Mon journal de bien-être : un outil pour cultiver la bienveillance et la gratitude au quotidien

Mon journal de bien-être : un outil pour cultiver la bienveillance et la gratitude au quotidien

L’été dernier, j’ai eu envie de me remettre au journaling afin de faire le bilan de mes états d’âme et de mon évolution dans cette période de grande transformation pour moi. Mais comme j’étais devenue une maman occupée, l’idée d’avoir un outil déjà formaté avec des questions où je n’avais qu’à écrire la réponse a commencé à germer dans mon esprit. Je souhaitais aussi mettre en place de plus saines habitudes de vie et prendre des actions pour mon bien-être à chaque jour et je cherchais un moyen de me motiver à les intégrer à ma routine quotidienne. C’est à ce moment-là qu’est né l’idée de Mon journal de bien-être. D’abord disponible en téléchargement, je l’ai ensuite peaufiné au fil de mes lectures pour les articles du blogue et au fil de mon évolution. C’est donc avec beaucoup de fierté que je t’annonce que celui-ci est maintenant disponible en format bloc-notes sur ma boutique Etsy!

Les bienfaits du journaling

Tenir un journal quotidien apporte de nombreux bienfaits. Tout dépendamment du type de journal que l’on souhaite remplir, il nous permet tout d’abord de s’accorder du temps pour soi. Il s’agit également d’un excellent moyen de faire le suivi de ses aspirations et objectifs, de se motiver à intégrer de nouvelles habitudes de vie plus saines, d’apprendre de ses erreurs et de cultiver une vision plus positive de la vie.

Mon journal de bien-être te permet de faire tout ça dans un seul et même outil. Chaque page (50 au total par bloc-notes) comprend différentes sections qui t’aideront à faire un bilan le plus complet possible de ta journée.

Un suivi complet de ton bien-être

Cet outil non daté te permet de suivre ton bien-être à tous les jours et de le commencer à n’importe quel moment de l’année. Tu peux même oublier de le remplir une journée sans te culpabiliser.

Tu y trouveras une section pour y décrire comment tu te sens et même pour faire le point sur ce qui n’a pas fonctionné et pourquoi afin de tirer des leçons des difficultés qui se sont présentées à toi durant la journée. Tu pourras aussi cocher les habitudes de vie plus saines que tu as mises en place dans ta journée afin d’améliorer ton bien-être. Cette liste peut même de servir d’inspiration afin de prendre soin de toi à chaque jour. Tu disposes même d’un espacement pour faire le suivi de ta consommation d’eau (estimée à environ 8 verres par jour).

Mieux comprendre les différents cycles pouvant t’affecter

Si tu as lu mon article Comment vivre davantage en harmonie avec son propre rythme, tu sais alors que je crois que les cycles de la lune, des saisons et même notre cycle menstruel peuvent affecter notre énergie et notre humeur. C’est pourquoi je les ai intégrés à ce journal avec, en bas de page, un bref résumé de leur influence possible sur nous. Porter une attention au moment où tu te situes dans ces différents cycles te permettra de mieux te connaître, mais aussi, de mieux comprendre ton comportement ou comment tu te sens à un instant précis.

Cultiver une vision plus positive de la vie

Mon journal de bien-être, c’est aussi une façon de t’aider à trouver la beauté et la douceur dans chaque journée qui s’écoule. Tu y trouveras une section pour noter un élément positif de ta journée (bien que tu puisses en énumérer plus qu’un, pourquoi pas!), une chose pour laquelle tu es reconnaissante et une chose dont tu es fière. Tu pourras même y écrire ton intention pour le lendemain, question de finir la journée en beauté et de commencer la suivante sur une note positive.

Tu souhaites prendre ton bien-être en main? Commande dès maintenant Mon journal de bien-être sur ma boutique Etsy.

Semer de beaux souvenirs toute l’année grâce au pot de gratitude

Semer de beaux souvenirs toute l’année grâce au pot de gratitude

Avec la nouvelle année et surtout les temps étranges que nous vivons actuellement, j’ai eu envie de te proposer une activité en lien avec la reconnaissance et la gratitude. Comme j’ai également une folle envie de faire des DIY par les temps qui courent, je t’invite à faire ressortir ta fibre artistique dans ce petit exercice qui aura certainement un impact positif tout au long de l’année à venir : faire un pot de gratitude. Une belle façon de t’aider à cultiver un regard bienveillant sur toi-même et sur ta vie pendant la prochaine année.

C’est Lynda Mencé sur Instagram qui m’a donné l’idée de cette activité pour débuter l’année du bon pied. Alors que beaucoup ont déjà réalisé leur bilan annuel et même leur visualisation de la prochaine année, j’ai trouvé que le pot de gratitude était un beau complément à intégrer dans sa routine de bien-être à l’aube du nouvel an. Je crois aussi que de profiter de la nouvelle année pour débuter un pot de gratitude sera une belle occasion, en décembre prochain, de relire tous les beaux mots inscrits jour après jour dans le pot et de se remémorer l’année qui vient de passer.

Le pot de gratitude : comment ça marche?

L’idée est simple : au lieu d’écrire dans un journal les petits bonheurs quotidiens pour lesquels on est reconnaissante à chaque jour, il suffit de transcrire le tout sur un bout de papier et à l’insérer dans un pot de ton choix. Le but est d’essayer de faire ressortir à chaque jour soit une chose pour laquelle tu es reconnaissante, soit une chose qui t’a rendu heureuse ou fière dans la journée. Lorsque tu te sens déprimée, tu peux piger dans ton pot de gratitude pour y retrouver de beaux et doux souvenirs ou des sources de bonheur pour toi.

Pourquoi commencer un pot de gratitude?

Le pot de gratitude est une forme de journaling qui nous invite à avoir une vision plus positive sur soi-même et sur sa vie. Il nous invite à trouver les beaux moments dans chaque jour qui passe.

Mais un des avantages du pot de gratitude est qu’il peut être placé bien en vue, comme une décoration positive qui te rappelle ta démarche de bien-être. Aussi, contrairement à un journal, il est plus difficile de lire ce que tu as écris dans les jours précédents, ce qui garde un effet de surprise pour quand tu décides de vider ton pot.

Je trouve également qu’il est amusant de décorer son pot à son image, de choisir les couleurs des papiers sur lesquels écrire ses souvenirs positifs. Ça me fait aussi penser à un concept qui m’a souvent fascinée quand j’étais petite : la bouteille à la mer. Mais ici, c’est une bouteille bien en vue que tu adresse à nulle autre que toi-même.

Quoi mettre dans un pot de gratitude?

De façon générale, un pot de gratitude sert à mettre sur papier des éléments de sa vie ou de sa journée pour lesquels on est reconnaissante. J’aime toutefois en faire une interprétation plus large et y inclure :

  • Des événements qui t’ont touchée/marquée/fait plaisir, comme quelqu’un qui t’a aidée ou complimentée;
  • De petits moments doux que tu as appréciés, comme prendre un café chaud en lisant un bon livre;
  • Ce que tu es reconnaissante d’avoir, comme ta famille, tes amis, la santé;
  • Les objets matériels que tu possèdes et qui t’aident dans ton quotidien (par exemple, un beau journal intime dans lequel tu écris tes pensées, ou même ta machine à café);
  • Les belles rencontres que tu fais;
  • Etc.

Quand commencer un pot de gratitude?

On peut commencer un pot de gratitude à n’importe quel moment, mas je trouve que le début de l’année se prête particulièrement bien à cet exercice. On peut alors choisir de faire un pot de gratitude annuel que l’on remplit durant toute l’année, puis que l’on vide pendant les derniers jours de décembre afin de faire un bilan des beaux moments vécus.

Le pot de gratitude étape par étape

Pour faire un pot de gratitude, il te faut :

  • Un contenant (pot en verre ou en plastique, une boîte, une tirelire);
  • Des bouts de papier à découper en petits rectangles ou carrés;
  • Des éléments de décoration pour personnaliser ton pot;
  • Un crayon.

Étape 1 : Choisir son contenant

Tu peux utiliser absolument n’importe quel contenant pour faire ton pot de gratitude. J’aimerais toutefois te sensibiliser à utiliser un contenant que tu as déjà chez toi afin de réduire ton impact environnemental. Par exemple, dans mon cas, j’ai récupéré un pot en verre de sauce tomate du commerce. Tu peux toutefois très bien utiliser n’importe quel contenant que tu as sous la main. Ça n’a même pas besoin d’être un pot à proprement parler : ça peut être une belle boîte, une tirelire ou même un joli sac, pourquoi pas!

Si tu souhaites utiliser un pot en verre du commerce, voici une technique simple pour enlever facilement l’étiquette collée autour :

  1. Remplir le pot d’eau chaude;
  2. Attendre quelques secondes;
  3. Décoller doucement le papier de l’étiquette;
  4. S’il reste un peu de colle, gratter doucement avec l’ongle ou un petit couteau à beurre. Tu peux aussi mettre un peu d’eau et de savon pour enlever l’excédent de colle.

Comme je voulais mettre mon pot en évidence afin de me souvenir d’y ajouter un élément par jour, j’ai pris beaucoup de plaisir à le personnaliser et à le décorer. Je t’encourage vivement à le faire si tu en as envie, même si ce n’est pas nécessaire.

Étape 2 : Découper des papiers

L’intérêt de choisir un pot en verre comme je l’ai fait, c’est que tu peux choisir de beaux papiers colorés qui vont agrémenter ton pot au fur et à mesure que tu vas le remplir. J’ai donc opté pour du papier de construction argenté et doré que j’avais à la maison pour faire du bricolage avec mes enfants, mais j’aurais aussi pu choisir d’autres couleurs ou même réutiliser des retailles de papier. Ton choix de papier va donc dépendre de la transparence de ton pot, de son emplacement ou de l’effet que tu veux créer avec celui-ci.

J’ai choisi de découper mes petits bouts de papier à l’avance afin d’en avoir pour plusieurs jours. De mémoire, j’ai ai pour environ 115 jours, peut-être même plus. Je vais conserver mes papiers dans un contenant que je vais cacher dans une armoire, tout près de mon pot de gratitude.

Je dois t’avouer que je n’ai pas pris de mesures pour découper mes papiers. J’ai simplement empilé plusieurs feuilles les unes sur les autres et découpé de petits rectangles avec des ciseaux.

Étape 3 : Écrire

Une fois ton pot prêt à l’emploi, tu peux maintenant commencer l’étape la plus importante, soit celle de garnir ton pot des beaux souvenirs, moments ou éléments pour lesquels tu es reconnaissante.

Pour ce faire, je te suggère —même si ce n’est pas nécessaire et que la majorité des concepts de pots de gratitude ne demandent pas de le faire— d’inscrire la date du jour sur le petit bout de papier, surtout si ce que tu souhaites y écrire est relié à un événement précis. Tu pourras ainsi prendre plaisir à te remémorer cette journée ou ce moment spécial. Aussi, en inscrivant la date, tu peux ainsi avoir une meilleure idée en vidant ton pot de quand tu as écris ce message : par exemple, est-ce que c’était au printemps, à l’été, à l’automne ou à l’hiver? En mars, en juin ou en octobre?

Autre chose : même si le but est d’écrire chaque jour, je crois qu’il ne faut pas non plus dramatiser si jamais on oublie ou si on saute une journée. Le but est de pouvoir garder une trace des petits bonheurs quotidiens et que tu puisses y revenir à la fin de l’année ou au moment que tu jugeras opportun.

Étape 4 : Relire tes beaux moments ou souvenirs

Tu es libre de relire les messages inscrits dans ton pot à n’importe quel moment où tu en ressens le besoin. J’aimerais toutefois te proposer ceci : et si on se donnait rendez-vous en décembre prochain pour vider nos pots et relire ensemble tous ces beaux souvenirs?

J’aimerais en effet te donner l’occasion d’utiliser le pot de gratitude pour faire le bilan de ton année et te rappeler toutes les belles choses que tu as vécues au cours de celle-ci.

D’autres personnes utilisent également le pot de gratitude pour se remonter le moral lors de moments plus difficiles. Ils pigent alors quelques papiers dans le pot et se rappellent alors des éléments positifs de leur vie.

Tu verras : de relire tous ces beaux moments, ces doux souvenirs et ces éléments pour lesquels tu es reconnaissante te fera chaud au cœur en plus de te faire apprécier davantage la chance que tu as d’être en vie.

Et toi, as-tu déjà utilisé un pot de gratitude? N’hésite pas à me partager ton expérience en commentaire.

Peu importe quand tu liras cet article, je te souhaite une très belle année remplie de bonheur, d’amour (sous toutes ses formes) et de santé.

Dessiner pour aider à lâcher prise

Dessiner pour aider à lâcher prise

T’arrive-t-il d’avoir de la difficulté à te détacher d’une personne ou d’une situation malsaine pour toi? Tu sais, le genre qui te draine de l’énergie et qui génère des émotions négatives telles que la tristesse, la colère, l’envie, la haine, l’anxiété… Toutes ces émotions créent de la souffrance consciente ou inconsciente et nous épuisent. D’où l’importance d’apprendre à couper les liens d’attachement afin de prendre le recul nécessaire pour analyser sereinement les choses, accepter ce que l’on ne peut contrôler et lâcher prise.

Lâcher prise est un art qui demande beaucoup de patience, de pratique et de sagesse à acquérir. Et dans mon cas, c’est un exercice que je dois continuellement apprendre à refaire chaque jour. Heureusement, il existe plusieurs techniques qui peuvent nous aider à avancer sur le chemin du détachement émotionnel afin de se libérer de relations ou de situations qui nous épuisent ou nous bloquent. Parmi celles-ci, celle des bonhommes allumettes est ma préférée en raison de sa simplicité, de son efficacité et de sa rapidité.

La technique des bonhommes allumettes : qu’est-ce que c’est?

Comme son nom l’indique, cette technique consiste à dessiner des bonhommes allumettes. Ça peut te paraître enfantin sur le coup, mais l’intérêt des bonhommes allumettes est que tout le monde peut les dessiner, que tu sois bonne en dessin ou non. Donc zéro stress!

La technique des bonhommes allumettes a été mise au point par le thérapeute et auteur québécois Jacques Martel. Elle consiste à couper les liens d’attachement malsains que nous avons établis avec des personnes ou des situations en illustrant ce processus mental sur papier. On agit donc doublement sur le subconscient en envoyant un message clair de notre intention et en la mettant en scène. Je te le jure pour l’avoir fait moi-même : une fois terminé, on se sent aussitôt libérée d’un poids.

Les avantages de la technique des bonhommes allumettes :

  • Tout le monde peut l’utiliser;
  • Elle ne demande aucune formation;
  • Elle demande très peu de matériel (un papier, un crayon et des ciseaux);
  • Elle aide à visualiser l’acte de détachement;
  • Elle a un effet immédiat.

Comment ça marche?

La technique des bonhommes allumettes repose sur le fait que notre cerveau ne fait pas de distinction entre ce qui est réel, imaginaire ou virtuel.

Prenons le soleil, par exemple. Quand tu es à l’extérieur, tu peux très bien sentir sa chaleur sur ta peau. Maintenant, ferme les yeux et imagine le soleil, sa chaleur… Sens-tu ta peau se réchauffer légèrement? Sinon, imagines un plat que tu affectionnes particulièrement… Les chances sont que tu salives rien qu’à l’idée d’en manger!

Ainsi, en mimant le détachement, tu envoies le signal à ton cerveau comme quoi tu te détache d’une personne ou d’une situation choisie. Même si ce n’est pas réel, ton esprit va l’assimiler comme tel puisque tu émets clairement cette intention avec des gestes qui se rapprochent du vrai détachement tu veux faire.

Pourquoi vouloir couper les liens d’attachement

Tous les jours, nous avons à interagir avec des gens ou des situations. Nos actions créent des liens d’attachement avec elles. Parfois, ces liens sont toxiques et nous empêchent d’avancer sereinement. Elles deviennent alors comme un boulet qui nous retient en arrière.

Attention : couper les liens d’attachement ne signifie pas que l’on ne veut plus ressentir d’amour pour ces personnes. Au contraire : les liens d’attachements toxiques que l’on développe correspondent à une volonté de contrôler l’autre, d’imposer à l’autre nos exigences plutôt que de lui exprimer nos besoins. Ce n’est donc pas de l’amour. En coupant les liens d’attachement toxiques, nous laissons alors toutes la place à l’amour vrai, détaché et désintéressé.

Voici quelques exemples de situations dans lesquelles il pourrait être bénéfique d’utiliser les bonhommes allumettes :

  • Moi et une autre personne (par ex : moi et un proche dont je n’approuve pas les choix de vie);
  • Moi et une personne décédée (par ex : parce que je n’arrive pas à faire mon deuil);
  • Moi dans mon état émotionnel actuel et Moi dans un autre état émotionnel (par ex : moi anxieuse et moi sereine);
  • Moi et une situation (par ex : moi et un cancer);
  • Moi et un souci matériel (par ex : moi et la location de mon appartement, moi et l’achat d’une voiture)
  • Etc.

Dans tous les cas, il est important de partir de soi. Parce que l’idée n’est pas de contrôler ce qui va se passer, mais de souhaiter ce qu’il y a de mieux pour nous et pour l’autre personne/situation.

La technique des bonhommes allumettes pas à pas

Avant de débuter l’exercice, assure-toi d’avoir avec toi :

  • Une feuille de papier;
  • Un crayon/stylo;
  • Des crayons de couleur pour illustrer chacun des chakras (optionnel);
  • Une paire de ciseaux.

Étape 1 : Te dessiner toi-même

Pour commencer, il te suffit de dessiner un bonhomme allumette qui te représente dans la coin gauche de ta feuille. Tu peux même le personnaliser si tu le souhaites : par exemple, lui ajouter des cheveux longs ou bouclés, des lunettes ou tout autre élément qui te ressemble. Par contre, saches que c’est optionnel et que tu n’as aucunement besoin de te représenter parfaitement pour que la technique fonctionne.

Une fois que tu as terminé, inscrit ton nom au complet en dessous.

Étape 2 : Dessiner l’autre personne/situation

Maintenant, dans le coin droit de ta feuille, dessine un autre bonhomme allumette représentant la personne avec laquelle tu souhaites couper les liens d’attachement malsains, exactement comme tu l’as fait à l’étape 1 pour te dessiner toi-même, et inscrit son nom complet en dessous. Si tu souhaites te détacher d’une situation, tu dois alors dessiner un simple rectangle dans lequel tu décris la situation que tu souhaites améliorer.

Étape 3 : Faire rayonner tes bonhommes

Maintenant que tu as illustré les deux éléments que tu souhaites détacher (toi et l’autre personne/situation), il est temps de les entourer d’une aura positive. Pour se faire, tu dois dessiner un soleil d’enfant :

  • autour de toi;
  • autour de l’autre personne/situation;
  • autour de vos deux soleil.

De cette façon, tu te retrouve alors dans un soleil lumineux et positif, tout comme l’autre personne/situation. Et tous les deux, vous vous retrouvez aussi dans un même grand cercle de lumière qui vous englobe. Cette étape est cruciale pour amorcer le processus de détachement : se faisant, tu envoies le message à ton cerveau que tu souhaites ce qu’il y a de mieux pour toi, pour l’autre personne/situation et pour vous deux. De même, tu te permets de voir la relation actuelle avec l’autre personne/situation de façon positive et bienveillante.

Étape 4 : Dessiner les liens d’attachement

Dans la technique des bonhommes allumettes, les liens d’attachement sont recréés en reliant les chakras de ton bonhomme aux chakras de l’autre personne/situation. Au total, tu auras donc 7 points de chakras sur ton bonhomme qui seront reliés par un trait aux 7 chakras de l’autre bonhomme ou du rectangle représentant la situation malsaine.

La beauté de la chose, c’est que tu n’as même pas besoin de croire aux chakras pour que ça fonctionne. C’est simplement une manière très visuelle et intuitive de représenter les différents liens d’attachement que l’on peut entretenir avec une personne ou une situation.

Si tu ne connais pas très bien les chakras, voici un petit tableau qui te les présente brièvement, question que tu puisses savoir où les placer, la couleur associée à chacun ainsi que ce qu’ils représentent.

Nom du chakraEmplacementCouleurCe qu’il représente
Chakra de la Base (Muladhara)Plexus pelvienRougeFécondité, survie physique, sécurité intérieure, argent, sexualité
Chakra du Hara (Swadhistana)Ventre (3 cm sous le nombril)OrangeForce vitale, joie de vivre, sexualité, désir d’aller de l’avant
Chakra du plexus solaire (Manipura)Plexus solaire (estomac)JauneÉmotions négatives, affirmation de soi, pouvoir, égo
Chakra du coeur (Anahata)PoitrineVertAmour de soi et des autres, paix, compassion, pardon
Chakra de la gorge (Vishuda)GorgeBleuCommunication, créativité, capacité de guider les autres
Chakra du 3e oeil (Ajna)Entre les deux sourcilsIndigoConnaissance de soi, intuition, inspiration, méditation, éveil
Chakra coronal (Sahasrara)Sur le sommet de la têteVioletCroyances, spiritualité, sagesse, conscience de l’âme

Pour cette étape, certaines personnes aiment utiliser des crayons de la couleur des chakras. C’est certainement plus joli, mais je te jure que ce n’est pas nécessaire pour que la technique fonctionne. Tu peux donc décider de simplement faire un trait noir pour chacun des chakras, et voilà! Rappelle-toi que c’est ton dessin, ton processus : sens-toi donc bien à l’aise de le faire comme tu le souhaites. Si tu écoutes ton cœur, tu as plus de chances que la technique ait un impact important dans ton processus de détachement.

Étape 5 : Couper les liens

Cette étape est à prendre au sens littéral : on va RÉELLEMENT couper les liens. C’est là que la paire de ciseaux entre en jeu.

Prends ta paire de ciseaux, place-la au centre de ta feuille et coupe-la de sorte à couper les liens d’attachement entre les différents chakras en leur centre. Et en coupant, répète continuellement ceci : «Merci, c’est fait, merci, c’est fait,…».

720720

Étape 6 : jeter ton dessin

Maintenant, les liens sont coupés. Te sens-tu différente? Plus légère?

Il ne te reste plus qu’une dernière étape avant de pouvoir passer à autre chose : jeter ton dessin. Tu peux simplement le mettre à la poubelle (ou plutôt au recyclage). Pas plus compliqué que ça. Tu peux aussi décider de faire un rituel autour de cette dernière étape pour renforcer cet acte de détachement dans ton subconscient, par exemple, brûler les deux morceaux de papier. L’idée, c’est d’envoyer le message à ton subconscient que le détachement est fait et qu’il est temps de passer à autre chose, de ne plus s’en occuper car les liens d’attachement malsains n’existent plus.

En réalité, même si tu te sens mieux sur le coup, il se peut que tu aies besoin de refaire souvent cet exercice pour te libérer complètement des liens d’attachement toxiques que tu entretiens avec une personne ou une situation. C’est tout à fait normal. Moi-même j’ai dû l’utiliser à plus d’une reprise pour une situation ou une personne précise. Parce qu’il faut se rappeler que lâcher prise est un processus, un chemin. La technique des bonhommes allumettes n’est pas une baguette magique pour améliorer d’un seul coup une situation toxique : il faut la voir comme un outil pour te permettre d’avancer. Peut-être qu’elle te permettra d’avancer d’un pas ou de plusieurs pas : ce n’est pas ça l’important.

L’important, c’est d’avancer.

Dessiner des mandalas pour se découvrir soi-même et diminuer son anxiété

Dessiner des mandalas pour se découvrir soi-même et diminuer son anxiété

Quand j’étais petite, une de mes professeures nous a fait faire une activité qui m’a beaucoup marquée : elle nous a fait dessiner un mandala. C’était le tout premier jour de classe. Elle nous a d’abord fait dessiner un cercle avec un compas, puis nous a demandé de le décorer comme on voulait. Nous étions ensuite invités à le lui remettre, et selon les formes et les couleurs qui s’y trouvaient, elle expliquait ensuite ce que notre œuvre d’art lui disait sur nous-même. Je me souviens encore qu’au centre, j’y avais dessiné une belle grande fleur rose. Si je ne me rappelle malheureusement plus de la signification que ma professeure m’a donné de cette fleur, quelques années plus tard, j’ai renoué avec les mandalas dans le but de m’aider à lâcher prise par rapport à une situation sur laquelle je n’avais aucun contrôle et qui me rendait grandement malheureuse. Cette activité m’a beaucoup aidé à ce moment-là et s’est avérée très thérapeutique. Je t’invite donc à découvrir (ou redécouvrir) le pouvoir de ce mystérieux outil et comment il peut t’aider dans ta quête de bien-être et la découverte de toi-même.

Le mandala : des origines multiples et mystiques

Mandala est un terme sanscrit, une langue indienne très ancienne, qui signifie «cercle». Il fait généralement référence à un diagramme circulaire aux formes complexes, symétriques et chargé de symboles. Étroitement associés aux rituels hindous, mais aussi au bouddhisme où ils sont utilisés comme outil de méditation, les mandalas ont été utilisés par de nombreuses cultures au fil du temps : amérindienne, africaine, celtique… Par exemple, auTibet, les moins dessinent des mandalas avec du sable coloré puis les détruisent pour les offrir aux Buddhas et à l’Univers, rappelant que tout dans ce monde est éphémère.

Le cercle : un symbole puissant

À lui seul, le cercle est un symbole puissant et universel. Il représente tantôt la perfection, l’absolu, l’infini, l’unité, le divin et la spiritualité. Il est le début et le commencement tout à la fois. Il représente aussi le cosmos en plus d’évoquer le cycle des saisons et celui de la vie.

Ce n’est donc pas pour rien que les mandalas ou les cercles décoratifs soient utilisés dans beaucoup de cultures, notamment en lien avec la spiritualité. On n’a qu’à penser aux rosaces d’Églises, par exemple.

Deux éléments sont à distinguer dans un cercle : le point central, souvent invisible, qui représente l’origine, la divinité, et la circonférence, qui est en fait le point déployé et symbolise l’Univers. Le centre symbolise également le centre de soi, la sagesse, la vérité, la fin de toute souffrance et donc le bien-être.

« La vie de chaque personne est comme un mandala : un cercle vaste et illimité. Nous nous tenons au centre de notre propre cercle, et tout ce que nous voyons, entendons et pensons forment le mandala de notre vie. »

— Pema Chodron
Photo par Photos by Lanty sur Unsplash

Comment fonctionne le mandala

Les mandalas sont un outil de développement personnel très intéressants. Il favorisent l’introspection, la guérison et la transformation intérieure. En dessinant un mandala, on se retrouve à créer une image symbolique qui représente qui nous sommes en cet instant précis. Même chose en coloriant un mandala : les couleurs que l’on choisit de manière spontanée sont lourdes de sens et en disent long sur notre état d’esprit.

Carl Jung a lui-même utilisé les mandalas comme outil thérapeutique avec ses patients. Il les as étudié intensément, y voyant une grande source de symboles, les associant même à la santé psychique et mentale. Pour le psychanalyste, les mandalas représentent le Soi, la personnalité totale et complète. Ils comprendraient donc tous les éléments qui composent notre personnalité. Carl Jung a notamment découvert que lorsque des mandalas apparaissaient spontanément dans les rêves ou l’art de ses patients, ils indiquaient une progression vers une nouvelle connaissance de soi.

« Tous les matins, j’esquissais dans un carnet un petit dessin en forme de rond, un mandala, qui semblait correspondre à ma situation intérieure. En m’appuyant sur ces images, je pouvais observer, jour après jour, les transformations psychiques qui s’opéraient en moi. »

— carl jung

De plus en plus d’études suggèrent que de colorier des dessins complexes, notamment des mandalas, réduit l’anxiété, améliore la concentration et stimule la créativité. Colorier nous plongerait en effet dans un état proche de la méditation, nous faisant oublier nos problèmes en nous concentrant sur une tâche à la fois répétitive et douce. C’est ce qui explique la montée en popularité des livres de coloriage pour adulte au cours des dernières années. Pour te persuader des bienfaits du coloriage, une étude publiée en décembre 2019 dans Art Therapy: Journal of the American Art Therapy Association a mesuré le niveau d’anxiété chez trois groupes d’étudiants : l’un ayant à colorier des mandalas, l’autre un motif carotté, et un autre groupe se voyait simplement remettre une feuille vide à remplir à leur guise. Le mandala et le motif carotté comprenaient chacun 324 zones de différentes formes et grandeur. Chaque personne disposait de 20 minutes pour colorier la feuille devant elle en utilisant seulement six crayons de couleur : rouge, orange, jaune, vert, bleu et mauve. Les participants ayant colorié des mandalas ou le motif carotté ont montré des niveaux beaucoup plus bas d’anxiété que ceux n’ayant pas de forme prédéfinie à colorier. Les chercheurs supposent que les mandalas et le motif carotté apporteraient tous deux une structure et une direction qui permettraient ainsi d’organiser notre «chaos intérieur» .

Photo par moritz320 sur Pixabay

Comment dessiner son propre mandala

Maintenant que tu comprends mieux le mandala et ses origines, tu te sens fin prête à dessiner ton propre mandala? Voici quelques pistes pour t’aider à réaliser ce dessin qui, je l’espère, t’apportera un moment de bien-être et te permettra d’en apprendre un peu plus sur toi.

Pour commencer, c’est très simple : tu dois trouver le centre de ta feuille. Pour y arriver, tu peux dessiner les axes de ta feuille à partir des coins. Ensuite, avec un compas ou à main levée, tu dessines un cercle. J’ai trouvé trois méthodes possibles :

  • Dessiner un cercle intérieur qui formera le centre de ton mandala et autour duquel tu dessineras différentes formes géométriques. Au fur et à mesure, ton cercle s’étendra vers l’extérieur pour former un mandala de plus en plus grand et complexe.
  • Dessiner des cercles de plusieurs grandeurs différentes à partir du centre. Ceux-ci te serviront de repères pour dessiner.
  • Dessiner un cercle extérieur (qui formera l’extrémité de ton mandala). Tu dessineras alors à l’intérieur du mandala.

Contrairement à ce que tu pourrais penser, tu n’as pas besoin d’être bonne en dessin pour réussir à créer ton propre mandala. Tu dois te rappeler qu’il s’agit d’un dessin spontané, un peu comme les gribouillis que l’on dessine sur le coin d’une feuille de papier. Et tout le monde dessine des gribouillis de temps à autres. Tu n’as donc pas à te casser la tête : il te suffit simplement d’agrémenter ton mandala avec ce qui te vient à l’esprit et de laisser parler ta créativité.

Si tu es plus du type visuelle, je t’invite à regarder cette courte vidéo pour mieux comprendre comment dessiner un mandala. Sache que tu n’es toutefois pas obligée de suivre la première étape, mais celle-ci peut t’aider à t’inspirer des formes ou des symboles que tu peux ensuite appliquer à ton mandala de manière aléatoire.

Comment interpréter ton mandala

Il faut d’abord que tu comprennes qu’il n’existe pas une, mais plusieurs interprétations possibles à ton mandala. Pour t’aider à trouver la signification la plus plausible de ton dessin, je t’invite à te poser les questions suivantes :

  • Quelle forme a ton mandala?
  • De combien de sections est-il formé?
  • Quelle est la grandeur de ton mandala? Est-il grand, petit ou moyen?
  • Y a-t-il beaucoup d’espaces vides ou ton mandala est-il plutôt bien rempli? Y a-t-il des sections qui sont moins fournies ou plus complexes que d’autres? Si oui, lesquelles?
  • Est-ce que ton mandala a beaucoup de détails? Ou au contraire, est-il plutôt composé de grandes formes? À moins que ce ne soit une combinaison des deux?
  • Est-ce que ton mandala a une structure géométrique, ou, au contraire, est-il plutôt chaotique?
  • Comment chacun des éléments interagissent ensemble?
  • Quelles couleurs as-tu utilisées? Quelle est la signification généralement associée à chacune d’elles? Ont-elles une signification particulière pour toi? (article à venir)
  • Quelles émotions ton mandala fait-il naître chez toi? À quoi te fait-il penser?
  • En quoi toutes ces caractéristiques s’appliquent à ta vie en ce moment?

En plus de t’aider à puiser au fond de toi-même et de tes émotions, interpréter la signification d’un mandala peut aussi s’avérer un excellent exercice pour apprendre à développer davantage ton intuition.

Et puis, qu’est-ce que ton mandala dit sur toi? À moins que tu ne préfères colorier des mandalas déjà préfaits? Comment te sens-tu pendant et après cette activité?

Créer un mood board inspirant pour atteindre tes objectifs et réaliser tes rêves

Créer un mood board inspirant pour atteindre tes objectifs et réaliser tes rêves

Es-tu familière avec la loi de l’attraction? Ou bien avec la visualisation? En gros, on attirerait dans notre vie ce que l’on pense, ce que l’on imagine et ce que l’on ressent. En s’appuyant sur ce principe, le mood board peut ainsi s’avérer un outil très intéressant à ajouter à ton arsenal afin de t’aider à atteindre les objectifs que tu t’es fixés et à réaliser tes rêves.

D’abord, qu’est-ce qu’un mood board?

Aussi appelé vision board ou « tableau de visualisation », le mood board est un outil de développement personnel qui consiste à coller ensemble des images ou des citations inspirantes que tu mets bien en vue. Ces images et ces citations positives visent à te donner un regain de motivation et d’énergie, mais peuvent aussi servir à te rappeler de manière visuelle des objectifs plus personnels qu’il est trop facile de perdre de vue dans un quotidien de plus en plus mouvementé.

Photo par Ella Jardim sur Unsplash

Le mood board : comment ça marche?

À l’origine, le mood board était surtout utilisé par les professions créatives, comme les graphistes ou les designers, afin de regrouper des éléments d’inspiration en vue de réaliser un projet. Le mood board est donc un outil incontournable qui permet d’exposer une idée avant de la fixer, mais aussi, qui sert de référence pour la réalisation de celle-ci. D’ailleurs, de plus en plus de professionnels sans lien avec l’industrie du design s’en servent comme base pour leurs projets d’envergure. Une étude publiée dans le Journal of Business Research a même permis de démontrer que les mood boards étaient efficaces pour préparer le terrain pour un nouveau projet, aider à organiser les tâches à accomplir et aligner les sous-produits en établissant un point de référence.

Photo par cottonbro sur Pexels

Le mood board que je t’invite à créer agit un peu de la même façon, mais cette fois, sur nos objectifs personnels ou professionnels. Concrètement, il agit sur deux niveaux. Tout d’abord, il fonctionne un peu comme si on envoyait une bouteille à la mer dans l’univers. En voyant des images qui te rappellent tes objectifs, tu es en effet en train d’envoyer comme message que TU VEUX réaliser l’objectif que tu a exprimé sur ton mood board. Et par conséquent, PLUS tu vas le voir et le vouloir, PLUS tu es susceptible de mettre TOUT EN ŒUVRE pour qu’il se réalise.

Le principe du mood board comme outil de développement personnel s’apparente d’ailleurs à la visualisation créatrice, une technique qu’utilisent par exemple les athlètes qui visualisent leur performance avant une compétition afin d’augmenter leur chances de réussir.

Photo par Joyce McCown sur Unsplash

Comment créer ton mood board?

Tu as envie d’essayer de créer ton propre mood board? Voici quelques pistes pour t’aider à débuter :

  1. Prends soin de déterminer clairement ton objectif ou le thème de ton mood board. Par exemple, est-ce que tu souhaites perdre du poids? Voyager plus (quoique avec la Covid-19, c’est devenu un peu plus compliqué)? Avoir davantage confiance en toi? Démarrer ta propre entreprise? Tu peux avoir plus d’un objectif si tu le souhaites, mais essaie ne te pas trop t’éparpiller afin de maximiser l’efficacité de ton mood board. Comme on dit : trop, c’est comme pas assez.
  2. Trouve le type de support que tu souhaites utiliser. Par exemple, ça peut être un tableau de liège sur lequel tu épingles tes photos et tes images, ou bien un cadre à photos. Ou bien tu peux le faire à l’ordinateur à l’aide d’un outil de design graphique en ligne, comme Canva, qui offre de nombreux modèles de mood boards gratuits en plus de donner accès à une base impressionnante de photos libres de droits. Tu as envie d’un support plus créatif? Tu peux aussi choisir d’accrocher tes photos sur une corde ou une guirlande de lumières, les suspendre sur une tringle… Bref, sky is the limit!
  3. Définis les mots-clés associés à ton thème ou à ton objectif afin de chercher des images ou des citations en lien avec celui-ci. Par exemple, si ton objectif est d’être plus en forme, tu peux chercher des photos de gens faisant de l’activité physique, de repas sains, de fils d’arrivée, etc.
  4. Trouve un endroit où mettre ton mood board de sorte à le voir régulièrement chaque jour. Ça peut être dans ta cuisine (sur ton frigo, par exemple), sur le mur de ton bureau où tu travailles, dans ta salle de bain, dans ta chambre…
Photo par June Liu sur Unsplash

Et voilà! Il ne reste plus qu’à laisser parler ta créativité.

Pour ma part, j’ai déjà utilisé des images, des photos ou des citations par le passé en guise de motivation ou pour aider à attirer à moi ce que je souhaitais dans la vie. Ça n’a pas toujours fonctionné, mais c’est certain que cette technique a permis à l’occasion de booster ma motivation et je sens qu’elle a beaucoup aidé à quelques reprises.

Et toi, as-tu déjà réalisé un mood board par le passé? En as-tu un présentement? Est-ce que tu as l’impression que ça t’aide à réaliser tes objectifs?

Mieux s’ancrer dans l’instant présent grâce aux haïkus

Mieux s’ancrer dans l’instant présent grâce aux haïkus

Connais-tu les haikus? Ces petits poèmes japonais semblent toujours regorger de sagesse, de douceur et de bienveillance. Et si tu pouvais extérioriser ta propre sagesse intérieure en t’inspirant des techniques d’écriture de cette forme ancienne de littérature japonaise?

Un vieil étang

Une grenouille qui plonge

Le bruit de l’eau

Bashō

D’abord : Qu’est-ce qu’un haïku?

Le haïku est un petit poème extrêmement bref d’origine japonaise qui vise à célébrer l’instant présent dans ce qu’il a de singulier et d’éphémère. Il serait apparu vers la fin du 17e siècle sous la plume du poète Bashō. En français, sa structure est généralement composée de trois vers (ou lignes) avec très peu de syllabes chacune :

Premier vers : 5 syllabes (par exemple : JE–SENS–UN–E–ROSE*)

Deuxième vers : 7 syllabes (par exemple : SON–PAR–FUM–EM–BAU–ME–L’AIR)

Troisième vers : 5 syllabes (par exemple : UN–OI–SEAU–S’EN–VOLE*)

*En poésie, le « e » final des mots est généralement considéré comme étant muet, donc on ne le compte pas comme étant une syllabe. Si tu as besoin de te rafraîchir la mémoire pour bien compter les syllabes, clique ici.

Mais rappelle-toi : ce n’est pas grave si tu ne comptes pas à la perfection! Ce n’est pas un examen de français, quand même.

Je cueille des champignons —

Ma voix

Devient le vent

Masaoka Shiki (1867-1902)

La nature et l’instant présent : au coeur du haïku

Le lien avec la nature est très présent dans le haïku. Dans sa forme traditionnelle, le haïku va même plus loin et utilise un « mot de saison » (kigo). Ceci permet d’ancrer davantage le poème dans l’instant présent.

Un haïku comporte aussi généralement une césure (kireji). Il s’agit d’un moment de silence pendant la lecture et qui est parfois représentée par un tiret, quoique ce ne soit pas nécessaire. Cette pause permet de marquer un changement d’image, comme si on zoomait notre objectif sur un détail plus précis.

Photo : Negative Space sur Pexels

Quelques pistes pour rédiger un haïku

1– Va dans la nature

La nature est une source d’inspiration inépuisable pour les haïkus, mais aussi, pour les poèmes en général. Tout est toujours en mouvement et en constant changement.

2– Prête attention à ce qui se passe autour de toi.

Que tu sois ou non dans la nature, arrête-toi pour analyser ce qui se passe autour de toi avec tous tes sens. Y a-t-il des bruits, des odeurs, des couleurs, des textures, des saveurs? Que fais-tu? Que font les autres?

3– Prends un des éléments que tu perçois et décris-le.

Qu’est-ce que c’est? En quoi il attire ton attention?

4– Porte maintenant ton attention sur un tout autre aspect du moment que tu vis.

Que se passe-t-il d’autre? Si tu as porté ton attention sur une odeur, par exemple, tu pourrais maintenant décrire un mouvement, une texture, un bruit, etc.

Quelques essais personnels

Voici quelques essais personnels pour t’inspirer :

Doucement je berce

Au creux des bras un bébé

Le sommeil s’installe

Partout les cris fusent

Tous les mouvements m’invitent

À m’ancrer au sol

La porte ouverte

Je regarde le soleil

Baigner la fenêtre

Te sens-tu inspiré? N’oublie-pas : ça n’a pas besoin d’être parfait dès le début. Si tu as de la difficulté avec le compte des syllabes, ce n’est pas grave. Donne-toi une chance de commencer quelque part. Et tu verras : non seulement on se sent bien de prendre un temps d’arrêt pour prendre conscience de son environnement, mais on est drôlement fier après coup quand on lit nos créations!

Bonne rédaction!