8 raisons d’inclure le yoga à ta routine quotidienne

8 raisons d’inclure le yoga à ta routine quotidienne

Cela fait maintenant un mois que j’ai intégré le yoga à ma routine quotidienne. Pourtant, au départ, mon but n’était que de faire de l’activité physique pendant 30 minutes une journée sur deux, le temps d’intégrer cette saine habitude de manière durable à mon horaire. Ce qui a commencé comme une simple curiosité et le désir de prendre soin de mon corps s’est rapidement transformé en véritable obsession. Et c’est tant mieux, car pratiquer le yoga au quotidien a une tonne de bienfaits pour notre santé physique, mentale et émotionnelle. Que tu songes l’ajouter à ta routine du matin (comme moi) ou du soir comme une de mes amies, le yoga peut t’aider à te sentir mieux au quotidien.

Me, myself et le yoga

Avant de te parler des raisons pour lesquelles tu devrais intégrer le yoga à ta routine quotidienne, je crois qu’il est important que je te raconte d’où je pars, car je te le jure, je partais de très loin.

  1. Je ne suis pas DU TOUT flexible, je dois même être une des personnes les moins souples de la terre, rien de moins;
  2. J’ai toujours été pourrie en gymnastique. Je n’ai jamais réussi à faire la roue et j’étais dernière de classe dans mes cours de gymnastique obligatoires;
  3. Je n’ai pas beaucoup de force musculaire dans les bras… Même si c’est moins pire depuis que j’ai des enfants (j’ai fini par développer cette partie de mon corps à force de les prendre souvent dans mes bras).
  4. L’équilibre n’est vraiment pas mon fort;
  5. Est-ce que je t’ai déjà dit que je n’étais pas flexible?

Ma relation avec le yoga a donc des allures de comédie romantique hollywoodienne. Tu sais, le genre de film MÉGA prévisible où on sait pertinemment que la fille va tomber amoureuse du gars qui l’énerve le plus au monde, et où c’est même tellement une évidence que tous les autres personnages ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi ils ne sortent pas déjà ensemble? Yep, c’est exactement ça.

Il n’y a pas si longtemps, le stress faisait partie intégrante de ma vie. Et m’entraîner ou faire du sport ne m’intéressais pas DU TOUT. Sais-tu ce que les gens me disaient souvent? « Tu devrais faire du yoga… ».

Et ma réponse? « Ooooooh non, jamais de la vie, je suis la personne la moins flexible de l’univers et j’ai zéro équilibre. »

Je me trouvais déjà des défaites avant même d’essayer. Et le pire, c’est que je me croyais totalement justifiée avec cette affirmation. Je me trouvais raisonnable parce que, à mes yeux, je connaissais mes limites et le yoga m’apparaissait BIEN AU-DESSUS de mes capacités.

Bref, RIEN à mes yeux ne semblait me prédestiner à aimer le yoga, encore moins à ressentir le besoin de le pratiquer quotidiennement comme une religion. Et pourtant, c’est exactement là où j’en suis aujourd’hui.

Tout ça pour te dire que si j’y arrive, alors il y a de l’espoir pour toi aussi.

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Le yoga : une pratique à découvrir

Que tu aies déjà pratiqué le yoga ou non, tu as probablement tout de même déjà une petite idée de ce que c’est. Comme cette pratique gagne de plus en plus d’adeptes de par le monde depuis plusieurs années, nous avons toutes vues au moins une fois des images de postures associées au yoga. Mais ce qui échappe au premier regard, c’est que le yoga transcende la discipline physique : il s’agit avant tout d’un art de vivre et il se rapproche même d’une pratique presque spirituelle.

Pour la petite histoire, les première références au yoga nous proviennent des yoga-sutra (est-ce que je suis la seule à avoir pensé à kama-sutra en lisant ce terme?) de Patanjali écrit environ 200 ans avant notre ère. Ces textes décrivent les différentes postures physiques (asanas), des exercices de respiration (pranayama) et de méditation . En plus d’expliquer les fondements et la philosophie du yoga, ils révèlent comment l’appliquer à toutes les sphères de notre vie.

Bien que les postures n’aient pratiquement pas changé depuis des siècles, le yoga a toute de même évolué et s’est scindé en différentes disciplines qui mettent chacune l’accent sur un aspect spécifique de cette pratique. On retrouve ainsi aujourd’hui des yoga plus dynamiques, mais aussi des yogas plus doux. On en dénombre pas moins d’une dizaine! Il y en a donc pour tous les goûts, mais surtout, pour tous les niveaux. Que tu sois une débutante qui manque cruellement de flexibilité (comme moi), une habituée des gyms ou une personne plus âgée, tu peux trouver ton compte dans la multitude d’approches offertes aujourd’hui.

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Intégrer le yoga à sa routine quotidienne : facile et tellement bénéfique!

Comme je te disais au début de cet article, cela fait maintenant un mois que je pratique le yoga de façon quotidienne. Il m’arrive même certains jours d’en faire plus d’une fois selon le temps dont je dispose, mon état d’esprit et si mon corps a besoin de se détendre ou de bouger. Évidemment, je le fais parce que ça me fait sentir bien dans mon corps et dans ma tête, mais j’ai eu envie de te décortiquer toutes les raisons pour lesquelles j’aimais autant cette discipline et en quoi elle me faisait le plus grand bien. Les raisons que je t’énumère ci-dessous sont donc basées sur mon expérience personnelle et sur les bienfaits que j’en retire.

1– On n’a besoin d’aucun équipement

Une des beautés du yoga, c’est qu’il est possible de le pratiquer n’importe où, et ce, sans aucun équipement.

Tu vas peut-être me dire : Oui mais ça ne prend pas un tapis pour faire du yoga?

Non, pas forcément. Le tapis, c’est un peu comme l’air climatisée : c’est pour le confort.

Tu peux faire du yoga sur une serviette, sur un plancher de bois franc, sur ton lit et même les deux pieds dans le sable sur la plage. Ça dépend vraiment de ce que tu aimes, mais aussi, des asanas que tu choisis de faire.

Le fait de n’avoir besoin d’aucun équipement était un critère très important pour moi, car je cherche à désencombrer mon intérieur le plus possible et à me défaire de ce que je considère être un surplus d’objets. Par hasard, j’avais déjà un tapis de yoga, mais sinon, j’en fais parfois à même le sol, sans rien sur le plancher. J’ai même l’impression dans ce temps-là de mieux contrôler mon équilibre et d’être mieux ancrée.

2– On apprend à ralentir le rythme et à vivre davantage dans l’instant présent

Une des particularités du yoga, c’est que chaque mouvement se fait au rythme de notre respiration. Une lente et longue respiration qui martèle (ou plutôt, qui étire) doucement le temps comme un métronome. Écouter et prendre conscience de son souffle est la base de la pratique du yoga.

Chaque mouvement est aussi l’occasion d’écouter son corps et de prêter attention à ce qui s’y passe. Nous sonnes appelés à prendre conscience de nos muscles qui s’étirent et se cambrent, à sentir le sang circuler dans nos veines, à percevoir les palpitations de notre cœur pendant et après l’effort.

J’aime voir le yoga comme une méditation en mouvement, un moment où on oublie tout ce qui se passe autour de nous. Il n’est d’ailleurs pas rare que le yogi accompagne sa pratique d’intentions bienveillantes pour le reste de sa journée, qu’il remercie son corps ou qu’il se remercie lui-même d’avoir consacré du temps à sa pratique.

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3– On redécouvre son corps et on apprend à dépasser ses limites

Je te le répète : je ne suis pas du tout flexible dans la vie. Je manque même sérieusement d’équilibre. Mais le fait de pratiquer le yoga m’a fait prendre conscience que j’étais plus flexible que je ne le croyais. Parfois, j’étais déçue de ne pas arriver à réaliser certains mouvements ou asanas au complet, mais d’autres fois, je me surprenais à pouvoir étirer un peu plus certains muscles de mon corps.

On réalise aussi que certains mouvements ou asanas qui ont pourtant l’air si simples sont beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît. Ouf! Combien de fois ais-je pensé qu’un asana avait l’air facile alors qu’il demandait en réalité beaucoup de force pour réussir à maintenir mon équilibre!

À force de pratiquer le yoga, on améliore ainsi sa souplesse, son équilibre et sa force musculaire.

4– On découvre la puissance de notre souffle

Celles qui ont déjà accouché ou qui suivent des cours de préparation à l’accouchement sont peut-être familières avec les techniques de respiration pour réduire la douleur. Sans avoir à enfanter, le yoga nous rappelle qu’en nous concentrant sur notre souffle, on détourne ainsi notre attention de ce qui nous est momentanément désagréable. Parfois, le simple fait d’écouter attentivement notre inspiration ou notre expiration peut faire en sorte que l’on reste un peu plus longtemps dans une posture plus difficile. On réalise également que de porter notre attention sur notre respiration peut nous aider à faire face plus sereinement à certaines situations et à retrouver notre calme. Qui aurait cru que notre simple souffle pouvait avoir autant de pouvoir sur notre bien-être?

5– On développe notre concentration et notre force mentale

Avec notre cerveau habitué à analyser mille et une distractions tout au long de la journée et avec notre charge mentale de plus en plus lourde, il devient plus difficile de se concentrer entièrement sur le moment présent. Moi la première, au moment de m’endormir, je pense souvent à ma to do liste du lendemain ou à la journée qui vient de se terminer. Le yoga nous ramène à l’ordre à ce niveau. Il nous rappelle de nous concentrer sur notre corps pour trouver notre équilibre et de nous concentrer sur notre souffle pour supporter les désagréments.

Je me suis également rendue compte que lorsque j’avais de la difficulté à trouver mon équilibre, c’était souvent parce que je n’étais pas assez concentrée et que je laissais mon esprit vagabonder. D’en être consciente me pousse à essayer de m’appliquer davantage. Je dois aussi avouer que d’avoir un enfant de trois ans qui cherche à s’asseoir sur moi pendant mon yoga —true story— s’avère une autre motivation qui m’amène à vouloir couper davantage mon esprit du monde environnant pendant ma pratique.

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6– On donne de l’amour à notre corps

Notre corps a été conçu pour bouger. D’ailleurs, notre vie actuelle majoritairement sédentaire serait nuisible à notre santé : selon l’Organisation mondiale de la santé, pas moins de 3,2 millions de décès chaque année sont attribuables au manque d’exercice.

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de profiter des bienfaits de l’activité physique tout en faisant bouger son corps en douceur. En effet, le yoga est considéré comme une activité physique, si bien que tu donnes à ton corps la dose d’exercice dont il a besoin en pratiquant 30 minutes de yoga par jour.

Le yoga fait travailler les muscles de notre corps de plusieurs façons : il les étire, développe leur force, mais nous oblige aussi à pratiquer notre équilibre. Ça a l’air si simple quand on voit certains yogi s’exécuter, mais certains asanas sont très exigeants sur notre corps.

On développe non seulement notre souplesse, mais aussi notre force musculaire et notre équilibre, ce qui en fait un exercice complet.

Un des yogis que je suis le plus en ce moment (Adrienne Yoga with Adrienne) dit même dans une de ses vidéos qu’il est normal de sentir notre corps trembler à l’occasion pendant la pratique du yoga, que c’était même le but recherché. Elle appelait ça la «sensation d’être en vie».

7– On apprivoise l’inconfort

Comme tout exercice physique, le yoga demande de faire travailler nos muscles. L’étirement et la recherche constante d’équilibre pour maintenir les postures peut nous apparaître par moments comme étant inconfortables. Mais je me suis rendue compte que le yoga nous pousse à aller au-delà de cet inconfort, à nous concentrer sur notre souffle et sur le mouvement.

8– Ça fait du bien

Avec ses étirements, le yoga libère tout en douceur le corps des tensions dans les muscles. Se faisant, tu libères également des endomorphines, ces hormones qui génèrent un sentiment de bien-être. Mais au-delà de ça, le yoga permet de te détendre et de réduire ton niveau de stress. Certains asanas pratiqués le matin peuvent contribuer à faire augmenter ton énergie alors que d’autres pratiqués le soir juste avant de te coucher peuvent atténuer ta charge mentale et t’aider à mieux dormir.

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J’aimerais bien m’y mettre, mais je n’ai pas le temps…

Si c’est ton cas, sache que j’étais comme toi, avant. Je te suggère fortement de lire mon article Faire un diagramme de son temps afin de repenser ses priorités au quotidien en fonction de ses valeurs : je t’y explique comment je m’y suis prise pour trouver du temps afin d’intégrer une nouvelle habitude de vie saine à mon horaire que je considérais déjà chargé. Parfois, quand on décortique notre horaire, on se rend compte qu’il est possible de mieux organiser notre emploi du temps et il devient alors plus facile de faire de la place pour ce qui compte réellement pour nous.

Et si tu as comme moi des enfants, c’est une excellente occasion de les initier avec toi au yoga. Les enfants sont généralement très souples et aiment imiter nos poses… ou carrément s’asseoir sur nous pendant qu’on pratique nos asanas. C’est beaucoup moins relaxant, j’en conviens, mais tu peux aussi en tirer de bons moments en famille et créer une belle activité avec eux. Même mon garçon de trois ans est rendu qu’il me dit parfois qu’il veut faire du yoga avec moi!

Et toi : qu’elle est ta relation avec le yoga? En fais-tu? Si oui, quels bénéfices en tires-tu? Je suis curieuse de connaître ton expérience!

Dessiner des mandalas pour se découvrir soi-même et diminuer son anxiété

Dessiner des mandalas pour se découvrir soi-même et diminuer son anxiété

Quand j’étais petite, une de mes professeures nous a fait faire une activité qui m’a beaucoup marquée : elle nous a fait dessiner un mandala. C’était le tout premier jour de classe. Elle nous a d’abord fait dessiner un cercle avec un compas, puis nous a demandé de le décorer comme on voulait. Nous étions ensuite invités à le lui remettre, et selon les formes et les couleurs qui s’y trouvaient, elle expliquait ensuite ce que notre œuvre d’art lui disait sur nous-même. Je me souviens encore qu’au centre, j’y avais dessiné une belle grande fleur rose. Si je ne me rappelle malheureusement plus de la signification que ma professeure m’a donné de cette fleur, quelques années plus tard, j’ai renoué avec les mandalas dans le but de m’aider à lâcher prise par rapport à une situation sur laquelle je n’avais aucun contrôle et qui me rendait grandement malheureuse. Cette activité m’a beaucoup aidé à ce moment-là et s’est avérée très thérapeutique. Je t’invite donc à découvrir (ou redécouvrir) le pouvoir de ce mystérieux outil et comment il peut t’aider dans ta quête de bien-être et la découverte de toi-même.

Le mandala : des origines multiples et mystiques

Mandala est un terme sanscrit, une langue indienne très ancienne, qui signifie «cercle». Il fait généralement référence à un diagramme circulaire aux formes complexes, symétriques et chargé de symboles. Étroitement associés aux rituels hindous, mais aussi au bouddhisme où ils sont utilisés comme outil de méditation, les mandalas ont été utilisés par de nombreuses cultures au fil du temps : amérindienne, africaine, celtique… Par exemple, auTibet, les moins dessinent des mandalas avec du sable coloré puis les détruisent pour les offrir aux Buddhas et à l’Univers, rappelant que tout dans ce monde est éphémère.

Le cercle : un symbole puissant

À lui seul, le cercle est un symbole puissant et universel. Il représente tantôt la perfection, l’absolu, l’infini, l’unité, le divin et la spiritualité. Il est le début et le commencement tout à la fois. Il représente aussi le cosmos en plus d’évoquer le cycle des saisons et celui de la vie.

Ce n’est donc pas pour rien que les mandalas ou les cercles décoratifs soient utilisés dans beaucoup de cultures, notamment en lien avec la spiritualité. On n’a qu’à penser aux rosaces d’Églises, par exemple.

Deux éléments sont à distinguer dans un cercle : le point central, souvent invisible, qui représente l’origine, la divinité, et la circonférence, qui est en fait le point déployé et symbolise l’Univers. Le centre symbolise également le centre de soi, la sagesse, la vérité, la fin de toute souffrance et donc le bien-être.

« La vie de chaque personne est comme un mandala : un cercle vaste et illimité. Nous nous tenons au centre de notre propre cercle, et tout ce que nous voyons, entendons et pensons forment le mandala de notre vie. »

— Pema Chodron
Photo par Photos by Lanty sur Unsplash

Comment fonctionne le mandala

Les mandalas sont un outil de développement personnel très intéressants. Il favorisent l’introspection, la guérison et la transformation intérieure. En dessinant un mandala, on se retrouve à créer une image symbolique qui représente qui nous sommes en cet instant précis. Même chose en coloriant un mandala : les couleurs que l’on choisit de manière spontanée sont lourdes de sens et en disent long sur notre état d’esprit.

Carl Jung a lui-même utilisé les mandalas comme outil thérapeutique avec ses patients. Il les as étudié intensément, y voyant une grande source de symboles, les associant même à la santé psychique et mentale. Pour le psychanalyste, les mandalas représentent le Soi, la personnalité totale et complète. Ils comprendraient donc tous les éléments qui composent notre personnalité. Carl Jung a notamment découvert que lorsque des mandalas apparaissaient spontanément dans les rêves ou l’art de ses patients, ils indiquaient une progression vers une nouvelle connaissance de soi.

« Tous les matins, j’esquissais dans un carnet un petit dessin en forme de rond, un mandala, qui semblait correspondre à ma situation intérieure. En m’appuyant sur ces images, je pouvais observer, jour après jour, les transformations psychiques qui s’opéraient en moi. »

— carl jung

De plus en plus d’études suggèrent que de colorier des dessins complexes, notamment des mandalas, réduit l’anxiété, améliore la concentration et stimule la créativité. Colorier nous plongerait en effet dans un état proche de la méditation, nous faisant oublier nos problèmes en nous concentrant sur une tâche à la fois répétitive et douce. C’est ce qui explique la montée en popularité des livres de coloriage pour adulte au cours des dernières années. Pour te persuader des bienfaits du coloriage, une étude publiée en décembre 2019 dans Art Therapy: Journal of the American Art Therapy Association a mesuré le niveau d’anxiété chez trois groupes d’étudiants : l’un ayant à colorier des mandalas, l’autre un motif carotté, et un autre groupe se voyait simplement remettre une feuille vide à remplir à leur guise. Le mandala et le motif carotté comprenaient chacun 324 zones de différentes formes et grandeur. Chaque personne disposait de 20 minutes pour colorier la feuille devant elle en utilisant seulement six crayons de couleur : rouge, orange, jaune, vert, bleu et mauve. Les participants ayant colorié des mandalas ou le motif carotté ont montré des niveaux beaucoup plus bas d’anxiété que ceux n’ayant pas de forme prédéfinie à colorier. Les chercheurs supposent que les mandalas et le motif carotté apporteraient tous deux une structure et une direction qui permettraient ainsi d’organiser notre «chaos intérieur» .

Photo par moritz320 sur Pixabay

Comment dessiner son propre mandala

Maintenant que tu comprends mieux le mandala et ses origines, tu te sens fin prête à dessiner ton propre mandala? Voici quelques pistes pour t’aider à réaliser ce dessin qui, je l’espère, t’apportera un moment de bien-être et te permettra d’en apprendre un peu plus sur toi.

Pour commencer, c’est très simple : tu dois trouver le centre de ta feuille. Pour y arriver, tu peux dessiner les axes de ta feuille à partir des coins. Ensuite, avec un compas ou à main levée, tu dessines un cercle. J’ai trouvé trois méthodes possibles :

  • Dessiner un cercle intérieur qui formera le centre de ton mandala et autour duquel tu dessineras différentes formes géométriques. Au fur et à mesure, ton cercle s’étendra vers l’extérieur pour former un mandala de plus en plus grand et complexe.
  • Dessiner des cercles de plusieurs grandeurs différentes à partir du centre. Ceux-ci te serviront de repères pour dessiner.
  • Dessiner un cercle extérieur (qui formera l’extrémité de ton mandala). Tu dessineras alors à l’intérieur du mandala.

Contrairement à ce que tu pourrais penser, tu n’as pas besoin d’être bonne en dessin pour réussir à créer ton propre mandala. Tu dois te rappeler qu’il s’agit d’un dessin spontané, un peu comme les gribouillis que l’on dessine sur le coin d’une feuille de papier. Et tout le monde dessine des gribouillis de temps à autres. Tu n’as donc pas à te casser la tête : il te suffit simplement d’agrémenter ton mandala avec ce qui te vient à l’esprit et de laisser parler ta créativité.

Si tu es plus du type visuelle, je t’invite à regarder cette courte vidéo pour mieux comprendre comment dessiner un mandala. Sache que tu n’es toutefois pas obligée de suivre la première étape, mais celle-ci peut t’aider à t’inspirer des formes ou des symboles que tu peux ensuite appliquer à ton mandala de manière aléatoire.

Comment interpréter ton mandala

Il faut d’abord que tu comprennes qu’il n’existe pas une, mais plusieurs interprétations possibles à ton mandala. Pour t’aider à trouver la signification la plus plausible de ton dessin, je t’invite à te poser les questions suivantes :

  • Quelle forme a ton mandala?
  • De combien de sections est-il formé?
  • Quelle est la grandeur de ton mandala? Est-il grand, petit ou moyen?
  • Y a-t-il beaucoup d’espaces vides ou ton mandala est-il plutôt bien rempli? Y a-t-il des sections qui sont moins fournies ou plus complexes que d’autres? Si oui, lesquelles?
  • Est-ce que ton mandala a beaucoup de détails? Ou au contraire, est-il plutôt composé de grandes formes? À moins que ce ne soit une combinaison des deux?
  • Est-ce que ton mandala a une structure géométrique, ou, au contraire, est-il plutôt chaotique?
  • Comment chacun des éléments interagissent ensemble?
  • Quelles couleurs as-tu utilisées? Quelle est la signification généralement associée à chacune d’elles? Ont-elles une signification particulière pour toi? (article à venir)
  • Quelles émotions ton mandala fait-il naître chez toi? À quoi te fait-il penser?
  • En quoi toutes ces caractéristiques s’appliquent à ta vie en ce moment?

En plus de t’aider à puiser au fond de toi-même et de tes émotions, interpréter la signification d’un mandala peut aussi s’avérer un excellent exercice pour apprendre à développer davantage ton intuition.

Et puis, qu’est-ce que ton mandala dit sur toi? À moins que tu ne préfères colorier des mandalas déjà préfaits? Comment te sens-tu pendant et après cette activité?

S’initier aux bains de forêt pour notre santé mentale, émotionnelle et physique

S’initier aux bains de forêt pour notre santé mentale, émotionnelle et physique

On a l’habitude de prendre un bain ou une douche régulièrement afin de maintenir une bonne hygiène corporelle. Et si notre esprit, lui, avait besoin de bains de nature pour rester en santé?

Prescrire la nature pour se sentir mieux

Au Japon, notamment, au lieu de prescrire des antidépresseurs, les médecins peuvent prescrire des séances de Shinrin-Yoku, ou «bains de forêt», à leurs patients. Aussi connue sous le nom de sylvothérapie, cette pratique qui consiste à s’immerger en forêt est en effet reconnue comme un remède à de nombreux maux. Pratiquée depuis les années 1950, la sylvothérapie a été intégrée par le gouvernement japonais au programme national de santé publique dans les années 1980 comme mesure de médecine préventive, mais aussi pour aider à la guérison des malades.

Plusieurs études menées sur la sylvothérapie ont d’ailleurs démontré les effets positifs de cette pratique sur la dépression et l’anxiété. Parmi celles-ci, une étude menée par les scientifiques Miyazaki et Motohashi a notamment permis d’observer que des sujets qui passaient 40 minutes en forêt le matin et l’après-midi voyaient une diminution de leur tension artérielle, de l’état dépressif, de l’anxiété, de la fatigue et de la confusion. Une étude suédoise effectuée dans les années 1980 a également démontré qu’on récupérait plus rapidement après une chirurgie dans une chambre avec une vue sur la nature, prouvant ainsi que le contact avec cette dernière agissait également sur notre potentiel de guérison.

Photo par Meiying Ng sur Unsplash

Les fondements scientifiques de la sylvothérapie

Une des explications scientifiques derrière le sentiment de bien-être qui nous habite lorsqu’on se retrouve en forêt vient d’un phénomène qu’on appelle la biophilie. Elle est caractérisée par le fait que de façon innée, l’être humain aime être en contact avec la nature et tout ce qui est vivant.

Une autre explication est que les arbres dégagent des phytoncides, des molécules qui leur servent, entre autres, de moyen de défense contre les bactéries et les champignons. Lorsque nous marchons en forêt, nous respirons ces molécules et profitons de leur action bienfaisante sur notre rythme cardiaque. Notre cœur battant moins vite, nous respirons du coup plus lentement, et par là diminuons notre pression artérielle et notre stress. Cette baisse de notre niveau de stress a également un impact direct sur notre santé physique et a notamment pour effet de renforcer notre système immunitaire.

Photo par Esther Tuttle sur Unsplash

Comment s’initier aux bains de forêt?

Prendre un bain de forêt est très simple. Comme son nom l’indique, il suffit de «se plonger» dans la nature. On peut pratiquer le bain de forêt en marchant, en s’assoyant ou en s’allongeant sur le sol, en immergeant nos pieds dans un ruisseau… et ce, pendant au moins 20 minutes. Toutefois, il ne s’agit pas ici de pratiquer une activité en forêt comme la randonnée : le but est plutôt de ralentir, de prêter attention à la nature qui nous entoure et d’ouvrir tous nos sens à ce qui s’y passe. Le bain de forêt se rapproche donc davantage de l’état méditatif. Certains adeptes vont même jusqu’à… enlacer un arbre! Il te suffit donc de trouver un endroit où tu seras en contact avec la nature, où tu peux oublier le brouhaha de la ville et enfin retrouver un état de calme.

Pratiquais-tu déjà le bain de forêt sans le savoir? As-tu un endroit de prédilection où tu aimes te ressourcer en pleine nature?

As-tu tes ancrages?

As-tu tes ancrages?

Il nous arrive tous d’être à bout de souffle ou de passer un moment plus difficile dans notre quotidien : chicane avec un proche, période de doute, échec personnel ou professionnel, mésentente avec un collègue… Les ancrages, qui consistent à se remémorer des moments particulièrement heureux de sa vie, peuvent aider à retrouver un sentiment plus serein et à reprendre confiance en soi et en la vie.

Qu’est-ce qu’un ancrage?

Un ancrage, c’est un moment passé où tu te sentais merveilleusement bien. Ça peut être un moment de pur bonheur, où tu étais très fière de toi, où tu te sentais invincible, etc. En voici quelques exemples :

  • Ton premier baiser;
  • Ta graduation;
  • Une fête entre amis;
  • Un voyage;
  • Ton mariage;
  • Un accomplissement personnel;
  • La naissance de ton enfant;
  • Un prix que tu as reçu;
  • Un spectacle que tu as vu;
  • Etc.

L’idée est de revenir à ce moment, ou « ancrage », chaque fois que tu en ressens le besoin afin de te sentir mieux.

Comment créer ses ancrages?

Tu peux créer autant d’ancrages que tu le souhaites. Pour ce faire, tu peux plonger dans tes plus beaux souvenirs. Quels sont les moments heureux qui t’ont particulièrement marqués? Plus le sentiments que tu as vécu à ce moment-là est fort, plus l’ancrage est susceptible d’être efficace et de te faire du bien quand tu vas y revenir. Aussi, quand un moment que tu trouves parfait survient dans ta vie, prends le temps de l’ancrer dans ta mémoire afin de mieux y revenir.

Les ancrages à l’aide d’objets

Un petit truc que j’ai pour m’aider à revenir à mes ancrages est de les associer à un objet que je peux porter, comme un bijou, un vêtement, un sac, etc. Beaucoup de mes bijoux sont d’ailleurs des sources d’ancrage pour moi. La simple vue de cet objet ou le simple fait de le caresser peut contribuer à me replonger dans les émotions ce que j’ai ressenti lors du moment heureux dont je souhaite me remémorer. C’est un peu le principe du « porte-bonheur », sauf qu’au lieu d’attirer la chance, cet objet m’aide à retrouver le bonheur.

Tu peux aussi associer à un objet un souvenir d’une personne que tu affectionnes particulièrement et l’utiliser comme un ancrage. Par exemple, une bague te rappelant ton amoureux/euse, un collier offert ou anciennement porté par ta grand-mère décédée, etc. Tu te trouves alors à donner une valeur sentimentale à cet objet qui peut t’aider à te sentir mieux dans les moments plus difficiles.

Avais-tu des ancrages sans le savoir? As-tu d’autres trucs pour te souvenir de moments heureux qui ont marqué ta vie?

S’émerveiller des petites choses

S’émerveiller des petites choses

Le diable est dans les détails, disent les Anglais. Et si la beauté s’y trouvait aussi?

En allant me promener dans les champs avec mes enfants ce matin, j’ai tout de suite été émerveillée par la beauté des vastes espaces coiffés des montagnes des Appalaches au loin. Mais plus je marchais, plus je me rendais compte des petites choses qui nous entouraient : les roches, les fleurs, les oiseaux… J’étais émerveillée par leur beauté, eux qui paraissaient pourtant microscopiques et bien modestes devant le paysage grandiose en arrière-plan.

Il faut dire que j’ai toujours été fascinée par les petites choses. Quand j’étais enfant, je pouvais passer des heures à regarder les roches sous mes pieds à la recherche des plus beaux spécimens. Même chose quand on allait sur le bord de la mer, où je ramassais toujours un grand nombre de coquillages cachés parmi les grains de sable. J’en garde de très beaux souvenirs empreints de calme et de sérénité.

Quand je regarde mon fils s’émerveiller devant les roches à nos pieds et les ramasser, je ne peux m’empêcher de me reconnaître en lui. On dit que la pomme tombe jamais bien loin de l’arbre… Il faut croire que c’est vrai.

Plus tard, sur le chemin du retour, j’ai croisé un papillon comme j’en ait rarement vus. Il était si petit, mais on prenait le temps de le regarder, on pouvait voir qu’il avait de magnifiques ailes bleues aux reflets mauves. J’ai tenté de le prendre en photo… la seule que j’ai pu capter avant qu’il ne s’envole. J’ai été incroyablement chanceuse d’avoir réussi aussi rapidement ma mise au point avec un bébé dans les bras!

Bref, je me suis rendue compte, ce matin, que de s’attarder à la beauté des petites choses rendait heureux. Et que, comme un papillon, il faut savoir la voir et l’attraper au vol.

Et toi : prends-tu le temps de t’émerveiller des petites choses?

Mieux s’ancrer dans l’instant présent grâce aux haïkus

Mieux s’ancrer dans l’instant présent grâce aux haïkus

Connais-tu les haikus? Ces petits poèmes japonais semblent toujours regorger de sagesse, de douceur et de bienveillance. Et si tu pouvais extérioriser ta propre sagesse intérieure en t’inspirant des techniques d’écriture de cette forme ancienne de littérature japonaise?

Un vieil étang

Une grenouille qui plonge

Le bruit de l’eau

Bashō

D’abord : Qu’est-ce qu’un haïku?

Le haïku est un petit poème extrêmement bref d’origine japonaise qui vise à célébrer l’instant présent dans ce qu’il a de singulier et d’éphémère. Il serait apparu vers la fin du 17e siècle sous la plume du poète Bashō. En français, sa structure est généralement composée de trois vers (ou lignes) avec très peu de syllabes chacune :

Premier vers : 5 syllabes (par exemple : JE–SENS–UN–E–ROSE*)

Deuxième vers : 7 syllabes (par exemple : SON–PAR–FUM–EM–BAU–ME–L’AIR)

Troisième vers : 5 syllabes (par exemple : UN–OI–SEAU–S’EN–VOLE*)

*En poésie, le « e » final des mots est généralement considéré comme étant muet, donc on ne le compte pas comme étant une syllabe. Si tu as besoin de te rafraîchir la mémoire pour bien compter les syllabes, clique ici.

Mais rappelle-toi : ce n’est pas grave si tu ne comptes pas à la perfection! Ce n’est pas un examen de français, quand même.

Je cueille des champignons —

Ma voix

Devient le vent

Masaoka Shiki (1867-1902)

La nature et l’instant présent : au coeur du haïku

Le lien avec la nature est très présent dans le haïku. Dans sa forme traditionnelle, le haïku va même plus loin et utilise un « mot de saison » (kigo). Ceci permet d’ancrer davantage le poème dans l’instant présent.

Un haïku comporte aussi généralement une césure (kireji). Il s’agit d’un moment de silence pendant la lecture et qui est parfois représentée par un tiret, quoique ce ne soit pas nécessaire. Cette pause permet de marquer un changement d’image, comme si on zoomait notre objectif sur un détail plus précis.

Photo : Negative Space sur Pexels

Quelques pistes pour rédiger un haïku

1– Va dans la nature

La nature est une source d’inspiration inépuisable pour les haïkus, mais aussi, pour les poèmes en général. Tout est toujours en mouvement et en constant changement.

2– Prête attention à ce qui se passe autour de toi.

Que tu sois ou non dans la nature, arrête-toi pour analyser ce qui se passe autour de toi avec tous tes sens. Y a-t-il des bruits, des odeurs, des couleurs, des textures, des saveurs? Que fais-tu? Que font les autres?

3– Prends un des éléments que tu perçois et décris-le.

Qu’est-ce que c’est? En quoi il attire ton attention?

4– Porte maintenant ton attention sur un tout autre aspect du moment que tu vis.

Que se passe-t-il d’autre? Si tu as porté ton attention sur une odeur, par exemple, tu pourrais maintenant décrire un mouvement, une texture, un bruit, etc.

Quelques essais personnels

Voici quelques essais personnels pour t’inspirer :

Doucement je berce

Au creux des bras un bébé

Le sommeil s’installe

Partout les cris fusent

Tous les mouvements m’invitent

À m’ancrer au sol

La porte ouverte

Je regarde le soleil

Baigner la fenêtre

Te sens-tu inspiré? N’oublie-pas : ça n’a pas besoin d’être parfait dès le début. Si tu as de la difficulté avec le compte des syllabes, ce n’est pas grave. Donne-toi une chance de commencer quelque part. Et tu verras : non seulement on se sent bien de prendre un temps d’arrêt pour prendre conscience de son environnement, mais on est drôlement fier après coup quand on lit nos créations!

Bonne rédaction!

Méditer avec le tarot

Méditer avec le tarot

Le tarot est un excellent outil pour aider à méditer. Tu aimerais essayer? Tu vas voir, c’est très simple! Je t’explique comment ici.

Dans mon tout premier post, Sortir du chaos, je t’expliquais que j’utilisais parfois le tarot pour méditer sur des questions qui me taraudent. Le tirage méditatif a l’avantage d’être beaucoup plus simple et rapide qu’un tirage conventionnel, tout en étant aussi plus accessible et moins « mystique ».

Ce qu’il faut savoir avant de commencer

Il faut d’abord savoir que le but de la méditation par le tarot N’ES PAS de connaître son avenir. Le tarot méditatif a deux buts :

1– Nous aider à réfléchir sur une situation;

2– Nous reconnecter avec les émotions qui nous habitent et la raison derrière celles-ci.

Choisir son tarot

Tout type de tarot peut être utilisé pour méditer. Par contre, tu trouveras peut-être plus agréable et plus facile d’avoir un tarot dont les images sont inspirantes et évocatrices pour toi. Il en existe des centaines que tu pourras trouver dans les librairies, les boutiques spécialisées, ou en ligne. Ou encore, tu peux en faire un toi-même! (Article à venir) L’important, c’est d’aimer le tarot que tu utilises.

Par exemple, il existe des tarots traditionnels, comme celui de Marseille, le Rider ou de Mademoiselle Lenormand, mais aussi d’autres plus fantaisistes avec des fées, des anges, des animaux, et j’en passe!

Si tu choisis d’utiliser un tarot très volumineux comme le Marseille ou le Rider (il y a 78 cartes, quand même!), je te conseille de conserver uniquement les cartes appelées « arcanes majeures », soit les cartes numérotées de 0 à 21 et portant des noms tels que « Le Magicien », « La papesse », « Le Monde » ou « La Roue de fortune ». Ces cartes ont la particularité d’être très riches en symboles, donc plus propices à la méditation.

Doit-on purifier son tarot avant de l’utiliser?

Certaines personnes vont préférer « purifier » leur tarot avant de l’utiliser. La purification permettrait de s’approprier son jeu en le nettoyant des énergies qu’il aurait pu accumuler antérieurement et de le charger avec sa propre énergie. Il existe plusieurs méthodes pour le faire, comme celle de brûler de la sauge ou encore de le porter sur soi toute une journée.

Personnellement, je n’ai jamais senti que c’était une étape nécessaire : ma grand-mère, ma mère et moi-même avons souvent utiliser nos propres jeux de tarot pour tirer d’autres personnes sans jamais le purifier entre chaque tirage. Nous pensons que le simple fait de brasser les cartes avant chaque utilisation permet au tarot de se charger de notre énergie. Pour faciliter la circulation d’énergie lors du brassage, nous recommandons aussi fortement de ne pas se croiser les jambes, ce qui représente une attitude de fermeture de la part du consultant.

Première méthode : question sur une situation précise

Cette technique est idéale pour nous aider à mieux comprendre une situation que nous vivons, nos émotions, la façon de la traverser ou ce que nous devons apprendre de celle-ci.

1– Assied-toi confortablement.

2– Prend les cartes dans tes mains et brasse-les pendant quelques secondes tout en pensant à la question que tu te poses ou en pensant à la situation sur laquelle tu t’interroges. Si tu poses une question, mieux vaut que celle-ci soit de type ouverte.

Par exemple :

« Qu’est-ce que je dois apprendre de telle situation? »

« Qu’est-ce qui va m’aider à passer au travers? »

3– Prend la première carte sur le dessus du paquet et retourne-là.

4– Regarde bien la carte que tu as pigée. Y a-t-il quelque chose d’écrit sur celle-ci? Si oui, qu’est-ce que ça évoque pour toi? Prends aussi le temps de bien analyser l’image. Que vois-tu? Qu’est-ce que cela évoque pour toi? Quels sentiments ressens-tu en regardant cette carte?

5– Si tu as un livret explicatif avec ton tarot (c’est très souvent le cas), va y lire la signification qui y est donné de la carte que tu as pigée. Prends le temps de bien assimiler chacun des mots. Comment ceux-ci s’appliquent à ta situation?

Si tu trouves que la signification n’a aucun lien avec ta situation, demandes-toi pourquoi. C’est correct d’avoir ce sentiment après un tirage. Souvent, c’est parce que nous n’avons pas la carte / la réponse souhaitée.

Dans tous les cas, tu peux rebrasser les cartes pour demander des précisions. Par contre, il ne faut idéalement pas dépasser trois ou quatre cartes.

Deuxième méthode : piger une carte au hasard

Cette méthode ressemble beaucoup à la première, à la différence qu’aucune question n’est posée. Tu piges simplement une carte au hasard et tu laisses venir à l’esprit ce qui te vient.

La carte que tu as pigée te déplaît ou provoque un malaise? Prends le temps d’analyser ce malaise, d’en trouver l’origine. Ensuite, tu peux tirer une deuxième carte pour trouver le remède à ce malaise.

Voilà! Maintenant, c’est à toi de jouer. Bonne méditation!

Sortir du chaos

Sortir du chaos

As-tu parfois l’impression que le chaos a pris le contrôle de ta vie?

Quand la pandémie a frappé de plein fouet, mon anxiété était à son paroxysme. Comme beaucoup, j’étais prise à la gorge par le nombre incroyable de questions qui m’assaillaient… Il y avait tant d’incertitudes! Mais plus encore : il y avait énormément de fatigue. Étant maman de deux jeunes enfants, dont un bébé qui ne faisait pas ses nuits, je devais composer comme bien des familles avec une nouvelle réalité : être confinée 24/7 avec mes enfants. Mon conjoint —par chance— travaillait encore, si bien que je me retrouvais seule à m’occuper de nos trésors. Mais avec mes nuits entrecoupées (mon bébé pouvait se lever aux 1h30-2h) et mon anxiété dans le tapis avec tout ce qui se passait avec la Covid, je manquais cruellement de patience et d’énergie pour gérer mon plus grand qui courrait partout comme une tornade et cherchait à ce que je l’occupe comme si j’étais son éducatrice à la garderie.

Bref, à bout de souffle et au bord des larmes, j’ai ressorti mes cartes de tarot.

J’y reviendrai dans d’autres posts, mais j’ai plusieurs jeux de tarot, dont certains que j’ai hérité de ma grand-maman. Ça faisait un moment que je n’y avait pas touché, car avec des enfants, je n’osais pas toujours connaître mon avenir de peur d’y voir des choses que je ne voulais pas voir.

J’ai donc sorti un jeu de tarot qui m’inspire beaucoup et j’ai fait un tirage plus méditatif. Contrairement aux tirages plus conventionnels qui permettent de prédire l’avenir, un tirage méditatif permet de réfléchir à une situation. J’ai donc demandé : qu’est-ce que je dois apprendre de cette pandémie? En retournant la première carte du paquet, c’est celle du Chaos qui m’est apparue.

Bang! En plein dans le mile! Parce que c’était VRAIMENT le chaos qui régnait à ce moment-là dans ma vie : discipline par-dessus discipline, nuits de marde, bordel dans la maison… sans oublier la Covid dont on ne connaissait alors pas grand chose et pour laquelle on commençait à compter des centaines de morts par jour.

La signification de la carte du Chaos est encore plus intéressante. En plus de faire référence au chaos dans lequel on est, elle indique que nous allons nous en sortir. Encore mieux : que nous AVONS les moyens de nous en sortir, que nous sommes capables de tout. Cette carte nous rappelle que nous sommes les principaux artisans de notre réalité et que nous avons le choix de rester dans le noir ou de faire jaillir la lumière.

Apprendre à sortir du chaos. Voilà qui n’était pas une tâche simple. Mais la carte me disait aussi que je devais puiser en moi pour trouver les outils pour y arriver.

C’est la raison qui m’a poussée à créer ce blogue : pour sortir du chaos quotidien, mais aussi, aider et inspirer d’autres personnes à le faire.

Pour y arriver, je sais maintenant que je dois, entre-autres :

– Être plus indulgente envers moi-même;

– Prendre du temps pour moi;

– Ralentir le rythme;

– M’aimer davantage au naturel;

– Manger plus sainement;

– Me départir de ce dont je n’ai plus besoin.

On a parfois tendance à chercher des réponses à l’extérieur de nous-mêmes… Et si, parfois, il suffisait de chercher à l’intérieur de soi?

Est-ce que j’ai réussi à sortir du chaos? Oui et non. Ça dépend des jours. Mais je me sens déjà plus forte pour affronter les tempêtes.