pas les pores chez la majorité des gens, me diras-tu après avoir lu le tableau ci-dessus. Oui, je sais, c’est justement pour ça que je croyais que c’était correct. Par contre, c’était sans compter que :

  1. j’ai une peau mixte à tendance grasse. Il faut croire que l’huile d’olive n’était pas adapté à mon type de peau;
  2. j’avais oublié de vérifier si mon huile d’olive était extra-vierge (ça a l’air qu’elle est de meilleure qualité dans ce temps-là).

Bref, voyant ça, je me suis dit qu’il serait peut-être préférable que j’essaie une huile végétale avec un indice de comédogénicité de 0, donc qui ne bouche pas les pores. Je me suis tournée vers l’huile de tournesol, et ce, pour deux très bonnes raisons :

  1. on en trouve dans toutes les bonnes épiceries;
  2. plusieurs sont faites au Québec.

Cette fois, ma peau a mieux réagi. Toutefois, l’huile de tournesol que j’avais trouvée à ce moment-là n’était pas bio. Dès que j’en ai eu l’occasion, j’en ai acheté une autre qui me semblait de meilleure qualité, faite au Québec et bio.

Photo par Sarah Gualtieri sur Unsplash

Mes conseils pour se démaquiller à l’huile végétale

Avec l’expérience que j’ai vécue, j’aurais tendance à te conseiller de privilégier l’huile de tournesol si tu souhaites tester cette façon naturelle de te démaquiller. Pourtant, j’ai vu de nombreux témoignages sur des forums ou des groupes Facebook de personnes se démaquillant exclusivement à l’huile de noix de coco (qui a pourtant un indice de comédogénicité de 4) et qui n’ont aucun problème. Vas-y donc avec ce que tu as déjà sous la main (en essayant autant que possible de privilégier des huiles de qualité et bio) et tu ajusteras au besoin. Car si se démaquiller aux huiles végétales est d’une grande simplicité, comme bien des solutions naturelles, cette approche nécessite d’être adaptée à notre réalité, donc à notre type de peau. C’est par essai et erreur que l’on réussit à trouver ce qui nous convient le mieux.

Autre chose : j’ai remarqué que les cheveux les plus près du visage avaient tendance à être un peu plus gras après m’être démaquillée à l’huile. Je te conseille donc de bien rincer ton visage à l’eau après, surtout dans ces zones afin d’éviter ce désagrément.

Psst! Il n’y a pas que les huiles végétales qui démaquillent : il y a aussi le lait d’avoine, que j’utilise depuis quelques mois déjà. C’est très simple à faire et il a l’avantage de ne pas laisser la peau grasse après, ce qui est parfait pour mon type de peau. Par contre, le lait d’avoine contient du gluten, donc il n’est pas du tout conseillé pour les personnes ayant une intolérance à ce type d’aliment.

Désencombrer dans la joie avec la méthode KonMari

Désencombrer dans la joie avec la méthode KonMari

Tu songes à désencombrer ton intérieur, mais tu as envie d’une méthode plus douce, bienveillante et moins stricte? Je t’invite à découvrir la méthode KonMari de Marie Kondo, qui propose une façon complètement différente d’aborder le désencombrement et le rangement. Son secret? Ne conserver que ce qui nous apporte de la joie. Mais pas que ça : elle nous amène également à nous montrer plus bienveillant avec nos objets et à apprécier davantage nos possessions, tout cela afin de se sentir mieux dans notre demeure et de changer notre rapport aux choses qui nous entourent.

Marie Kondo, la fée du rangement

Peut-être as-tu déjà entendu parler de Marie Kondo : son nom circule en effet depuis quelques années. De plus en plus de gens utilisent même l’expression « KonMari » pour parler de leur besoin de désencombrer leur intérieur (surtout leur garde-robe!). Son livre La Magie du rangement se vend comme des petits pains chauds et tu peux même voir par toi-même les miracles de cette fée du rangement sur Netflix, où elle aide plusieurs personnes à se départir du superflu qui encombre leur vie.

Cette femme petite, délicate, menue et à l’apparence douce et gentille est exactement à l’image que l’on se fait d’une Japonaise. Fascinée par le désordre et l’organisation depuis son enfance, elle a débuté son entreprise de désencombrement et de rangement à seulement 19 ans. Son expérience l’a donc amené à perfectionner une technique révolutionnaire qui a fait sa renommée.

Il faut dire qu’elle a grandi au Japon, où non seulement les résidences sont généralement plus petites, donc avec des espaces de rangement plus limités, mais où désencombrer fait partie intégrante de la culture. On remarque d’ailleurs assez vite que la méthode KonMari est beaucoup teintée par l’esprit japonais avec son aspect plus bienveillant et spirituel.

Photo par Huy Phan sur Pexels

Ce qui différencie la méthode KonMari des autres méthodes pour désencombrer

La méthode KonMari est ambitieuse : selon Marie Kondo, si on l’applique correctement, elle ferait en sorte que l’on n’aie plus JAMAIS besoin de désencombrer de sa vie.

Pour y arriver, elle propose différentes astuces qui diffèrent de ce qui se véhicule généralement dans l’univers du rangement et du decluttering. Ainsi, la méthode KomMari ne propose pas de désencombrer pièce par pièce comme la majorité des gens ont tendance à faire, mais par catégorie, par exemple, en s’attaquant à TOUS nos vêtements, peu importe la pièce où ils se trouvent. Cette particularité a l’avantage de pouvoir faire un inventaire plus complet de tous les objets d’une même catégorie, d’autant plus que dans un logement en désordre ou dans lequel on manque d’espaces de rangement, les objets ont tendance à être éparpillés dans plusieurs pièces.

La joie, au coeur de la philisophie de Marie Kondo

Pour Marie Kondo, désencombrer doit être vu comme une célébration. Elle utilise elle-même le mot «festival», et ce pour plusieurs raison. Tout d’abord, comme un festival, désencombrer s’étale sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines. De plus, c’est une tâche colossale qui prend beaucoup de place (tu verras quand tous tes vêtements seront étendus sur ton lit!). Mais aussi, et surtout, parce que le tout se fait dans la joie.

D’ailleurs, Marie Kondo insiste que, contrairement à la façon traditionnelle de désencombrer sa demeure, sa méthode focalise sur ce que l’on veut garder, pas sur ce dont on veut se départir. En effet, pour chaque objet, il faut l’amener à son coeur et se poser la question suivante : «Est-ce que cet objet m’apporte de la joie?». Si la réponse est oui, on garde. Sinon, on remercie l’objet pour ce qu’il nous a apporté (oui, oui : on lui dit vraiment «merci»!), et on s’en départit. Pour Marie Kondo, on ne se «débarrasse» pas de ces objets dans un sens négatif : elle voit ça plutôt comme une fusée dont on célèbre le lancement. Cet aspect bienveillant, méditatif et très spirituel est probablement ce qui a valu à la méthode KonMari d’être si populaire. En effet, de plus en plus de personnes souhaitent désencombrer pour se sentir plus libres et plus en accord avec eux-mêmes. Cet acte d’introspection nous amène à réfléchir à ce que l’objet nous apporte, mais aussi, à qui nous sommes et à ce que l’on veut vraiment être.

Photo par Dmitry Zvolskiysur Pexels

L’abc de la méthode KonMari

La méthode KonMari est composée de six règles à suivre afin de bien désencombrer son intérieur de fond en comble de manière efficace et définitive.

Règle no 1 : S’engager à désencombrer

La méthode KonMari n’est pas une solution minute qui permet de désencombrer rapidement son intérieur comme par magie. Cette approche est en fait un véritable processus qui nous amène à nous questionner sur le plan personnel. C’est une opportunité de repenser sa vie et de la redémarrer sur de nouvelles et meilleures bases. C’est pourquoi il est important de s’y investir totalement, tant en temps, en efforts que personnellement.

Règle no 2 : Imaginer son style de vie idéal

Pour Marie Kondo, on ne désencombre pas seulement pour que notre intérieur soit impeccable lorsque l’on reçoit de la visite. Sa vision est beaucoup plus large que ça : en effet, désencombrer doit avoir pour but ultime de rendre notre intérieur plus simple, plus fonctionnel et plus en accord avec notre personnalité et ce que l’on souhaite vraiment comme style de vie. Dans quel genre d’intérieur souhaites-tu vivre? Comment veux-tu y vivre? Bref : POURQUOI souhaites-tu désencombrer?

Pour mieux visualiser notre objectif, Marie Kondo suggère de le dessiner, de l’écrire ou encore de prendre des photos dans des magazines ou sur Internet pour s’inspirer. De mon point de vue, cela revient un peu à créer un moodboard d’inspiration, un outil de motivation très efficace qui peut t’aider à garder tes objectifs bien en vue afin de mieux les atteindre.

Règle no 3 : Se débarrasser d’abord du superflu

Processus inhérent à tout désencombrement, se départir du superflu est une part importante de la méthode KonMari. Mais ici, le simple fait de se débarrasser de ce qui ne nous sert plus n’a pas seulement pour but de faire de la place : c’est une opportunité d’apprendre de notre expérience passée. Ainsi, en se débarrassant d’un objet que l’on n’a jamais utilisé, par exemple, on apprend que l’on n’a pas besoin de celui-ci dans notre vie. Selon Marie Kondo, ceci peut mener à une remise en question profonde sur nos propres besoins et sur la façon dont on va acquérir de nouveaux objets à l’avenir.

De plus, lorsque l’on de départit d’un objet, Marie Kondo suggère de le «remercier» pour ce qu’il nous a apporté, peu importe si on s’en est servi ou non. Ceci permet de voir l’objet de façon plus positive, alors qu’on a plutôt tendance à le voir comme un indésirable avec les autres méthodes de désencombrement.

Photo par Dominika Roseclay sur Pexels

Règle no 4 : Désencombrer par catégorie, et non par emplacement

Logiquement, nous sommes tous tentés de commencer par désencombrer un tiroir, une armoire, un placard… Mais selon Marie Kondo, cette façon de faire nous entraîne plutôt dans un cercle vicieux où nous devons continuellement recommencer à désencombrer. En effet, la plupart d’entre nous ne rangeons pas tous les mêmes objets dans une seule et même pièce. En s’attaquant à une catégorie plutôt qu’à une portion spécifique de notre demeure, nous sommes à même de faire un inventaire plus complet de tous les items que nous possédons dans une même catégorie, que ce soit des livres, des vêtements, du matériel électronique, etc.

Règle no 5 : Désencombrer chaque catégorie dans le bon ordre

En plus de désencombrer par catégorie, Marie Kondo suggère de procéder selon un ordre précis, soit :

  1. Les vêtements;
  2. Les livres;
  3. Les papiers administratifs;
  4. LesKomonos (objets divers);
  5. Les objets sentimentaux (photos, souvenirs de voyage, etc.).

Selon Marie Kondo, commencer par les vêtements est à la fois ce qui est le plus facile, mais aussi ce qui nous permet de voir les effets bénéfiques de notre processus de désencombrement plus rapidement. Comme nous devons nous habiller tous les jours, nous sommes à même de voir plus souvent à quel point désencombrer nous fait du bien, ce qui agit comme une motivation supplémentaire pour nous inciter à continuer. Ainsi, en terminant avec les objets qui ont une valeur sentimentale importante, qui sont généralement plus difficiles à trier, on se donne tranquillement le temps d’acquérir la confiance et le recul nécessaire pour savoir ce que l’on doit garder ou non. Mais aussi, par le fait même, on apprend davantage à se connaître.

Règle no 6 : Conserver uniquement les objets qui nous procurent de la joie

L’aspect personnel de la démarche de désencombrement est ce qui caractérise le plus la méthode KonMari. Selon Marie Kondo, il n’y a que nous-même qui puissions savoir ce qui nous convient vraiment. C’est également ce qui la distingue des autres méthodes de désencombrement qui reposent presque strictement sur des critères rationnels. Par exemple, on recommande généralement de se débarrasser des objets que l’on n’a pas utilisés depuis deux ans, ou encore, d’appliquer la règle du «un qui entre, un qui sort». Dans la méthode KonMari, nos émotions et notre ressenti sont la base qui déterminent si on doit garder ou non un objet.

Pour savoir si un objet vaut la peine d’être dans notre vie, il faut le prendre dans nos mains et se poser la question suivante : «Est-ce que celui-ci m’apporte de la joie?». Ensuite, il faut porter attention à la façon dont notre corps réagit. Marie Kondo explique que si la joie peut être ressentie différemment d’une personne à l’autre, on peut s’attendre à ressentir quelque chose comme «une petite excitation, comme si chaque cellule de notre corps se réveillait tranquillement».

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Ranger selon la méthode KonMari

Évidemment, une fois que l’on a décidé de ce que l’on veut garder, il est temps de trouver où et comment ranger tout ça. Marie Kondo croit qu’il faut «trouver une maison» à tout ce que l’on possède, c’est-à-dire, trouver la bonne place pour chaque objet. Elle dit même que «quand on choisit ce que l’on veut garder, on demande à son coeur; mais lorsqu’il est temps de trouver où ranger un objet, on doit demander à sa maison». Parce que oui, dans la méthode KonMari, il faut aborder les objets comme s’ils étaient des être vivants.

La méthode de rangement de Marie Kondo est tout aussi fascinante que sa méthode pour désencombrer. En effet, plusieurs éléments de son approche sont non seulement très pratiques, mais aussi, étonnamment digne d’un compte Instagram :

  • Ranger les items semblables ensembles;
  • Ranger les articles de taille similaire ensemble;
  • Ranger ses T-shirts pliés et debout dans ses tiroirs de façon à mieux les voir;
  • Ranger ses T-Shirt plus foncés dans le fond de ses tiroirs et les plus pâles à l’avant;
  • Ranger autant que possible ses choses dans des tiroirs;
  • Ranger les objets que l’on utilise souvent à portée de main, et ceux que l’on utilise moins souvent, dans des endroits plus difficiles d’accès;
  • Utiliser des boîtes de rangement pour organiser l’espace dans ses tiroirs;
  • Placer ses souvenirs dans une «boîte aux trésors»;
  • Utiliser des boîtes de rangement transparentes pour entreposer ses objets;
  • Ranger ses vêtements les plus longs ou plus foncés à gauche et les plus courts ou plus pâles à droite;
  • Ranger ses sacs plus petits dans des sacs plus grands.

Les avantages de la méthode KonMari

La méthode KonMari comporte plusieurs avantages :

  • Elle est axée sur une démarche personnelle;
  • Elle nous permet d’apprécier davantage les objets que l’on choisi de garder;
  • Elle nous permet de voir d’un meilleur œil les objets dont on se départit;
  • Elle incite à l’introspection et à une meilleure connaissance de soi et de ses besoins;
  • Ses astuces de rangement nous permettent de mieux voir ce que l’on possède.

Les bémols de la méthode KonMari

Si la méthode semble à prime abord intéressante sur le fond, on peut toutefois s’interroger sur son efficacité. En effet, plusieurs objets que l’on conserve ont plutôt une valeur pratique et ne vont pas nécessairement nous mettre en émoi en les regardant. On n’a qu’à penser à un balai ou à un porte-poussière, par exemple. Autre exemple : les papier d’impôts que l’on doit conserver pour un laps de temps défini par la loi. L’autre piège, c’est que l’on soit tenté de garder des objets uniquement à cause de leur valeur sentimentale à nos yeux alors qu’ils nous sont totalement inutiles ou désuets.

Mon autre problème avec l’approche KonMari, c’est le fait que Marie Kondo considère correct» et encourage même fortement de se départir d’objets que l’on a déjà mais qui ne nous rendent pas heureux pour d’autres similaires mais qui nous rendent heureux. Pour reprendre mon exemple du ballai et du porte-poussière, elle croit que si ces articles ne nous rendent pas heureux, nous pouvons donc en toute bonne conscience les remplacer par de nouveau plus beaux. Oui, logiquement, s’ils sont plus beaux, nous aurons davantage envie de les utiliser, mais je trouve personnellement que cette façon de faire est très peu écologique et encourage la surconsommation. Elle ne correspond donc pas vraiment à mes valeurs. Dans ce cas-là, je préfère conserver des objets que je préfère moins et, une fois qu’ils seront désuets, les remplacer à ce moment-là par d’autres que je trouve plus beaux.

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Mon expérience avec la méthode KonMari

Dernièrement, j’ai procédé au grand désencombrement de mes vêtements (je vais t’en parler plus en détails dans un prochain article). Étonnamment, sans avoir eu fini de lire le mode d’emploi complet proposé par Marie Kondo au moment où j’ai commencé mon processus, j’ai pourtant instinctivement appliqué certaines des règles qu’elle propose de suivre, comme celle de désencombrer par catégorie et même de commencer par désencombrer les vêtements en premier.

Par contre, pour être un peu plus rapide et efficace, j’ai plutôt commencé par mettre de côté les vêtements que je n’utilisais plus depuis x mois ou x années. Ensuite, pour le reste, puisque je souhaitais réduire de façon significative la quantité de vêtements que je possédais, j’ai pensé bon mettre en application la fameuse question : «Est-ce que ce vêtement m’apporte de la joie?». À ma grande surprise, cette question m’a beaucoup aidé à faire un nouveau tri dans les vêtements restants. Mais encore là, j’ai adapté la méthode KonMari et je l’ai un peu modifiée : j’ai plutôt cherché à savoir si les vêtements me rendaient heureuse QUAND JE LES PORTAIS, parce que non seulement mon corps avait changé, mais la question de confort est également très importante pour moi, deux choses qu’il est impossible de vérifier en tenant ses vêtements dans ses mains.

Pour l’instant, je n’ai pas l’intention d’appliquer la question de la joie pour chacun de mes objets, car je suis aussi quelqu’un de pragmatique et que j’ai besoin de penser de manière logique. Par exemple, j’avais deux robes de maternité qui me procuraient énormément de joie en les voyant et en les prenant dans mes mains. Toutefois, dès que je les mettais sur moi, elles ne m’allaient évidemment pas aussi bien que lorsque j’avais ma belle bedaine de grossesse (et la poitrine, aussi). J’ai donc dû me résigner à les entreposer… au cas où j’aurais un autre enfant. Je me suis aussi rendue compte que certains vêtements ne me procuraient pas nécessairement de la joie si c’étaient des vêtements hors saison. Comme c’est présentement l’été au moment d’écrire cet article, les vêtements d’hiver ne m’attiraient pas forcément, étant souvent plus foncés (j’ai besoin de porter de la couleur l’été, je déteste généralement être en noir à ce temps-ci de l’année).

Et toi : as-tu commencé à désencombrer chez toi? Si oui, comptes-tu utiliser la méthode KonMari? Si tu l’as mise en pratique, n’hésite pas à partager ton expérience en commentaire!

Le bonheur de désencombrer

Le bonheur de désencombrer

Est-ce que tu envies les photos d’intérieurs épurés et bien rangés que l’on voit dans les magazines? Moi oui! Non seulement on dirait que mes enfants prennent un malin plaisir à étendre leurs jouets (et mes choses) n’importe où, mais j’ai constamment l’impression d’avoir trop d’objets sur mes comptoirs ou mes étagères, ou même dans mes tiroirs et mes placards. Bref, je me sens envahie. C’est pourquoi depuis un an, j’essaie d’épurer le plus possible (même si ce n’est pas toujours facile) et à chaque fois, je me sens tellement mieux! Comme si je m’étais départie d’un poids, ou comme si j’avais enfin réussi à enlever une petite roche qui se serait glissée dans mes souliers. Mais se débarrasser d’objets nous rend-il vraiment plus heureux, comme le prétendent les spécialistes du rangement? Et si oui, comment faire pour désencombrer efficacement son intérieur afin d’avoir un impact réel et durable sur notre bien-être?

Vivre à travers les objets

Dans les pays occidentaux, nos lieux de vie contiendraient 10 fois trop d’objets de toutes sortes. Oui, oui, tant que ça! On accumule ainsi à outrance vêtements, articles de cuisine, accessoires de décorations, outils, souvenirs de voyage… Ceci serait dû non seulement au fait que notre société encourage la surconsommation, mais aussi à la pulsion d’accumulation qui est innée chez l’humain. On le voit même chez les enfants : mon garçon, par exemple, est un collectionneur-né. Partout où il va, il a envie de ramasser des roches, des cocottes, des feuilles ou tout autre petit objet qu’il trouve. Cette manie a permis à nos ancêtres de survivre en accumulant des objets pour se protéger du froid et de la famine, par exemple. C’est donc dire que nous avons naturellement envie d’accumuler des choses pour assurer notre confort.

Un autre phénomène qui explique notre besoin d’accumuler des objets est le fait qu’aujourd’hui, nos possessions renvoient une image de ce que l’on est aux autres et à nous-même. C’est ce qu’on appelle la théorie du soi étendu. De plus, les objets nous rassurent et viennent combler un vide existentiel qui, bien souvent, n’est que dans notre tête.

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Les bienfaits de désencombrer sur notre bien-être

Alors, pourquoi vouloir désencombrer si accumuler des objets nous donne un sentiment de sécurité? Parce qu’un surplus d’objets a, à la longue, l’effet complètement inverse. C’est d’autan plus vrai que, depuis quelques années, la tendance du cocooning nous amène à voir notre maison comme un cocon douillet, un refuge où passer du temps et se ressourcer. Pourtant, notre intérieur surchargé fait en sorte que l’on s’y sent à l’étroit et accablé alors que que l’on voudrait plutôt s’y sentir bien.

Faire le ménage dans notre tête

Psychologiquement, notre intérieur est bien souvent le reflet de notre état d’esprit. Les personnes qui ont des espaces de vie bien rangés sont souvent des personnes tout aussi organisées dans leur quotidien alors qu’au contraire, les personnes bordéliques ont tendance à être des personnes désordonnées. Si certains semblent très bien vivre dans le désordre, il est reconnu qu’un espace qui déborde d’objets accapare notre cerveau qui y voit autant de choses à ranger, donc des tâches à faire. C’est pourquoi une pièce en désordre nous épuise et nous stresse au lieu de nous faire sentir mieux.

Se défaire de la pollution visuelle

Quand une pièce est encombrée, notre œil ne sait pas où se poser : il va donc balayer constamment la pièce et passer d’un objet à l’autre, ce qui épuise. Ce phénomène est d’ailleurs reconnu en publicité où les espaces blancs (ou «vides») jouent un rôle-clé. En effet, les espaces vides permettent à notre cerveau de voir tout de suite les choses essentielles. Une publicité surchargée fait en sorte que la personne risque de passer outre notre message, parce qu’il y a simplement trop de choses à lire et à voir : celle-ci n’est donc pas efficace et rate complètement sa cible.

Je te l’accordes : notre lieu de vie n’est pas une publicité. Par contre, désencombrer permet de se défaire d’une certaine pollution visuelle qui nous détourne de l’essentiel. Par exemple, dans un salon, que souhaites-tu voir en premier : ton divan confortable ou les objets qui traînent pèle-mêle? De plus, avoir la vue dégagée de tout obstacle visuel crée un effet de perspective qui est reconnu en biophilie pour favoiser un sentiment de liberté, d’ouverture, de sécurité et de contrôle.

Se sentir plus libre

L’enjeu, aujourd’hui, c’est que l’on souhaite se sentir plus légers et plus en accord avec soi-même. Se départir du superflu permet de se libérer de ce que signifient les objets pour nous, de tourner la page sur le passé et de se défaire de ce qui ne nous est plus utile. Il implique aussi de se consacrer davantage à l’instant présent, à ce dont nous avons réellement besoin ici et maintenant et non pas à ce dont on peut avoir besoin dans 10 ans.

De plus, pour plusieurs personnes, désencombrer mène à une réflexion beaucoup plus profonde sur leur relation à l’objet et leur permet de revoir leurs habitudes de consommation. On réalise bien souvent que l’on achète énormément de choses sur un coup de tête ou une impulsion qui n’a pas toujours sa raison d’être. Désencombrer peut donc t’amener un sentiment de liberté face à tes propres achats et faire en sorte que tu te sentes moins obligée de te procurer certains objets simplement parce que c’est la mode, par exemple.

Consacrer moins de temps à ranger et à nettoyer

En ayant moins d’objets, on consacre par le fait même beaucoup moins de temps à déplacer les objets, à les nettoyer et à les ranger. Ceci nous donne ainsi plus de temps pour profiter des choses qui comptent vraiment pour nous et pour passer plus de temps avec la famille et les amis.

Retrouver plus facilement ses affaires

Désencombrer permet également de retrouver plus facilement et plus rapidement les objets dont on a besoin. Les jeux de type cherche et trouve en sont la preuve : c’est tout un défi de retrouver des objets au travers de nombreux autres objets hétéroclites!

Ranger et trier : une action thérapeutique

Le fait de ranger et de faire le tri est par ailleurs thérapeutique au sens où elle découle de ce que l’on appelle l’«activation comportementale». Ce type de thérapie consiste à réaliser une action ou une tâche avec un but défini. Ceci a pour effet de nous faire sentir plus en contrôle et nous donne le sentiment d’avoir accompli quelque chose une fois qu’elle est terminée, d’où la sensation de bien-être qui en découle.

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Comment désencombrer efficacement son intérieur

Par où commencer pour désencombrer? Devant l’immensité de la tâche à accomplir, il est normal de ne pas savoir où donner de la tête. Près de la moitié des personnes qui souhaitent effectuer un tri dans leurs possessions sont dépassés par la tâche et ne savent pas par où commencer ou comment s’y prendre, si bien qu’ils retardent le moment de le faire.

Aussi, beaucoup vont avoir pour réflexe de désencombrer en achetant simplement plus de meubles de rangement. Erreur! Si les meubles peuvent être utiles dans certains cas pour ranger efficacement nos effets personnels, il n’en demeure pas moins que l’idée de désencombrer n’est pas seulement de prendre nos objets et de les cacher, mais justement de limiter nos possessions et de se départir de ce qui ne nous sert plus afin de simplifier notre intérieur et notre vie. Tu n’es pas non plus obligée de devenir minimaliste si tu ne le souhaites pas : il faut que tu trouves ton propre équilibre entre posséder trop de choses et ne pas en posséder assez.

Pour t’aider dans ta démarche, voici les étapes pas à pas pour désencombrer efficacement ton intérieur et pourvoir profiter des nombreux bienfaits d’un espace bien rangé et épuré.

1— Trouver son objectif

Avant de commencer à désencombrer, il est bien de te demander ce qui te pousse à le faire. Que souhaites-tu en retirer comme bénéfice? Veux-tu consacrer moins de temps à ranger, à faire le ménage ou la lessive? Veux-tu un intérieur qui respire et dans lequel tu te sens bien? Trouver la raison pour laquelle tu désencombres va t’aider à rester motivée.

Voici quelques exemples de raisons pour désencombrer :

  • Avoir plus de temps pour ce qui compte vraiment;
  • Se sentir moins stressée;
  • Trouver plus facilement et rapidement ses choses;
  • Se sentir plus libre;
  • Apprécier davantage ce que l’on possède;
  • Avoir plus d’espace chez soi.

Pour t’aider à rester motivée, tu peux créer un moodboard avec des images et des citations inspirantes qui représentent ton objectif et l’exposer bien en vue. De cette façon, si jamais tu te décourages, tu pourras te rappeler POURQUOI tu as commencé cette démarche de désencombrement.

2— Commencer tranquillement

Certaines personnes vont peut-être préférer y aller d’un coup, comme on enlève un diachylon. Par contre, ce n’est pas ce qui est conseillé de faire. En effet, pour beaucoup d’entre nous, le processus de désencombrement est long et peut même s’avérer difficile psychologiquement, parce qu’on se rend bien vite compte que l’on est énormément attaché aux objets. Il vaut donc mieux s’y attaquer lorsque l’on se sent prêt, mais aussi, y aller par petites doses. L’important est de ne pas se brusquer et d’y aller à son rythme.

Par exemple, l’experte en rangement Elvira Petit suggère de commencer par le tri des papiers administratifs, puisque aucune émotion n’y est rattachée. En suivant ce même principe, on peut aussi commencer par désencombrer notre salle de bain ou nos armoires de cuisine de tous les articles périmés qui n’ont plus lieu d’être. Se faisant, on aura peut-être ensuite envie de procéder à un désencombrement plus complet de nos espaces de vie.

3— Localiser notre désencombrement

Dans le même esprit que celui de commencer tranquillement, il est préférable de focaliser notre attention sur une pièce, un meuble, un tiroir ou un placard à la fois. De cette façon, les chances sont que l’on voit plus rapidement les effets de son processus de désencombrement. On a aussi tendance à se décourager moins facilement devant l’ampleur de la tâche. En désencombrant de façon localisée, on circonscrit également le désordre que l’on crée pendant que l’on trie nos différents objets.

4— Faire l’inventaire de ses possessions

Si on veut vraiment désencombrer, il faut TOUT vider. Parce que oui : pour mieux ranger, il faut d’abord «dé-ranger». Cette étape est primordiale pour éviter d’avoir un même objet en plusieurs exemplaires. On met tout sur le lit, par terre, ou sur une table. On classe ensuite les éléments qui ont une fonction semblable ensemble. Pour t’aider, tu peux prendre une feuille et y inscrire tes conclusions : y a-t-il des choses que tu as en trop? Si oui, lesquelles?

Après ça, on fait quatre piles :

  • Une pile d’objets que l’on veut absolument garder;
  • Une pile d’objets abîmés;
  • Une pile d’objets en trop;
  • Une pile d’objets qu’on n’est pas sûr si on doit garder ou non.

5— Trier sa pile d’objets abîmés

Pour chaque objet abîmé, il faut se poser les questions suivantes :

  • Cet objet peut-il être réparé? Si la réponse est non, on jette!
  • Vais-je vraiment utiliser cet objet si je le répare? Si oui, on le fait réparer. Si non, on le donne à quelqu’un qui peut en avoir besoin.

6— Trier sa pile d’objets en trop

Ça ne sert souvent à rien d’avoir le même objet en deux, trois voire quatre exemplaires ou plus : on les donne à des proches, à des friperies, à des organismes de charité ou on les met à vendre sur des sites de petites annonces comme Marketplace (Facebook), Kijiji ou LesPAC.

7— Conserver uniquement ce qui nous est utile

Une fois qu’on a trié ses objets abîmés ou en trop, il est maintenant temps de revoir sa pile d’objets que l’on veut absolument garder. Pour chaque objet, on doit se demander si il nous est vraiment utile.

Quelques pistes pour savoir si un objet nous est réellement utile :

  • Quelle est son utilité? Est-ce que celle-ci est récurrente, c’est-à-dire que tu en as besoin pour quelque chose de précis à chaque année? C’est le cas, par exemple des décorations de Noël;
  • Quand l’ai-je utilisé pour la dernière fois? Si ça remonte à plus de un an, les chances sont que tu ne t’en serviras jamais;
  • Si tu es tenté de garder un objet seulement «au cas où» tu en aurais besoin, demandes-toi : Au cas où quoi? Quel est ce «au cas où»? Bien souvent, on réalise qu’on garde cet objet pour un «au cas où» qui n’existe pas vraiment;
  • Si tu souhaites le garder pour plus tard, par exemple, pour tes enfants ou tes petits enfants, demandes-toi : cet objet risque-t-il d’être démodé ou désuet plus tard? De plus, on ne pense pas toujours à ça, mais les objets que l’on n’utilise pas ont tendance à dépérir avec le temps si ils ne sont pas entreposés correctement.

8— Faire une boîte de «Ne sais pas»

On prend la pile d’objets que l’on n’est pas certain de devoir garder ou non, on met tout dans une boîte et on l’entrepose pour quelques mois, généralement entre 6 mois et 1 an maximum. Si on n’a pas utilisé les objets contenus dans cette boîte d’ici là, on s’en débarrasse : c’est qu’on n’en a pas besoin.

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Comment garder un intérieur désencombré

Une fois notre processus de désencombrement terminé, il peut être tentant de revenir à ses anciennes habitudes après quelques temps. Pour éviter de te retrouver à nouveau envahie par les objets, voici quelques petites astuces simples que tu peux facilement mettre en place chez toi :

1— Bien ranger chaque chose à sa place

En rangeant ses choses de manière logique et ordonnée, on évite d’acheter d’autres objets similaires et donc d’accumuler inutilement.

2— Instaurer une routine de rangement

Pour éviter que les objets traînent à nouveau, il est important de consacrer quelques minutes par jour au rangement. De cette façon, nous avons moins l’impression d’être encombrés au quotidien et ne perdons pas toute notre fin de semaine à ranger. Il est donc préférable de ranger au fur et à mesure les objets qui traînent au lieu de reporter toujours à plus tard.

3— Appliquer la règle du «un qui entre, un qui sort»

La plus grande cause de désordre est que l’on continue à faire entrer de nouvelles choses chez nous sans en faire sortir. En appliquant cette règle, on évite ainsi d’accumuler et de se retrouver à nouveau envahie par les objets.

4— Garder un espace dédié au superflu

En ayant une boîte dédiée en permanence au superflu dans un placard ou un autre endroit chez soi, on peut ainsi y mettre au fur et à mesure les objets qui ne nous sont plus utiles. Une fois que la boîte est pleine, on propose les objets à nos proches, on les apporte à une friperie ou on les donne à un organisme de charité.

5— Ne jamais quitter une pièce les mains vides

Avant de quitter une pièce, prends l’habitude de regarder si tu y vois des choses qui ne sont pas à leur place. Si oui, est-ce qu’ils vont dans la pièce où tu te diriges? Sinon, peut-être que tu les rapproches de l’endroit où elles doivent être? En prenant cette habitude, tu ranges au fur et à mesure sans même t’en rendre compte!

Et toi : ressens-tu le besoin de désencombrer ton intérieur? À moins que tu ne l’aies déjà fait? Si oui, as-tu des trucs pour mener à bien cette tâche?

Shampooing sec minute directement de ton garde-manger

Shampooing sec minute directement de ton garde-manger

Avoir les cheveux gras n’est jamais plaisant. Mais pour toutes sortes de raisons (manque de temps, volonté d’espacer les shampoings), se laver les cheveux n’est pas toujours la meilleure solution pour régler la situation. C’est dans ces moments-là que le recours au shampooing sec devient utile. On en applique un peu, et bye bye l’excès de sébum! Et la meilleure des nouvelles, c’est que tu en as déjà dans ton garde-manger.

Pourquoi faire son shampooing sec soi-même

Si tu n’as pas encore lu mon article sur les raisons de faire ses soins de beauté soi-même, je t’invite fortement à le lire. Tu comprendras alors toute la logique derrière l’idée d’aller puiser ton shampoing sec dans ton garde-manger.

Sinon, voici un résumé concernant spécifiquement le shampooing sec :

  1. Pour économiser. Les shampooings secs que l’on retrouve en pharmacie coûtent en moyenne entre 6 et 10 $ pour 140 g. Ça peut paraître peu, mais les solutions que je te propose ici vont te coûter seulement… entre 0,50 et 3,50 $ du 100 g!
  2. Tu en as déjà chez toi. Les ingrédients pour faire du shampooing sec maison se retrouvent dans à peu près toutes les cuisines. Il s’agit d’aliments de base que tu utilises sûrement déjà. Sinon, ils sont accessibles dans absolument toutes les épiceries.
  3. Pour éviter d’utiliser des produits potentiellement toxiques pour toi. Pas moins de 10 500 agents chimiques seraient utilisés dans nos produits de soins corporels. S’ils ne sont pas tous toxiques, plusieurs d’entre eux sont toutefois associés à un risque accru de cancer.
  4. Pour diminuer ton impact environnemental. En plus de contenir des ingrédients potentiellement nocifs pour les poissons et la faune, les shampooings secs du commerce sont généralement vendus en spray. Les produits en aérosol, comme les shampooings secs, libèrent des particules organiques volatiles néfastes pour l’environnement en plus d’être à la base de problèmes respiratoires.
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Les différents shampooings secs maison

Pour retirer l’excès de sébum de tes cheveux, c’est très simple : il te faut simplement une poudre. Oui : c’est tout! En plus, elles matifient et donnent du volume à la chevelure en un rien de temps.

Il existe une panoplie de poudres que l’on utilise en cuisine. Tu peux donc piger parmi l’une d’entre elles selon ce que tu as chez toi ou la couleur de tes cheveux :

  • Fécule de maïs. C’est la poudre la plus populaire pour l’utilisation en shampooing sec maison. Elle a l’avantage d’être très abordable et absorbante. Par contre, le maïs fait partie des grandes monocultures mondiales, entraînant une perte importante de biodiversité partout où elle est implantée. Il vaut mieux lui préférer une autre sorte de fécule, comme celle d’arrow-root.
  • Farine. Très abordable, elle a l’avantage d’être un aliment de base de plusieurs recettes. Je parie que tu en as même déjà chez toi!
  • Fécule d’arrow-root (ou marante). Très absorbante, elle est toutefois un peu plus difficile que la fécule de maïs (tu devrais pouvoir en trouver dans les magasins d’aliments naturels). Elle a l’avantage d’être plus fine et soyeuse.
  • Poudre de cacao cru. Si tu as les cheveux bruns ou foncés, c’est la poudre parfaite pour toi! C’est ce que j’utilise. Tu peux l’utiliser seule ou bien la mélanger avec l’une ou l’autre des poudres.
  • Cannelle. C’est la poudre qui est conseillée aux cheveux roux. Dans toutes les recettes que j’ai vues, la cannelle était mélangée avec soit de la farine, soit de la fécule.
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3 recettes de shampooing sec maison selon la couleur de tes cheveux

Bien que tu puisses utiliser les poudres énumérées ci-dessous seules, tu peux aussi les mélanger ensemble afin d’adapter la couleur de ton shampooing sec à celle de tes cheveux. N’hésite d’ailleurs pas à revoir les quantités de chacune des poudres au besoin. Tu peux également choisir d’y ajouter 3 à 4 gouttes d’huile essentielle de ton choix pour ajouter une odeur plus agréable.

Pour se faire, il te suffit de mélanger les ingrédients de l’une des trois recettes suivantes dans un bol ou un contenant hermétique.

Pour les cheveux blonds ou blancs

  • 2 c. à soupe de fécule ou de farine;
  • 1 c. à soupe (30 ml) de bicarbonate de soude.

Pour les cheveux bruns ou châtains

  • 2 c. à soupe de fécule ou de farine;
  • 2 c. à soupe (30 ml) de poudre de cacao cru.

Pour les cheveux roux

  • 2 c. à soupe de fécule ou de farine;
  • 2 c. à soupe de cannelle.
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Comment utiliser ton shampooing sec maison en 2 étapes faciles

Maintenant : comment appliquer une poudre lorsqu’on est habituée d’utiliser un shampooing sec en spray?

1— Appliquer

Il suffit d’en appliquer un peu sur les racines ou sur les mèches problématiques. Tu peux le faire avec tes doigts, en utilisant un contenant avec un embout troué (comme ceux utilisés pour les épices) ou avec un pinceau à fard à joue.

Conseil d’ami : tu vas peut-être préférer l’appliquer au-dessus d’un lavabo, étant donné qu’il est possible qu’une partie de ton shampooing sec tombe de tes cheveux. Tu peux aussi mettre une serviette sur tes épaules pour éviter d’en avoir sur tes vêtements.

2— Brosser

Évidemment, tu ne veux pas rester avec de la poudre dans tes cheveux. Tu ne voudrais pas ressembler à Cruella d’Enfer non plus, n’est-ce pas? Je te rassure : la poudre part facilement après quelques bons coups de brosse, lesquels permettent d’ailleurs de bien répartir ton shampooing sec sur tes cheveux. Tu peux aussi secouer ta tête au-dessus du lavabo avec tes doigts.

Mon expérience personnelle avec le shampooing sec maison

Personnellement, quand j’ai besoin de rafraîchir mes cheveux, j’aime beaucoup utiliser uniquement de la poudre de cacao que j’applique directement sur mes racines ou certaines mèches plus grasses. Je brosse ensuite avec une brosse en poils de sanglier ou avec mes doigts. La poudre de cacao seule fonctionne pour l’instant à merveille pour moi, je n’ai donc pas ressenti le besoin d’essayer de la mélanger à autre chose.

En espérant t’avoir convaincue de la facilité de faire ton propre shampooing sec à la maison!

Pourquoi faire ses produits de soins de beauté soi-même

Pourquoi faire ses produits de soins de beauté soi-même

On m’a récemment demandé pourquoi j’utilisais plus souvent qu’autrement des produits tirés de mon garde-manger pour mes soins de beauté. L’idée peut en effet paraître folle pour les non initiées… J’avoue que moi-même je me serais regardée avec de gros yeux il y a quelques années si je m’étais vue en train de me démaquiller le visage avec du lait d’avoine! Mais je te le jure : peut importe tes raisons de faire le saut (il y en a plusieurs), l’essayer, c’est l’adopter!

La petite pharmacie minimaliste

Il y a quelques mois, j’ai fais un grand ménage du contenu de ma pharmacie. J’y ai découvert TELLEMENT de cosmétiques :

  • Que je n’avais jamais utilisés;
  • Qui n’avaient jamais marché pour moi;
  • Qui étaient périmés depuis longtemps ;
  • Que je n’avais AUCUNE ESPÈCE D’IDÉE de ce qu’il y avait dedans.

En voyant ça, j’ai réalisé que je n’avais pas besoin d’au moins la moitié des produits cosmétiques que j’achetais… Tous ces dollars dépensés POUR RIEN! Mais pas seulement ça : tous ces produits prenaient ÉNORMÉMENT de place inutilement dans mes armoires.

Il faut aussi dire que je me suis toujours sentie comme un extraterrestre dans le rayon des cosmétiques de ma pharmacie. Je n’ai jamais vraiment su quels produits acheter pour ma peau ou mes cheveux. J’ai donc cherché des conseils qui m’ont amené à acheter BEAUCOUP de produits que j’ai testés… souvent sans succès. Si par bonheur ceux-ci marchaient, ils coûtaient par contre très cher.

Donc quand j’ai découvert que les produits que j’avais déjà dans mon garde-manger pouvaient AUSSI servir à prendre soin de ma peau et de mes cheveux, tu comprendras que je me suis dit que, rendue où j’en étais, je n’avais vraiment rien à perdre.

  1. J’avais déjà ces produits chez moi, donc pas besoin d’aller les acheter pour les essayer;
  2. Si ça ce mange, ça doit aussi être bon pour notre peau et nos cheveux… non?

Et tu veux savoir le plus beau dans tout ça? C’est que la plupart du temps, les produits de soins naturels faits soi-même fonctionnent aussi bien que les produits cosmétiques du commerce.

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Les produits de beauté : pas toujours bons pour nous et l’environnement

Sais-tu réellement ce qui entre dans la composition des produits de beauté que tu utilises quotidiennement sur ta peau et tes cheveux? À moins que tu ne sois une scientifique, probablement que non… Si tu prends un produit au hasard, il est fort possible que tu sursautes devant la liste des ingrédients aux noms imprononçables. Et ça, c’est sans compter les produits chimiques que les compagnies ne sont pas tenues de dévoiler…

En effet, les fabricants ne sont pas obligés d’indiquer en détail tous les ingrédients qui composent les fragrances sur l’étiquette d’un produit. À la place, le terme générique de «parfum» est utilisé, ce qui représente généralement un mélange mystérieux de dizaines de produits chimiques.

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Des ingrédients potentiellement…toxiques?

Selon la Fondation David Suzuki, pas moins de 10 500 agents chimiques seraient utilisés dans nos produits de soins corporels. S’ils ne sont pas tous toxiques, plusieurs d’entre eux sont toutefois associés à un risque accru de cancer.

En se basant sur les résultats de recherche de plusieurs organismes scientifiques et groupes de pression respectés, notamment Campaign for Safe Cosmetics, Breast Cancer Fund, Environmental Defence, l’Association pour la santé environnementale de la Nouvelle-Écosse (Guide des produits les moins toxiques), Toxic Free Canada (CancerSmart) et Action cancer du sein de Montréal, la Fondation David Suzuki a identifié au moins 12 ingrédients à éviter :

  1. BHA et BHT. On les retrouve dans les produits hydratants, le maquillage et d’autres produits et sont suspectés d’interférer avec les fonctions hormonales et d’être cancérigènes (BHa). Ils sont aussi nocifs pour les poissons et la faune.
  2. Les colorants dérivés du goudron de houille: p-phenylenediamine et des colorants identifiés par « CI » suivi de cinq chiffres. La p-phénylènediamine est utilisée dans certaines teintures pour cheveux; d’autres couleurs sont employées dans de nombreux produits cosmétiques. Ils pourraient être cancérigènes et contenir des métaux lourds toxiques pour le cerveau.
  3. DEA, cocamide DEA et lauramide DEA. On les retrouve dans les cosmétiques crémeux et moussants tels que les produits hydratants et shampooings. ils peuvent réagir avec d’autres substances et former des nitrosamines cancérigènes. Ils sont nocifs pour les poissons et la faune.
  4. Dibutyl phthalate. Le phtalate de dibutyle est utilisé comme plastifiant dans les produits pour les ongles. Il est considéré comme toxique pour la reproduction et suspecté d’interférer avec la fonction hormonale. Il est nocif pour les poissons et la faune.
  5. Les libérateurs de formaldéhyde: DmDm hydantoin, diazolidinyl urea, imidazolidi-nyl urea, methenamine, quarternium-15 et sodium hydroxymethylglycinate. Ces agents de conservation sont utilisés dans une large gamme de produits cosmétiques. Ils libèrent de façon lente et continue de petites quantités de formaldéhyde, une substance cancérigène.
  6. Paraben, methylparaben, butylparaben et propylparaben. Les parabènes sont largement utilisés comme agents de conservation. Ils sont considérés comme perturbateurs endocriniens et pourraient interférer avec les fonctions reproductrices mâles.
  7. Parfum. Ce qu’on appelle «parfum» dans les produits cosmétiques est en fait une mixture de produits chimiques qui peuvent déclencher des allergies et de l’asthme, dont certains sont associés au cancer et à l’intoxication des neurones. Il est nocif pour les poissons et la faune.
  8. Les PEG (par ex. le peg-60). Ils sont utilisés dans certaines bases de crèmes cosmétiques. Le peg-60 peut contenir du 1,4-dioxane, potentiellement cancérigène.
  9. Petrolatum. Il est utilisé dans certains produits capillaires pour la brillance et en tant que barrière hydratante dans les baumes à lèvres, les rouges à lèvres et les produits hydratants. Il s’agit d’un produit pétrochimique pouvant contenir des impuretés cancérigènes.
  10. Les siloxanes : cyclotetrasiloxane, cyclopentasiloxane, cyclohexasiloxane et cyclo-methicone. Les siloxanes sont utilisés dans les produits cosmétiques pour assouplir, lisser et humidifier. Le cyclotetrasiloxane est considéré comme un perturbateur endocrinien et comme une substance potentiellement toxique pour la reproduction. Ils sont nocifs pour les poissons et la faune.
  11. Sodium laureth sulfate. On le retrouve dans les produits moussants tels que les shampooings, les produits nettoyants et les produits pour le bain. Il peut contenir du 1,4-dioxane, potentiellement cancérigène.
  12. Triclosan. On le retrouve dans les produits antibactériens tels que le dentifrice, les nettoyants et les antiperspirants. Il est suspecté d’interférer avec la fonction hormonale et de contribuer à la bactérie qui résiste aux antibiotiques. Il est nocif pour les poissons et la faune.

Source : Fondation David Suzuki.

Selon un sondage mené encore une fois par la Fondation David Suzuki en 2010 auprès de 6 243 personnes de tous âges, 80% des produits de soins corporels qu’ils utilisaient quotidiennement contenaient au moins un des 12 ingrédients à éviter identifiés plus haut. C’est ÉNORME! Ce qui est plus inquiétant encore, c’est que même un grand nombre de produits pour bébés en contiennent!

Moins de produits différents, moins d’emballages

Tu n’es pas sans savoir que la très grande majorité des produits cosmétiques sont vendus dans des contenants en plastique. Et non seulement ça, mais les experts en marketing ont même parfois pensé bon ajouter un emballage en plastique ou en carton supplémentaire autour du produit. Tu imagines un peu toute la pollution inutile que ça fait?

En choisissant de faire soi-même ses produits de soins corporels et capillaires, on contribue à diminuer grandement notre impact sur l’environnement dû au suremballage. En effet, la plupart des aliments dont tu as besoin peuvent être achetés en vrac ou en plus grande quantité, limitant ainsi le nombre d’emballages de carton ou de plastique que tu jettes.

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Des solutions naturelles, simples et peu coûteuses

Une autre raison pour laquelle je fouille dans mon garde-manger pour mes produits de soins de beauté, c’est par souci de simplicité. Je déteste quand c’est compliqué. Bien qu’il existe énormément de recettes de soins naturels DIY sur Internet qui te proposent de mélanger plein d’ingrédients, j’ai remarqué que, bien souvent, on n’a réellement besoin que de un ou deux ingrédients pour arriver pratiquement au même résultat. C’est tout. Les autres ingrédients permettaient plutôt de personnaliser la recette selon ses goûts.

En plus, plusieurs des produits corporels que l’on utilise coûtent cher. En optant pour des solutions tirées de ton garde-manger, tu :

  1. Maximise l’utilisation de ces ingrédients, donc tu évites de les gaspiller;
  2. Tu réduits tes dépenses, car tu utilises des ingrédients plus économiques.

Autre avantage que l’adepte de la simplicité en moi aime beaucoup : j’achète tous mes produits au même endroit, soit à l’épicerie de mon quartier.

Nos ancêtres avaient d’ailleurs recours à plusieurs épices, au miel, à des beurres naturels, à des huiles végétales et à différentes plantes pour prendre soin de leur peau et de leurs cheveux. Des ingrédients que tu as probablement déjà chez toi et dont tu peux profiter des bienfaits, toi aussi. Il suffit de choisir des ingrédients de qualité, donc biologiques de préférence. Troquer des produits toxiques contre d’autres produits toxiques serait en effet un peu contreproductif, tu ne trouves pas? En plus, tu peux privilégier l’achat de produits locaux, faits avec passion par des artisans ou des producteurs locaux. Une autre bonne raison d’adopter les soins naturels faits maison!

Est-ce que je t’ai donné envie d’aller piger toi aussi tes produits de beauté naturels dans ton garde-manger? Tu trouveras plein de recettes ou d’astuces naturelles ultra faciles à réaliser sur ce blogue, dont :

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Du beurre de cacao pour apaiser ta peau

Du beurre de cacao pour apaiser ta peau

Avec la Covid 19 qui nous a amené à nous laver les mains plus souvent, pas étonnant que notre peau devienne plus sèche et gercée. Je ne sais pas pour toi, mais la mienne prend même parfois des allures de sorcière! Et j’ai beau essayer de l’hydrater avec des lotions et des crèmes du commerce, je n’ai pas l’impression que ça aide tant que ça. J’ai même essayé des huiles réputées pour hydrater la peau, comme l’huile de tournesol, sans grande amélioration non plus. Mais j’ai fini par trouver un ingrédient miracle et qui en plus sent le bonheur : le beurre de cacao!

Les vertus du beurre de cacao

En plus d’entrer dans la composition d’un aliment qu’on adore (le chocolat), le beurre de cacao est un ingrédient 100 % naturel qui possède des bienfaits insoupçonnés pour notre peau. Il est même largement utilisé en cosmétique, bien qu’il demeure souvent dans l’ombre du beurre de karité, que l’on connaît mieux.

Riche en acides stéarique, palmitique et oléique, le beurre de cacao se révèle un puissant hydratant. Il est un allié pour les peaux sèches et abîmées qu’il apaise, nourrit et adoucit. Il pourrait même soulager certaines irritations comme l’eczéma et aider à la cicatrisation. On lui prête également des vertus anti-âge en raison des antioxydants qu’il contient, sans compter qu’il aiderait à prévenir l’apparition de vergetures chez les femmes enceintes et la formation de cellulite.

Si le beurre de cacao fait des merveilles sur les mains et le corps, il n’est toutefois pas recommandé de l’utiliser dans le visage, où il a plutôt tendance à boucher les pores. On peut seulement en appliquer sur les lèvres et le contour de yeux.

Une solution extrêmement simple

Je déteste quand c’est compliqué. L’avantage du beurre de cacao, c’est que je peux en acheter des pastilles à l’épicerie… biologiques et fabriquées localement en plus! Je n’ai donc pas à faire d’autres magasins ni à en commander en ligne. Quand j’ai la peau sèche, je sors alors une pastille du sac et je la fait fondre dans mes mains pour ensuite l’appliquer sur mes jointures (ce sont souvent elles les coupables). Si je n’utilise pas toute la pastille, je la mets dans un petit pot et je la garde pour plus tard. Pas plus compliqué que ça!

Et en plus, mes mains sentent le chocolat… Mmmmmm! On ne s’en plaindra pas!

Le miel à la rescousse de ton visage

Le miel à la rescousse de ton visage

Tu as envie d’une peau plus douce, lumineuse et en santé? Et si je te disais que tu avais probablement déjà dans ton garde-manger tout ce dont tu as besoin pour te faire un masque maison pour le visage? Oui, tu as bien lu! Le miel est en effet à la base de plusieurs recettes de masques maisons pour chouchouter ta peau au naturel. Je te propose de redécouvrir ses bienfaits ici.

Le miel : un allié beauté sous-estimé

Le miel est utilisé depuis des millénaires en médecine traditionnelle et en beauté. Il est par exemple très efficace comme sirop contre la toux (ce n’est pas moi qui le dit : c’est le Pharmachien!). Regorgeant d’antioxydants, de vitamines et de minéraux, il possède de nombreuses vertus et peut être utilisé pour tous les types de peau. Voici quelques-uns de ses bienfaits :

  • Hydratant. Le miel a la capacité de retenir l’eau et de la maintenir au sein de l’épiderme. Riche en sucres naturels, il contribue également à nourrir les couches supérieures de la peau.
  • Purifiant. Le miel nettoie les pores de la peau et contribue à la laisser plus douce et lumineuse. Ses propriétés anti-bactériennes aideraient même à combattre l’inflammation liée à l’acné.
  • Cicatrisant. Grâce notamment à sa teneur en vitamine A, le miel aide à la cicatrisation de la peau. Son utilisation peut même aider à diminuer l’apparence des cicatrices, unifiant ainsi le teint.
  • Anti-âge. En plus d’hydrater et de nourrir la peau, le miel contient des antioxydants qui contribuent à lutter contre le vieillissement. Il aiderait aussi à régénérer les cellules de la peau.

Comment utiliser le miel sur ton visage

Tu veux profiter des bienfaits du miel sur ta peau? Deux possibilités s’offrent à toi :

  1. Appliquer le miel seul directement sur ton visage;
  2. Combiner le miel avec d’autres ingrédients naturels pour booster son efficacité.

Dans les deux cas, il suffit de laisser le masque sur ton visage 15 à 20 minutes puis de rincer.

Évidemment, il vaut mieux privilégier un miel non pasteurisé et biologique. Le contenu du petit pot en forme d’ourson du commerce fonctionnera peut-être, mais ce n’est vraiment pas l’idéal… En effet, on veut un miel non pasteurisé pour qu’il soit le moins transformé possible, et bio pour éviter d’y retrouver des pesticides ou d’autres produits chimiques.

Quelques ingrédients que tu peux ajouter dans ton masque au miel

Voici quelques ingrédients qui sont employés dans certaines recettes de masques maison avec le miel. On ne mélange généralement pas plus de trois ou quatre ingrédients ensemble (miel inclus), à raison de 1 ou 2 cuillères à thé de chacun (pas plus!).

  • Certaines épices, comme le curcuma, le cumin, le paprika, la cannelle, la muscade ou le gingembre. La plupart de ces épices contiennent des antioxydants qui donnerait de l’éclat à notre visage en éclaircissant le teint et en ravivant la peau terne. Elles auraient également des propriétés antibactériennes. Pour te donner un exemple, le curcuma est depuis longtemps utiliser en Inde pour sublimer la peau. Il faut par contre faire attention : certaines épices peuvent irriter les peaux sensibles. Il est donc préférable de tester sur un petit bout de peau avant de s’en couvrir les visage au grand complet.
  • Du yogourt. Nourrissant, le yogourt apaise les peaux sèches. Il les réhydrate et contribue à les rendre plus douces.
  • De l’aloès. Véritable couteau suisse des soins naturels, l’aloès n’a plus besoin d’introduction tant ses multiples vertus pour la peau sont reconnues. Elle soulage les démangeaisons, adoucit, favorise la cicatrisation, resserre les pores, matifie, protège, nourrit, régule les peau grasses… On lui prête même des propriétés anti-âges!
  • De l’huile végétale. Les huiles végétales sont reconnues pour hydrater la peau. Il faut toutefois faire attention de privilégier des huiles qui bouchent peu ou pas les pores (ou «non comédogènes»), comme l’huile de tournesol ou de l’huile d’olive.
  • La poudre de cacao. Un peu comme les épices mentionnées ci-dessus, la poudre de cacao est régénérante, nourrissante, anti-inflammatoire et contient des antioxydants.
  • Le marc de café. Et si le marc de café de ton breuvage matinal servait aussi à améliorer l’apparence de ta peau? Il serait anti-âge, anticernes, tonifiant et exfoliant. On aime ça!
  • Les huiles essentielles. Selon ton type de peau, tu peux ajouter 1 ou 2 gouttes d’huiles essentielles de ton choix.

Pour ma part, j’aime bien le masque au curcuma. Je mélange 1 cuillère à thé de curcuma en poudre et 1 cuillère à thé de miel. J’en ai généralement pour 1 ou 2 autres utilisations avec ça. Je conserve le mélange quelques jours au frigo, comme je le ferais avec n’importe quel plat cuisiné.

Et toi, as-tu intégré le masque au miel dans ta routine beauté? Si oui, quelle recette préfère-tu?

Démaquillant maison tout doux au lait d’avoine

Démaquillant maison tout doux au lait d’avoine

L’avoine n’est pas bonne que dans ton gruau! Utilisée comme soin de beauté, elle est un atout insoupçonné pour hydrater, apaiser et régénérer ta peau, notamment celle de ton visage.

J’ai une peau mixte très sensible et difficile qui a tendance à faire des boutons à tout et à rien. Pour la démaquiller en douceur et l’hydrater, j’utilise désormais une astuce toute simple et naturelle : du lait d’avoine maison. Et ça marche!

Il faut dire que depuis le début du confinement, j’ai tendance à me maquiller beaucoup plus légèrement qu’avant. Je n’ai donc pas encore testé ce démaquillant avec un maquillage plus élaboré, mais pour le moment, il nettoie très bien ma peau.

Les bienfaits de l’avoine dans ton visage

L’avoine est réputée depuis des siècles pour ses propriétés hydratantes et régénératrices. Pour te donner une idée, les Grecs et les Romains en auraient mis dans leurs bains pour hydrater, apaiser et régénérer leur peau. Si certains sont déjà familiers avec son utilisation sur le corps, l’avoine mérite pourtant une place de choix dans notre routine beauté pour le visage. Riche en vitamine E, elle est l’alliée des peaux sensibles et réactives, mais également des peaux matures. De plus, comme elle est n’est pas un corps gras, l’avoine est idéale pour les peaux mixtes à grasses.

Recette de démaquillant maison au lait d'avoine

  • Portions: 2
  • Difficulté: Très facile
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Tu as envie toi aussi de profiter des bienfaits du lait d’avoine dans ton visage? Voici comment le faire toi-même.

Ingrédients

  • 1 cuillère à soupe (15 ml) de flocons d’avoine bio;
  • 1 tasse (250 ml) d’eau.

Instructions

  1. Mouds les flocons d’avoine au mélangeur;
  2. Verse l’avoine dans un pot en verre et ajoute l’eau;
  3. Laisse reposer quelques heures au frigo;
  4. Filtre au tamis puis remets-le au frigo. Secoue le pot avant chaque utilisation.

J’aime beaucoup la sensation que ce démaquillant laisse sur ma peau : elle semble plus douce et raffermie. En espérant qu’il fera aussi des merveilles sur la tienne!