La pression de performance dans le domaine du bien-être : quand la quête vire à l’obsession

La pression de performance dans le domaine du bien-être : quand la quête vire à l’obsession

J’ai envie de te parler d’un sujet un peu tabou qui me tient pourtant beaucoup à cœur : la pression de performance dans le domaine du bien-être. Je me suis rendue compte, au fil de mes recherches, qu’un grand nombre de personnes prônaient généralement une même liste d’habitudes de vie qui non seulement peut sembler beaucoup pour certaines, mais aussi, peut ne pas leur convenir tout à fait. À force de voir ces mêmes éléments un peu partout, on pourrait croire qu’il faut absolument faire toutes ces choses pour être heureuse, en forme et bien dans sa tête et son corps, ce qui peut entraîner une angoisse de ne pas être à la hauteur si jamais on n’y arrive pas.

Je souhaite t’en parler car je crois qu’il existe un réel danger de se laisser embarquer dans cette spirale infernale de « tout ou rien » et, au final, de ne pas se sentir mieux du tout, même pire : de culpabiliser ou d’avoir l’impression de ne jamais être assez bonne, alors que ce n’est pas du tout le cas.

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La pression de performance : omniprésente dans nos vies

Avant même d’entamer ma démarche de bien-être, je ressentais déjà la pression de performance véhiculée par la société. Je crois que cette pression est davantage ressentie chez les femmes, de qui ont attend qu’elles soient maquillées, peignées, performantes au travail, présentes pour ses enfants, actives, et j’en passe. J’étais pourtant loin de me douter que cette pression était aussi présente dans le domaine du bien-être, où on peut vite s’étourdir devant toutes les solutions qui s’offrent à nous, mais aussi, qui nous sont souvent présentées comme étant toutes nécessaires pour que l’on se sente épanouie.

J’ai même une amie qui m’a avoué ressentir de la pression pour réussir à méditer ou à faire du yoga. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de filles qui souhaitent tellement devenir « meilleures » qu’elles en finissent par oublier que le but est de devenir heureuse, pas de répondre aux attentes des autres.

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Mon expérience avec la pression de performance dans le domaine du bien-être

Pour ma part, c’est surtout la quantité de choses qu’il semble falloir faire chaque jour pour être heureuse qui m’a frappée. Il faudrait, chaque jour, me lever très tôt, méditer, faire du yoga, réciter ou lire des affirmations positives, choisir une intention pour la journée, faire du sport, prendre l’air, faire de l’introspection, boire des shakes, diffuser des huiles essentielles, lire des livres sur le développement personnel, écouter des podcasts, et tout ça, en prenant aussi le temps de continuer mon projet de blogue et de peut-être éventuelle entreprise, en m’occupant de deux jeunes enfants, en prenant du temps pour mon couple et en travaillant à temps plein.

Peut-être y a-t-il des gens pour qui ce programme très chargé fonctionne à merveille, et c’est tant mieux : mais à mes yeux, il est épuisant.

Pour te donner une idée, j’ai voulu essayer le miracle morning, qui privilégie de se lever au moins 30 minutes ou une heure avant les enfants pour pouvoir profiter d’un peu de temps pour soi. Le deuxième jour, j’étais si épuisée que je m’endormais à 10 heures du matin. Clairement, force était de constater ce style de vie ne convenait pas du tout à mon rythme personnel. D’autant plus que je suis tellement zombie tôt le matin que je suis zéro productive.

Je ressens aussi de temps à autre une certaine culpabilité quand je me compare à d’autres filles dans le domaine du bien-être et du développement personnel. Elles semblent souvent en faire tellement plus que moi chaque jour dans ce domaine!

Puis, je me suis dis STOP. Ça suffit.

Premièrement, ces filles ne sont pas comme moi. Elles n’ont pas la même vie que moi ni la même réalité que moi. Elles n’ont pas toutes des enfants, ni même de conjoint, peut-être.

Bref, j’ai réalisé que je voulais faire toutes ces choses non pas pour mon propre bien-être personnel, mais pour répondre à un certain standard que j’avais établi dans ma tête. Je me mettais de la pression inutilement.

Et certains jours, quand j’allais moins bien, je me disais que je n’en avais peut-être pas fait assez pour mon bien-être. Commençait alors le bal des « j’aurais donc dû » : j’aurais dû lire des affirmations positives, prendre le temps de méditer, écrire mes émotions dans un journal…

Mais tu sais quoi? Ça ne servait strictement à rien de culpabiliser.

La réalité est que l’on fait toutes de notre mieux. Et surtout, qu’on ne peut pas tout faire : d’où l’importance de faire des choix réalistes qui conviennent davantage à notre réalité et à l’équilibre de vie que l’on recherche. Car c’est vraiment ça la clé : trouver son équilibre et ce qui nous fait du bien à nous.

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L’importance de trouver ce qui nous convient

Tu le sais peut-être déjà, mais j’ai une approche assez « essai-erreur » avec le bien-être. Je trouve qu’il est important d’essayer plusieurs outils, mais de ne garder au final que ce qui est le mieux adapté à nos besoins ou à nos objectifs de bien-être. Rien n’empêche que tu remplisses un journal de gratitude une journée, puis que tu t’y remettes un mois plus tard. Ou que tu essaies le journaling et que tu décides finalement de te tourner vers le yoga, par exemple, si ça te fait encore plus de bien.

Si tu souhaites revoir ta démarche de bien-être ou en commencer une nouvelle qui reflète réellement tes besoins, tes objectifs et ta réalité, je t’invite à consulter mon article Comment débuter une démarche de bien-être : mes conseils pour devenir la meilleure version de toi-même. Tu y trouveras des réflexions et des outils pour t’aider dans ton cheminement.

Je crois aussi à l’importance de prendre le temps de vivre davantage en pleine conscience. D’avoir des moments de calme où on se pose dans l’instant, à l’écoute de ses sens. C’est de cette façon que l’on se rend compte que, bien souvent, le bonheur et le bien-être se trouvent dans les petites choses.

Parce que le bien-être ne devrait jamais être vu comme une compétition.

Le pouvoir des listes pour se sentir plus zen, motivée et en harmonie avec soi-même

Le pouvoir des listes pour se sentir plus zen, motivée et en harmonie avec soi-même

J’adore faire des listes. Elles m’aident depuis longtemps à trier mes pensées, à libérer mon esprit, à peser le pour et le contre d’une situation donnée et à calmer mon anxiété ou mes idées noires. Peut-être utilises-tu déjà les listes dans ton quotidien, mais je t’invite à aller encore plus loin et à découvrir leur pouvoir caché que tu peux facilement mettre en application pour te sentir mieux.

Je te présente donc ici quelques exemples de listes que j’utilise régulièrement. J’espère que celles-ci t’aideront comme elles m’ont aidée.

1– Les listes de planification

Ce sont sans doute les listes les plus connues et utilisées. Elles permettent de vider notre esprit et d’organiser nos tâches quotidiennes.

Un agenda, par exemple, est rempli de listes de toutes sortes : planification hebdomadaire, rendez-vous quotidiens, planification mensuelle…

Mais j’aimerais te faire connaître quelques listes moins connues, comme :

  • Le « Brain dump » : Une liste d’idées qui nous passent par la tête avant de les oublier et de les classer;
  • La liste de priorités hebdomadaires/quotidiennes : Ressemblant à une liste de tâches, il s’agit d’une liste des trois tâches les plus importantes afin de prioriser nos actions;
  • La liste « Meal Prep » : Pour prévoir tes repas d’avance pour la prochaine semaine.

Ça peut paraître banal, mais ces trois listes ont complètement changé ma vie. Je les utilise régulièrement afin d’être plus efficace et surtout, plus zen au quotidien.

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Aussi, j’ai découvert quelques astuces très intéressantes sur le blogue de La Planificatrice que j’aimerais partager avec toi afin d’optimiser l’utilisation de tes listes de planification :

  • Utiliser des verbes d’action pour tes listes de tâches. Parce que « Courriel Amélie », c’est plutôt vague : as-tu besoin d’écrire un courriel à Amélie, de répondre à son courriel ou attends-tu son courriel? Plus tu seras précise, plus tu seras efficace;
  • Préciser le plus possible la tâche à accomplir. Par exemple, « Mitaine » signifie-t-il que tu dois acheter des mitaines ou bien que tu dois réparer des mitaines? Et si tu dois en acheter, de quelle grandeur et de quelle couleur?
  • Estimer la durer de chacune des tâches. Honnêtement, je suis nulle pour évaluer le temps que pourrait me prendre une tâche donnée. J’ai souvent tendance à sous-estimer le temps que ça me prend réellement. Par contre, avoir une idée approximative de la durée d’une tâche peut aider à mieux organiser notre temps et surtout, éviter de trop surcharger notre horaire.
  • Indiquer la date limite. Prévoir la date à laquelle une tâche doit être complétée permettra de savoir quand la placer dans notre emploi du temps, évitant ainsi d’être à la dernière minute ou pire, en retard.
  • Subdiviser les projets en sous-tâches. On a souvent tendance à écrire des tâches qui sont en réalité un projet comportant plusieurs étapes, par exemple, partir un blogue, écrire un rapport… En écrivant plutôt « Créer un compte » ou « rédiger l’introduction », on sait alors exactement ce que l’on a à faire, si bien que l’on est plus productive.
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2– Les listes de choses

Par « choses », je veux ici parler essentiellement d’objets. On peut vouloir utiliser la liste de choses pour trois raisons :

  1. Faire une liste de ce qui nous manque et que l’on doit donc acheter (liste de courses);
  2. Faire une liste de ce que l’on possède, par exemple, pour éviter d’acheter quelque chose que nous avons déjà (qui n’a jamais acheté un morceau de vêtement pour se rendre compte qu’on en avait déjà un semblable à la maison?);
  3. Faire une liste de ce que l’on amène avec soi pour ne rien oublier, très pratique pour les voyages.

3– La liste d’aide à la prise de décision

Si tu me suis depuis quelques temps, tu sais sans doute que j’adore faire des listes que j’appelle « de duel » ou de « pour / contre ». C’est de là que me vient cette idée.

En effet, la liste d’aide à la prise de décision m’a souvent aidée à faire le tri dans mes idées afin de mieux voir ce que je désirais vraiment, Car parfois, on est tellement mélangée dans nos pensées et nos émotions qu’on n’arrive pas toujours à y voir clair.

Le principe est simple : il suffit de diviser une feuille en deux. Dans la première colonne, on écrit tous les arguments positifs ou en faveur de notre projet, et dans l’autre, les arguments négatifs ou les obstacles à notre projet. On peut aussi utiliser ce type de liste pour comparer deux situations ou choix, par exemple deux emplois, deux domaines d’études, etc. Même, je dis deux, mais tu pourrais très bien diviser ta feuille en trois ou quatre si jamais plusieurs options entre lesquelles tu hésites s’offrent à toi et que tu souhaites les comparer.

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4– La liste de bienveillance

Ça fait quelques fois que je t’en parle, mais utiliser cette liste m’a réellement fait un bien fou. Elle me permet de relativiser une situation que je juge négative et d’atténuer cette voix dans ma tête qui est ma pire critique. Elle me permet de faire ressortir des pensées plus douces, plus indulgentes, comme si je parlais à ma meilleure amie. Bref, elle atténue grandement mes craintes ou mes déceptions et m’aide à voir dans une situation donnée une opportunité de grandir et de m’améliorer. Je ne te dirai jamais assez comme je me sens bien quand je fais ce genre de liste!

Si tu souhaites l’utiliser toi aussi pour bénéficier de ses nombreux bienfaits, je t’invite à télécharger mon modèle tout à fait gratuitement ici.

5– La liste d’affirmations positives

Voici ton arme fatale pour attaquer (pas trop violemment, quand même) ta nouvelle journée : une liste d’affirmations positives pour booster ta confiance et ton estime de toi-même.

Non seulement tu vas te sentir gonflée à bloc, mais tu vas aussi attirer à toi ce que tu souhaites voir se réaliser dans ton quotidien (allô la loi de l’attraction!). Voici quelques exemples d’affirmations positives que tu peux écrire dans ta liste :

  • J’ai du succès dans tout ce que j’entreprends;
  • Je suis belle et je m’aime comme je suis;
  • Je suis aimée;
  • L’argent vient à moi de façon insoupçonnée;
  • Je suis créative et inspirée;
  • J’ai de l’énergie et je suis en pleine forme;
  • J’attire les bonnes opportunités pour moi;
  • Etc.
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6– La liste de gratitude

Chaque jour, j’essaie d’écrire au moins une chose pour laquelle je suis reconnaissante pour mon pot de gratitude. Mais bien souvent, je finis par énumérer plusieurs éléments sur mon bout de papier. Je crois donc que la gratitude mérite une liste à part entière que tu pourrais très facilement intégrer dans ta routine quotidienne de bien-être.

7– Les listes pour mieux se connaître

Nous sommes des êtres complexes, avec nos propres contradictions et subtilités. Je crois que ça fait partie de notre charme, en fait. Mais il peut aussi arriver, dans la chaos quotidien, qu’on en oublie qui l’on est. C’est dans des moments comme ceux-là que l’on peut vouloir faire des listes afin de mieux cerner nos qualités, nos défauts et nos centres d’intérêt.

Si tu souhaites faire ce genre de liste, je t’invite à télécharger mon modèle gratuit juste ici.

8– Les listes de motivation

As-tu des rêves ou des projets que tu aimerais réaliser dans ta vie? Si oui, de les écrire sous forme de liste pourrait non seulement t’aider à en prendre davantage conscience, mais aussi te motiver à poser les actions nécessaires pour qu’ils deviennent réalité. Parce que je ne sais pas pour toi, mais il me semble que c’est tellement gratifiant de pouvoir rayer un élément d’une liste!

9– Les listes d’inspiration ou d’idées

En panne d’inspiration? Pourquoi ne pas faire une liste de brainstorming? Parfois, noter tout ce qui nous passe par la tête permet de sortir des sentiers battus.

Ou encore, une liste que j’aime beaucoup est de noter des idées de sujets d’articles de blogue ou d’activités à faire avec mes enfants. C’est en quelque sorte similaire à un moodboard, mais avec les images en moins.

Et toi, utilises-tu souvent les listes pour te sentir plus zen? Si oui, lesquelles?

8 façons de retomber en amour avec sa vie

8 façons de retomber en amour avec sa vie

Avec la Saint-Valentin qui approche, je vois beaucoup d’influenceurs sur les médias sociaux faire la promotion de l’amour de soi. Bien qu’il s’agisse d’un sujet qui me tient particulièrement à coeur, j’ai eu envie de te proposer un angle différent… Et si tu retombais en amour pas seulement avec toi-même, mais avec ta vie?

Bien entendu, s’aimer soi-même est un aspect important pour aimer sa vie. L’un de va pas sans l’autre, à mon avis. Il se peut aussi qu’à la suite de cet article, tu juges qu’entamer une démarche de bien-être s’avère essentielle pour apporter des changements durables dans ta vie.

Mais ce que j’aimerais te proposer ici, c’est de t’amener à voir ta vie de manière différente. En fait, au lieu de te voir comme une victime ou de te sentir dans une impasse, j’aimerais t’amener à voir ta vie comme des opportunités à saisir.

1– Pratiquer la gratitude

Je t’en parles souvent, mais la gratitude est la base pour se sentir bien dans notre vie. Elle nous permet non seulement de reconnaître la beauté et la bonté qui nous entourent, mais elle nous permet par le fait même d’apprécier davantage le fait d’être en vie. On se sent alors privilégiée de pouvoir voir, vivre et constater ces belles choses.

Pratiquer la gratitude peut toutefois parfois s’avérer plus difficile, surtout quand on vit une grande épreuve. C’est pourquoi il peut être préférable de chercher à pratiquer la gratitude dans un moment de calme, lorsque les émotions se sont dissipées et à petites doses.

Quelques idées pour pratiquer la gratitude au quotidien :

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2– S’ancrer dans l’instant présent

La pleine présence ou pleine conscience est un art qui permet d’accueillir, comme il est, chaque instant qui se présente à nous. Être pleinement présente ici et maintenant nous fait réaliser que le moment que l’on vit est parfait, comme un cocon de quiétude dans le chaos environnant.

Prendre le temps d’analyser ses cinq sens est la clé pour s’ancrer davantage dans l’instant présent. Il suffit de regarder la beauté qui nous entoure, de s’attarder aux sensations dans et sur son corps ou au goût des aliments, de prêter attention aux bruits environnants… Imagine que tu aies à décrire cette scène à une personne venant d’une autre planète : comment lui expliquerais-tu toutes ces choses? Bon, j’exagère un peu, mais, tu vois le principe : tu dois alors décrire le plus d’éléments possible.

Petit exercice pour vivre davantage dans l’instant présent :

  • Nomme une chose que tu peux toucher;
  • Nomme une chose que tu peux voir;
  • Nomme une chose que tu peux goûter;
  • Nomme une chose que tu peux sentir;
  • Nomme une chose que tu peux entendre.
  • Et pour chacune de ces choses, décris-la en détails : sa texture, ses couleurs, son parfum, sa tonalité…

3– Faire la liste de ses moments préférés

Quels sont tes souvenirs les plus heureux? As-tu accompli des choses qui t’ont remplie de fierté? Y a-t-il des moments de ta vie pour lesquels tu aimerais reculer le temps afin de pouvoir les revivre? Faire la liste de ces instants qui t’ont rendue heureuse vont t’aider à te sentir plus reconnaissante envers ton parcours et ta vie en général.

Il est toutefois possible que ces souvenirs soient accompagnés d’un sentiment de frustration, comme dans le cas d’un deuil, par exemple, mais essaie de te concentrer sur les sentiments qui t’habitaient à ce moment-là, comme si tu revivais la scène.

J’aime aussi créer des ancrages avec des moments marquants où je me suis sentie particulièrement bien, par exemple mon mariage, un accomplissement personnel ou la naissance de mes enfants. L’idée des ancrages est de pouvoir retourner à ces souvenirs lorsque l’on vit une période plus difficile afin de revivre les sentiments que l’on avait ressentis alors. Un peu comme si tu plaçais un marque-page dans un livre, mais dans ta tête.

Tenir un journal intime peut également t’aider à te remémorer certains moments heureux de ta vie. J’en ai tenu un tout au long de mon secondaire, et chaque fois que je le voulais, je pouvais revenir dans les pages précédentes pour relire et me remémorer un souvenir. Il s’agissait d’un moment spécial qui m’a énormément fait de bien à l’époque.

4– Trouver ses rêves de vie

Quand j’étais ado, je trippais sur un film avec Mandy Moore qui s’intitulait Une promenade inoubliable. Encore aujourd’hui, je suis émue juste à repenser à ce film! Dans ce dernier, le personnage qu’incarnait Mandy Moore avait une liste de choses qu’elle désirait faire avant de mourir. Parmi celles-ci, il y avait, entre autres, être à deux endroits en même temps et se marier dans la même église que ses parents.

Ce film a résonné fort en moi non seulement parce que je suis une éternelle romantique, mais justement à cause de cette fameuse liste.

En fait, je peux me tromper, mais je crois que nous avons toutes inconsciemment une liste de rêves ou de choses que l’on voudrait faire avant de mourir. Moi-même je me souviens qu’adolescente, j’avais les rêves suivants :

  • Rencontrer l’amour;
  • Me marier;
  • Avoir des enfants;
  • Écrire un livre;
  • Être une chanteuse internationale;
  • Faire le tour du monde.

Je te l’accorde : ce n’est pas très original. Mais quand je constate que j’ai réalisé la moitié de ces rêves aujourd’hui, je ressens une grande vague de fierté.

Ma liste de rêves ou de choses que j’aimerais faire avant ma mort a un peu évoluée avec le temps, mais il reste que je trouve réconfortant de me référer à cette liste lorsque je me sens découragée ou déprimée.

Mais plus encore : pour aimer davantage ta vie, pourquoi ne pas essayer de réaliser le plus possible tes rêves? Imagine comme tu serais heureuse d’en réaliser un seul! Qu’est-ce qui t’en empêche? Crois-moi : travailler à leur réalisation ne sera pas facile, mais tu seras tellement fière de toi et de chacun de tes accomplissements en vue d’atteindre ton but. Et plus tu te rapprocheras de ton rêve, plus tu te sentiras sur ton X, à ta place, et en harmonie avec toi-même.

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5– Prendre du temps pour soi

Avant de vouloir aider les autres, il faut d’abord prendre soin de soi. Un peu comme dans un avion : il faut d’abord mettre son propre masque sur son visage avant de porter assistance à une autre personne, même si c’est son enfant/parent/amour de sa vie.

Je l’ai appris à mes dépends en devenant maman. J’étais le centre de l’univers de mon enfant (sans parler aussi du fait que j’étais un garde-manger sur deux pattes) et j’avais oublié qui j’étais, moi.

En fait, je savais qui j’étais, mais je ne la laissais pas s’exprimer. Je l’endormais à coup d’émissions de télé, ou bien je priorisais d’autres choses qui n’allumaient pas forcément ma petit flamme intérieur.

Qu’est-ce que tu aimes faire? Qu’est-ce qui t’allume? Qu’est-ce qui te fais du bien? Prends quelques minutes pour lire, faire du sport, prendre un bon bain chaud : ce qui te fait du bien. Tu te sentiras beaucoup plus détendue après coup.

6– Connecter avec les autres

J’ai toujours été quelqu’un de très tranquille. On pourrait même dire que j’ai grandi la face cachée dans un livre ou derrière mes écouteurs. Mais malgré ce côté de moi qui apprécie les moments de solitude, je me rends compte que les moments les plus agréables sont ceux que l’on partage avec des gens que l’on aime.

Je sais que c’est plus difficile en temps de pandémie, mais essaie de voir des gens, de prendre le temps de leurs parler et d’échanger avec eux. Si tu le peux, donne-leur un énorme câlin. Offre ton aide à quelqu’un ou dit bonjour à un inconnu. Tu pourrais être surprise des beaux souvenirs et des beaux moments que tu pourrais créer dans ta vie et celle des autres.

7– Lâcher son fou

À quand remonte la dernière fois où tu as ris? Où tu ne t’es pas prise au sérieux? T’arrive-t-il de danser au milieu de la foule ou de chanter comme s’il n’y avait personne autour pour te juger?

On pourrait croire que les personnes qui osent lâcher leur fou sont sûres d’elles. Pourtant, ce n’est pas toujours le cas. Et toi aussi tu pourrais apprendre à faire ce que tu as envie quand tu en as envie.

L’idée est de te dire que les autres s’en foutent. De toute façon, qu’est-ce que ça peut bien changer dans leur vie? Ils ne te connaissent même pas et toi non plus! Et si c’est dans un groupe de personnes qui te connaissent, alors elles vont probablement embarquer avec toi et te suivre, parce que la folie et la bonne humeur sont contagieuses.

Je me souviens encore d’une vidéo sur YouTube montrant un homme dansant seul au milieu d’une foule. Au début, tout le monde le regardait comme s’il était un extraterrestre. Mais il avait l’air d’avoir du plaisir, si bien que petit à petit, d’autres personnes ce sont joint à lui. Dans le temps de le dire, toute la foule s’est mise à danser!

La morale de cette histoire : tu peux être ce premier danseur, toi aussi. Et tu n’en seras que plus heureuse.

8– Oser et s’ouvrir aux découvertes

Les moments dont je suis le plus fière sont sans contredits ceux où j’ai osé. Osé faire le premier pas, osé faire confiance, osé croire en moi, osé suivre mon cœur. C’est un sentiment à la fois incroyablement épeurant puis excitant que de sortir de notre zone de confort. Et c’est tellement gratifiant au final! Oser nous permet d’évoluer en tant qu’individu en allant au-delà de ce que l’on aurait cru possible.

Je crois aussi que de nourrir sa curiosité et de garder son esprit ouvert permet d’apprécier davantage la vie dans toute sa diversité et sa complexité. Il y a tant de belles choses à voir sur notre planète, même à deux coins de rue de chez nous!

Lorsque mes parents nous amenaient à leur restaurant italien préféré quand j’étais plus jeune, j’avais l’habitude de toujours commander la même chose : du spaghetti. J’ai mangé la même chose à ce restaurant trois à quatre fois par année pendant près de 12 ans. Puis, un jour, j’ai osé essayer un autre plat dans le menu. Oh là là que je me sentais toute drôle! Mais tu sais quoi? Une chance que je l’ai fait, car ça s’est avéré que c’était encore meilleur que ce que je choisissais de manger avant!

Alors ouvre ton coeur au changement, nourris ton esprit et avance la tête haute et pleine de rêves.

J’espère que les astuces que je te présente dans cet article t’amèneront à avoir une vision plus positive de ta vie. J’ai moi-même remarqué à plusieurs reprises que lorsque l’on aime notre vie, l’univers (ou le nom que tu voudras bien donner à ce phénomène) nous rend alors lui aussi cet amour.

Et toi, es-tu satisfaite de ta vie? Si tu pouvais changer une chose par rapport à celle-ci, qu’est-ce que ça serait? Fais-moi savoir en commentaire à quoi ressemblerait ta vie de rêve.

Comment débuter une démarche de bien-être : mes conseils pour devenir la meilleure version de toi-même

Comment débuter une démarche de bien-être : mes conseils pour devenir la meilleure version de toi-même

En juin 2020, lorsque j’ai commencé ce blogue, je venais de faire un constat en lien avec moi-même : je voulais changer. Je voulais rallumer la flamme qui s’était éteinte en moi. Parce que dans le chaos à la fois extérieur et intérieur qui régnait alors dans ma vie, je voulais retrouver qui j’étais et ma raison d’exister après avoir mis ma vie sur pause. C’est à ce moment que ma quête de bien-être a commencée. Bien que j’aie l’impression de n’avoir encore effleuré que la surface, j’ai envie de te partager aujourd’hui mes conseils si toi aussi tu souhaites entamer une démarche similaire.

Je tiens toutefois à te préciser que je n’ai pas toutes les réponses. Je pense même que tu devrais fuir ceux qui t’affirment le contraire, car je pense que personne n’a la vérité absolue sur quoi que ce soit. Je crois aussi qu’il est important que tu trouves ce qui fonctionne pour toi. Et pour le savoir, il faut que tu explores ton monde intérieur, que tu te questionnes, mais surtout, que tu fasses des essais et des erreurs.

Parce que tu es unique. Chacune de nous l’est. Ce qui marche pour moi pourrait très bien ne pas fonctionner pour toi. Et ce qui me rend heureuse n’est pas forcément la même chose que toi. C’est non seulement correct, mais normal et sain. Comme ma mère m’a toujours dit : « Ça prend toutes sortes de monde pour faire un monde ».

Pourquoi débuter une démarche de bien-être

Avant de commencer, il faut d’abord te demander si tu ressens le besoin de changer certains aspects de ta vie en ce moment précis. Pour y voir plus clair, tu peux utiliser une roue de vie, un outil qui permet d’évaluer, sur une échelle de 1 à 10, différentes sphères de ta vie. Elle est divisée en 8 parties :

  • Santé;
  • Amour et couple;
  • Carrière et travail;
  • Développement personnel et spiritualité;
  • Environnement et lieu de vie;
  • Famille et vie sociale;
  • Finances;
  • Loisirs et plaisirs.

Je tiens à te préciser que c’est Émilie Viens du blogue laplanificatrice.com (que j’aime beaucoup!) qui m’a fait découvrir ce petit outil que je trouvais très intéressant de te partager, surtout dans le cadre d’une démarche de bien-être.

Remplir ces cases selon l’importance que chacun de ces aspects occupe dans ta vie te permettra de constater s’il y a un déséquilibre quelque part. Tu pourras aussi déterminer si tu es à l’aise avec cet équilibre, s’il correspond à tes valeurs ou si tu souhaites changer quelque chose.

Par exemple, il est possible que tu veuilles améliorer ta santé en général ou bien accorder plus de temps à ta famille, à ton couple et à tes amis. La roue de vie va te permettre d’évaluer en un coup d’œil ce qui te correspond et ce qui te manque. Une fois que tu auras identifié ce que tu souhaites changer, tu seras alors fin prête à entamer une démarche vers la meilleure version de toi-même.

Photo de Madison Inouye sur Pexels.com

Mes conseils pour débuter une démarche de bien-être

1– Faire une liste de tes besoins/objectifs

Je crois qu’avant de vouloir changer, il faut d’abord savoir QUOI changer. Savoir où sont nos déséquilibres est le véritable point de départ de toute transformation.

En faisant une liste de tes besoins et de tes objectifs, tu pourras ensuite mieux prendre action. Car de mettre le doigt sur le problème, c’est déjà la moitié de la solution.

Par exemple, l’année dernière, j’avais identifié que je souhaitais travailler sur les éléments suivants :

  • Être plus indulgente envers moi-même;
  • Prendre du temps pour moi;
  • Ralentir le rythme;
  • M’aimer davantage au naturel;
  • Manger plus sainement;
  • Me départir de ce dont je n’ai plus besoin.

Près de 8 mois plus tard, je réalise que ma démarche a évolué pour inclure également davantage de produits naturels dans ma routine beauté et ma vie quotidienne, mais aussi, pour être plus active.

Ta transformation n’a pas à être drastique. Elle n’a pas à être précise non plus. En fait, au risque d’aller à l’encontre de ce que bien d’autres personnes dans le domaine du bien-être proposent, je crois qu’il est même préférable de ne pas avoir d’objectifs quantifiables, car le bien-être ne se quantifie pas : il se ressent. Quand tu auras atteint un objectif, tu le sauras puisque tu te sentiras plus légère, plus sereine et mieux dans ta peau. Je pense toutefois que de dresser une liste de choses que tu peux faire ou essayer pour atteindre tes objectifs peut grandement t’aider à les atteindre ou, à tout le moins, à t’en rapprocher.

D’ailleurs, si un des objectifs de ta démarche de bien-être repose sur un poids précis que tu souhaites atteindre ou une silhouette particulière que tu souhaites obtenir, je crois honnêtement que tu fais fausse route. Ce n’est pas du tout la démarche que je te propose ici. Parce que la transformation que je te propose ne s’effectue pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de toi. Ce faisant, tu rayonneras de l’intérieur vers l’extérieur.

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2– T’informer sur le bien-être

Maintenant que tu sais ce que tu souhaites changer, il est important que tu t’informes sur les façons dont tu peux apporter les changements souhaités. Il n’y a pas une formule unique : il faut que tu trouves ce qui t’inspire, ce qui t’allume et ce qui te fait sentir bien. Et pour ça, tu dois chercher des solutions et t’ouvrir à différentes possibilités.

Écrire chaque semaine pour ce blogue m’a justement amenée à découvrir de nouveaux outils dans ma quête de bien-être. J’avais déjà commencé à m’informer sur le minimalisme, à chercher des recettes végé et à trouver des substituts aux produits commerciaux que j’utilisais, mais de partir ce blogue a ouvert mes horizons et m’a amenée encore plus loin que ce que j’avais imaginé au départ.

Tu ne sais pas par où commencer? Parles-en à ton entourage : peut-être qu’une amie aura des livres qu’elle a aimés à te suggérer? Peut-être qu’un membre de ta famille pourra te parler de ce qui fonctionne pour lui et que ça va t’inspirer à essayer pour voir si ça te convient aussi? Sinon, un petit tour dans la section Développement personnel d’une librairie peut aussi te donner quelques idées. J’y ai moi-même fait plusieurs découvertes bien intéressantes, dont la Technique des bonhommes allumettes.

À ma grande surprise, je me suis rendue compte qu’en amorçant une démarche de bien-être, on finit par attirer à soi ce dont on a besoin pour notre transformation. Soit donc attentive aux gens, aux livres et à tout ce qui croise ta route. Et si tu as l’impression de ne pas avoir de signes, continue à ressentir ta volonté de changer et tu verras arriver à toi de belles découvertes.

3– Essayer de nouvelles choses

Je crois beaucoup à l’importance de sortir de notre zone de confort de temps à autres. Non seulement on y fait de belles découvertes, mais on gagne souvent beaucoup de fierté et de confiance en soi après coup! Je crois aussi que, pour évoluer, il est important d’essayer de nouvelles choses, ne serait-ce que pour valider si ça correspond à nos besoins. D’autant plus qu’en y pensant bien, ce n’est pas en répétant tout le temps les mêmes choses qu’on va arriver à un résultat différent, tu ne penses pas?

Je vais te donner comme exemple la pratique du yoga. Avant le mois de novembre dernier, je ne voulais RIEN savoir du yoga! Non seulement ça ne m’intéressais pas, mais j’étais convaincue que ce n’étais pas pour moi parce que je n’étais pas du tout flexible. Et tu sais quoi? J’avais tellement tort! Commencer à pratiquer le yoga est une des meilleures décisions de ma vie, et c’est une des choses qui me fait le plus grand bien au quotidien.

Tu vois? Comme quoi il faut toujours essayer avant de juger!

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4– Évaluer ta progression en analysant ton ressenti

Le chemin vers le bien-être, pour moi, est très fluide. Ce n’est pas toujours coulé dans le béton. Parce que le bien-être, c’est un ressenti. C’est le sentiment d’être au bon endroit au bon moment, que ça fait plein de sens et que tu te sens accomplie dans ce moment de ta vie. Ton coeur est ta boussole qui te guide dans ta quête de ce qui te fait sentir bien et à ta place. C’est un parcours complexe et changeant. Et il se peut que l’image que tu t’étais fait du bonheur ne corresponde finalement pas du tout à la personne que tu es au fond de toi.

Je crois aussi qu’il faut faire attention à ne pas remplacer un problème par un autre. Ma démarche, je l’aie faite pour retrouver qui j’étais vraiment, mais aussi, pour sortir du chaos quotidien qui m’avait envahie. J’ai remarqué au fil de mon parcours qu’il y a aussi beaucoup de pression de performance parfois dans le domaine du bien-être, comme s’il fallait absolument faire un tas de choses chaque jour pour être heureuse et bien dans sa peau. Ma vision va complètement à l’opposé et je demeure persuadée qu’il est possible d’avancer lentement mais sûrement vers la meilleure version de nous-mêmes. Il suffit de s’écouter pour s’assurer que nos changements nous font réellement du bien.

5– Rester bienveillante envers toi-même

Voici le conseil le plus important que je souhaite te donner en lien avec ta démarche de bien-être. Comme la chenille qui se transforme en papillon, ta démarche de bien-être va provoquer des changements parfois inconfortables en toi, ou peut-être générer des critiques dans ton entourage qui vont te faire de la peine ou te remettre en question. C’est normal : j’appelle cela la phase de transition. Tu es en pleine découverte de toi-même et de ce qui te fait du bien : il se peut donc que tu te trompes, ou pire encore, que tu recules ou rechutes dans tes mauvaises habitudes. Mais ça fait partie du processus. C’est pourquoi il est important que tu gardes à l’esprit de rester bienveillante envers toi-même afin de ne pas perdre espoir ni confiance en toi pendant ta transformation.

J’espère que mes conseils te donneront envie de poursuivre ta quête afin de la meilleure version de toi-même. Je te souhaite une très belle transformation. N’hésite surtout pas à me contacter en commentaires ou en privé si tu souhaites en parler : ça va me faire plaisir de te lire.

Semer de beaux souvenirs toute l’année grâce au pot de gratitude

Semer de beaux souvenirs toute l’année grâce au pot de gratitude

Avec la nouvelle année et surtout les temps étranges que nous vivons actuellement, j’ai eu envie de te proposer une activité en lien avec la reconnaissance et la gratitude. Comme j’ai également une folle envie de faire des DIY par les temps qui courent, je t’invite à faire ressortir ta fibre artistique dans ce petit exercice qui aura certainement un impact positif tout au long de l’année à venir : faire un pot de gratitude. Une belle façon de t’aider à cultiver un regard bienveillant sur toi-même et sur ta vie pendant la prochaine année.

C’est Lynda Mencé sur Instagram qui m’a donné l’idée de cette activité pour débuter l’année du bon pied. Alors que beaucoup ont déjà réalisé leur bilan annuel et même leur visualisation de la prochaine année, j’ai trouvé que le pot de gratitude était un beau complément à intégrer dans sa routine de bien-être à l’aube du nouvel an. Je crois aussi que de profiter de la nouvelle année pour débuter un pot de gratitude sera une belle occasion, en décembre prochain, de relire tous les beaux mots inscrits jour après jour dans le pot et de se remémorer l’année qui vient de passer.

Le pot de gratitude : comment ça marche?

L’idée est simple : au lieu d’écrire dans un journal les petits bonheurs quotidiens pour lesquels on est reconnaissante à chaque jour, il suffit de transcrire le tout sur un bout de papier et à l’insérer dans un pot de ton choix. Le but est d’essayer de faire ressortir à chaque jour soit une chose pour laquelle tu es reconnaissante, soit une chose qui t’a rendu heureuse ou fière dans la journée. Lorsque tu te sens déprimée, tu peux piger dans ton pot de gratitude pour y retrouver de beaux et doux souvenirs ou des sources de bonheur pour toi.

Pourquoi commencer un pot de gratitude?

Le pot de gratitude est une forme de journaling qui nous invite à avoir une vision plus positive sur soi-même et sur sa vie. Il nous invite à trouver les beaux moments dans chaque jour qui passe.

Mais un des avantages du pot de gratitude est qu’il peut être placé bien en vue, comme une décoration positive qui te rappelle ta démarche de bien-être. Aussi, contrairement à un journal, il est plus difficile de lire ce que tu as écris dans les jours précédents, ce qui garde un effet de surprise pour quand tu décides de vider ton pot.

Je trouve également qu’il est amusant de décorer son pot à son image, de choisir les couleurs des papiers sur lesquels écrire ses souvenirs positifs. Ça me fait aussi penser à un concept qui m’a souvent fascinée quand j’étais petite : la bouteille à la mer. Mais ici, c’est une bouteille bien en vue que tu adresse à nulle autre que toi-même.

Quoi mettre dans un pot de gratitude?

De façon générale, un pot de gratitude sert à mettre sur papier des éléments de sa vie ou de sa journée pour lesquels on est reconnaissante. J’aime toutefois en faire une interprétation plus large et y inclure :

  • Des événements qui t’ont touchée/marquée/fait plaisir, comme quelqu’un qui t’a aidée ou complimentée;
  • De petits moments doux que tu as appréciés, comme prendre un café chaud en lisant un bon livre;
  • Ce que tu es reconnaissante d’avoir, comme ta famille, tes amis, la santé;
  • Les objets matériels que tu possèdes et qui t’aident dans ton quotidien (par exemple, un beau journal intime dans lequel tu écris tes pensées, ou même ta machine à café);
  • Les belles rencontres que tu fais;
  • Etc.

Quand commencer un pot de gratitude?

On peut commencer un pot de gratitude à n’importe quel moment, mas je trouve que le début de l’année se prête particulièrement bien à cet exercice. On peut alors choisir de faire un pot de gratitude annuel que l’on remplit durant toute l’année, puis que l’on vide pendant les derniers jours de décembre afin de faire un bilan des beaux moments vécus.

Le pot de gratitude étape par étape

Pour faire un pot de gratitude, il te faut :

  • Un contenant (pot en verre ou en plastique, une boîte, une tirelire);
  • Des bouts de papier à découper en petits rectangles ou carrés;
  • Des éléments de décoration pour personnaliser ton pot;
  • Un crayon.

Étape 1 : Choisir son contenant

Tu peux utiliser absolument n’importe quel contenant pour faire ton pot de gratitude. J’aimerais toutefois te sensibiliser à utiliser un contenant que tu as déjà chez toi afin de réduire ton impact environnemental. Par exemple, dans mon cas, j’ai récupéré un pot en verre de sauce tomate du commerce. Tu peux toutefois très bien utiliser n’importe quel contenant que tu as sous la main. Ça n’a même pas besoin d’être un pot à proprement parler : ça peut être une belle boîte, une tirelire ou même un joli sac, pourquoi pas!

Si tu souhaites utiliser un pot en verre du commerce, voici une technique simple pour enlever facilement l’étiquette collée autour :

  1. Remplir le pot d’eau chaude;
  2. Attendre quelques secondes;
  3. Décoller doucement le papier de l’étiquette;
  4. S’il reste un peu de colle, gratter doucement avec l’ongle ou un petit couteau à beurre. Tu peux aussi mettre un peu d’eau et de savon pour enlever l’excédent de colle.

Comme je voulais mettre mon pot en évidence afin de me souvenir d’y ajouter un élément par jour, j’ai pris beaucoup de plaisir à le personnaliser et à le décorer. Je t’encourage vivement à le faire si tu en as envie, même si ce n’est pas nécessaire.

Étape 2 : Découper des papiers

L’intérêt de choisir un pot en verre comme je l’ai fait, c’est que tu peux choisir de beaux papiers colorés qui vont agrémenter ton pot au fur et à mesure que tu vas le remplir. J’ai donc opté pour du papier de construction argenté et doré que j’avais à la maison pour faire du bricolage avec mes enfants, mais j’aurais aussi pu choisir d’autres couleurs ou même réutiliser des retailles de papier. Ton choix de papier va donc dépendre de la transparence de ton pot, de son emplacement ou de l’effet que tu veux créer avec celui-ci.

J’ai choisi de découper mes petits bouts de papier à l’avance afin d’en avoir pour plusieurs jours. De mémoire, j’ai ai pour environ 115 jours, peut-être même plus. Je vais conserver mes papiers dans un contenant que je vais cacher dans une armoire, tout près de mon pot de gratitude.

Je dois t’avouer que je n’ai pas pris de mesures pour découper mes papiers. J’ai simplement empilé plusieurs feuilles les unes sur les autres et découpé de petits rectangles avec des ciseaux.

Étape 3 : Écrire

Une fois ton pot prêt à l’emploi, tu peux maintenant commencer l’étape la plus importante, soit celle de garnir ton pot des beaux souvenirs, moments ou éléments pour lesquels tu es reconnaissante.

Pour ce faire, je te suggère —même si ce n’est pas nécessaire et que la majorité des concepts de pots de gratitude ne demandent pas de le faire— d’inscrire la date du jour sur le petit bout de papier, surtout si ce que tu souhaites y écrire est relié à un événement précis. Tu pourras ainsi prendre plaisir à te remémorer cette journée ou ce moment spécial. Aussi, en inscrivant la date, tu peux ainsi avoir une meilleure idée en vidant ton pot de quand tu as écris ce message : par exemple, est-ce que c’était au printemps, à l’été, à l’automne ou à l’hiver? En mars, en juin ou en octobre?

Autre chose : même si le but est d’écrire chaque jour, je crois qu’il ne faut pas non plus dramatiser si jamais on oublie ou si on saute une journée. Le but est de pouvoir garder une trace des petits bonheurs quotidiens et que tu puisses y revenir à la fin de l’année ou au moment que tu jugeras opportun.

Étape 4 : Relire tes beaux moments ou souvenirs

Tu es libre de relire les messages inscrits dans ton pot à n’importe quel moment où tu en ressens le besoin. J’aimerais toutefois te proposer ceci : et si on se donnait rendez-vous en décembre prochain pour vider nos pots et relire ensemble tous ces beaux souvenirs?

J’aimerais en effet te donner l’occasion d’utiliser le pot de gratitude pour faire le bilan de ton année et te rappeler toutes les belles choses que tu as vécues au cours de celle-ci.

D’autres personnes utilisent également le pot de gratitude pour se remonter le moral lors de moments plus difficiles. Ils pigent alors quelques papiers dans le pot et se rappellent alors des éléments positifs de leur vie.

Tu verras : de relire tous ces beaux moments, ces doux souvenirs et ces éléments pour lesquels tu es reconnaissante te fera chaud au cœur en plus de te faire apprécier davantage la chance que tu as d’être en vie.

Et toi, as-tu déjà utilisé un pot de gratitude? N’hésite pas à me partager ton expérience en commentaire.

Peu importe quand tu liras cet article, je te souhaite une très belle année remplie de bonheur, d’amour (sous toutes ses formes) et de santé.

Trouver son ikigai pour donner du sens à sa vie

Trouver son ikigai pour donner du sens à sa vie

Est-ce que tu te demandes parfois pour quelle raison tu vis sur Terre? Plusieurs croient que nous sommes tous nés pour une raison précise et qu’il ne tient qu’à nous de trouver ce que nous avons d’unique, de beau et d’utile à apporter à ce monde. Pour les Japonais, cette raison d’être est appelée ikigai. Cette philosophie permet de donner du sens à notre vie, nous rendant ainsi plus heureux et plus motivés. Si pour certaines personnes leur mission de vie leur apparaît de façon claire et limpide très rapidement, d’autres mettent toutefois plus de temps à la trouver ou, à un certain moment de leur vie, viennent à se remettre en question. Je t’invite à prendre un moment pour faire un voyage à l’intérieur de toi pour découvrir cet ikigai qui donnera plus de sens et de joie dans ta vie.

Qu’est-ce que l’ikigai?

Ikigai est un mot japonais formé de iki («vie» ou «être en vie») et gai («ce qui vaut la peine et a de la valeur»). Dans la culture d’Okinawa, l’ikigai est perçu comme ce qui donne du sens à notre vie, ce qui nous donne envie de nous lever le matin avec enthousiasme et génère le sentiment d’accomplir quelque chose. C’est donc l’équivalent d’une raison de vivre. Certains croient même que cette philosophie expliquerait en partie la longévité exceptionnelle des Japonais dans cette région, qui compte beaucoup de personnes centenaires.

Selon eux, nous possédons tous un ikigai, voire même plusieurs, et ce, même si nous n’en avons pas toujours conscience. Celui-ci pourrait même changer plusieurs fois au cours de notre vie, si bien que nous pourrions avoir un ikigai complètement différent à 15 ans , à 30 ans ou à 50 ans. C’est pourquoi il est important d’être à l’écoute de notre ikigai à chaque étape de notre vie afin de rester en harmonie avec nous-même. Sinon, on peut avoir l’impression d’avoir dévié de notre chemin, de ne plus contrôler notre quotidien ou de s’être perdu.

De nos jours, cette philosophie japonaise est très prisée pour aider les gens à trouver leur vocation et leurs talents, mais aussi, pour vivre une vie mieux alignée avec nous-mêmes. Trouver son ikigai, c’est donc être en mesure de se dire avec confiance que l’on est exactement là où on doit être et où l’on veut être.

Photo par Content Pixie sur Unsplash

De quoi est constitué l’ikigai

L’ikigai est la jonction et l’équilibre entre quatre éléments principaux :

  • Ce que l’on aime;
  • Ce pour quoi on est doué;
  • Ce pour quoi on peut être payé;
  • Ce dont le monde a besoin.

Trouver son ikigai correspond donc également à trouver notre passion, notre mission, notre vocation et notre profession. C’est l’équilibre entre tous ces aspects, donc entre notre vie personnelle et notre vie professionnelle, qui nous permettrait d’être en harmonie avec nous-même et qui contribuerait à donner du sens à notre vie.

Comment trouver son ikigai

Si pour certains leur ikigai va de soi, pour d’autres, il est beaucoup moins évident à trouver et demande un plus grand effort d’introspection et de questionnement. Heureusement, il existe plusieurs exercices qui permettent de nous aider à trouver notre ikigai. Je t’invite à trouver un endroit calme, à t’asseoir confortablement, à prendre un papier et un crayon et à descendre au plus profond de toi pour découvrir ce qui te caractérise et ce qui est réellement important pour toi.

Photo par Carolyn V sur Unsplash

Se poser les 4 questions fondamentales

La méthode conventionnelle pour trouver son ikigai est aussi la plus exhaustive. Comme tu l’as lu précédemment, l’ikaigi est constitué de ce que l’on aime faire, de ce pour quoi est doué, de ce pour quoi on est payé et de ce dont le monde a besoin. Pour trouver son ikigai, il faut donc chercher à répondre aux questions suivantes :

  • Qu’est-ce je j’aime faire? Note toutes les activités que tu aimes pratiquer, tes passe-temps, tes sports, mais aussi tes intérêts.
  • Pour quoi suis-je doué ou pour quelles choses ai-je de la facilité? Note les talents, les aptitudes, et les qualités que les gens t’ont déjà attribués et ce sur quoi on te complimente.
  • Quel est le travail de mes rêves? Note tes compétences professionnelles, le ou les métier(s) qui t’attire(nt) ou encore en quoi ta profession actuelle correspond (ou pas) à ton emploi idéal.
  • De quoi le monde a-t-il besoin aujourd’hui et que suis-je en mesure de lui apporter? Note les causes qui te tiennent à cœur, quel impact ou héritage tu aimerais laisser, les personnalités célèbres que tu admires et qui t’inspirent par leurs actions et ce qu’ils apportent au monde.

Une fois que tu auras répondu à ces quatre questions, regarde bien tes listes. Y a-t-il des éléments semblables? Encercle-les. S’il y a plusieurs types d’éléments qui se répètent, regroupe-les et classe-les dans des catégories. De cette façon, tu verras plus clairement ce qui te caractérise le plus. Peut-être te rendras-tu également compte que certaines de ces catégories t’interpellent plus que d’autres, ou même que certaines manquent présentement à ta vie. Et si tu réalises que tu dois changer des choses, tu seras probablement plus motivée à trouver des solutions ou à poser les actions qui te permettront de vivre en plus grande harmonie avec toi-même.

Photo par Kha Ruxury sur Pexels

Retrouver son enfant intérieur

L’enfance et l’adolescence sont des périodes propices à l’apparition spontanée de l’ikigai. En effet, nous sommes à ce moment-là moins soumis aux pressions de la société ou de nos proches, et encore moins au stress de la vie professionnelle. Qui n’a jamais rêvé d’être astronaute, musicien, vétérinaire, inventeur ou écrivain plus tard quand il était jeune? Généralement, ces projections que nous avons quand on est jeune naissent de nos intérêts et de nos aptitudes, quelles soient conscientes ou non.

Réfléchis à ton enfance. Quels étaient tes rêves? Qu’est-ce qui te passionnait? Qu’est-ce qui te motivait? Qu’elles activités aimais-tu faire? Quels étaient tes intérêts? Quels étaient tes dons ou tes compétences? L’idée est de noter tout ce qui te vient à l’esprit, même si ça t’apparaît banal : écrire, lire, prendre soin de ton chat, te déguiser, jardiner, dessiner, bricoler, chanter… Tout ce dont tu te souviens est susceptible de t’aider à trouver ton ikigai.

Ensuite, essaie de te souvenir des bénéfices que te procuraient ces activités qui te passionnaient ou ces aptitudes que tu avais. Comment elles étaient accueillies et considérées dans ton entourage (famille, amis, école)? Qu’est-ce qu’elles suscitent en toi aujourd’hui (motivation, regrets, indifférence…)? Ces activités ou ses compétences sont-elles encore présentes dans ta vie actuelle? Et si elles suscitent des regrets, comment peux-tu faire en sorte de leur redonner une place dans ta vie?

Photo par Remy_Loz sur Unsplash

Interroger sa jalousie

Étonnamment, la jalousie peut ici avoir du bon : en nous pointant ce que l’on envie chez les autres, elle dévoile aussi ce que l’on désire au fond de nous. Elle peut donc être un indicateur de ce qui manque à notre vie, ce qui peut servir comme un tremplin pour trouver son ikigai.

Pour se faire, fais trois colonnes sur une feuille :

  • Dans la première colonne, inscrit les principales choses qui te rendent jalouses en ce moment. Y a-t-il des célébrités ou des proches que tu envies?
  • Dans la deuxième colonne, note l’objet de cette jalousie. Quel désir ce cache derrière ce sentiment que tu éprouves?
  • Dans la troisième colonne, écris les démarches que tu pourrais entreprendre ou les actions que tu pourrais poser pour atteindre ce que tu désires.
Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels

Identifier ce sans quoi on ne pourrait vivre

Y a-t-il des qualités ou des aptitudes que tu as dont tu ne pourrais pas te passer? Y a-t-il des activités ou des passes-temps que tu aimes faire et que tu ne pourrais jamais t’imaginer vivre une vie dans laquelle il te serait impossible de les faire?

Pour cet exercice, tu peux faire une liste de tout ce que tu aimes et de toutes tes aptitudes qui te viennent en tête. Ensuite, tu pourrais en choisir trois ou quatre qui t’apparaissent plus importants que les autres, dont tu sens que tu as ABSOLUMENT BESOIN pour vivre et être heureuse. Qu’est-ce qui ressort du lot? Est-ce que ces choses ont un lien entre elles? Comment peux-tu les intégrer dans ta vie?

Par exemple, pour moi, tu peux te douter que l’écriture fait partie des choses sans lesquelles je ne pourrais vivre. Même si je peux passer un moment sans écrire, je finis toujours par y revenir. Elle est non seulement essentielle à ma santé mentale, mais j’ai depuis toujours l’impression qu’elle fait partie de ma mission de vie.

Une autre chose qui me vient en tête est l’émerveillement. Je ne pourrais imaginer ma vie sans y voir de la beauté partout, sans m’émerveiller devant les changements de saison, par les animaux qui croisent mon chemin, les réactions rigolotes de mes enfants, etc. Bref, l’émerveillement fait partie de moi et j’ai besoin de la vivre et de la partager.

« L’ikigai se cache aussi dans les choses les plus infimes et les plus insignifiantes de la vie, toutes ces petites choses auxquelles on n’accorde guère d’importance – à tort. Ainsi, vous pouvez trouver votre ikigai en regardant le soleil se lever tous les matins, en donnant rendez-vous à des amis pour aller faire ensemble un petit jogging, en lisant des livres qui vous plongent dans d’autres univers, en prenant soin des autres, en étant présent pour votre famille, en faisant de grandes promenades avec votre chien, en apprenant une nouvelle langue étrangère, en exprimant votre créativité dans un cours de peinture, etc. »

Bettina Lemke, Le livre de l’Ikigai : la méthode japonaise du bonheur

Il est normal que tu aies de la difficulté à répondre à toutes ces questions. Ne sois surtout pas trop difficile envers toi-même. L’important est de commencer le processus et d’être davantage à l’écoute de tes envies, de ce qui te fait plaisir et de ce qui t’allume. Plus tu feras ces exercices, plus tu seras en mesure de découvrir ce qui te passionne réellement et à mieux orienter ta vie personnelle et professionnelle selon ta personnalité profonde. Et plus tu seras en mesure de trouver ton propre ikigai.

Rappelle-toi aussi que ton ikigai peut aussi se trouver dans de toutes petites chose. Il n’a pas besoin d’être grandiose : tout a sa place dans l’univers, du plus petit atome aux plus grandes supernovas. Et parfois, le battement des ailes d’un papillon peut déclencher un ouragan à l’autre bout du monde.

Et toi, as-tu l’impression d’avoir trouvé ton ikigai? Si oui, quel est-il?