20 questions pour faire le bilan de ton année 2020 et commencer 2021 en force

20 questions pour faire le bilan de ton année 2020 et commencer 2021 en force

Les derniers jours de décembre sont le moment idéal pour effectuer une introspection sur ce que l’on a vécu dans la dernière année. L’année 2020 en particulier, avec le contexte exceptionnel qu’on a vécu, a été le théâtre de plusieurs difficultés, remises en question, déceptions et inquiétudes qu’il n’est pas bon de garder à l’intérieur de soi. On a dû s’adapter à une nouvelle réalité qui peut avoir apporté plusieurs changements dans ta vie, positifs comme négatifs. Une introspection de fin d’année peut ainsi t’aider à faire la lumière sur ce que tu as vécu dans la dernière année afin de voir comment ces bouleversements t’ont affectée, mais aussi, de te permettre d’établir des objectifs clairs et un plan d’action précis pour passer une année 2021 qui te ressemble davantage et dont tu seras fière.

Pourquoi faire une introspection de fin d’année?

Même si je n’ai pas toujours fait un bilan exhaustif de mon année, j’aime beaucoup faire une petite introspection et me remémorer les faits marquants à l’approche du nouvel an. Je vois ça un peu comme des funérailles où on relate la vie de la personne décédée : ses qualités, ce qui va nous manquer chez elle… Je trouve que ça clôt bien le chapitre, en fait.

Mais plus que ça : faire un bilan de ton année peut s’avérer un véritable outil de développement personnel. Il s’agit ainsi d’une occasion d’en apprendre plus sur toi-même et de t’améliorer. C’est ce que je te propose de faire ici.

  • Pour analyser ton parcours : ce que tu as vécu, mais aussi (et surtout), comment tu l’as vécu;
  • Pour voir comment tu peux grandir de tout ça, ce que tu peux changer ou améliorer;
  • Pour mettre en place un plan d’action avec des objectifs clairs pour l’an prochain;
  • Pour t’y référer l’année prochaine et constater tout le chemin parcouru;
  • Pour éprouver plus de gratitude envers l’expérience acquise durant la dernière année.

J’ai d’ailleurs remarqué par le passé qu’on a tendance à éprouver plus de gratitude et de résilience face à ce que l’on a traversé quand on fait un bilan de son année, car on réalise alors que l’on peut en tirer des leçons. Cela nous rend alors plus positive et bienveillante envers nous-même à l’aube de la nouvelle année que l’on voit alors comme un nouveau départ et une occasion de recommencer sur de nouvelles bases.

Je te conseille de prévoir au moins une bonne heure pour faire cet exercice exhaustif d’introspection. Oui, ça peut paraître long une heure, mais crois-moi, ça en vaut tellement la peine. Tu ne le regretteras pas!

16 questions pour t’aider à faire le bilan de ton année 2020

Il existe plusieurs façons de faire un bilan de son année. Tu peux ainsi décider d’écrire un récapitulatif de ton année dans un journal, écrire des questions en-dessous desquelles tu inscris tes réponses, rédiger une lettre à toi-même à ouvrir dans un an… Peut importe la méthode que tu vas privilégier, tu peux quand même t’inspirer des questions qui suivent pour orienter ta réflexion.

16 questions, ça peut te sembler beaucoup. Mon conseil : vois-le plutôt comme un moment pour toi, une sorte de tête-à-tête avec toi-même. Tu peux même t’emmitoufler dans une couverture douce et chaude, siroter un réconfortant latte ou un thé, mettre une petite musique d’ambiance… Il ne s’agit pas d’une corvée, mais d’un moment que tu prends pour mieux te connaître. Un peux comme si tu prenais le pouls de la situation pour t’assurer que tout va bien…. Et sinon, trouver où et pourquoi ça ne va pas comme tu le voudrais. Tu peux aussi le faire en plusieurs petits moments, comme moi. Parce que tu as peut-être tes enfants à la maison avec toi, plusieurs choses à finir pour le temps des Fêtes… Bref, vas-y à ton rythme. Rien ne presse.

Tu peux aussi choisir de ne pas répondre à toutes les questions, seulement à une partie. Mais je crois alors qu’il te manquerait certains aspects de cet exercice d’introspection qui se veut à la fois formateur et transformateur. Formateur parce qu’il te permettra de te connaître davantage, et transformateur car il te permettra de mettre en lumière ce que tu aimerais changer dans ta vie pour que cette dernière te ressemble davantage.

Et parce que j’aime beaucoup t’aider, j’ai créé pour toi un petit outil de 10 pages à la fois pratique et joli que tu peux télécharger et imprimer gratuitement pour t’aider à faire ton introspection de fin d’année. Tu n’as ainsi qu’à remplir chacune des colonnes sans avoir à retranscrire chacune des questions ci-dessous. Autre avantage : il est divisé en deux colonnes qui, dans certains cas, te permettent de mieux voir en un coup d’œil à la fois le côté positif et le côté négatif de certains aspects de ton année.

Télécharge mon Bilan et visualisation de fin d’année

1– Quels sont les faits marquants négatifs de 2020?

Bien évidemment, tu risques d’écrire la Covid. Mais essaie d’être plus précise que ça : par exemple, quels ont été les répercussions concrètes que la Covid a eues dans ta vie?

Dans mon cas, les faits marquants négatifs ont été les suivants :

  • Me retrouver isolée (comprendre ici « en confinement ») pendant la fin de mon congé de maternité;
  • Le manque de sommeil dû aux mauvaises nuits de ma mini cocotte pendant plusieurs mois;
  • Ne pas pouvoir voir ma famille aussi souvent que je l’aurais voulu;
  • Des déceptions par rapport aux performances de mon blogue qui ne correspondaient pas à mes attentes.

Personnellement, je préfère me débarrasser du négatif en premier pour ensuite me concentrer sur le positif. C’est pourquoi j’ai commencé par cette question : on commence par se vider le cœur, question de se concentrer sur le beau ensuite.

2– Quels sont les faits marquants positifs de 2020?

Il est impossible que l’année ait été entièrement négative d’un bout à l’autre. Et parfois, certains événements plus négatifs peuvent comporter des éléments positifs.

Par exemple, dans mon cas, l’année 2020 a été une année de prises de conscience, de transformation, de découvertes et de passage à l’action.

  • J’ai réalisé un rêve en partant mon blogue;
  • J’ai amorcé une démarche de désencombrement et une quête vers une plus grande simplicité et un plus faible impact environnemental;
  • J’ai passé plus de temps avec mes enfants, surtout mon plus vieux;
  • J’ai commencé à mieux m’organiser;
  • J’ai moins dépensé pour des objets futiles;
  • J’ai commencé à faire mes propres produits cosmétiques maison 100 % naturels;
  • J’ai fait de belles rencontres et même développé des amitiés déjà existantes ou nouvelles;
  • J’ai fait de belles découvertes pour améliorer mon niveau de bien-être;
  • J’ai renoué avec les joies du télétravail.

3– Quels étaient mes rêves/objectifs pour cette année?

Qui dit 1er janvier dit souvent « résolutions du nouvel an ». Quelles étaient les tiennes?

Pour ma part, j’avais comme principaux objectifs en commençant 2020 de :

  • Me remettre en forme;
  • Manger moins de viande;
  • Réduire mon impact environnemental;
  • Me trouver plus belle au naturel;
  • Simplifier mon horaire et mieux conjuguer travail et famille;
  • M’épanouir davantage.

Plus tard dans l’année, en partant mon blogue, par exemple, d’autres objectifs se sont ajoutés à cette liste, notamment :

  • Développer la présence de mon blogue sur les médias sociaux;
  • Trouver du temps pour rédiger au moins un article par semaine lorsque j’ai recommencé à travailler à temps plein.

4– Qu’ai-je fait pour atteindre mes objectifs cette année? Qu’est-ce qui m’a nuit?

Que tu aies réussi ou non à atteindre tes objectifs cette année, il peut être intéressant d’analyser ton comportement par rapport à ces derniers. Par exemple, t’es-tu dotée d’outils ou as-tu cherché de nouvelles connaissances pour arriver à tes fins? Ou alors as-tu été cherché de l’aide?

Et si tu n’as pas réussi à réaliser tes ambitions, tu peux aussi te demander pourquoi : était-ce par manque de motivation? Est-ce qu’il aurait fallu que tu fasses les choses différemment? De comprendre ce qui n’a pas fonctionné peut t’éclairer sur ce qu’il te manque afin de te retrousser les manches pendant la prochaine année et mettre toutes les chances de ton côté pour réussir.

Il se peut aussi que tu réalises que tes objectifs étaient peut-être trop ambitieux et… pas du tout réalistes. Peu importe quelle est ta situation, de l’écrire te permettra de mieux cerner ce qui a fonctionné ou non cette année.

Pour ma part, afin d’atteindre mes objectifs, j’ai :

  • Fait des planches (en début d’année), beaucoup marché et me suis mise au yoga;
  • Emprunté des livres de recettes végé à la bibliothèque et planifié mes repas de la semaine à l’avance;
  • Commencé à utiliser des produits 100% naturels pour mes soins cosmétiques et amorcé un processus de désencombrement;
  • Diminué drastiquement mon maquillage, si bien que je ne me maquille presque plus;
  • Utilisé un planificateur hebdomadaire;
  • Débuté un nouveau projet qui me tient à cœur.

Évidemment, je n’ai pas réussi à atteindre entièrement chacun de mes objectifs. Par exemple, en début d’année, j’avais commencé à faire cinq minutes de planches par jour. Malheureusement, j’ai eu un gros rhume à la fin du mois de février… suivi du confinement à la mi-mars. Avec deux jeunes enfants à temps plein avec moi à la maison (dont un qui me réveillait aux heures la nuit… Ouf!), j’ai finalement mis de côté cette bonne habitude que j’avais pourtant prise quelques semaines auparavant. Ce n’est que vers la fin de l’année que j’ai eu un regain d’intérêt pour la remise en forme.

Ce qui me freinait principalement était :

  • Le manque d’intérêt;
  • La fatigue;
  • Le manque de temps pour moi;
  • L’anxiété reliée à la Covid.

Sachant cela, je pourrai utiliser cette expérience pour m’améliorer l’an prochain et développer un plan d’action pour m’aider à garder le cap.

5– Quels obstacles/défis ai-je rencontrés?

Il est fort possible que les principaux obstacles que tu aies rencontrés cette année soient reliés à la Covid. Mais encore une fois, je t’encourage à être plus précise que ça : quels aspects de la Covid t’ont le plus nuit? Était-ce les restrictions concernant les voyages? Le fait de ne pas pouvoir voir ta famille autant que tu le voulais? Peut-être aussi que la Covid t’as fait perdre ton emploi?

Pour ma part, voici les principaux obstacles que j’ai rencontrés cette année :

  • Mes nuits incomplètes (avec un bébé qui me réveillait aux heures pendant plusieurs mois);
  • Mon angoisse et mon stress relié à la pandémie;
  • La fermeture des garderies pendants trois mois;
  • Le fait de ne pas pouvoir voir ma famille et mes amies autant que je l’aurais voulu;
  • Ma désorganisation;
  • Ma difficulté (surtout au début) à faire connaître mon blogue sur les médias sociaux.

6– Qu’est-ce que j’ai appris de ces obstacles/défis?

Les obstacles et les défis sont une occasion de nous améliorer et de remettre en question notre façon de faire. C’est pourquoi je t’encourage à essayer, pour chacun des obstacles et des défis que tu as notés à l’étape précédente, de voir quelles leçons tu peux en tirer.

Par exemple, en 2020, j’ai appris :

  • À être plus bienveillante envers moi-même, à ralentir et à prendre plus de temps pour moi;
  • Qu’écouter les nouvelles tous les soirs était non seulement stressant, mais non nécessaire;
  • À mieux connaître mon garçon en passant plus de temps avec lui pendant le confinement;
  • À garder le contact avec mes amies et ma famille malgré la distance, mais aussi, à profiter des moments de calme avec ma petite famille;
  • À trouver des outils pour mieux m’organiser, comme un planificateur hebdomadaire;
  • À trouver des astuces et à tester différentes stratégies de médias sociaux, mais aussi, à sortir de ma zone de confort.

7– Quelles sont les réalisations dont je suis fière?

As-tu des petites victoires personnelles en 2020? Si tu as de la difficulté à répondre à cette question, tu peux essayer de revenir à tes réponses aux questions précédentes qui peuvent t’inspirer des idées. Par exemple, si tu as réussi à atteindre l’un de tes objectifs cette année, je t’inviterais à l’inclure dans la liste des tes réalisations de cette année.

On a tendance à voir nos réalisations comme faisant essentiellement partie de notre sphère professionnelle… Mais essaie de voir si tu n’aurais pas aussi de petites victoires dans ta vie personnelle. Par exemple, y a-t-il des choses que tu n’aurais jamais cru être capable de faire il y a un an?

Pour ma part, voici les principales réalisations dont je suis fière cette année :

  • J’ai créé et entretenu un blogue (avec les médias sociaux connexes), un rêve que je caressais depuis plusieurs années;
  • Je ne me maquille presque plus et je peux maintenant aller à l’épicerie et même voir des gens sans ressentir le besoin de mettre du mascara ou de maquiller mes sourcils, chose qui aurait été impensable pour moi un an auparavant;
  • J’ai remplacé plusieurs produits cosmétiques potentiellement toxiques par des alternatives 100% naturelles;
  • J’ai commencé à pratiqué le yoga à presque tous les jours;
  • J’ai augmenté ma consommation de protéines végétales et de légumes;
  • J’ai fait mon premier jardin et j’ai pu manger mes propres légumes;
  • J’ai remplacé mes serviettes sanitaires jetables par des lavables;
  • J’ai diminué drastiquement mes achats de vêtements et de bijoux;
  • J’ai fabriqué mon propre support à boucles d’oreilles à partir d’éléments trouvés dans mon bac de recyclage.
Photo par Alexandra Fuller sur Unsplash

8– Qu’est-ce que j’aurais fait différemment?

Maintenant, y a-t-il des choses que tu regrettes d’avoir faites cette année, ou qui avec le recul, tu te rends compte que tu aurais pu faire différemment?

Moi, par exemple, je sais que j’ai beaucoup perdu patience avec mes enfants et mon conjoint cette année. J’ai crié/paniqué plus souvent que je ne voudrais l’admettre. J’aurais aimé avoir mieux géré mes émotions sur le moment.

Aussi, avec le recul, j’aurais géré différemment mon compte Instagram l’été dernier. Je ne croyais pas trop en la plateforme au début et je la voyais comme un mal nécessaire parce que les photos et les vidéos ne sont pas mon fort, mais au final, il s’agit de mon réseau social préféré et de celui sur lequel j’ai fait le plus de belles rencontres. Si j’avais eu un mindset différent dès le début, j’aurais peut-être eu plus de succès lorsque j’essayais de développer ma visibilité sur cette plateforme.

9– Qu’est-ce que j’ai fait de nouveau ou pour me sortir de ma zone de confort?

As-tu essayé de nouvelles choses cette année? Souvent, sortir de notre zone de confort nous permet de découvrir de nouveaux aspects de nous-même, de nous faire apprendre des choses et nous remplit de fierté après coup.

Bien sûr, on peut dire que la Covid nous a fait pas mal sortir de notre zone de confort. Qui aurait cru vivre une pandémie mondiale un jour? Pas moi, en tout cas!

Mais outre la Covid, je suis fière d’être sortie à plusieurs reprises de ma zone de confort cette année :

  • En ne me maquillant presque plus;
  • En essayant de nouvelles recettes sans viande (et même véganes);
  • En faisant davantage de vidéos de moi en stories;
  • En m’initiant au yoga;
  • En essayant de bouger davantage.

10– Quelles sont les nouvelles connaissances que j’ai acquises?

Cette question peut ressembler énormément à la précédente à première vue, mais cette fois, au lieu de te concentrer sur les actions, je t’invite ici à te questionner sur ton bagage de connaissances. Par exemple, as-tu appris de nouvelles techniques culinaires ou une nouvelle langue? Peut-être aussi as-tu appris à couper les cheveux de ton chum / ta blonde, à réparer des électroménagers ou à coudre?

Pour ma part, j’ai beaucoup appris sur le jardinage, comment préparer les semences, aider à faire pousser les plants, les acclimater à l’extérieur, etc. J’ai aussi beaucoup appris sur la gestion de médias sociaux (même si je pense qu’il me reste encore des croûtes à manger dans ce domaine), la cuisine végé, le yoga et les cosmétiques naturels DIY.

11– Qu’est-ce que j’ai perdu?

Y a-t-il des choses que tu avais en 2019 que tu n’as plus en 2020? Ça peut être autant des biens matériels que des proches.

Heureusement, en 2020, je n’ai pas perdu de proches. Il faut dire que tous mes grands-parents sont décédés depuis trois ans maintenant. J’ai également été épargnée des coups durs de la Covid sur notre économie et mes biens matériels ont été peu impactés, outre le fait que je tente de me départir de ce qui ne m’est plus utile et d’essayer de limiter mes possessions.

J’ai toutefois perdu certaines choses immatérielles, comme :

  • La liberté de voyager;
  • L’envie d’acheter pour acheter (correction : elle a énormément diminué, mais elle est encore un peu présente quand même);
  • La liberté de voir ma famille et mes amies quand bon me semble et de les prendre dans mes bras;
  • Le besoin de me maquiller de fond en comble chaque matin.

Aussi, comme tu as pu le constater en lisant mes réponses, je crois qu’il ne faut pas voir le verbe « perdre » comme étant forcément négatif dans cette question-ci. En effet, il est possible que tu te sois enfin défaites de choses, de pensées ou de personnes qui te limitaient ou t’empêchaient d’être entièrement toi-même par le passé. Ce fût le cas pour moi cette année.

12– Qu’est-ce que j’ai gagné?

Maintenant, as-tu de nouveaux éléments positifs qui sont apparus dans ta vie en 2020? Encore une fois, essaie de regarder tant du côté matériel qu’immatériel pour répondre à cette question.

Pour ma part, cette année, j’ai gagné :

  • Des habitudes de vie plus saines;
  • Une meilleure organisation;
  • Des solutions et des outils pour m’aider à mieux gérer mon stress et mes états d’âme;
  • De belles amitiés;
  • Une meilleure confiance en moi;
  • Le fait de me trouver plus belle au naturel;

13– Quelles personnes m’ont le plus aidée/inspirée et pourquoi?

Je ne sais pas pour toi, mais depuis quelques jours, je vois passer sur les médias sociaux des listes de personnes ou de comptes qui ont le plus inspiré certaines personnes en 2020. Cette initiative qui permet non seulement de faire découvrir de nouveaux comptes permet également de ressentir de la gratitude envers les autres pour ce qu’ils nous apportent.

Voici quelques-unes de ces personnes qui ont eu un impact positif sur mon en 2020 :

  • Mon conjoint;
  • Les éducatrices de mes enfants;
  • Mes bonnes amies Audrey, Katia, Julie R. et Julie P. (ou, deux Julie!)
  • D’autres filles super que j’ai découvertes sur les médias sociaux (il y en a trop pour que je les nomme toutes, je risque d’en oublier!), dont certaines sont même devenues ce que j’ose appeler des amies.

14– Quelles personnes ai-je aidées/inspirées et comment?

Et toi, as-tu aidé des gens en 2020? On n’en a pas toujours conscience, mais essaie de penser aux bonnes actions que tu as faites, aux gens qui t’ont demandé conseil, ceux qui t’ont fait des compliments…

15– De quoi suis-je reconnaissante?

Je ne sais pas pour toi, mais un des effets inattendus de la Covid et de l’année particulière qu’on a vécue, c’est que je me sens pleine de reconnaissance pour certaines choses que je prenais pour acquises avant. Oui, j’ai beaucoup de frustration envers la pandémie, mais je ressens aussi beaucoup de gratitude pour :

  • Ma famille en santé;
  • Mes parents;
  • Ma maison;
  • Ma situation financière;
  • Mon travail,
  • Mes amies;
  • L’opportunité de ralentir et d’avoir plus de temps pour moi.

16– Qu’est-ce que j’aimerais laisser derrière?

La Covid! Blague à part : y a-t-il des choses que tu as vécu en 2020 que tu aimerais ne plus vivre en 2021?

Pour ma part, outre la Covid, j’aimerais laisser derrière moi :

  • Mon angoisse;
  • Ma frustration;
  • Mon manque de confiance en moi.
Photo de Polina Kovaleva sur Pexels.com

4 questions pour visualiser et manifester une meilleure année en 2021

Tu as survécu à la première série de questions : félicitations! Maintenant que tu as fait le bilan de la dernière année, tu es plus en mesure d’évaluer ce que tu veux vraiment pour celle qui s’en vient. Il est prouvé que de visualiser régulièrement ce que l’on souhaite fait en sorte qu’il y a de plus grandes chances que ça se réalise. Par exemple, le simple fait d’écrire tes objectifs permet de les rendre concrets. En plus, tu pourras t’y référer dans un an pour faire le bilan de ton année 2021 ou même en cours d’année afin de voir où tu en es rendue dans ton cheminement personnel.

1– En 2021, je souhaite avoir plus de…

Que souhaites-tu pour l’année 2021? Y a-t-il des choses qui t’ont manquées ou des éléments positifs de 2020 que tu aimerais qui se répètent l’an prochain?

Pour ma part, je voudrais plus :

  • D’amour;
  • De moments en famille;
  • De rires;
  • De douceur;
  • De confiance en moi;
  • De désencombrement;
  • De visibilité pour mon blogue;
  • De reconnaissance pour mes talents;
  • De bienveillance envers moi-même et les autres;
  • De patience;
  • De saines habitudes de vie;
  • De voyages;
  • De découvertes;
  • D’épanouissement personnel;
  • D’organisation;
  • De temps pour moi.

2– En 2021, je souhaite avoir moins de…

Cette question fait un peu écho à ce que tu aimerais laisser derrière en 2020, mais elle peut être en fait plus large que ça. Je te suggère d’en profiter ici pour aller puiser dans tes émotions, tes habitudes, bref, ce qui nuit à te sentir épanouie au quotidien.

Par exemple, en 2021, je souhaite moins :

  • De chicanes;
  • D’angoisse;
  • De mauvaises manies;
  • De doute;
  • De restrictions;
  • D’incertitudes;
  • De chaos;
  • De fatigue.

3– Quels sont mes objectifs/intentions pour la prochaine année?

Quels sont les accomplissements ou les rêves que tu aimerais accomplir pendant la prochaine année? Qu’est-ce que tu aimerais inscrire fièrement dans ton bilan de fin d’année en 2021? Sinon, aimerais-tu améliorer certains aspects de ta vie, sans que ce soit pour autant des réalisations en tant que tel?

Voici ce que j’aimerais réaliser l’an prochain :

  1. Poursuivre ma démarche de bien-être;
  2. Poursuivre ma remise en forme;
  3. Continuer d’écrire un article par semaine pour mon blogue;
  4. Continuer à mieux équilibrer ma vie professionnelle et familiale;
  5. Sortir davantage avec ma petite famille (et peut-être même voyager si possible);
  6. Développer davantage ma présence sur les médias sociaux et faire croître mon nombre d’abonnés;
  7. Continuer à désencombrer mon intérieur et à réduire mes possessions;
  8. Donner un peu plus d’amour à ma maison;
  9. Améliorer l’apparence de ma peau.

4– Comment je compte atteindre mes objectifs?

Maintenant, c’est bien beau avoir des objectifs, mais qu’as-tu l’intention de faire pour t’aider à les atteindre?

Je dois t’avouer que je réalise que ma vision de 2021 est assez ambitieuse. Je vais d’ailleurs avoir le défi de trouver un équilibre entre tout mettre en œuvre pour atteindre mes objectifs et ralentir la cadence. Car je suis maintenant convaincue des bienfaits d’une vie plus douce sur mon niveau de bien-être.

L’intérêt de faire une liste de ce que je compte faire pour atteindre chacun de mes objectifs est que je sais alors exactement ce que je dois faire pour arriver à mes fins. Je peux donc m’y référer de temps à autres pour m’assurer que je garde le cap et m’ajuster également s’il y a lieu.

Voici ce que je compte faire pour atteindre les objectifs que je me suis fixés

  1. Continuer à m’informer sur le développement personnel et le bien-être;
  2. Faire du yoga ou une activité physique de 15 à 30 minutes par jour;
  3. Planifier des idées d’articles à l’avance et du temps dans mon horaire pour rédiger;
  4. Utiliser un planificateur hebdomadaire détaillé et préparer davantage mes repas à l’avance;
  5. Faire une liste d’idées d’activités à faire avec mes enfants selon les saisons et les cocher au fur et à mesure;
  6. M’informer sur la gestion des médias sociaux et élaborer une stratégie plus détaillée avec analyse des résultats;
  7. Me lancer des défis de désencombrement avec une ou des amies et faire un inventaire exhaustif de ma garde-robe;
  8. Réparer le patio et redonner un coup de peinture à certains endroits défraîchis;
  9. Consulter une dermatologue pour me faire conseiller afin de réduire l’apparition de boutons sur ma peau.

Tu souhaites aller plus loin dans ta visualisation de l’année 2021? Je t’invite à consulter mon article sur comment créer un mood board inspirant pour atteindre tes objectifs et réaliser tes rêves.

Et toi, que retiens-tu de ton année 2020? Quels sont tes objectifs pour 2021? N’hésite pas à me les faire savoir en commentaire!

Reprendre confiance en soi : comment dissiper le doute en 5 étapes

Reprendre confiance en soi : comment dissiper le doute en 5 étapes

Est-ce qu’il t’arrive de douter de toi et de tes capacités? Moi oui. Ça m’arrive même plus souvent que je ne voudrais l’admettre. Étant très perfectionniste et ambitieuse de nature, je suis le genre de personne à souhaiter atteindre coûte que coûte les objectifs que je me suis fixés et à me décourager quand je les les atteins pas. Il m’arrive aussi de penser, quand rien ne va comme je l’avais prévu, que je n’ai peut-être pas les qualités et les capacités nécessaires à poursuivre mes ambitions jusqu’au bout. Dans ces temps-là, il n’est pas toujours évident de faire taire notre petite voix intérieure, mais c’est possible. Je te présente ici des trucs qui me font le plus grand bien lorsque je touche le fond du baril du doute.

Sur quoi je doute le plus souvent…

Comme toi, je ne suis pas parfaite. Je dois apprendre à composer avec des attentes que j’ai moi-même créées ou à celles que je pense que les autres ont de moi. J’essaie tranquillement de me défaire des attentes que pourraient avoir les autres envers moi (parce que c’est ma vie, pas la leur), mais il m’est plus difficile d’être bienveillante envers moi-même lorsque je ne réussi pas à répondre aux attentes que j’ai moi-même créées. Bien que la pression de performance soit parfois en jeu, il s’agit souvent de choses qui me tiennent particulièrement à cœur :

  • Bien élever mes enfants;
  • Réussir mon blogue;
  • Me trouver belle;
  • Finaliser mes tâches que j’avais prévues dans ma journée;
  • Réussir une recette;
  • Etc.

Récemment, j’ai eu un gros moment de doute. On pourrait même appeler ça une « crise de doute », car je ne voyais plus la situation clairement et que j’étais complètement submergée par les émotions. C’est là que m’est venue l’idée de ces cinq étapes que j’ai mises en application et qui, à mon grand étonnement, m’ont fait un bien énorme. C’est dans l’espoir que cette méthode puisse aussi t’aider que j’ai eu envie de la partager avec toi.

Étape 1 : Prends de grandes respirations

Aussi étrange que cela puisse paraître, notre respiration est un outil puissant pour nous aider à nous calmer. De lentes inspirations et expirations contribuent à ralentir notre rythme cardiaque. Aussi, en ce concentrant sur notre souffle, on se reconnecte à l’instant présent, à ce qui se passe ici et maintenant. On revient à l’essentiel, ce qui nous permet de relativiser nos problèmes.

Petit exercice de respiration pour se sentir mieux :

  1. Inspire doucement par le nez jusqu’à ce que tu ne puisse plus faire rentrer d’air. Sent ton ventre se gonfler comme un ballon;
  2. Retiens ta respiration 6 secondes;
  3. Expire jusqu’à ce que tu te vides complètement de ton air.

Répète cet exercice aussi souvent que nécessaire. Au bout de quelques répétitions, tu devrais commencer à te sentir plus calme et plus sereine.

Photo de Gemma Chua-Tran sur Unsplash

Étape 2 : Prends le temps de vivre tes émotions

Il n’est pas rare que pendant ou même après avoir pris une bonne respiration je me sentes submergée par les émotions. Laisse-les venir à toi, laisse-les sortir. C’est normal d’avoir peur de l’inconnu, de ressentir de la tristesse quand on a mis beaucoup d’efforts dans un projet qui nous tenait à cœur et qui ne se réalise pas comme on le voudrait. Analyse tes émotions et leur raison d’être, car elles sont là pour te dire que quelque chose ne va pas.

Petit exercice pour exorciser tes émotions

  1. Nomme chacune de tes émotions une à une à voix haute ou par écris. Par exemple : la tristesse, la colère, la honte, la jalousie, etc.
  2. Pour chacune d’elle, cherche ce qui est à la source de cette émotion. Par exemple : tu peux être triste de ne pas réussir un projet qui te tenait à cœur, en colère parce que tu as mis beaucoup d’efforts dans ce projet, avoir honte de tes résultats qui ne sont pas à la hauteur de tes espérances, être jalouse du succès des autres, etc.

De nommer tes émotions va te permettre de les reconnaître et en trouvant la raison derrière elles, tu pourras commencer à les comprendre et à les apprivoiser.

Étape 3 : Parle-toi comme à une amie

Quand le doute nous frappe, on a besoin d’être rassurée. Pourtant, trop souvent, une petite voix dans notre tête s’entête à nous faire croire qu’on n’a pas ce qu’il faut, que rien ne va fonctionner, que tout est déjà perdu d’avance. Parlerais-tu de cette façon à une amie? Probablement que non. Alors, pourquoi parle-t-on de cette façon à nous-même?

Pour t’aider à répondre à ton doute avec bienveillance, prends une feuille de papier et divise-là en deux. D’un côté, inscrit chaque chose/raison pour laquelle tu doutes. De l’autre côté, écris ce que tu dirais à une amie pour la réconforter si elle te disait cela. Tu verras : c’est non seulement libérateur, parce qu’on met le doigt là où ça fait mal, mais aussi parce qu’on réalise qu’il existe des solutions et des contre-arguments à chacun de nos doutes.

Honnêtement, il s’agit d’un outil qui m’est venu intuitivement et qui, contre toutes attentes, s’est avéré d’une grande puissance pour me faire sentir mieux. Après avoir remplis ma feuille, je me sentais étonnamment plus légère et plus bienveillante envers moi-même. Je n’en revenais tout simplement pas à quel point j’étais différente après coup : ma petit voix intérieure, celle qui me faisait voir uniquement le côté négatif de la situation, s’était tue comme par magie.

Et parce que je suis gentille, je t’ai déjà créé cette feuille que j’ai appelée « Mon tableau de bienveillance », car elle peut t’être utile pour t’aider à être plus bienveillante envers toi-même dans plusieurs situations, pas uniquement lorsque tu doutes de toi-même. Je l’ai ajoutée à la section Ressources du blogue, mais tu peux également la télécharger tout à fait gratuitement ici (de rien, ça fait plaisir).

Bien sûr, si tu as la chance de pouvoir parler également à un ou une amie, n’hésite surtout à pas à le faire. Ça va simplement renforcer cet exercice de bienveillance qui est si important lorsque le doute nous assaille. Les arguments bienveillants que cette personne peut te donner te permettront de relativiser ton problème et de te faire voir la situation différemment. Mais tu verras : en faisant l’exercice ci-dessous, tu remarqueras que les réponses se trouvent déjà en toi…

Étape 4 : Fais un plan de match

Maintenant que tu as répondu à chacune de tes inquiétudes comme si tu avais parlé à une amie, tu vois probablement plus clairement quelles actions poser ou quels changements apporter afin de faire retourner la situation en ta faveur. Par exemple, peut-être que tu vas découvrir que tu aurais besoin de suivre une formation pour t’aider? Ou encore, faire affaire à une coach pour te guider? Peut-être voudras-tu lire davantage de livres sur le sujet qui te pose problème, parler à quelqu’un… L’idée est de trouver des solutions afin que tu regagnes confiance en toi, pour t’aider à prendre la meilleure décision ou pour que tu puisses retrouver la motivation qui te manquait et te retrousser les manches.

Comment faire ton plan de match « anti-doute »

À partir de ton tableau de bienveillance, fait ressortir les éléments suivants :

  • Les actions que tu peux poser pour améliorer la situation;
  • Les outils dont tu peux te doter pour t’aider.

Quelques exemples d’actions que tu peux poser :

  • Suivre une formation;
  • Être accompagnée par un coach ou un professionnel d’expérience (par exemple, un psychologue);
  • T’abonner à un programme d’entraînement;
  • Te pratiquer davantage;
  • Etc.

Quelques exemples d’outils dont tu peux te doter :

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Étape 5 : Fonce

Autre chose que j’ai apprise concernant le doute : la meilleure façon de le dissiper et de faire taire notre voix intérieure qui nous retient en arrière, c’est d’avancer vers notre but. Le simple fait de trouver le courage de faire le premier pas vers nos objectifs est extrêmement valorisant : on sort de notre zone de confort, on ne sait pas toujours ce que l’on fait, mais on ose quand même. Oser malgré le doute et nos peurs nous donner étonnamment beaucoup de force, comme si on réalisait tout à coup que oui, on est capable de le faire. Car oui : tu es capable. Tu peux le faire.

Souvent, c’est nous-mêmes qui nous empêchons de réaliser notre plein potentiel. Alors fonce la tête haute et refais mes cinq étapes ci-dessus si jamais le doute revient te hanter, puis reprends ta route là où tu l’avais laissée.

Et toi, t’arrive-t-il de douter de toi-même? Que fais-tu quand ça t’arrive?

8 raisons d’inclure le yoga à ta routine quotidienne

8 raisons d’inclure le yoga à ta routine quotidienne

Cela fait maintenant un mois que j’ai intégré le yoga à ma routine quotidienne. Pourtant, au départ, mon but n’était que de faire de l’activité physique pendant 30 minutes une journée sur deux, le temps d’intégrer cette saine habitude de manière durable à mon horaire. Ce qui a commencé comme une simple curiosité et le désir de prendre soin de mon corps s’est rapidement transformé en véritable obsession. Et c’est tant mieux, car pratiquer le yoga au quotidien a une tonne de bienfaits pour notre santé physique, mentale et émotionnelle. Que tu songes l’ajouter à ta routine du matin (comme moi) ou du soir comme une de mes amies, le yoga peut t’aider à te sentir mieux au quotidien.

Me, myself et le yoga

Avant de te parler des raisons pour lesquelles tu devrais intégrer le yoga à ta routine quotidienne, je crois qu’il est important que je te raconte d’où je pars, car je te le jure, je partais de très loin.

  1. Je ne suis pas DU TOUT flexible, je dois même être une des personnes les moins souples de la terre, rien de moins;
  2. J’ai toujours été pourrie en gymnastique. Je n’ai jamais réussi à faire la roue et j’étais dernière de classe dans mes cours de gymnastique obligatoires;
  3. Je n’ai pas beaucoup de force musculaire dans les bras… Même si c’est moins pire depuis que j’ai des enfants (j’ai fini par développer cette partie de mon corps à force de les prendre souvent dans mes bras).
  4. L’équilibre n’est vraiment pas mon fort;
  5. Est-ce que je t’ai déjà dit que je n’étais pas flexible?

Ma relation avec le yoga a donc des allures de comédie romantique hollywoodienne. Tu sais, le genre de film MÉGA prévisible où on sait pertinemment que la fille va tomber amoureuse du gars qui l’énerve le plus au monde, et où c’est même tellement une évidence que tous les autres personnages ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi ils ne sortent pas déjà ensemble? Yep, c’est exactement ça.

Il n’y a pas si longtemps, le stress faisait partie intégrante de ma vie. Et m’entraîner ou faire du sport ne m’intéressais pas DU TOUT. Sais-tu ce que les gens me disaient souvent? « Tu devrais faire du yoga… ».

Et ma réponse? « Ooooooh non, jamais de la vie, je suis la personne la moins flexible de l’univers et j’ai zéro équilibre. »

Je me trouvais déjà des défaites avant même d’essayer. Et le pire, c’est que je me croyais totalement justifiée avec cette affirmation. Je me trouvais raisonnable parce que, à mes yeux, je connaissais mes limites et le yoga m’apparaissait BIEN AU-DESSUS de mes capacités.

Bref, RIEN à mes yeux ne semblait me prédestiner à aimer le yoga, encore moins à ressentir le besoin de le pratiquer quotidiennement comme une religion. Et pourtant, c’est exactement là où j’en suis aujourd’hui.

Tout ça pour te dire que si j’y arrive, alors il y a de l’espoir pour toi aussi.

Photo de Valeria Ushakova sur Pexels.com

Le yoga : une pratique à découvrir

Que tu aies déjà pratiqué le yoga ou non, tu as probablement tout de même déjà une petite idée de ce que c’est. Comme cette pratique gagne de plus en plus d’adeptes de par le monde depuis plusieurs années, nous avons toutes vues au moins une fois des images de postures associées au yoga. Mais ce qui échappe au premier regard, c’est que le yoga transcende la discipline physique : il s’agit avant tout d’un art de vivre et il se rapproche même d’une pratique presque spirituelle.

Pour la petite histoire, les première références au yoga nous proviennent des yoga-sutra (est-ce que je suis la seule à avoir pensé à kama-sutra en lisant ce terme?) de Patanjali écrit environ 200 ans avant notre ère. Ces textes décrivent les différentes postures physiques (asanas), des exercices de respiration (pranayama) et de méditation . En plus d’expliquer les fondements et la philosophie du yoga, ils révèlent comment l’appliquer à toutes les sphères de notre vie.

Bien que les postures n’aient pratiquement pas changé depuis des siècles, le yoga a toute de même évolué et s’est scindé en différentes disciplines qui mettent chacune l’accent sur un aspect spécifique de cette pratique. On retrouve ainsi aujourd’hui des yoga plus dynamiques, mais aussi des yogas plus doux. On en dénombre pas moins d’une dizaine! Il y en a donc pour tous les goûts, mais surtout, pour tous les niveaux. Que tu sois une débutante qui manque cruellement de flexibilité (comme moi), une habituée des gyms ou une personne plus âgée, tu peux trouver ton compte dans la multitude d’approches offertes aujourd’hui.

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Intégrer le yoga à sa routine quotidienne : facile et tellement bénéfique!

Comme je te disais au début de cet article, cela fait maintenant un mois que je pratique le yoga de façon quotidienne. Il m’arrive même certains jours d’en faire plus d’une fois selon le temps dont je dispose, mon état d’esprit et si mon corps a besoin de se détendre ou de bouger. Évidemment, je le fais parce que ça me fait sentir bien dans mon corps et dans ma tête, mais j’ai eu envie de te décortiquer toutes les raisons pour lesquelles j’aimais autant cette discipline et en quoi elle me faisait le plus grand bien. Les raisons que je t’énumère ci-dessous sont donc basées sur mon expérience personnelle et sur les bienfaits que j’en retire.

1– On n’a besoin d’aucun équipement

Une des beautés du yoga, c’est qu’il est possible de le pratiquer n’importe où, et ce, sans aucun équipement.

Tu vas peut-être me dire : Oui mais ça ne prend pas un tapis pour faire du yoga?

Non, pas forcément. Le tapis, c’est un peu comme l’air climatisée : c’est pour le confort.

Tu peux faire du yoga sur une serviette, sur un plancher de bois franc, sur ton lit et même les deux pieds dans le sable sur la plage. Ça dépend vraiment de ce que tu aimes, mais aussi, des asanas que tu choisis de faire.

Le fait de n’avoir besoin d’aucun équipement était un critère très important pour moi, car je cherche à désencombrer mon intérieur le plus possible et à me défaire de ce que je considère être un surplus d’objets. Par hasard, j’avais déjà un tapis de yoga, mais sinon, j’en fais parfois à même le sol, sans rien sur le plancher. J’ai même l’impression dans ce temps-là de mieux contrôler mon équilibre et d’être mieux ancrée.

2– On apprend à ralentir le rythme et à vivre davantage dans l’instant présent

Une des particularités du yoga, c’est que chaque mouvement se fait au rythme de notre respiration. Une lente et longue respiration qui martèle (ou plutôt, qui étire) doucement le temps comme un métronome. Écouter et prendre conscience de son souffle est la base de la pratique du yoga.

Chaque mouvement est aussi l’occasion d’écouter son corps et de prêter attention à ce qui s’y passe. Nous sonnes appelés à prendre conscience de nos muscles qui s’étirent et se cambrent, à sentir le sang circuler dans nos veines, à percevoir les palpitations de notre cœur pendant et après l’effort.

J’aime voir le yoga comme une méditation en mouvement, un moment où on oublie tout ce qui se passe autour de nous. Il n’est d’ailleurs pas rare que le yogi accompagne sa pratique d’intentions bienveillantes pour le reste de sa journée, qu’il remercie son corps ou qu’il se remercie lui-même d’avoir consacré du temps à sa pratique.

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3– On redécouvre son corps et on apprend à dépasser ses limites

Je te le répète : je ne suis pas du tout flexible dans la vie. Je manque même sérieusement d’équilibre. Mais le fait de pratiquer le yoga m’a fait prendre conscience que j’étais plus flexible que je ne le croyais. Parfois, j’étais déçue de ne pas arriver à réaliser certains mouvements ou asanas au complet, mais d’autres fois, je me surprenais à pouvoir étirer un peu plus certains muscles de mon corps.

On réalise aussi que certains mouvements ou asanas qui ont pourtant l’air si simples sont beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît. Ouf! Combien de fois ais-je pensé qu’un asana avait l’air facile alors qu’il demandait en réalité beaucoup de force pour réussir à maintenir mon équilibre!

À force de pratiquer le yoga, on améliore ainsi sa souplesse, son équilibre et sa force musculaire.

4– On découvre la puissance de notre souffle

Celles qui ont déjà accouché ou qui suivent des cours de préparation à l’accouchement sont peut-être familières avec les techniques de respiration pour réduire la douleur. Sans avoir à enfanter, le yoga nous rappelle qu’en nous concentrant sur notre souffle, on détourne ainsi notre attention de ce qui nous est momentanément désagréable. Parfois, le simple fait d’écouter attentivement notre inspiration ou notre expiration peut faire en sorte que l’on reste un peu plus longtemps dans une posture plus difficile. On réalise également que de porter notre attention sur notre respiration peut nous aider à faire face plus sereinement à certaines situations et à retrouver notre calme. Qui aurait cru que notre simple souffle pouvait avoir autant de pouvoir sur notre bien-être?

5– On développe notre concentration et notre force mentale

Avec notre cerveau habitué à analyser mille et une distractions tout au long de la journée et avec notre charge mentale de plus en plus lourde, il devient plus difficile de se concentrer entièrement sur le moment présent. Moi la première, au moment de m’endormir, je pense souvent à ma to do liste du lendemain ou à la journée qui vient de se terminer. Le yoga nous ramène à l’ordre à ce niveau. Il nous rappelle de nous concentrer sur notre corps pour trouver notre équilibre et de nous concentrer sur notre souffle pour supporter les désagréments.

Je me suis également rendue compte que lorsque j’avais de la difficulté à trouver mon équilibre, c’était souvent parce que je n’étais pas assez concentrée et que je laissais mon esprit vagabonder. D’en être consciente me pousse à essayer de m’appliquer davantage. Je dois aussi avouer que d’avoir un enfant de trois ans qui cherche à s’asseoir sur moi pendant mon yoga —true story— s’avère une autre motivation qui m’amène à vouloir couper davantage mon esprit du monde environnant pendant ma pratique.

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6– On donne de l’amour à notre corps

Notre corps a été conçu pour bouger. D’ailleurs, notre vie actuelle majoritairement sédentaire serait nuisible à notre santé : selon l’Organisation mondiale de la santé, pas moins de 3,2 millions de décès chaque année sont attribuables au manque d’exercice.

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de profiter des bienfaits de l’activité physique tout en faisant bouger son corps en douceur. En effet, le yoga est considéré comme une activité physique, si bien que tu donnes à ton corps la dose d’exercice dont il a besoin en pratiquant 30 minutes de yoga par jour.

Le yoga fait travailler les muscles de notre corps de plusieurs façons : il les étire, développe leur force, mais nous oblige aussi à pratiquer notre équilibre. Ça a l’air si simple quand on voit certains yogi s’exécuter, mais certains asanas sont très exigeants sur notre corps.

On développe non seulement notre souplesse, mais aussi notre force musculaire et notre équilibre, ce qui en fait un exercice complet.

Un des yogis que je suis le plus en ce moment (Adrienne Yoga with Adrienne) dit même dans une de ses vidéos qu’il est normal de sentir notre corps trembler à l’occasion pendant la pratique du yoga, que c’était même le but recherché. Elle appelait ça la «sensation d’être en vie».

7– On apprivoise l’inconfort

Comme tout exercice physique, le yoga demande de faire travailler nos muscles. L’étirement et la recherche constante d’équilibre pour maintenir les postures peut nous apparaître par moments comme étant inconfortables. Mais je me suis rendue compte que le yoga nous pousse à aller au-delà de cet inconfort, à nous concentrer sur notre souffle et sur le mouvement.

8– Ça fait du bien

Avec ses étirements, le yoga libère tout en douceur le corps des tensions dans les muscles. Se faisant, tu libères également des endomorphines, ces hormones qui génèrent un sentiment de bien-être. Mais au-delà de ça, le yoga permet de te détendre et de réduire ton niveau de stress. Certains asanas pratiqués le matin peuvent contribuer à faire augmenter ton énergie alors que d’autres pratiqués le soir juste avant de te coucher peuvent atténuer ta charge mentale et t’aider à mieux dormir.

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J’aimerais bien m’y mettre, mais je n’ai pas le temps…

Si c’est ton cas, sache que j’étais comme toi, avant. Je te suggère fortement de lire mon article Faire un diagramme de son temps afin de repenser ses priorités au quotidien en fonction de ses valeurs : je t’y explique comment je m’y suis prise pour trouver du temps afin d’intégrer une nouvelle habitude de vie saine à mon horaire que je considérais déjà chargé. Parfois, quand on décortique notre horaire, on se rend compte qu’il est possible de mieux organiser notre emploi du temps et il devient alors plus facile de faire de la place pour ce qui compte réellement pour nous.

Et si tu as comme moi des enfants, c’est une excellente occasion de les initier avec toi au yoga. Les enfants sont généralement très souples et aiment imiter nos poses… ou carrément s’asseoir sur nous pendant qu’on pratique nos asanas. C’est beaucoup moins relaxant, j’en conviens, mais tu peux aussi en tirer de bons moments en famille et créer une belle activité avec eux. Même mon garçon de trois ans est rendu qu’il me dit parfois qu’il veut faire du yoga avec moi!

Et toi : qu’elle est ta relation avec le yoga? En fais-tu? Si oui, quels bénéfices en tires-tu? Je suis curieuse de connaître ton expérience!

Changement d’heure et déprime saisonnière : 7 astuces pour aider à rehausser son énergie et son moral

Changement d’heure et déprime saisonnière : 7 astuces pour aider à rehausser son énergie et son moral

Le mois de novembre est généralement un mois plus difficile pour le moral et l’énergie. Avec le changement d’heure, les températures froides, les arbres qui perdent leurs couleurs et les journées qui raccourcissent, il n’est pas étonnant que notre corps et notre esprit s’en retrouvent affectés. Moi-même, depuis quelques jours, mes émotions sont à fleur de peau, je me sens davantage fatiguée et j’ai l’impression d’être plus fragile, un peu comme un flocon de première neige qui tombe et fond au sol. Je me suis dit que je n’étais sans doute pas la seule, alors j’ai eu envie de te partager quelques trucs qui m’ont aidée ou qui m’aident actuellement à passer au travers de cette lente période de transition vers l’hiver.

Pourquoi sommes-nous plus déprimés à l’approche de l’hiver?

Savais-tu que chaque année, environ 18 % de la population canadienne et 15 % de la population française vit une déprime hivernale? Caractérisée par un manque d’énergie et un moral plus fragile, elle affecterait en majorité les femmes dans une proportion de 70 à 80 %. Donc si tu sens que tu as le moral plus à plat qu’à l’habitude et que tu as l’impression d’avoir moins d’énergie, tu es loin d’être la seule.

Cette déprime saisonnière serait en grande partie due à la diminution de la lumière naturelle pendant la période automnale. Comme les jours raccourcissent, il y a donc moins d’heures d’ensoleillement, si bien que nous y sommes par conséquent moins exposés. En effet, la lumière naturelle joue un rôle important dans la régulation de notre horloge biologique interne qui est responsable de nos cycles d’éveil et de sommeil, mais aussi de la sécrétion de certaines hormones dans notre corps. Le fait que le soleil se couche beaucoup plus tôt (un peu avant 17 heures par chez moi) combiné avec le changement d’heure peut donc déstabiliser tout ce système. De plus, la lumière du jour agit sur la sérotonine, aussi appelée «l’hormone du bonheur». Donc qui dit moins de lumière, dit aussi moral à la baisse.

Mais la particularité cette année, c’est qu’avec la pandémie, la situation peut être encore plus déprimante pour certaines personnes plus fragiles d’un point de vue psychologique. En effet, certaines ont perdu leur travail et demeurent dans l’incertitude face à l’avenir; plusieurs sont coupées de leurs proches et de leurs amis et le nombre d’activités disponibles est plus restreint en raison des mesures sanitaires.

Mes trucs pour contrer la déprime saisonnière

Heureusement, tu peux t’aider à traverser cette période plus difficile en prenant simplement de meilleures habitudes de vie. Je t’en propose ici quelques-unes qui me font le plus grand bien en ce moment. Je n’ai pas encore la prétention de les appliquer à la lettre chaque jour, mais en intégrant de deux à trois de ces astuces chaque jour, tu verras déjà peut-être une amélioration dans ton humeur et ton niveau d’énergie. L’important, c’est d’y aller à ton rythme et d’être indulgente envers toi-même.

Photo de Karolina Grabowska sur Pexels.com

1— Libérer ses émotions

Je suis une personne très sensible de nature. Beaucoup de choses m’affectent, parfois plus qu’elles ne le devraient. Et la fatigue accentue mes émotions qui deviennent alors plus intenses.

Une chose que j’ai apprise et dont je me rends compte avec une plus grande acuité aujourd’hui est qu’il est important de ne pas garder ses émotions pour soi. Ta tristesse, même si elle ne te semble pas justifiée, est là pour t’envoyer un message. C’est un mal nécessaire. Les émotions sont comme une brûlure : elles sont un signal d’alarme pour nous avertir que quelque chose ne va pas. C’est pourquoi il est important de les écouter et de ne pas les garder pour soi.

Dans mon cas, l’art —et plus particulièrement l’écriture— a toujours été un excellent exutoire pour mes peines, mes douleurs et mes doutes. Le simple fait d’écrire ce qui me tracasse me permet de regarder ce sentiment en pleine face, mais surtout, de le libérer. La poésie est mon style d’écriture de prédilection, car il permet de faire du beau avec ces sentiments qui sont parfois mal vus dans notre société. Ça fait du bien au cœur qui se sent alors plus léger, libéré, mais on a aussi un sentiment d’accomplissement incomparable par la suite après avoir écris un poème, je trouve.

Il est possible que tu détestes écrire, ou que la poésie ne soit pas du tout ton point fort. Mais il existe plusieurs autres formes d’art qui permettent exactement la même chose : le dessin, la peinture, la musique, le chant… Sinon, tu peux aussi simplement en parler à une amie ou décrire comment tu te sens dans un journal.

Quelques façons d’évacuer tes sentiments :

  • Tenir un journal quotidien;
  • Écrire des poèmes;
  • Pratiquer une forme d’art (écriture, dessin, peinture, etc.);
  • Parler à quelqu’un de confiance;
  • Bouger;
  • Méditer.
Photo de Ketut Subiyanto sur Pexels.com

2— Bouger

C’est reconnu : l’activité physique est un excellent antidépresseur. Non seulement bouger permet de te changer les idées en te faisant oublier tes problèmes, mais cela redonne de l’énergie. Il est en effet prouvé que le sport agit à la fois sur la bonne humeur et sur la réduction de la douleur. Ceci s’explique par le fait que l’activité physique fait augmenter le taux d’endomorphines dans ton corps : celles-ci ont pour effet de réduire la douleur et de provoquer un état euphorique. Pratiquer un sport active également la transmission de la sérotonine dans les cellules du cerveau, cette hormone dont je te parlais plus tôt qui engendre la bonne humeur.

Les experts recommandent d’ailleurs de faire au moins 30 minutes d’activité physique modérée par jour afin de réduire les risques d’accident cardio-vasculaire et augmenter son espérance de vie. La bonne nouvelle, c’est que ces 30 minutes n’ont pas besoin d’être faites en continue ou de façon intense pour avoir un effet sur notre santé. Ainsi, trois sessions de 10 minutes ont autant de bienfaits qu’une seule session de 30 minutes. Même, il serait préférable d’en faire un peu chaque jour plutôt que de ne faire qu’une seule longue activité physique par semaine.

Tu n’as pas envie de courir ni de soulever des poids? Ça tombe bien : tu peux avoir les mêmes bénéfices si tu marches 10 000 pas par jour. En général, nous marchons la plupart du temps à raison de 4 000 à 6 000 pas par jour, soit environ la moitié de ce qui est recommandé. Pour intégrer davantage la marche dans ta routine quotidienne, tu pourrais par exemple troquer la voiture contre les transports actifs, marcher pendant que tu es au téléphone, etc. Tu pourrais aussi en profiter pour aller prendre une marche à l’extérieur pendant tes pauses ou sur l’heure du dîner, ce qui aurait aussi l’avantage de te faire profiter des bienfaits de la nature et de l’air extérieur.

Avec la pandémie, l’offre de programmes d’entraînement en ligne a littéralement explosée : tu peux ainsi t’entraîner chez toi, dans le confort de ton foyer. Une des plateformes qui connaît la plus grande croissance à l’heure actuelle est probablement BeachBody, qui compte plus de 500 programmes en tous genres : musculation, danse, boxe, course, yoga, méditation… Il y en a vraiment pour tous les goûts!

Quelques façons de bouger plus :

  • Marcher davantage;
  • S’abonner à un programme d’entraînement en ligne;
  • Troquer la voiture pour les transports actifs;
  • Être debout le plus souvent possible;
  • T’asseoir sur un ballon d’exercice plutôt qu’une chaise pour travailler.
Photo de Jana Rustmeier sur Pexels.com

3— S’offrir de la douceur

Parfois, quand le moral et notre batterie sont trop à plat, mieux vaut faire preuve de bienveillance envers soi-même et prendre soin de soi en s’offrant des moments de calme et de douceur. Les Danois l’ont bien compris avec le hygge, un art de vivre qui leur permet d’apprécier davantage les petits moments de la journée, même pendant les journées grises et froides de l’automne et de l’hiver.

Quelques idées pour être plus douce envers soi-même :

  • Ralentir le rythme;
  • Pratiquer le hygge;
  • Pratiquer des loisirs «slow» comme la lecture, le tricot ou le yoga;
  • Porter des vêtements chauds et doux;
  • Boire des boissons chaudes;
  • Méditer.
Photo de Elsa St sur Pexels.com

4— Augmenter son exposition à la lumière naturelle

Puisque la déprime saisonnière serait en grande partie causée par une diminution de l’exposition à la lumière naturelle, il serait donc logique de penser en limiter les effets simplement en augmentant notre exposition à cette dernière. Profiter le plus possible de l’extérieur peut donc s’avérer une excellente façon d’améliorer notre humeur et notre énergie en cette période plus grise.

Mais il faut se rendre à l’évidence qu’il n’est pas toujours possible de passer plus de temps à l’extérieur. Notre horaire de travail, par exemple, peut nous offrir moins d’occasions pour profiter de la lumière du jour. C’est le cas notamment si on travaille de nuit.

Heureusement, il est possible d’augmenter son exposition à la lumière dite «naturelle» grâce à la luminothérapie. Plusieurs lampes à cet effet sont disponibles sur le marché, et j’ai moi-même eu la chance d’avoir accès à l’une d’elles sur mon lieu de travail d’avant la Covid. Résultat? J’ai pu effectivement constaté une augmentation de mon niveau d’énergie. Pas au point de fracasser des records, mais quand même. Je demeure donc convaincue des bienfaits de l’utilisation d’une lampe de luminothérapie pour les gens qui auraient tendance à souffrir de déprime hivernale.

Quelques idées pour augmenter son exposition à la lumière naturelle :

  • Utiliser une lampe de luminothérapie;
  • Aller davantage à l’extérieur;
  • Avoir le plus possible des vues sur l’extérieur.
Photo de Foodie Factor sur Pexels.com

5– Bien manger

Ton alimentation peut avoir une grande influence sur ton niveau d’énergie tout au long de la journée. Certains aliments, comme les sucres raffinés (bonjours, les bonbons d’Halloween!), ont ainsi tendance à augmenter ton énergie pour une très courte période, suivi d’une diminution presque aussi drastique de celle-ci. D’ailleurs, une étude menée dans plusieurs pays aurait trouvé une forte corrélation entre la consommation de sucres raffinés et le taux de dépression.

Mais ce que l’on sait un peu moins, c’est qu’il existe aussi des aliments qui contribueraient à lutter contre la dépression. Ce serait le cas des aliments riches en Oméga-3, en vitamines B9 (acide folique), B12, B6 et en tryptophane. Un apport suffisant en vitamine D serait également important, car une carence pourrait favoriser un état dépressif.

Mais au-delà de manger plus de certains aliments jugés plus propices à un meilleur moral, une alimentation saine et équilibrée est la véritable clé pour se sentir bien dans sa peau au quotidien. Diminuer les aliments transformés, manger plus de fruits et de légumes et limiter sa consommation de sucres raffinés est un excellent moyen d’améliorer sa santé physique et morale de façon durable.

Quelques aliments à privilégier pour lutter contre la déprime hivernale :

  • Poissons;
  • Fruits et légumes;
  • Légumineuses;
  • Viandes;
  • Noix;
  • Jaunes d’oeuf;
  • Graines de chia, de chanvre ou de citrouille;
  • Lait et produits laitiers;

6— Oser porter des couleurs vives

Je ne sais pas pour toi, mais j’apporte chaque jour une grande importance aux couleurs que je choisis de porter. Elles doivent refléter ma «personnalité» du moment, donc comment je me sens ou comment je souhaite me sentir ce jour-là.

Je ne suis donc pas surprise que la science semble appuyer ce que j’ai toujours pressenti, soit que les couleurs influencent notre perception des choses.

Je t’ai déjà fait part dans un ancien article de quatre astuces afin de te sentir mieux grâce à tes vêtements. L’une d’elles était d’oser la couleur. Celle-ci est particulièrement efficace en hiver. As-tu remarqué que l’on avait tendance à porter davantage de noir et de gris en hiver? Ces couleurs ont tendance à être déprimantes, alors que les couleurs vives comme le jaune, le rouge et le orange ont instantanément un effet vitaminé qui nous remonte le moral et augmente notre niveau d’énergie. Porter du rose, considérée comme une couleur euphorisante ou douce selon la teinte, aurait aussi un effet bonne humeur.

En plus de rehausser notre humeur, les couleurs vives donnent souvent un teint plus lumineux et réveillé… Alors ouste le noir et bonjour la couleur!

Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels.com

7– Donner un répit à son corps

Avant de penser à des solutions pour être moins fatiguée, as-tu aussi pensé que ton corps t’envoyait peut-être le message qu’il avait besoin de se reposer? On a parfois tendance à écarter cette option du revers de la main en se disant que ça va passer, qu’on va prendre un café et qu’on va aussitôt se donner le petit boost d’énergie nécessaire pour compléter notre to do liste du jour. Mais peut-être que, au fond, ton corps a besoin justement de récupérer.

Ça peut paraître contreproductif de dormir plus à première vue, mais penses aussi à ceci : plus tu es fatiguée, plus ton système immunitaire se retrouve aussi affaibli. Et se remettre d’une maladie peut demander plusieurs jours de repos forcé.

Du temps que j’allais encore au bureau (ça me semble si loin!), j’avais pris l’habitude de faire une sieste de 15 minutes après le dîner quand je me sentais fatiguée et que j’avais visiblement de la difficulté à me concentrer. Concrètement, je m’allongeais au sol sur un tapis de yoga (et parfois même directement sur le tapis de mon bureau), je plaçais un bandeau autour de mes yeux et je glissais un oreiller sous ma tête, puis je partais une minuterie de 15 minutes. Je n’arrivais jamais à m’endormir totalement pendant ce laps de temps, mais j’arrivais quand même à arrêter le temps et à calmer mes pensées, ce qui me faisait beaucoup de bien. J’avais ensuite plus de facilité à me concentrer pour le reste de l’après-midi.

Avec le changement d’heure automnale, je ressens aussi le besoin de me coucher plus tôt. Bien que j’aie l’impression de perdre de précieuses minutes à moi le soir, je me suis rendue compte que j’en avais vraiment besoin. Ce n’est plus une question de «dois-je le faire ou non» : c’est devenu une évidence.

Et toi, comment vis-tu la période automnale? As-tu tendance à être davantage déprimée avec l’arrivée du mois de novembre et le changement d’heure? Si oui, as-tu d’autres trucs pour essayer de remonter ton moral et ton niveau d’énergie? N’hésite pas à me faire part de ton expérience en commentaire.

5 façons de se faire plaisir en temps de confinement afin de booster son moral et de se sentir revivre

5 façons de se faire plaisir en temps de confinement afin de booster son moral et de se sentir revivre

Je ne sais pas pour toi, mais depuis quelques jours, ma région est tombée en « zone rouge ». Cette situation implique de nouvelles restrictions pour les sorties (les bars et restaurants sont désormais fermés) et je n’ai plus le droit de recevoir de visite à mon domicile jusqu’au 28 octobre. Si je comprends que cette situation n’est que temporaire afin de contenir la pandémie de Covid-19 qui reprend de la vigueur dans ma région, je dois t’avouer ressentir quand même de la peine, de la frustration et une certaine anxiété à cette idée. Bien que je sois de nature pantouflarde (on pourrait facilement me confondre avec une ourse qui hiberne en hiver), le fait d’être en télétravail et d’avoir limité mes contacts sociaux au cours des derniers mois commence à me peser, comme à toi aussi, sans doute. Pour contrer cet effet, j’ai envie de te parler de l’importance de te faire plaisir dans ton quotidien afin de t’aider à mieux traverser les jours qui viennent si tu es toi aussi dans la même situation.

En effet, je crois que tout particulièrement en ces temps étranges et incertains, où non seulement les règles changent constamment, mais où tout le monde s’improvise scientifique et où certains s’imposent même en sauveurs de la tyrannie, il est plus important que jamais d’écouter davantage son cœur et de s’offrir de la douceur, de petits plaisirs simples et réconfortants au quotidien. Ceci aura pour effet d’améliorer ton humeur et de réduire ton niveau d’anxiété. Parce que oui, il y a parfois de quoi virer fou! Que ce soit à cause de la solitude, des avis divergents, de la peur de tomber malade, de l’insécurité financière ou autre, c’est normal de se sentir perdue ou stressée.

Voici quelques idées de petits plaisirs que tu peux t’offrir au quotidien pendant le confinement. Ils ont la particularité d’être simples (je déteste quand c’est compliqué) en plus de respecter les mesures sanitaires et de distanciation sociale. En espérant que ceux-ci t’inspireront à tirer le meilleur parti de cette période étrange qui peut aussi s’avérer une véritable opportunité de reconnecter avec toi-même.

Photo de Daria Shevtsova sur Pexels.com

1– Se mettre belle… même à la maison

Même si je suis en télétravail, j’ai tout de même continué à m’habiller chic, ou plutôt, en casual chic. Loin de moi l’idée de te juger si tu préfères t’habiller en mou : j’ai simplement remarqué que lorsque je m’habillais avec des vêtements que j’aime, j’avais un meilleur moral que lorsque je passais ma journée en pyjama ou en coton ouaté, par exemple.

J’en parlais justement dernièrement avec une de mes amies. Elle me disait qu’elle avait terriblement envie de porter un tutu ces derniers temps. Je l’ai vivement encouragée à le faire (Carrie Bradshaw approuverait fort probablement aussi, d’ailleurs).

On en est venues à la conclusion que nous avions tendance à vouloir nous habiller moins chic quand nous étions à la maison, ce qui arrive plus souvent qu’autrement depuis le début de la pandémie. Et nous avons aussi conclu que nous devrions nous donner davantage le droit de porter ce que bon nous semble, surtout dans un contexte de télétravail. Tu as envie de porter une robe que tu gardais pour une occasion spéciale? Pourquoi pas? Personne ne te jugera… parce que personne ne te verra de toute façon. C’est donc l’occasion idéale de la porter, quand on y pense, tu ne trouves pas?

Porter une robe nous fait également souvent sentir plus féminine. C’est psychologique. Et se sentir plus féminine signifie souvent que l’on se sent du même coup plus belle, et donc plus confiante.

Si tu as envie de commencer tranquillement, essaie de porter une jupe quelques jours ici et là. C’est même très facile d’agencer une jupe avec un coton-ouaté ou un tricot pour plus de confort en ces temps où le mercure tombe comme les feuilles d’automne.

Cette réflexion s’applique aussi au maquillage : si tu as envie de te trouver plus jolie et que tu sens que le maquillage t’aiderait à te donner un petit boost de confiance en toi, alors vas-y!

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2– S’offrir une petite gâterie

Tu as envie de chocolat, d’un petit gâteau, de chips, de vino ou de chocolat chaud? En confinement, je t’invite à être plus indulgente avec toi-même : déjà que tu ne peux pas faire tout ce que tu veux, pourquoi ne pas te permettre de succomber à une petite gâterie de temps à autres?

Sans être nutritionniste, j’ai toujours fait partie de ceux qui croient que tant qu’on ne plonge pas dans l’excès, on peut se permettre quelques passe-droits alimentaires. Et si la crème glacée ou le Nutella peuvent être un bon plan pour nous remonter le moral après une rupture amoureuse, par exemple, j’en conclue que c’est définitivement une bonne option aussi en temps de confinement si tu en ressens le besoin. Alors mets ta culpabilité de côté et emmitoufle-toi Bridget Jones style avec ta gâterie préférée à portée de main.

Et je ne sais pas pour toi, mais une gâterie, dans mon livre à moi, ça peut aussi être un objet qui te ferait plaisir. Tu sais, ce chandail de laine qui te fait de l’œil avec sa coupe parfaite et sa siiiiii jolie couleur? Ou bien cette déco que tu convoites depuis un certain temps déjà et qui irait siiiiii bien sur l’étagère de ton bureau? Ou bien ce nouveau livre d’un auteur que tu adores?

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3– Sortir à l’extérieur

Confinement ne veut pas dire pour autant qu’il faut s’emprisonner chez soi… Enfin, pas par chez moi, en tout cas. Si ta situation te le permet, essaie d’en profiter pour sortir un peu à l’extérieur. D’autant plus que l’automne, avec ses couleurs changeantes, offre des panoramas à couper le souffle à ce temps-ci de l’année.

L’air frais fera aérer ton esprit alors que la présence de végétation et de lumière feront profiter ton organisme de tous les bienfaits de la nature : diminution du stress, renforcement du système immunitaire, meilleure humeur… Le meilleur, dans tout ça, c’est que ce n’est pas seulement une impression : c’est également validé par la science. Si ce sujet t’intéresse, je t’en parle plus en détails dans mon article La biophilie, ou pourquoi on se sent bien dans la nature.

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4–Apprivoiser le slow living

Si tu ne peux contrôler tout ce qui se passe, tu peux toutefois contrôler ce que tu fais et surtout comment tu le fais. Comme tu as plus de temps, c’est une occasion idéale de ralentir le rythme et de t’initier tranquillement au slow living.

Le slow living, c’est se réapproprier l’instant présent, apprendre à apprécier les bonheurs simples et nous permettre d’échapper à notre mode de vie effréné et stressant qui nous donne l’impression de courir partout. Un peu comme si tu étais en mode vacances : rien ne presse, donc tu peux prendre ton temps et profiter pleinement de chaque seconde qui passe.

Quelques idées pour t’initier au slow living en mode confinement :

  • Pratiquer des loisirs slow, comme la lecture, le yoga, le dessin, la méditation, l’écriture, le tricot, la photographie, etc.
  • Instaurer de petits rituels : café du matin, promenade du midi, allumer des bougies parfumées, etc.
  • Déconnecter de la technologie (mettre ton cellulaire et les médias sociaux de côté);
  • Prendre le temps de savourer tes repas;
  • Entretenir ton logement;
  • Prendre soin de toi;
  • Désencombrer ton intérieur.
Photo de Flora Westbrook sur Pexels.com


5– Essaie de nouvelles choses

Le fait de ne plus socialiser fait en sorte que nous avons plus de temps. Ce temps qui nous file souvent entre les doigts en temps ordinaire… Et si tu en profitais pour essayer ou découvrir quelque chose de nouveau, quelque chose que tu n’osais peut-être pas faire avant par manque de temps? Cet automne est le moment idéal pour te trouver de nouveaux passe-temps. Qui sais, peut-être découvriras-tu que tu as un talent caché pour la photographie, pour jouer de la guitare, pour cuisiner des desserts décadents ou bien pour peindre des paysages surréalistes? Peut-être que tu peux aussi en profiter pour t’attaquer à cette machine à coudre que ta mère t’a offerte il y a quelques années et qui dort quelque part dans ton placard en attendant son heure de gloire? Peut-être que tu réaliseras aussi que tu aimes faire toi-même des objets de tous les jours, comme des bijoux, des foulards ou encore des produits d’entretien ménagers ou de soins corporels écolo.

Et te rappelles-tu ce cours d’allemand, de yoga, de musique ou de couture que tu remettais tout le temps à plus tard? De nombreux cours se donnent maintenant en ligne, que ce soit par vidéoconférence ou sur youtube. Voilà l’occasion rêvée pour enfin le suivre dans le confort de ton foyer!

Tu as le temps de te redécouvrir et d’élargir tes horizons : pourquoi ne pas en profiter?

5 leçons de bien-être que j’ai apprises en ayant mon premier jardin

5 leçons de bien-être que j’ai apprises en ayant mon premier jardin

Cette année, je me suis lancée pour la toute première fois dans le jardinage. En fait, j’avais déjà essayé par le passé d’avoir un petit plant de tomates et tenté plusieurs fois d’avoir un basilic dans ma maison, mais ces premiers pas dans le monde de l’agriculture urbaine ne s’étaient malheureusement pas avérés très fructueux. C’est donc avec une certaine appréhension, mais aussi beaucoup de détermination, que j’ai débuté mon premier vrai jardin cette année et étonnamment, je suis agréablement surprise et assez satisfaite des résultats. Pas seulement en termes de récoltes, mais aussi, de ce que le jardinage a eu comme effet sur moi et mon évolution en tant que personne. Avec l’été qui s’achève, j’ai envie de te partager ce que j’ai appris tout au long de cette extraordinaire aventure qui a transformé ma cours et mon esprit au cours des derniers mois.


À quoi ressemblait mon jardin

Avant de passer au vif du sujet, je pense qu’il serait d’abord intéressant que tu saches ce que j’ai planté et comment je m’y suis prise.

Ce que j’ai planté :

  • 4 plants de tomates raisins (8 semis faits moi-même et 2 achetés);
  • 4 poivrons rouges (semis faits moi-même)
  • Courgettes vertes et jaune (j’ai mis les graines directement en terre, mais je ne me souviens plus combien il y en avait);
  • Menthe poivrée (graines directement en terre);
  • Panais (graines directement en terre);
  • Carottes (graines directement en terre);
  • Épinards (au moins 100 graines directement dans la terre);
  • 1 plant de basilic (acheté).

Plan de mon jardin

Mon jardin faisait 8 pieds de long par 4 pieds de large, directement au niveau du sol. Je l’ai divisé en sections de 1 pied carré, parce que j’avais lu que les plants de tomates, de courgettes et de poivrons avaient généralement besoin de cet espace pour se sentir bien. Pour les plus petits légumes, j’ai planté plusieurs graines dans chaque espaces de 1 pied carré. En plus de cet espace, j’avais aussi deux bacs de tomates, un bac d’épinards et un pot de basilic.

Mes semis

J’ai débuté mes semis vers la mi-avril… Ce qui est plutôt tardif, d’après ce que j’ai découvert. Si il s’est avéré que j’ai finalement réussi à avoir de beaux plants de tomates tout de même, il en a été tout autrement de mes poivrons. Selon une amie, j’aurais dû débuter les semis de poivrons aussi tôt qu’en… janvier. Je vais donc en prendre bonne note pour l’an prochain.

Je me suis rendue compte que c’était normal de faire des essais et erreurs, surtout quand on débute. Il faut se donner du temps et être indulgent envers soi-même.


Leçon no 1 – Le jardinage permet de renouer avec la simplicité

Avec mes tentatives infructueuses pour avoir des tomates par les années passées, j’avais fini par me convaincre que jardiner, ce n’était pas fait pour moi. Que peut-être que je n’avais simplement pas le pouce vert.

Heureusement, j’avais tout faux.

J’ai découvert que non seulement il était possible d’entretenir un jardin de façon minimaliste, mais que de mettre les mains dans la terre permettait de renouer avec une vie plus simple, plus vraie.

Je me suis rendue compte que le jardinage créait une routine sécurisante et apaisante entourant l’entretien des plantes. De voir la nature pousser toute seule, dans toute sa simplicité, m’a fait réaliser que jardiner (et la vie en général) n’avait pas besoin d’être compliqué : un peu d’eau et d’engrais chaque jour, et voilà!

Ça paraît très simpliste, mais ça n’a pas tellement besoin d’être plus compliqué que ça. Oui, il est possible que certains plants te posent plus de problèmes que d’autres, mais je me suis rendue compte qu’en leur offrant un endroit très ensoleillé, en les arrosant une fois par jour et en les nourrissant régulièrement avec mon marc de café, mon jardin était heureux et bien portant.

Une fois les légumes poussés, la simplicité est de nouveau au rendez-vous : on cueille, puis on déguste. Et les légumes frais sont tellement goûteux qu’on n’a pas besoin de les apprêter pour en apprécier le goût et la texture. On cuisine donc plus simplement et plus santé.

Leçon no 2 – Jardiner aide à ralentir et à nous ancrer dans l’instant présent

De la même manière qu’un jardin nous fait renouer avec la simplicité, il nous offre aussi l’occasion de ralentir. Il y a quelque chose d’incroyablement relaxant à mettre des mains dans la terre, à arroser les plantes. Même mon garçon s’est prêté au jeu. Le résultat était frappant : il devenait aussitôt plus calme lorsqu’il s’occupait du jardin avec moi. Un peu et je me demandais si on n’avait pas échangé mon garçon!

Il faut dire que la nature est reconnue pour favoriser une réduction du stress, une bonne humeur et une attention accrue. Plus intéressant encore, ces réactions seraient universelles. Si le sujet t’intéresse, je t’en parle justement plus en détails dans mon article La biophilie, ou pourquoi on se sent bien dans la nature.

Bref, le temps semble s’arrêter quand on s’occupe d’un jardin. On oublie nos petits soucis, on se concentre sur une tâche à accomplir tranquillement, sans se brusquer. En effet, jardiner n’est pas une tâche qui nécessite de se dépêcher : on peut prendre tout notre temps. Même avec deux enfants en bas âge, j’arrivais à trouver du temps pour prendre soin de mon jardin après la routine du dodo, un moment qui s’avérait encore plus calme et relaxant et dont je pouvait savourer pleinement chaque seconde. Le soir, il fait encore clair à l’extérieur en été, mais il fait aussi plus frais, plus calme. J’ai souvent eu l’occasion de pouvoir observer l’apparition de la lune au passage et de m’émerveiller de la beauté de la nature.

Leçon no 3 – Prendre soin d’un jardin donne envie de prendre soin de soi

Avoir un jardin, c’est déjà le signe que l’on souhaite manger plus sainement. Mais au-delà de mieux s’alimenter, le simple geste de prendre soin d’autre chose que de nous-mêmes nous porte également à vouloir prendre davantage soin de notre propre personne par la même occasion.

On s’occupe d’un autre « être » vivant, on en prend soin, et petit à petit, on voit apparaître le fruit de nos efforts. On se rend alors compte à quel point ça fait du bien de prendre le temps d’entretenir ce qui nous tient à cœur, de le nourrir de notre attention et de notre amour. Et par le fait même, on se dit que si ces plantes méritent ces gestes d’affection, alors nous aussi, on le mérite. Ça va donc bien au-delà de manger santé : on veut prendre davantage soin de son corps et de son esprit. Pour t’en convaincre, le moment où l’idée de créer ce blogue sur le bien-être coïncide avec celui où j’ai commencé à jardiner… Coïncidence? Je ne pense pas!

Leçon no 4 – Jardiner nous redonne confiance en nous

Comme toute tâche manuelle, jardiner est thérapeutique au sens où elle découle de ce que l’on appelle «l’activation comportementale». Ce type de thérapie consiste à réaliser une action ou une tâche avec un but défini. Ceci a pour effet de nous faire sentir plus en contrôle et nous donne le sentiment d’avoir accompli quelque chose une fois qu’elle est terminée, d’où la sensation de bien-être qui en découle. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on dit que de faire du ménage ou de désencombrer son chez-soi pour avoir un impact sur notre niveau de bien-être.

S’occuper d’un jardin permet aussi de reprendre confiance en notre propre potentiel créatif. En jardinant, on se projette dans l’avenir. On imagine donc ce qui n’existe pas encore et que l’on voudrait créer en plantant des graines. Avant de planter, on doit aussi prévoir la grosseur et la hauteur des plants à maturité, quelles plantes s’entendent bien ensemble et les placer de sorte à ce que chaque plant reçoive la luminosité dont elle a besoin. Mais au-delà de cette étape de planification cruciale, le simple fait de réussir à créer la vie est, en soi, une source de grand enthousiasme en plus de générer un sentiment d’accomplissement. On se dit alors que si on est capable de faire pousser des plantes ont on peut ensuite se nourrir, on peut alors réussir d’autre projets qui nous tiennent à cœur.

Leçon no 5 – Un jardin nous apprend la patience et le lâcher prise

Je me suis rendue compte que de commencer un jardin nous enseigne une grande leçon d’humilité. En plantant une graine, on place toute notre confiance dans le fait qu’elle germera sous la terre sans la voir gagner la surface avant plusieurs jours. Cela relève presque d’un acte de foi. On apprend par le fait même à agir au mieux de nos connaissances sans voir de résultats immédiats, que ce n’est pas parce qu’on ne voit rien que rien ne se fait.

En jardinant, on se rend compte qu’il existe un temps pour chaque chose, que tout est cyclique et que chaque étape a son importance :

  1. On plante les graines. Cette étape où on creuse la terre pour y déposer la semence est étonnamment relaxant et porteur d’espoir. Mon garçon m’a aidée à mettre les graines avec beaucoup de calme et de concentration, tout curieux de la tâche à accomplir. Et moi-même, j’avais l’impression de participer à quelque chose, de contribuer à créer de la vie;
  2. On prend soin. C’est l’étape où la graine germe dans la terre, mais où on ne voit rien de la magie qui opère. C’est aussi pendant cette période que le doute et l’appréhension se mêlent : est-ce que ça va pousser? On arrose, on met de l’engrais, on donne de l’amour et on attend;
  3. On regarde pousser. Quand les premières poussent sortent de terre, je devient toute excitée! C’est là que l’on réalise que tous nos efforts seront un jour récompensés;
  4. On récolte. C’est l’apothéose : on a enfin réussi!

Tu t’es toi aussi lancée dans le jardinage cette année? Comment as-tu trouvé ton expérience? As-tu appris des choses, toi aussi, en jardinant?

Pour t’aider à améliorer ton expérience de jardinage , je t’invite à télécharger mon Journal de jardinage. Cet outil très pratique que j’ai conçu et imaginé moi-même te permettra de voir ce que tu as planté, ce qui a fonctionné ou pas et de mieux planifier ton jardin de l’année suivante afin de ne pas refaire les mêmes erreurs. Tu t’évites ainsi de retourner fouiller dans tes stories ou dans tes publications sur les médias sociaux pour te souvenir de tous ces détails.

Dessiner pour aider à lâcher prise

Dessiner pour aider à lâcher prise

T’arrive-t-il d’avoir de la difficulté à te détacher d’une personne ou d’une situation malsaine pour toi? Tu sais, le genre qui te draine de l’énergie et qui génère des émotions négatives telles que la tristesse, la colère, l’envie, la haine, l’anxiété… Toutes ces émotions créent de la souffrance consciente ou inconsciente et nous épuisent. D’où l’importance d’apprendre à couper les liens d’attachement afin de prendre le recul nécessaire pour analyser sereinement les choses, accepter ce que l’on ne peut contrôler et lâcher prise.

Lâcher prise est un art qui demande beaucoup de patience, de pratique et de sagesse à acquérir. Et dans mon cas, c’est un exercice que je dois continuellement apprendre à refaire chaque jour. Heureusement, il existe plusieurs techniques qui peuvent nous aider à avancer sur le chemin du détachement émotionnel afin de se libérer de relations ou de situations qui nous épuisent ou nous bloquent. Parmi celles-ci, celle des bonhommes allumettes est ma préférée en raison de sa simplicité, de son efficacité et de sa rapidité.

La technique des bonhommes allumettes : qu’est-ce que c’est?

Comme son nom l’indique, cette technique consiste à dessiner des bonhommes allumettes. Ça peut te paraître enfantin sur le coup, mais l’intérêt des bonhommes allumettes est que tout le monde peut les dessiner, que tu sois bonne en dessin ou non. Donc zéro stress!

La technique des bonhommes allumettes a été mise au point par le thérapeute et auteur québécois Jacques Martel. Elle consiste à couper les liens d’attachement malsains que nous avons établis avec des personnes ou des situations en illustrant ce processus mental sur papier. On agit donc doublement sur le subconscient en envoyant un message clair de notre intention et en la mettant en scène. Je te le jure pour l’avoir fait moi-même : une fois terminé, on se sent aussitôt libérée d’un poids.

Les avantages de la technique des bonhommes allumettes :

  • Tout le monde peut l’utiliser;
  • Elle ne demande aucune formation;
  • Elle demande très peu de matériel (un papier, un crayon et des ciseaux);
  • Elle aide à visualiser l’acte de détachement;
  • Elle a un effet immédiat.

Comment ça marche?

La technique des bonhommes allumettes repose sur le fait que notre cerveau ne fait pas de distinction entre ce qui est réel, imaginaire ou virtuel.

Prenons le soleil, par exemple. Quand tu es à l’extérieur, tu peux très bien sentir sa chaleur sur ta peau. Maintenant, ferme les yeux et imagine le soleil, sa chaleur… Sens-tu ta peau se réchauffer légèrement? Sinon, imagines un plat que tu affectionnes particulièrement… Les chances sont que tu salives rien qu’à l’idée d’en manger!

Ainsi, en mimant le détachement, tu envoies le signal à ton cerveau comme quoi tu te détache d’une personne ou d’une situation choisie. Même si ce n’est pas réel, ton esprit va l’assimiler comme tel puisque tu émets clairement cette intention avec des gestes qui se rapprochent du vrai détachement tu veux faire.

Pourquoi vouloir couper les liens d’attachement

Tous les jours, nous avons à interagir avec des gens ou des situations. Nos actions créent des liens d’attachement avec elles. Parfois, ces liens sont toxiques et nous empêchent d’avancer sereinement. Elles deviennent alors comme un boulet qui nous retient en arrière.

Attention : couper les liens d’attachement ne signifie pas que l’on ne veut plus ressentir d’amour pour ces personnes. Au contraire : les liens d’attachements toxiques que l’on développe correspondent à une volonté de contrôler l’autre, d’imposer à l’autre nos exigences plutôt que de lui exprimer nos besoins. Ce n’est donc pas de l’amour. En coupant les liens d’attachement toxiques, nous laissons alors toutes la place à l’amour vrai, détaché et désintéressé.

Voici quelques exemples de situations dans lesquelles il pourrait être bénéfique d’utiliser les bonhommes allumettes :

  • Moi et une autre personne (par ex : moi et un proche dont je n’approuve pas les choix de vie);
  • Moi et une personne décédée (par ex : parce que je n’arrive pas à faire mon deuil);
  • Moi dans mon état émotionnel actuel et Moi dans un autre état émotionnel (par ex : moi anxieuse et moi sereine);
  • Moi et une situation (par ex : moi et un cancer);
  • Moi et un souci matériel (par ex : moi et la location de mon appartement, moi et l’achat d’une voiture)
  • Etc.

Dans tous les cas, il est important de partir de soi. Parce que l’idée n’est pas de contrôler ce qui va se passer, mais de souhaiter ce qu’il y a de mieux pour nous et pour l’autre personne/situation.

La technique des bonhommes allumettes pas à pas

Avant de débuter l’exercice, assure-toi d’avoir avec toi :

  • Une feuille de papier;
  • Un crayon/stylo;
  • Des crayons de couleur pour illustrer chacun des chakras (optionnel);
  • Une paire de ciseaux.

Étape 1 : Te dessiner toi-même

Pour commencer, il te suffit de dessiner un bonhomme allumette qui te représente dans la coin gauche de ta feuille. Tu peux même le personnaliser si tu le souhaites : par exemple, lui ajouter des cheveux longs ou bouclés, des lunettes ou tout autre élément qui te ressemble. Par contre, saches que c’est optionnel et que tu n’as aucunement besoin de te représenter parfaitement pour que la technique fonctionne.

Une fois que tu as terminé, inscrit ton nom au complet en dessous.

Étape 2 : Dessiner l’autre personne/situation

Maintenant, dans le coin droit de ta feuille, dessine un autre bonhomme allumette représentant la personne avec laquelle tu souhaites couper les liens d’attachement malsains, exactement comme tu l’as fait à l’étape 1 pour te dessiner toi-même, et inscrit son nom complet en dessous. Si tu souhaites te détacher d’une situation, tu dois alors dessiner un simple rectangle dans lequel tu décris la situation que tu souhaites améliorer.

Étape 3 : Faire rayonner tes bonhommes

Maintenant que tu as illustré les deux éléments que tu souhaites détacher (toi et l’autre personne/situation), il est temps de les entourer d’une aura positive. Pour se faire, tu dois dessiner un soleil d’enfant :

  • autour de toi;
  • autour de l’autre personne/situation;
  • autour de vos deux soleil.

De cette façon, tu te retrouve alors dans un soleil lumineux et positif, tout comme l’autre personne/situation. Et tous les deux, vous vous retrouvez aussi dans un même grand cercle de lumière qui vous englobe. Cette étape est cruciale pour amorcer le processus de détachement : se faisant, tu envoies le message à ton cerveau que tu souhaites ce qu’il y a de mieux pour toi, pour l’autre personne/situation et pour vous deux. De même, tu te permets de voir la relation actuelle avec l’autre personne/situation de façon positive et bienveillante.

Étape 4 : Dessiner les liens d’attachement

Dans la technique des bonhommes allumettes, les liens d’attachement sont recréés en reliant les chakras de ton bonhomme aux chakras de l’autre personne/situation. Au total, tu auras donc 7 points de chakras sur ton bonhomme qui seront reliés par un trait aux 7 chakras de l’autre bonhomme ou du rectangle représentant la situation malsaine.

La beauté de la chose, c’est que tu n’as même pas besoin de croire aux chakras pour que ça fonctionne. C’est simplement une manière très visuelle et intuitive de représenter les différents liens d’attachement que l’on peut entretenir avec une personne ou une situation.

Si tu ne connais pas très bien les chakras, voici un petit tableau qui te les présente brièvement, question que tu puisses savoir où les placer, la couleur associée à chacun ainsi que ce qu’ils représentent.

Nom du chakraEmplacementCouleurCe qu’il représente
Chakra de la Base (Muladhara)Plexus pelvienRougeFécondité, survie physique, sécurité intérieure, argent, sexualité
Chakra du Hara (Swadhistana)Ventre (3 cm sous le nombril)OrangeForce vitale, joie de vivre, sexualité, désir d’aller de l’avant
Chakra du plexus solaire (Manipura)Plexus solaire (estomac)JauneÉmotions négatives, affirmation de soi, pouvoir, égo
Chakra du coeur (Anahata)PoitrineVertAmour de soi et des autres, paix, compassion, pardon
Chakra de la gorge (Vishuda)GorgeBleuCommunication, créativité, capacité de guider les autres
Chakra du 3e oeil (Ajna)Entre les deux sourcilsIndigoConnaissance de soi, intuition, inspiration, méditation, éveil
Chakra coronal (Sahasrara)Sur le sommet de la têteVioletCroyances, spiritualité, sagesse, conscience de l’âme

Pour cette étape, certaines personnes aiment utiliser des crayons de la couleur des chakras. C’est certainement plus joli, mais je te jure que ce n’est pas nécessaire pour que la technique fonctionne. Tu peux donc décider de simplement faire un trait noir pour chacun des chakras, et voilà! Rappelle-toi que c’est ton dessin, ton processus : sens-toi donc bien à l’aise de le faire comme tu le souhaites. Si tu écoutes ton cœur, tu as plus de chances que la technique ait un impact important dans ton processus de détachement.

Étape 5 : Couper les liens

Cette étape est à prendre au sens littéral : on va RÉELLEMENT couper les liens. C’est là que la paire de ciseaux entre en jeu.

Prends ta paire de ciseaux, place-la au centre de ta feuille et coupe-la de sorte à couper les liens d’attachement entre les différents chakras en leur centre. Et en coupant, répète continuellement ceci : «Merci, c’est fait, merci, c’est fait,…».

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Étape 6 : jeter ton dessin

Maintenant, les liens sont coupés. Te sens-tu différente? Plus légère?

Il ne te reste plus qu’une dernière étape avant de pouvoir passer à autre chose : jeter ton dessin. Tu peux simplement le mettre à la poubelle (ou plutôt au recyclage). Pas plus compliqué que ça. Tu peux aussi décider de faire un rituel autour de cette dernière étape pour renforcer cet acte de détachement dans ton subconscient, par exemple, brûler les deux morceaux de papier. L’idée, c’est d’envoyer le message à ton subconscient que le détachement est fait et qu’il est temps de passer à autre chose, de ne plus s’en occuper car les liens d’attachement malsains n’existent plus.

En réalité, même si tu te sens mieux sur le coup, il se peut que tu aies besoin de refaire souvent cet exercice pour te libérer complètement des liens d’attachement toxiques que tu entretiens avec une personne ou une situation. C’est tout à fait normal. Moi-même j’ai dû l’utiliser à plus d’une reprise pour une situation ou une personne précise. Parce qu’il faut se rappeler que lâcher prise est un processus, un chemin. La technique des bonhommes allumettes n’est pas une baguette magique pour améliorer d’un seul coup une situation toxique : il faut la voir comme un outil pour te permettre d’avancer. Peut-être qu’elle te permettra d’avancer d’un pas ou de plusieurs pas : ce n’est pas ça l’important.

L’important, c’est d’avancer.

10 leçons de vie de l’inspirante Frida Kahlo

10 leçons de vie de l’inspirante Frida Kahlo

Artiste peintre mexicaine emblématique, Frida Kahlo est célèbre pour ses autoportraits surréalistes, ses tenues flamboyantes, ses cheveux couronnés de fleurs et son amour sans limite pour Diego Rivera, un homme et artiste excentrique aux multiples infidélités. Cette femme élevée au rang d’icône a pourtant connu son lot de d’épreuves qui l’ont maintes fois laissée brisée. Mais malgré la douleur, elle a fait montre d’un courage et d’une force de vivre qui inspirent encore aujourd’hui. En plus de ses toiles, elle nous laisse en héritage des poèmes et des réflexions empreints d’une grande intensité et sensibilité. Je t’invite à découvrir cette femme exceptionnelle : ainsi, tu comprendras sans doute mieux pourquoi elle fascine autant encore aujourd’hui, plus de 60 ans après son décès.

Leçon no1 : Sois ta propre muse

«Je peins des autoportraits parce que je me sens si souvent seule, parce que je suis la personne que je connais le mieux.»

— Frida Kahlo

L’art de Frida Kahlo est profondément marqué par l’introspection et la réflexion autour de ses émotions. Les souffrances physiques et émotionnelles qu’elle endure sont des sources constantes d’inspiration et de délivrance pour l’artiste. Les œuvres de Frida Kahlo sont d’ailleurs reconnaissables entres toutes grâce, notamment, aux nombreuses références à la culture mexicaine et au monosourcil emblématique de la protagoniste. Mais si son art a réussi à se frayer un chemin parmi nous aujourd’hui, c’est probablement parce que ses toiles de style surréaliste sont étrangement contemporaines. À l’ère ou les selfies se multiplient sur les médias sociaux, les autoportraits de Frida nous montrent la face cachée des apparences, ce qu’un regard, un visage ou un corps ne dit pas forcément. Elle nous montre que derrière un sourire se cache parfois une immense peine et qu’un corps jeune peu aussi abriter la souffrance. Bref, les épreuves de sa vie et ses convictions personnelles étaient à la base de son inspiration.

Toi aussi tu peux faire comme Frida et explorer ton monde intérieur. En effet, tu as au fond de toi une immense source d’inspiration d’une grande richesse : des rêves, des envies, des peines, des peurs. Toutes ces émotions et ton vécu font de toi une personne unique. Une fois que tu te connaîtras de fond en comble, tu pourras ensuite mieux mettre ta propre couleur sur le monde.

Autoportrait au collier d’épines et colibri

« Ils pensaient que j’étais surréaliste, mais je ne l’étais pas. Je n’ai jamais peint de rêves. Je peins ma propre réalité. »

— Frida Kahlo

Leçon no2 : Aime passionnément

«Est-ce que les verbes peuvent s’inventer? Je veux t’en dire un : je te ciel, et ainsi mes ailes s’étirent, énormes, pour t’aimer sans limites.»

— Frida Kahlo

Ouvrir entièrement son coeur à l’amour est merveilleux et en vaut la peine, même si on s’expose par le fait même à une possible souffrance. Frida, elle, n’avait pas peur d’aimer passionnément et profondément, même si l’amour l’a maintes fois blessée.

Frida Kahlo est en effet connue pour sa relation amoureuse à la fois passionnée et tumultueuse avec Diego Rivera, un artiste excentrique de 20 ans son aîné qu’elle épouse le 21 août 1929. La mère de Frida décrit l’événement comme «le mariage d’un éléphant et d’une colombe». Frida écrira de nombreux poèmes à son attention dans lesquels on peu ressentir à la fois toute la douleur et l’intensité de son amour pour lui. Diego, malheureusement, est reconnu pour avoir été un coureur de jupons : il aura même une liaison avec la sœur cadette de Frida, Cristina. Frida le quittera, mais il se réconcilieront l’année suivante, pour ensuite divorcer quelques années plus tard et se remarier à nouveau.

Frida Kahlo et Diego Rivera en 1932

«Tu mérites un amour décoiffant, qui te pousse à te lever rapidement le matin, et qui éloigne tous ces démons qui ne te laissent pas dormir.

Tu mérites un amour qui te fasse te sentir en sécurité, capable de décrocher la lune lors qu’il marche à tes côtés, qui pense que tes bras sont parfaits pour sa peau.

Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions.

Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes, qui te soutient lorsque tu es ridicule, qui respecte ta liberté, qui t’accompagne dans ton vol, qui n’a pas peur de tomber.

Tu mérites un amour qui balayerait les mensonges et t’apporterait le rêve, le café et la poésie.»

— Frida Kahlo

Amoureuse d’un homme incapable de n’aimer qu’elle, Frida nous enseigne qu’il est possible de vivre une belle vie malgré les douleurs provoquées par l’amour. Sa passion avec Diego Rivera a surmonté les infidélités réciproques, un divorce et des dizaines de séparations. Elle-même fera fit des conventions sociales lors de son remariage avec l’homme de sa vie. Sur son remariage, elle écrira d’ailleurs que celui-ci a «bien fonctionné» et qu’il y a après coup «moins de procès, une meilleure compréhension mutuelle et, de mon côté, moins d’indignations face aux autres dames qui occupaient soudainement une place importante dans son cœur».

Leçon no3 : Tu es plus forte que tu ne le penses

« Au bout du compte, nous pouvons supporter beaucoup plus que ce que nous pensons. »

— Frida Kahlo

Sa vie marquée par la tragédie, l’injustice et la maladie font de Frida Kahlo un symbole de résilience et d’espoir. À seulement 6 ans, elle contracte la poliomyélite qui lui laissera la jambe droite atrophiée. Puis, à 18 ans, Frida est victime d’un grave accident : l’autobus dans lequel elle prenait place pour revenir chez elle sort de la route et percute un tramway. Plusieurs personnes trouvent la mort dans cet accident. Frida, elle, est grièvement blessée : elle subit plus de 20 fractures à la colonne vertébrale, au bassin, à la jambe et au pied droit, et son abdomen est transpercé de par et d’autre par une tige métallique. À cause de cela, Frida ne pourra jamais, à sa grande tristesse, mener une grossesse à terme (elle fera trois fausses couches) et souffrira toute sa vie de problèmes de santé chroniques qui lui vaudront plusieurs opérations au cours de sa vie, dont une pour amputer son pied droit.

« Sentir dans ma propre douleur la douleur de tous ceux qui souffrent et puiser mon courage dans la nécessité de vivre pour me battre pour eux. »

— Frida Kahlo

Malgré toutes les épreuves endurées, Frida continue à aimer la vie. Elle verra même sa douleur comme une source de courage pour continuer à se battre pour les plus démunis dans un Mexique en pleine reconstruction après la révolution.

Leçon no4 : Trouve ta passion

« Je ne suis pas malade. Je suis brisée. Mais je me sens heureuse de continuer à vivre, tant qu’il me sera possible de peindre. »

— Frida Kahlo

La peinture est ce qui a permis à Frida Kahlo de se délivrer des nombreuses souffrances que la vie lui a fait vivre. C’était en quelque sorte une bouée de sauvetage qui lui a redonné goût à la vie malgré les difficultés.

Et toi, as-tu une passion? Qu’est-ce qui te fait vibrer? La trouver, c’est aussi en quelque sorte donner du sens à son existence, trouver sa raison de vivre, ce que les sages japonais appelaient l’ikigai.

Leçon no5 : Entoure-toi de ce que tu aimes

« Je peins des fleurs pour qu’elles ne meurent pas. »

— Frida Kahlo

Frida Kahlo aimait orner sa tête de fleurs et porter des vêtements aux couleurs flamboyantes. De plus, dans ses peintures, elle est souvent entourée de ses animaux favoris, qui pallient l’absence des enfants qu’elle n’a jamais eus. En s’entourant des choses qu’on aime, on se fait plaisir, et ainsi, on se trouve à mettre un peu de joie dans notre quotidien.

Leçon no6 : Vis ta vie comme tu l’entends

Frida était une femme passionnée, éprise de liberté. C’était aussi une féministe qui s’intéresse à l’émancipation des femmes dès son plus jeune âge. Très tôt, elle sait qu’elle ne veut pas suivre le même destin que la plupart des femmes mexicaines. Elle rêve de voyages, d’études. Elle a d’ailleurs été parmi les premières femmes mexicaines à étudier la médecine à une époque encore marquée par la dominance masculine.

À l’instar de son mari, Frida aurait également eu des relations extraconjugales avec d’autres hommes, même d’autres femmes. Bref, elle ne s’est jamais empêchée d’aimer qui elle voulait, restant toujours fidèle à elle-même et à ses émotions.

Leçon no7 : Soutiens une cause qui te tient à coeur

« J’aimerais que mon œuvre contribue à la lutte pour la paix et la liberté. »

— Frida Kahlo

Frida Kahlo était une femme féministe et engagée qui avait à cœur de défendre la culture mexicaine. Elle s’est notamment impliquée très jeune au sein du Parti communiste mexicain. Son mari et elle vont d’ailleurs offrir l’asile politique à Léon Trotski, un révolutionnaire communiste. Le fait de lutter pour une cause plus grande que soi permet de donner du sens à son existence et de transcender sa propre vie.

Leçon no8 : N’aie pas peur d’extérioriser tes émotions

« Emmurer la souffrance c’est prendre le risque qu’elle te dévore de l’intérieur. »

— Frida Kahlo

Frida Kahlo connaissait bien la souffrance. Le fait de l’extérioriser dans ses peintures lui a permis de s’en libérer un peu et ainsi d’alléger son fardeau.

Leçon no9 : Tout arrive pour une raison

« Il y a eu deux grands accidents dans ma vie. L’un était le tramway et l’autre était Diego. Diego était de loin le pire. »

— Frida kahlo

Le terrible accident d’autobus qu’a vécu Frida pavera la voie à de nombreuses souffrances, mais aussi, à une vie hors du commun. C’est en effet pendant sa longue convalescence à l’hôpital que Frida, clouée au lit, renoue avec l’art, plus particulièrement la peinture qui deviendra sa nouvelle vocation. Ce sera le début d’une carrière artistique qui fera sa renommée au-delà des frontières du Mexique. C’est aussi en partie ce qui lui permettra de faire la rencontre de son mari, Diego, à qui elle présente ses toiles dans le but d’avoir son opinion d’artiste. L’histoire hors du commun de sa vie va, quant à elle, inspirer des générations et des générations après sa mort. Comme quoi les épreuves n’arrivent peut-être pas pour rien…

Leçon no10 : Malgré tout, la vie est belle

« Des pieds, pourquoi en voudrais-je, si j’ai des ailes pour voler? »

— Frida Kahlo

Nous avons trop tendance à prendre pour acquis la santé, les gens autour de nous, marcher ou enfanter. Ces choses, Frida Kahlo se les ait pourtant fait dérober une à une. Et malgré la douleur physique et émotionnelle, elle n’a jamais cessé d’aimer la vie.

Son tableau Viva la Vida est d’ailleurs particulièrement évocateur, car c’est l’un des derniers peints par Frida Kahlo. En dépit de la détérioration de l’état de santé de l’artiste, le titre constitue un hymne à la vie.

Frida Kahlo sera emportée par une embolie pulmonaire à l’âge de seulement 47 ans, laissant dans son sillage 143 tableaux encore admirés partout à travers le monde, mais aussi, une icône de féminité, de résilience et d’espoir.

D’autres citations célèbres de Frida Kahlo

« J’avais l’habitude de penser que j’étais la personne la plus étrange au monde, et puis je me suis dit, il y a beaucoup de personnes comme cela dans le monde, il doit bien y avoir une personne comme moi, qui se sent étrange et meurtrie comme moi. Je me l’imagine et j’imagine qu’elle aussi doit être en train de penser à moi.  Si tu existes et que tu me lis,  saches que je suis là et que je suis aussi étrange que toi ».

— Frida Kahlo

« Pour créer son propre paradis, il faut puiser dans son enfer personnel. »

— Frida Kahlo

« Douleur, plaisir et mort ne sont rien de plus que le processus de la vie. La lutte révolutionnaire, dans ce processus, est une porte ouverte à l’intelligence. »

— Frida Kahlo

« Ce qui ne me tue me nourrit. »

— Frida Kahlo

« Il y en a qui naissent avec une étoile et d’autres comme des étoiles tombées par terre, écrasées, pleines de coups, et bien que vous ne vouliez peut-être pas le croire, je fais partie de celles qui sont bien tombées par terre. »

— Frida Kahlo

Si tu souhaites en apprendre d’avantage sur Frida et ses œuvres, je t’invite à consulter le site Faces of Frida. Même si le titre suggère que ce site est en anglais, la grande majorité du contenu est disponible en français. Réalisé en collaboration avec plusieurs musées, cette collection comprend plusieurs photos, œuvres et textes qui nous permettent d’explorer plus en profondeur l’univers fascinant de l’artiste.

4 façons de se sentir mieux grâce à ses vêtements

4 façons de se sentir mieux grâce à ses vêtements

Chaque matin, on répète le même rituel : on ouvre notre garde-robe digne d’une caverne d’Ali Baba, on interroge son contenu et on invoque la météo ou tout autre esprit divin pour nous aider à choisir ce que l’on va porter ce jour-là. Ce sempiternel choix en apparence banal n’est pourtant pas si anodin que ça : en effet, comme le déjeuner, ce que l’on choisit de mettre sur notre corps a des répercussions sur notre bien-être pour le reste de la journée. Les différentes couleurs, les textures, les coupes, les styles et les caractéristiques des tissus sont autant d’éléments qui peuvent non seulement influencer notre confort, mais aussi notre bonne humeur. Tant qu’à choisir ses vêtements, autant en profiter pour choisir ceux qui peuvent contribuer à notre bonheur, non? Je te propose ici 4 trucs pour mieux choisir tes vêtements afin de commencer ta journée du bon pied.

Photo par Asa Dugger sur Pexels

1— Oser la couleur

Tous les stylistes te le diront : porter de la couleur aide à lutter contre la grisaille. En effet, si le noir est une couleur passe-partout, il s’agit toutefois d’une couleur imposante qui peut peser sur notre moral. Même chose pour les couleurs ternes comme le gris ou le beige qui, selon le même principe, peuvent rendre notre moral plutôt neutre et maussade.

Tu peux toi-même en faire l’expérience avec tes propres vêtements : prends un haut noir et un haut de couleur, va-t’en devant un miroir et mets-les en alternance devant toi. Vois-tu la différence? La couleur, surtout si elle est vive et joyeuse, aura instantanément pour effet de rehausser ton teint et ton moral. C’est magique!

On aurait d’ailleurs tort de sous-estimer le pouvoir des couleurs. Les études sur la psychologie des couleurs révèlent que notre perception d’un objet ou d’un espace est différente selon qu’il est bleu, rouge, vert ou jaune. Choisir la couleur de nos vêtements peut donc avoir une influence non seulement sur la façon dont les autres nous perçoivent, mais aussi sur notre humeur et notre état d’esprit.

Quelles couleurs privilégier pour se sentir :

  • En confiance : rouge, vert
  • Heureuse : jaune, orange, rose
  • Sereine : Bleu, vert, violet, blanc
  • Calme : Bleu, pastels
  • Énergique : rouge, orange
  • Créative : orange, violet
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Si tu manques de confiance pour porter certaines couleurs, tu peux essayer de les intégrer par petite dose, comme à l’aide d’accessoires, par exemple. Un collier, une sacoche, des boucles d’oreille, une ceinture, un foulard, un bandeau, des bracelets ou une veste peuvent très bien donner l’effet vivifiant recherché. Si tu te sens audacieuse, tu peux même te risquer à mixer les couleurs (ce que l’on appelle aussi le color blocking) ou t’habiller de haut en bas de la même couleur (style monochrome), ce qui est d’ailleurs très flatteur pour la silhouette qui paraît alors plus élancée et mince.

2— S’inspirer de la biophilie

Nous sommes programmées pour nous sentir bien dans la nature. Cette attirance pour tout ce qui est vivant et naturel a même un nom : la biophilie. De la même façon qu’il est possible d’intégrer les principes de la biophilie dans le design intérieur, il est possible de s’en inspirer pour choisir des vêtements qui nous font du bien.

Les éléments biophiliques à intégrer à ta garde-robe :

  • Les motifs ou images rappelant la nature : nous aurions depuis toujours une préférence pour les motifs ou les formes rappelant la nature comme les vagues, les animaux, les fleurs, les alvéoles, etc. Ces représentations du monde vivant nous apporteraient du réconfort en plus de nous inciter à la contemplation. Pour ma part, les motifs floraux ont instantanément un effet bonne humeur sur moi. C’est même mon motif de prédilection!
  • Les couleurs naturelles : le bleu, le vert et le jaune étant associés à des éléments naturels positifs comme l’eau, la végétation et le soleil, elles sont réputées pour rehausser notre sentiment de bien-être. C’est d’autant plus vrai que le bleu et le vert apaisent alors que le jaune est la couleur bonne humeur par excellence.
  • Les matières naturelles : les tissus faits de fibres naturelles sont généralement plus confortables pour la peau que ceux faits de fibres synthétiques. C’est notamment le cas du lin qui régule notre température corporelle puisqu’il est à la fois isolant et respirant. En plus de générer un sentiment accru de confort, ceux-ci favoriseraient notre créativité et notre concentration en plus de nous rendre plus calme.

3— Miser sur le confort

Ça peut paraître comme une évidence, mais porter des vêtements dans lesquels on ne se sent pas bien ne nous procurera aucune joie dans la journée. Pour être confortable en toute circonstance, on dit donc ouste :

  • aux vêtements trop petits ou trop grands;
  • aux vêtements brisés (on les répare, on les donne ou on les jette selon leur état de dégradation);
  • aux vêtements qui piquent ou qui irritent la peau;
  • aux vêtements qui n’avantagent pas du tout notre silhouette;
  • aux vêtements qui nous donnent l’air triste ou malade.
Photo par Donald Giannatti sur Unsplash

4— Se faire plaisir

As-tu dans ta garder-robe des vêtements que tu adores, mais que tu ne portes presque pas parce que tu les trouves trop chics pour ton quotidien? Et si tu leur faisais davantage de place dans ta vie de tous les jours? L’idée n’est pas de porter une robe de bal pour aller faire ton épicerie, mais simplement de te faire plaisir en portant davantage de vêtements dans lesquels tu te sens jolie.

Parfois, on évite de porter certains morceaux plus chics de peur de les abîmer. Pourtant, à moins de faire une activité sportive pour laquelle tu dois porter des vêtements adaptés (randonnée en forêt, course, yoga, etc.), tu peux te permettre de porter une jolie robe dans ton quotidien. Même pour jardiner, si tu en as envie! Il suffit parfois simplement de l’accessoiriser avec des sandales plates ou des espadrilles pour équilibrer le tout et rendre l’ensemble un peu plus décontracté. Tu peux également mixer un haut plus chic (en dentelle, par exemple) avec un bas plus sport ou décontracté, comme une jupe en coton ou en denim, des pantalons de style jogger ou des jeans. À l’inverse, tu peux aussi, opter pour une jupe ou des pantalons plus chics avec un T-shirt ou un haut sport.

Quelques astuces pour porter des vêtements plus chics au quotidien :

  • Jumeler un haut plus chic avec un bas moins chic ou, à l’inverse, un T-shirt ou un haut sport avec un bas plus chic;
  • Agencer une robe avec des espadrilles ou des sandales plates;
  • Mettre une veste en denim par-dessus une robe;
  • Mettre un veston par-dessus des vêtements moins chics;
  • Mettre un T-shirt sous une robe;
  • Mettre des jeans sous une robe;
  • Mettre un coton ouaté ou un chandail de laine par-dessus une robe.

Bref, tout est une question d’équilibre. Et surtout, l’important, c’est d’être à l’aise et de ce sentir bien.

Et toi, as-tu des vêtements qui te font sentir bien quand tu les portes? Quels sont-ils? Quelles sont leurs particularités?

Trouver son ikigai pour donner du sens à sa vie

Trouver son ikigai pour donner du sens à sa vie

Est-ce que tu te demandes parfois pour quelle raison tu vis sur Terre? Plusieurs croient que nous sommes tous nés pour une raison précise et qu’il ne tient qu’à nous de trouver ce que nous avons d’unique, de beau et d’utile à apporter à ce monde. Pour les Japonais, cette raison d’être est appelée ikigai. Cette philosophie permet de donner du sens à notre vie, nous rendant ainsi plus heureux et plus motivés. Si pour certaines personnes leur mission de vie leur apparaît de façon claire et limpide très rapidement, d’autres mettent toutefois plus de temps à la trouver ou, à un certain moment de leur vie, viennent à se remettre en question. Je t’invite à prendre un moment pour faire un voyage à l’intérieur de toi pour découvrir cet ikigai qui donnera plus de sens et de joie dans ta vie.

Qu’est-ce que l’ikigai?

Ikigai est un mot japonais formé de iki («vie» ou «être en vie») et gai («ce qui vaut la peine et a de la valeur»). Dans la culture d’Okinawa, l’ikigai est perçu comme ce qui donne du sens à notre vie, ce qui nous donne envie de nous lever le matin avec enthousiasme et génère le sentiment d’accomplir quelque chose. C’est donc l’équivalent d’une raison de vivre. Certains croient même que cette philosophie expliquerait en partie la longévité exceptionnelle des Japonais dans cette région, qui compte beaucoup de personnes centenaires.

Selon eux, nous possédons tous un ikigai, voire même plusieurs, et ce, même si nous n’en avons pas toujours conscience. Celui-ci pourrait même changer plusieurs fois au cours de notre vie, si bien que nous pourrions avoir un ikigai complètement différent à 15 ans , à 30 ans ou à 50 ans. C’est pourquoi il est important d’être à l’écoute de notre ikigai à chaque étape de notre vie afin de rester en harmonie avec nous-même. Sinon, on peut avoir l’impression d’avoir dévié de notre chemin, de ne plus contrôler notre quotidien ou de s’être perdu.

De nos jours, cette philosophie japonaise est très prisée pour aider les gens à trouver leur vocation et leurs talents, mais aussi, pour vivre une vie mieux alignée avec nous-mêmes. Trouver son ikigai, c’est donc être en mesure de se dire avec confiance que l’on est exactement là où on doit être et où l’on veut être.

Photo par Content Pixie sur Unsplash

De quoi est constitué l’ikigai

L’ikigai est la jonction et l’équilibre entre quatre éléments principaux :

  • Ce que l’on aime;
  • Ce pour quoi on est doué;
  • Ce pour quoi on peut être payé;
  • Ce dont le monde a besoin.

Trouver son ikigai correspond donc également à trouver notre passion, notre mission, notre vocation et notre profession. C’est l’équilibre entre tous ces aspects, donc entre notre vie personnelle et notre vie professionnelle, qui nous permettrait d’être en harmonie avec nous-même et qui contribuerait à donner du sens à notre vie.

Comment trouver son ikigai

Si pour certains leur ikigai va de soi, pour d’autres, il est beaucoup moins évident à trouver et demande un plus grand effort d’introspection et de questionnement. Heureusement, il existe plusieurs exercices qui permettent de nous aider à trouver notre ikigai. Je t’invite à trouver un endroit calme, à t’asseoir confortablement, à prendre un papier et un crayon et à descendre au plus profond de toi pour découvrir ce qui te caractérise et ce qui est réellement important pour toi.

Photo par Carolyn V sur Unsplash

Se poser les 4 questions fondamentales

La méthode conventionnelle pour trouver son ikigai est aussi la plus exhaustive. Comme tu l’as lu précédemment, l’ikaigi est constitué de ce que l’on aime faire, de ce pour quoi est doué, de ce pour quoi on est payé et de ce dont le monde a besoin. Pour trouver son ikigai, il faut donc chercher à répondre aux questions suivantes :

  • Qu’est-ce je j’aime faire? Note toutes les activités que tu aimes pratiquer, tes passe-temps, tes sports, mais aussi tes intérêts.
  • Pour quoi suis-je doué ou pour quelles choses ai-je de la facilité? Note les talents, les aptitudes, et les qualités que les gens t’ont déjà attribués et ce sur quoi on te complimente.
  • Quel est le travail de mes rêves? Note tes compétences professionnelles, le ou les métier(s) qui t’attire(nt) ou encore en quoi ta profession actuelle correspond (ou pas) à ton emploi idéal.
  • De quoi le monde a-t-il besoin aujourd’hui et que suis-je en mesure de lui apporter? Note les causes qui te tiennent à cœur, quel impact ou héritage tu aimerais laisser, les personnalités célèbres que tu admires et qui t’inspirent par leurs actions et ce qu’ils apportent au monde.

Une fois que tu auras répondu à ces quatre questions, regarde bien tes listes. Y a-t-il des éléments semblables? Encercle-les. S’il y a plusieurs types d’éléments qui se répètent, regroupe-les et classe-les dans des catégories. De cette façon, tu verras plus clairement ce qui te caractérise le plus. Peut-être te rendras-tu également compte que certaines de ces catégories t’interpellent plus que d’autres, ou même que certaines manquent présentement à ta vie. Et si tu réalises que tu dois changer des choses, tu seras probablement plus motivée à trouver des solutions ou à poser les actions qui te permettront de vivre en plus grande harmonie avec toi-même.

Photo par Kha Ruxury sur Pexels

Retrouver son enfant intérieur

L’enfance et l’adolescence sont des périodes propices à l’apparition spontanée de l’ikigai. En effet, nous sommes à ce moment-là moins soumis aux pressions de la société ou de nos proches, et encore moins au stress de la vie professionnelle. Qui n’a jamais rêvé d’être astronaute, musicien, vétérinaire, inventeur ou écrivain plus tard quand il était jeune? Généralement, ces projections que nous avons quand on est jeune naissent de nos intérêts et de nos aptitudes, quelles soient conscientes ou non.

Réfléchis à ton enfance. Quels étaient tes rêves? Qu’est-ce qui te passionnait? Qu’est-ce qui te motivait? Qu’elles activités aimais-tu faire? Quels étaient tes intérêts? Quels étaient tes dons ou tes compétences? L’idée est de noter tout ce qui te vient à l’esprit, même si ça t’apparaît banal : écrire, lire, prendre soin de ton chat, te déguiser, jardiner, dessiner, bricoler, chanter… Tout ce dont tu te souviens est susceptible de t’aider à trouver ton ikigai.

Ensuite, essaie de te souvenir des bénéfices que te procuraient ces activités qui te passionnaient ou ces aptitudes que tu avais. Comment elles étaient accueillies et considérées dans ton entourage (famille, amis, école)? Qu’est-ce qu’elles suscitent en toi aujourd’hui (motivation, regrets, indifférence…)? Ces activités ou ses compétences sont-elles encore présentes dans ta vie actuelle? Et si elles suscitent des regrets, comment peux-tu faire en sorte de leur redonner une place dans ta vie?

Photo par Remy_Loz sur Unsplash

Interroger sa jalousie

Étonnamment, la jalousie peut ici avoir du bon : en nous pointant ce que l’on envie chez les autres, elle dévoile aussi ce que l’on désire au fond de nous. Elle peut donc être un indicateur de ce qui manque à notre vie, ce qui peut servir comme un tremplin pour trouver son ikigai.

Pour se faire, fais trois colonnes sur une feuille :

  • Dans la première colonne, inscrit les principales choses qui te rendent jalouses en ce moment. Y a-t-il des célébrités ou des proches que tu envies?
  • Dans la deuxième colonne, note l’objet de cette jalousie. Quel désir ce cache derrière ce sentiment que tu éprouves?
  • Dans la troisième colonne, écris les démarches que tu pourrais entreprendre ou les actions que tu pourrais poser pour atteindre ce que tu désires.
Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels

Identifier ce sans quoi on ne pourrait vivre

Y a-t-il des qualités ou des aptitudes que tu as dont tu ne pourrais pas te passer? Y a-t-il des activités ou des passes-temps que tu aimes faire et que tu ne pourrais jamais t’imaginer vivre une vie dans laquelle il te serait impossible de les faire?

Pour cet exercice, tu peux faire une liste de tout ce que tu aimes et de toutes tes aptitudes qui te viennent en tête. Ensuite, tu pourrais en choisir trois ou quatre qui t’apparaissent plus importants que les autres, dont tu sens que tu as ABSOLUMENT BESOIN pour vivre et être heureuse. Qu’est-ce qui ressort du lot? Est-ce que ces choses ont un lien entre elles? Comment peux-tu les intégrer dans ta vie?

Par exemple, pour moi, tu peux te douter que l’écriture fait partie des choses sans lesquelles je ne pourrais vivre. Même si je peux passer un moment sans écrire, je finis toujours par y revenir. Elle est non seulement essentielle à ma santé mentale, mais j’ai depuis toujours l’impression qu’elle fait partie de ma mission de vie.

Une autre chose qui me vient en tête est l’émerveillement. Je ne pourrais imaginer ma vie sans y voir de la beauté partout, sans m’émerveiller devant les changements de saison, par les animaux qui croisent mon chemin, les réactions rigolotes de mes enfants, etc. Bref, l’émerveillement fait partie de moi et j’ai besoin de la vivre et de la partager.

« L’ikigai se cache aussi dans les choses les plus infimes et les plus insignifiantes de la vie, toutes ces petites choses auxquelles on n’accorde guère d’importance – à tort. Ainsi, vous pouvez trouver votre ikigai en regardant le soleil se lever tous les matins, en donnant rendez-vous à des amis pour aller faire ensemble un petit jogging, en lisant des livres qui vous plongent dans d’autres univers, en prenant soin des autres, en étant présent pour votre famille, en faisant de grandes promenades avec votre chien, en apprenant une nouvelle langue étrangère, en exprimant votre créativité dans un cours de peinture, etc. »

Bettina Lemke, Le livre de l’Ikigai : la méthode japonaise du bonheur

Il est normal que tu aies de la difficulté à répondre à toutes ces questions. Ne sois surtout pas trop difficile envers toi-même. L’important est de commencer le processus et d’être davantage à l’écoute de tes envies, de ce qui te fait plaisir et de ce qui t’allume. Plus tu feras ces exercices, plus tu seras en mesure de découvrir ce qui te passionne réellement et à mieux orienter ta vie personnelle et professionnelle selon ta personnalité profonde. Et plus tu seras en mesure de trouver ton propre ikigai.

Rappelle-toi aussi que ton ikigai peut aussi se trouver dans de toutes petites chose. Il n’a pas besoin d’être grandiose : tout a sa place dans l’univers, du plus petit atome aux plus grandes supernovas. Et parfois, le battement des ailes d’un papillon peut déclencher un ouragan à l’autre bout du monde.

Et toi, as-tu l’impression d’avoir trouvé ton ikigai? Si oui, quel est-il?