(Re)tomber en amour avec la mode seconde main

(Re)tomber en amour avec la mode seconde main

Depuis quelques années, j’ai commencé à regarder du côté du seconde main pour certains morceaux de ma garde-robe. Mais ce n’est que depuis un an que j’ai réellement pris goût à la mode déjà portée, ou preloved comme on le dit si bien en anglais. Si mon immersion dans ce monde en pleine expansion s’est d’abord faite dans le but d’économiser, c’est aujourd’hui pour satisfaire mon goût de la mode tout en réduisant mon empreinte environnementale que je me tourne maintenant vers les vêtements seconde main.

Pourtant, nombreux étaient mes préjugés au début de mon aventure! Une aventure qui ne fait que commencer et à travers laquelle j’apprends tranquillement à me questionner davantage sur mes goûts, mes besoins et mon propre style, mais aussi, où j’expérimente sans culpabilité.

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Mes préjugés face à la mode seconde main

Avant d’y prendre goût, je dois t’avouer que je ne voyais AUCUN intérêt à acheter des vêtements déjà portés.

Tout d’abord, du plus loin que je me souvienne, j’associais l’achat ou le don de vêtements déjà portés aux pauvres. Je n’aime pas avouer ça… Mais c’est vrai. Quand des vêtements ne me faisaient plus ou que je n’en voulais tout simplement plus, on disait dans ma famille qu’on allait « les donner aux pauvres ».

Aussi, bien que j’ai dû me départir de certains morceaux parce qu’ils étaient rendus trop petits, je dois t’avouer qu’une des premières raisons pourquoi je donnais un vêtement était parce que je n’en voulais plus. Ceci a renforcé ma fausse croyance voulant que les vêtements seconde main étaient soit démodés, soit usés.

Sinon, je croyais que les quelques personnes qui fréquentaient les friperies pour le plaisir étaient des originaux ou bien des personnes en quête de vêtements vintages.

Contrairement à ce que je pensais, acheter seconde main ne signifie pas pour autant que les vêtements sont usés ou ont l’air usagés. J’ai été extrêmement surprise de constater le nombre de personnes qui revendent des vêtements qui n’ont jamais été portés… et portent même toujours l’étiquette du magasin!

Mine de rien, on achète aujourd’hui 5 fois plus de vêtements qu’il y a 20 ans. C’est énorme! Et pourtant, je ne crois pas que les gens du début ses années 2000 manquaient de vêtements pour autant… Je crois que ce phénomène est davantage relié à la surconsommation et au fait que la mode est plus éphémère et accessible que jamais. L’achat de vêtements en ligne, parfois provenant d’autres pays, contribue aussi selon moi au fait que plusieurs personnes revendent des vêtements jamais portés, soit parce qu’ils ont choisi la mauvaise grandeur, parce que la coupe n’avantage finalement pas leur silhouette ou encore parce qu’il est impossible ou difficile de les retourner.

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La mode seconde main : une tendance à la hausse

Le pourcentage de personnes qui achètent des vêtements seconde main est passé de 57% en 2013 à 72% en 2018. Au nombre des raisons qui expliquent cette hausse : la conscience environnementale des acheteurs, ceux-ci étant de plus en plus nombreux à être sensibilisés à l’impact environnemental de leurs choix de consommation.

Si tu aimes la mode (comme moi), probablement que tu te doutes qu’il s’agit d’une industrie extrêmement polluante. On n’a qu’à penser aux arrivages quasi hebdomadaires de nouveautés dans certaines grandes chaînes de magasins… Mais cette mode accessible et éphémère a un lourd prix au final : elle est en effet la deuxième industrie la plus polluante au monde, juste après le pétrole. Ce n’est pas peu dire! La production de vêtements serait à elle seule responsable de l’émission de 1,2 milliard de tonnes de CO2 par an, soit autant que les émissions des transports aériens et maritimes réunis, d’après une étude réalisée en 2017 par la Fondation Ellen MacArthur. De plus, selon Recyc-Québec, chaque personne jetterait environ 12 kilos de vêtements ou autres produits textiles chaque année. C’est donc dire qu’un peu plus de 95 000 tonnes de vêtements finiraient à la décharge, et ce, seulement au Québec.

Acheter davantage de vêtements seconde main permet donc :

  1. de réduire la pression sur les ressources de notre planète;
  2. de réduire la pollution associée à la production industrielle et au transport;
  3. de ne pas encourager l’augmentation de la production dans des pays où les conditions de travail sont désastreuses.

Même les matériaux dits naturels, comme le coton, ont parfois une empreinte environnementale très grande : emploi de pesticides, utilisation de teintures chimiques, pression sur les terres agricoles, appauvrissement des sols… On peut certes se consoler avec le lin et le lyocell tencel, mais il n’en demeure pas moins que ce n’est qu’une infime partie des vêtements offerts en boutique qui sont faits de ces deux matières.

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La mode seconde main pour développer sa créativité

Un autre aspect de la mode seconde main que j’affectionne, c’est qu’il me permet de jouer davantage avec la mode et son propre style. En fouillant bien, on est souvent capable de trouver des morceaux différents de ce que l’on trouve en boutique. On peut, par exemple, dénicher des vêtements ou accessoires vintages qu’on ne trouvera nulle part ailleurs. Ceci peut nous permettre de nous démarquer et d’affiner notre style.

Mode et style : quelle différence?

  • La mode est ce qui est considéré comme étant beau à un moment donné dans le temps. En gros, c’est une tendance avec une date d’expiration. C’est ce qui est porté par tout le monde ou presque.
  • Le style, lui, est personnel et intemporel. Il s’agit de la façon dont ont utilise les vêtements et la mode pour exprimer notre caractère unique et nous mettre en valeur. On le voit souvent dans les coupes ou les couleurs choisies ou encore dans les accessoires que l’on porte, mais aussi dans la superposition, les manches et rebords de pantalons roulés, le tucking (fait de rentrer une partie de notre chandail dans nos pantalons ou notre jupe), etc.

La mode seconde main offre un terrain de jeu encore plus vaste à celles qui savent manier l’aiguille et la machine à coudre. Il est alors encore plus facile de dénicher des trésors pour pas cher qui nécessitent uniquement quelques retouches pour nous faire comme un gant. Un vêtement trop grand peu par exemple être rétréci, ou alors, de petits défauts peuvent être corrigés ni vus ni connus. Sans parler des infinies possibilités de la personnalisation!

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Où acheter seconde main?

Heureusement, de plus en plus plus d’options existent pour acheter des vêtements seconde main. Et le plus merveilleux, c’est qu’aux habituelles friperies se sont ajoutées de nombreuses options de magasinage en ligne au fil des années, plus particulièrement avec la Covid. Je reviendrai mettre cette liste à jour au fur et à mesure de mes découvertes, car je dois t’avouer que je commence à découvrir cet univers.

Les annonces MarketPlace

www.facebook.com/marketplace/

Facebook est mon premier réflexe pour trouver des objets usagés tout près de chez moi. C’est vraiment étonnant de voir tout ce que l’on peut trouver! Plusieurs personnes se départissent de vêtements portés une ou deux fois, ou même de morceaux jamais portés qui ne peuvent être retournés en magasin parce qu’il manque l’étiquette. Pour ma part, j’y ai déjà trouvé plusieurs très beaux hauts en excellent état.

Bon magasinage

www.bonmagasinage.com/

Cette plateforme québécoise est mon site préféré pour magasiner seconde main. On y retrouve des centaines de filles (et de garçons aussi) qui y revendent des vêtements qu’elles ne portent plus afin de leur donner une deuxième vie. Plusieurs fashionistas très connues sur Instagram y ont même un compte! Si tu aimes le style vestimentaire d’une des personnes sur cette plateforme, tu peux la suivre et recevoir une alerte dès qu’elle ajoute un nouveau morceau.

Ce que j’aime particulièrement de cette plateforme, c’est qu’on y retrouve un choix impressionnant de vêtements. Il est ainsi possible de chercher par type de morceau, par grandeur, par couleur, par marque, par prix…

Mais un aspect qui m’a vraiment surprise, c’est le côté beaucoup plus humain et chaleureux d’acheter seconde main. Par exemple, les deux fois que j’ai commandé sur ce site, j’ai reçu un joli petit mot personnalisé de la vendeuse. Une a même ajouté deux tiges de lavande séchées à mon paquet pour qu’il sente bon!

Poshmark

www.poshmark.ca/

Cette plateforme, aussi disponible sous forme d’application mobile, fonctionne de la même façon que Bon magasinage, à la différence qu’elle s’étend à la grandeur du Canada.

Womance second hand

www.womance.ca/collections/seconde-main

Lancée dernièrement, la section seconde main de la boutique en ligne Womance permet aux clientes de revendre des vêtements de la marque afin de leur donner une seconde vie. Au moment d’écrire ces lignes, il n’est malheureusement pas possible d’effectuer de recherche par grandeur, par couleur ou par type de produit. Même, il faut cliquer sur un produit pour voir de quelle grandeur il s’agit. J’imagine que ce sont des lacunes qui vont vite être améliorées et j’espère sincèrement que d’autres marques seront tentées d’emboîter le pas.

Vinted

www.vinted.fr/

Si tu vas (ou vis) en Europe, Vinted est la plateforme incontournable des fashionista en quête de mode seconde main! Plusieurs de mes abonnées Instagram de l’Europe me l’ont chaudement recommandée. Ça particularité : un peu comme Poshmark, cette plateforme de revente de vêtements déjà portés s’étend à la grandeur de l’Europe, permettant d’avoir un choix impressionnant.

Ding Fring

Une de mes abonnées Instagram de la France m’a aussi conseillé cette boutique. Il semble qu’il y en ait un peut partout à travers la France.

YWCA

www.ywcaquebec.qc.ca/ecoboutiques/

Les YWCA du Québec ont des écoboutiques où il est possible d’acheter des articles seconde main. En plus de faire des aubaines, l’argent amassé permet de contribuer au financement d’une bonne cause : leur service d’hébergement pour femmes en difficulté.

Les friperies en ligne

Il existe une grande variété de friperies en ligne. Les énumérer toutes ici serait impossible, mais voici tout de même une liste de quelques boutiques que je mettrai à jour au fur et à mesure de mes découvertes.

Kapara Vintage (Saint-Jean-sur-Richelieu)

Ginie Vintage

Raymond IV (Montréal)

Popeline (Montréal)

Featherstone Vintage (Montréal)

La Défroque (Val-Morin)

Mala Vintage (Montréal, tailles Plus)

L’Astucieuse friperie (Lévis)

Wabi-Sabi Vintage (Toronto)

Et toi, quelle est ta relation avec la mode seconde main? En espérant que cet article t’ai donné envie de considérer davantage le déjà porté lors de tes prochains achats vestimentaires!

Aussi, si jamais tu as d’autres suggestions de friperies en ligne ou de plateformes où acheter des vêtements seconde main, n’hésite surtout pas à mes les partager en commentaire.

Hairspray 100% naturel, économique et facile pour des cheveux en santé

Hairspray 100% naturel, économique et facile pour des cheveux en santé

Dans la vie, j’ai les cheveux fous de nature. Ils ont la fâcheuse tendance à lever facilement sur ma crinière, même sans vent, me donnant chaque fois un air un peu négligé. J’avais moins ce problème avant d’avoir des enfants, il me semble… À moins que ce ne soit parce que je me suis libérée du fer plat et que j’ai décidé d’assumer ma crinière ondulée? Peut importe, depuis que j’ai commencé ma transition vers des solutions plus saines et écologiques pour prendre soin de mon corps, j’ai cherché et essayé maintes fois de dompter ces cheveux rebelles au sommet de mon crâne. Je suis tellement fière de ma trouvaille que je devais absolument la partager avec toi, d’autant plus que ça ne prend que deux ingrédients de base que je suis à peu près certaine que tu as chez toi et que ça ne prend littéralement que cinq minutes à faire. Et en prime : il nourrit tes cheveux. Oui, oui!

Pourquoi faire son propre hairspray maison?

Ce n’est pas la première fois que je parle de faire des produits cosmétiques soi-même sur ce blogue. Mais si c’est la première fois que tu me lis, peut-être que tu te demandes pourquoi diable se donner autant de trouble quand on peut facilement s’en procurer pour pas très cher à la pharmacie du coin.

Ce que je peux te dire, c’est que les réponses possibles à cette question sont nombreuses et diffèrent d’une personne à l’autre. Je t’en parle plus en détails dans mon article Pourquoi faire ses produits cosmétiques soi-même.

Pour ma part, la raison numéro 1 est la simplicité. Parce que oui, faire ses propres produits soi-même n’a pas besoin d’être compliqué! Je suis d’ailleurs la première à détester quand il y a trop d’étapes de préparation ou trop d’ingrédients bizarres ou difficiles à trouver. Et la recette de hairspray que je te propose ici correspond justement à mon besoin de trouver une solution simple, rapide et efficace, en plus d’être très économique.

Mais au-delà de la simplicité, j’ai toujours détesté l’odeur forte et poignante du hairspray. Je n’en avais même jamais chez moi pour cette raison. Et c’est sans parler que les hairspray du commerce peuvent contenir des ingrédients potentiellement toxiques pour nous et l’environnement. Et à en juger par l’odeur, je n’en suis pas du tout surprise. Selon la Fondation David Suzuki, pas moins de 10 500 agents chimiques seraient utilisés dans nos produits de soins corporels. S’ils ne sont pas tous toxiques, plusieurs d’entre eux sont toutefois associés à un risque accru de cancer. Alors qu’avec deux ingrédients que tu as déjà chez toi, tu peux faire un hairspray qui ne contient aucun produit chimique toxique ET qui nourrit tes cheveux par la même occasion.

Dans ce contexte, je trouve que faire ma recette de hairspray, qui ne demande au maximum que 5 minutes de mon temps, est une solution gagnante sur toute la ligne.

Photo de Elina Sazonova sur Pexels.com

Comment faire son propre hairspray soi-même?

Voici donc mon secret : de l’eau et du sucre. C’est tout! Ça semble incroyable dit comme ça, mais ça fonctionne vraiment. Le sucre va fixer tes cheveux, les nourrir et les rendre brillants. Et pour le faire disparaître, tu n’as qu’à te brosser les cheveux. J’en mets même parfois juste avant de me laver les cheveux depuis que j’ai essayé la méthode No poo.

J’ai trouvé cette recette sur le blogue de Simple Life Mom, qui donne d’ailleurs d’autres recettes intéressantes de hairsprays naturels, si tu es curieuse. Pour ma part, j’aime tellement celle-ci que je n’ai pas encore eu envie d’essayer les autres.

Il est possible que tu aies à ajuster la quantité de sucre dans ta recette selon l’effet que tu recherches et ton type de cheveux. En effet, si tu veux plus d’impact, tu peux vouloir ajouter un peu de sucre à ton eau. Pour l’instant, je suis satisfaite de ce ratio, et pourtant, mes cheveux fins sont assez rebelles.

Hairspray 100% naturel économique et facile

Ingrédients

– 1 tasse d’eau;
– 2 c. à table de sucre;
– 2 gouttes d’huiles essentielles au choix (optionnel).
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Instructions

  1. Fais chauffer l’eau dans une bouilloire ou un chaudron.
  2. Ajouter le sucre, mélange, puis laisse refroidir.
  3. Ajoute de l’huile essentielle (optionnel).
  4. Verse la préparation dans une bouteille à vaporisateur. Bien agiter avant chaque utilisation.
  5. Discard after 1-2 months. .

Plus tu mets de sucre, plus le hairspray va être fort et tenir tes cheveux.

Photo de Karolina Grabowska sur Pexels.com

Méthode de conservation

Sur son blogue, Simple Life Mom recommande de jeter le surplus de hairspray après un mois ou deux. Personnellement, à l’odeur, à la texture et à la couleur, le mien me semble encore bon après un mois. Je pense donc continuer de l’utiliser. Par contre, j’avais trop d’eau sucrée pour mettre toute la recette dans ma bouteille à vaporisateur, si bien que la prochaine fois, je vais congeler le surplus pour en avoir de déjà prêt pour une future utilisation. Je fais ça avec l’eau saline pour le nez de mes enfants que je fais moi-même et j’adore cette technique qui me permet à la fois d’éviter le gaspillage et de sauver du temps.

Si jamais tu testes la recette, j’apprécierais beaucoup que tu reviennes m’écrire ce que tu en penses. Et si tu as une autre recette de hairspray 100% naturel, n’hésite surtout pas à me la partager en commentaire. C’est toujours plaisant d’échanger sur nos bons coups et nos moins bons coups dans le domaine des produits cosmétiques DIY.

Pour des règles plus saines, plus confortables et écoresponsables

Pour des règles plus saines, plus confortables et écoresponsables

Les filles, il faut que l’on se parle de quelque chose que l’on déteste toutes : les règles! Cette fameuse période apporte son lot de désagréments pour notre corps : sensibilité accrue, maux de tête, maux de ventre, ballonnements… sans parler des menstruations en tant que tel. Le hic, c’est que les solutions pour mieux vivre cette période désagréable sont bien souvent désastreuses pour notre planète. Tu n’as qu’à jeter un coup d’oeil à ta poubelle pour t’en convaincre : tous ces déchets qui s’accumulent! Heureusement, il existe de plus en plus d’alternatives plus écologiques qui sont faciles à mettre en pratique dans ton quotidien… Pour ton bien-être et celui de la planète.

Ça fait quelques mois maintenant que j’ai fait la transition vers des produits 100% réutilisables pour mes règles. Si je dois t’avouer que j’étais sceptique au départ, je te jure que je ne retournerais plus jamais en arrière.

Je vais te parler ici de deux produits que j’ai testés et d’un autre que j’aimerais beaucoup essayer dans un avenir rapproché :

  • La coupe menstruelle;
  • Les serviettes hygiéniques lavables;
  • Les culottes menstruelles.

Pourquoi éviter les protections hygiéniques jetables

Mine de rien, une femme utilisera en moyenne 12 500 protections hygiéniques au cours de sa vie. Or, les 12 milliards de serviettes hygiéniques et 7 millions de tampons jetés chaque année dans le monde mettront entre 450 et 800 ans à se décomposer complètement. C’est énorme!

De plus, plusieurs matières faisant polémique entrent dans leur composition. En effet, les fabricants utilisent généralement un mélange de rayonne, de coton, de pétrole et d’eau. Ces matières demandent soit beaucoup de transformation (la rayonne), de traitements ou de produits chimiques (le coton est la culture la plus polluante au monde) pour les obtenir.

Mais l’impact environnemental n’est pas la seule raison pour prendre le virage vers des produits d’hygiène féminine lavables. La plupart des protections jetables disponibles contiendraient des traces de substances toxiques dont de la dioxine (l’un des dix produits chimiques les plus dangereux au monde, selon l’OMS) ou encore des phtalates (perturbateurs endocriniens) présents dans le Round Up, une engrais chimique. Certains additifs douteux, comme des parfums, sont aussi parfois utilisés par certaines marques. Si les concentrations seraient jugées extrêmement faibles, il n’en demeure pas moins qu’au final, nous, humbles consommatrices, ne savons pas très bien ce que l’on met dans nos culottes 12 semaines par années… Et si les quantités de produits potentiellement toxiques sont marginales pour un seul tampon ou une seule serviette, qu’en est-il d’une utilisation prolongée dans le temps? La question se pose… D’autant plus que le vagin est considéré comme très perméable à certaines molécules, comme les dioxines.

Et au final, on paie aussi pour tous ces produits. Ces dépenses récurrentes ne sont pas banales : elles peuvent atteindre des centaines de dollars par année. Si la coupe menstruelle et les autres solutions coûtent sensiblement la même chose la première année, après, tu n’as pas forcément besoin d’en acheter d’autres avant quelques années, si bien qu’il s’agit au final d’un investissement sur le long terme.

Si les chiffres énumérés ci-dessus sont peu reluisants, j’aimerais toutefois préciser que les avantages des protections hygiéniques réutilisables vont au-delà de l’aspect économique et environnemental. Il faut aussi que tu le fasses pour ton propre confort. Car oui, les solutions que je te présente dans cet articles sont à mon avis bien plus confortables que les tampons et serviettes hygiéniques conventionnelles. Elles sont aussi à mon avis beaucoup plus pratiques. Au départ, on plonge souvent dans l’aventure des protections hygiéniques réutilisables en pensant faire un sacrifice pour l’environnement… pour finalement se rendre compte que c’est loin d’en être un. J’espère que mon article va te faire réaliser tous les avantages de changer des habitudes que tu prends peut-être pour acquises, toi comme moi auparavant. Mais au final, tu dois te faire ta propre opinion et décider de ce que toi tu es à l’aise de faire et choisir la solution qui contribue le plus à ton bien-être.

La coupe menstruelle

La première fois que j’ai entendu parlé de la coupe menstruelle remonte à il y a 7 ans. C’était une collègue avide de voyages qui me racontait son ascension du Kilimanjaro. Elle était partie pendant plusieurs semaines, si bien que j’ai fini par lui demander comment elle s’était débrouillée pour les règles. Parce qu’on va se le dire franchement, je ne voyais pas où il y avait des poubelles et des toilettes à flanc de montagne. C’est là qu’elle m’a donné son truc : la DivaCup.

J’étais estomaquée. La QUOI???

Non seulement j’étais surprise que ça existe, mais j’étais encore beaucoup trop attachée à ce que je croyais être une solution beaucoup plus évoluée, pratique et confortable : le tampon. En plus, on le jette après, pas besoin de le nettoyer! Ma collègue m’avait pourtant juré que c’était génial et qu’elle ne voulait même plus utiliser de tampons… C’était à ce point! Pourtant, je n’étais toujours pas convaincue.

Ce n’est qu’il y a deux ans que je suis tombée sur une boîte de DivaCup à la pharmacie en voulant acheter une nouvelle boîte de tampons. J’avais un peu plus mûri sur l’échelle du développement durable et je me sentais enfin prête à faire le saut. Je me suis dit : au pire, si je n’aime pas ça, je l’aurai essayé! Ça et le fait que je savais que quelques jours plus tard, j’avais une journée de visite en forêt et en usine dans le cadre de mon travail, et comme je ne savais pas trop où et quand j’allais pouvoir aller aux toilettes changer mon tampon, je me suis dit que la coupe menstruelle pouvait peut-être s’avérer pratique.

Parce que ouvrez grand les yeux, les filles : la coupe menstruelle a une autonomie jusqu’à…(roulement de tambour)…12 heures!

J’ai moi-même été étonnée en rédigeant cet article, car j’avais en tête qu’elle avait plutôt une autonomie de 6 heures (ce qui est déjà bon en soi, à mon avis).

Maintenant, tu vas peut-être me dire : «oui, mais moi, j’ai vraiment des règles hyper abondantes! JAMAIS je ne me rendrai jusqu’à 6 heures, encore moins 12!». Pourtant, je te le jure : moi-même c’est les chutes du Niagara tous les mois et je n’ai JAMAIS débordé avant les 6 heures. Sinon, je replaçais simplement légèrement la coupe et je voguais à nouveau à mes occupations. Que généralement, si ça coule, c’est signe que la coupe n’est pas bien positionnée. Maintenant, à savoir si je peux la conserver 12 heures d’affilé, ça reste à voir… Je vais devoir te revenir le mois prochain avec une mise à jour. Par contre, je l’ai portée quelques fois durant la nuit, et j’ai donc pu me rendre certainement jusqu’à 8 heures sans problèmes.

C’est vraiment ça l’avantage numéro 1 des coupes menstruelles : l’autonomie. Mais en plus de ça, entre chaque utilisation, tu n’as qu’à la laver avec un savon doux (idéalement sans huile ni parfum), à rincer et HOP! On repart! Ah oui, et autre avantage non négligeable : tu n’as plus jamais besoin d’acheter des tampons ou d’en traîner partout, chose pour laquelle ton portefeuille et ta sacoche te seront très reconnaissants.

Évidemment, ce n’est pas tout le monde qui a un évier à proximité de la toilette pour laver sa coupe menstruelle après chaque utilisation. Surtout dans les toilettes publiques. Je comprends totalement ton hésitation si c’est ton cas. Alors, comment on fait? Pour les toilettes publiques, il existe pourtant une solution très simple : traîner une bouteille d’eau avec toi. Tu peux ainsi imbiber du papier de toilette avec un peu d’eau et nettoyer ta coupe sans souci. Je dois aussi t’avouer que lorsque je suis vraiment mal pris, je vide simplement le contenu de ma coupe dans la toilette avant de la remettre en place, et je m’assure de la laver comme il faut la prochaine fois. Par contre, cette façon de faire ne respecte pas à la lettre les recommandations de la Diva Cup. À la maison, tu peux simplement remettre ta culotte, aller laver la coupe menstruelle dans l’évier puis la replacer. Oui, c’est un peu plus long, mais comme elle a une autonomie de plusieurs heures, tu sauves du temps ailleurs.

Il est aussi bon que tu saches que puisqu’elle est considérée comme un dispositif médical, il est en principe recommandé de changer sa DivaCup à tous les ans. Par contre, plusieurs utilisatrices vont la conserver beaucoup plus longtemps. L’idée est de bien l’entretenir et de s’assurer que sa DivaCup est encore en bon état avant de l’utiliser (surveiller s’il n’y a pas de film collant ou en poudre, de décoloration ou d’odeur).

Les avantages de la coupe menstruelle :

  • Tu as une autonomie jusqu’à 12 heures;
  • Elle est facile à nettoyer;
  • Tu n’a plus à acheter de tampons;
  • Elle est faite de silicone de catégorie médicale, donc sans produits potentiellement toxiques, sans plastique et sans colorant;
  • Tu fais un bon geste pour la planète.

Quelques conseils pour bien entretenir sa coupe menstruelle :

  • La laver avec le savon prévu à cet effet (par ex. : Divawash) ou un savon doux sans huile ni parfum;
  • Ne pas nettoyer avec les ingrédients suivants au risque de provoquer des irritations et d’altérer prématurément la coupe :
    • vinaigre;
    • savon parfumé;
    • savon à base d’huile;
    • alcool;
    • savon antibactérien;
    • bicarbonate de soude;
    • peroxyde d’hydrogène;
    • eau de javel;
    • savon à vaisselle.
  • Bien nettoyer le rebord et les trous en haut de la coupe, car mine de rien, ils créent de l’étanchéité pour éviter les fuites et aident à maintenir la coupe en place;
  • Ne pas utiliser de lubrifiants;
  • La ranger dans sa pochette de cotton;
  • Placer la pochette dans un endroit sec et aéré de préférence;
  • Surveiller les signes de détérioration : film collant ou en poudre, décoloration ou odeur.

Quelques marques de coupes menstruelles

Bon à savoir…

  • Même si la coupe menstruelle est faite de silicone de catégorie médicale, il est tout de même possible de développer un syndrôme de choc toxique tout comme c’est le cas avec les tampons. Ce risque serait toutefois plus faible.
  • Il existe différentes grandeurs de DivaCup selon ton âge, ton flux et si tu as déjà enfanté ou non. N’oublie donc pas de vérifier sur la boîte avant d’acheter

Les serviettes hygiéniques lavables

Après avoir utilisé des protèges-dessous lavables pendant deux ans et après avoir essayé les couches lavables avec ma fille, j’ai finalement décidé de faire le grand saut cet été et de faire l’essai des serviettes hygiéniques lavables. Oui : j’ai décidé de laver des serviettes pleines de sang. Dit comme ça, je te l’accorde, ça peut paraître assez dégoûtant. J’étais moi-même réticente au début. Pourtant, comme j’avais déjà une routine bien établie pour les couches lavables de ma fille et que ça fonctionnait très bien, je me suis dit : «pourquoi pas?».

Honnêtement, les serviettes hygiéniques me servent surtout dans deux cas :

  • Au cas où du sang déborderait de ma coupe menstruelle (ce qui n’est jamais arrivé jusqu’à maintenant);
  • Quand mes règles diminuent et qu’elles ne sont pas assez abondantes pour justifier l’utilisation de la coupe menstruelle.

Donc, au final, elles ne deviennent pas toujours dégoulinantes de sang. D’ailleurs, les serviettes hygiéniques lavables ont une excellente capacité absorbante tout en étant minces. Elles sont aussi faites d’un tissus très doux qui ne te fera aucunement regretter les serviettes hygiéniques conventionnelles.

Les avantages des serviettes hygiéniques lavables

  • Elles sont plus douces;
  • Elles sont plus écologiques;
  • Elles sont plus faciles d’entretien que ce que l’on croit.

Entretien

À chaque changement de serviette, je mets celle qui est souillée dans un petit sac imperméable (ou wet bag, comme on dit souvent dans le jargon des couches lavables). Il se peut que tu en reçoives un avec ta commande de serviettes hygiéniques lavables, mais pour ma part, je les trouvais trop petit. Je les garde donc dans ma sacoche pour mes déplacements. À la maison, je privilégie un wet bag de format moyen avec deux compartiments à zip dans lequel je mets également mes lingettes démaquillantes et mes protèges-dessous lavables.

Une fois le sac plein (souvent après quelques jours ou une semaine maximum), je mets simplement le sac au lavage en prenant soin de dézipper les compartiments. Je lave ensuite mes serviettes hygiéniques lavables exactement comme mes couches lavables, c’est-à-dire, en plusieurs cycles.

Comment je lave mes serviettes hygiéniques :

  1. Cycle de pré-lavage court sans savon;
  2. Cycle régulier à l’eau chaude avec beaucoup d’eau (dans lequel j’ajoute aussi d’autres vêtements ou serviettes… oui, oui!) et du savon (j’ajoute parfois un peu de désinfectant Bionature ou de percarbonate de sodium);
  3. Cycle de rinçage court avec essorration pour m’assurer qu’il ne reste plus de savon.

Tu n’es pas obligée de suivre à la lettre ce procédé. Je voulais simplement te donner une idée de ma routine afin de m’assurer que mes serviettes hygiéniques étaient bien propres et qu’elles restaient absorbantes. Je voulais aussi que tu réalises qu’après le premier cycle de lavage (l’étape 1 ci-dessus), il n’y a aucun danger à laver d’autres vêtements ou serviettes avec tes serviettes hygiéniques souillées, parce que le plus gros du sang a déjà été enlevé.

Et pourquoi faire un troisième cycle de rinçage? En me basant sur mon expérience avec les couches lavables (qui fonctionnent un peu selon le même principe à mon avis), un excès de savon dans le tissus bouche les fibres à la longue, ce qui diminue leur capacité absorbante. Aussi, même si j’utilise le détergent Bio Vert, je me suis rendue compte que mes enfants faisaient une réaction quand je ne m’assurais pas de bien rincer les vêtements. J’ai donc pris cette habitude pour tout ce que je lave. Mais c’est peut-être aussi dû au fait que j’ai une laveuse frontale, qui utilise moins d’eau qu’une laveuse conventionnelle.

Malgré tout ce lavage supplémentaire, au final, tu consommes moins d’eau que si tu as recours aux serviettes hygiéniques traditionnelles, qui demandent des quantités astronomiques d’eau pour leur production.

Quelques marques de serviettes hygiéniques lavables :

Les culottes de menstruations

Un peu comme les serviettes hygiéniques lavables, les culottes de menstruations sont réutilisables. Bien que je ne les ai pas encore essayées, elles présentent toutefois l’avantage d’être tout en un : elles restent donc bien en place et elles épousent aussi parfaitement la forme de ton corps. Tu n’as pas non plus à avoir peur de les tâcher, puisqu’elles sont faites pour ça.

Alors, pourquoi ne les ai-je pas encore essayées? Tout simplement parce qu’elles étaient plus dispendieuses que les serviettes hygiéniques lavables et que je voulais commencer petit, question de voir si j’aimais le principe de laver ce genre de chose. Mais aussi, parce que nous n’avons pas toutes les mêmes goûts en termes de culottes : taille haute/basse, couvrantes ou moins couvrantes… Bref, c’est plus difficile, je trouve, de choisir des culottes confortables en ligne (je n’en ai pas encore vues en boutique par chez moi).

Quelques marques de culottes de menstruations

Et toi, as-tu aussi fait l’essai des produits ci-haut? Comment as-tu trouvé ton expérience? Es-tu aussi satisfaite que moi ou, au contraire, tu n’as pas aimé? Si tu n’oses pas encore te lancer mais que tu aimerais en savoir plus, n’hésite surtout pas à m’écrire tes questions en commentaire : ça va me faire plaisir de te répondre!

Désencombrer dans la joie avec la méthode KonMari

Désencombrer dans la joie avec la méthode KonMari

Tu songes à désencombrer ton intérieur, mais tu as envie d’une méthode plus douce, bienveillante et moins stricte? Je t’invite à découvrir la méthode KonMari de Marie Kondo, qui propose une façon complètement différente d’aborder le désencombrement et le rangement. Son secret? Ne conserver que ce qui nous apporte de la joie. Mais pas que ça : elle nous amène également à nous montrer plus bienveillant avec nos objets et à apprécier davantage nos possessions, tout cela afin de se sentir mieux dans notre demeure et de changer notre rapport aux choses qui nous entourent.

Marie Kondo, la fée du rangement

Peut-être as-tu déjà entendu parler de Marie Kondo : son nom circule en effet depuis quelques années. De plus en plus de gens utilisent même l’expression « KonMari » pour parler de leur besoin de désencombrer leur intérieur (surtout leur garde-robe!). Son livre La Magie du rangement se vend comme des petits pains chauds et tu peux même voir par toi-même les miracles de cette fée du rangement sur Netflix, où elle aide plusieurs personnes à se départir du superflu qui encombre leur vie.

Cette femme petite, délicate, menue et à l’apparence douce et gentille est exactement à l’image que l’on se fait d’une Japonaise. Fascinée par le désordre et l’organisation depuis son enfance, elle a débuté son entreprise de désencombrement et de rangement à seulement 19 ans. Son expérience l’a donc amené à perfectionner une technique révolutionnaire qui a fait sa renommée.

Il faut dire qu’elle a grandi au Japon, où non seulement les résidences sont généralement plus petites, donc avec des espaces de rangement plus limités, mais où désencombrer fait partie intégrante de la culture. On remarque d’ailleurs assez vite que la méthode KonMari est beaucoup teintée par l’esprit japonais avec son aspect plus bienveillant et spirituel.

Photo par Huy Phan sur Pexels

Ce qui différencie la méthode KonMari des autres méthodes pour désencombrer

La méthode KonMari est ambitieuse : selon Marie Kondo, si on l’applique correctement, elle ferait en sorte que l’on n’aie plus JAMAIS besoin de désencombrer de sa vie.

Pour y arriver, elle propose différentes astuces qui diffèrent de ce qui se véhicule généralement dans l’univers du rangement et du decluttering. Ainsi, la méthode KomMari ne propose pas de désencombrer pièce par pièce comme la majorité des gens ont tendance à faire, mais par catégorie, par exemple, en s’attaquant à TOUS nos vêtements, peu importe la pièce où ils se trouvent. Cette particularité a l’avantage de pouvoir faire un inventaire plus complet de tous les objets d’une même catégorie, d’autant plus que dans un logement en désordre ou dans lequel on manque d’espaces de rangement, les objets ont tendance à être éparpillés dans plusieurs pièces.

La joie, au coeur de la philisophie de Marie Kondo

Pour Marie Kondo, désencombrer doit être vu comme une célébration. Elle utilise elle-même le mot «festival», et ce pour plusieurs raison. Tout d’abord, comme un festival, désencombrer s’étale sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines. De plus, c’est une tâche colossale qui prend beaucoup de place (tu verras quand tous tes vêtements seront étendus sur ton lit!). Mais aussi, et surtout, parce que le tout se fait dans la joie.

D’ailleurs, Marie Kondo insiste que, contrairement à la façon traditionnelle de désencombrer sa demeure, sa méthode focalise sur ce que l’on veut garder, pas sur ce dont on veut se départir. En effet, pour chaque objet, il faut l’amener à son coeur et se poser la question suivante : «Est-ce que cet objet m’apporte de la joie?». Si la réponse est oui, on garde. Sinon, on remercie l’objet pour ce qu’il nous a apporté (oui, oui : on lui dit vraiment «merci»!), et on s’en départit. Pour Marie Kondo, on ne se «débarrasse» pas de ces objets dans un sens négatif : elle voit ça plutôt comme une fusée dont on célèbre le lancement. Cet aspect bienveillant, méditatif et très spirituel est probablement ce qui a valu à la méthode KonMari d’être si populaire. En effet, de plus en plus de personnes souhaitent désencombrer pour se sentir plus libres et plus en accord avec eux-mêmes. Cet acte d’introspection nous amène à réfléchir à ce que l’objet nous apporte, mais aussi, à qui nous sommes et à ce que l’on veut vraiment être.

Photo par Dmitry Zvolskiysur Pexels

L’abc de la méthode KonMari

La méthode KonMari est composée de six règles à suivre afin de bien désencombrer son intérieur de fond en comble de manière efficace et définitive.

Règle no 1 : S’engager à désencombrer

La méthode KonMari n’est pas une solution minute qui permet de désencombrer rapidement son intérieur comme par magie. Cette approche est en fait un véritable processus qui nous amène à nous questionner sur le plan personnel. C’est une opportunité de repenser sa vie et de la redémarrer sur de nouvelles et meilleures bases. C’est pourquoi il est important de s’y investir totalement, tant en temps, en efforts que personnellement.

Règle no 2 : Imaginer son style de vie idéal

Pour Marie Kondo, on ne désencombre pas seulement pour que notre intérieur soit impeccable lorsque l’on reçoit de la visite. Sa vision est beaucoup plus large que ça : en effet, désencombrer doit avoir pour but ultime de rendre notre intérieur plus simple, plus fonctionnel et plus en accord avec notre personnalité et ce que l’on souhaite vraiment comme style de vie. Dans quel genre d’intérieur souhaites-tu vivre? Comment veux-tu y vivre? Bref : POURQUOI souhaites-tu désencombrer?

Pour mieux visualiser notre objectif, Marie Kondo suggère de le dessiner, de l’écrire ou encore de prendre des photos dans des magazines ou sur Internet pour s’inspirer. De mon point de vue, cela revient un peu à créer un moodboard d’inspiration, un outil de motivation très efficace qui peut t’aider à garder tes objectifs bien en vue afin de mieux les atteindre.

Règle no 3 : Se débarrasser d’abord du superflu

Processus inhérent à tout désencombrement, se départir du superflu est une part importante de la méthode KonMari. Mais ici, le simple fait de se débarrasser de ce qui ne nous sert plus n’a pas seulement pour but de faire de la place : c’est une opportunité d’apprendre de notre expérience passée. Ainsi, en se débarrassant d’un objet que l’on n’a jamais utilisé, par exemple, on apprend que l’on n’a pas besoin de celui-ci dans notre vie. Selon Marie Kondo, ceci peut mener à une remise en question profonde sur nos propres besoins et sur la façon dont on va acquérir de nouveaux objets à l’avenir.

De plus, lorsque l’on de départit d’un objet, Marie Kondo suggère de le «remercier» pour ce qu’il nous a apporté, peu importe si on s’en est servi ou non. Ceci permet de voir l’objet de façon plus positive, alors qu’on a plutôt tendance à le voir comme un indésirable avec les autres méthodes de désencombrement.

Photo par Dominika Roseclay sur Pexels

Règle no 4 : Désencombrer par catégorie, et non par emplacement

Logiquement, nous sommes tous tentés de commencer par désencombrer un tiroir, une armoire, un placard… Mais selon Marie Kondo, cette façon de faire nous entraîne plutôt dans un cercle vicieux où nous devons continuellement recommencer à désencombrer. En effet, la plupart d’entre nous ne rangeons pas tous les mêmes objets dans une seule et même pièce. En s’attaquant à une catégorie plutôt qu’à une portion spécifique de notre demeure, nous sommes à même de faire un inventaire plus complet de tous les items que nous possédons dans une même catégorie, que ce soit des livres, des vêtements, du matériel électronique, etc.

Règle no 5 : Désencombrer chaque catégorie dans le bon ordre

En plus de désencombrer par catégorie, Marie Kondo suggère de procéder selon un ordre précis, soit :

  1. Les vêtements;
  2. Les livres;
  3. Les papiers administratifs;
  4. LesKomonos (objets divers);
  5. Les objets sentimentaux (photos, souvenirs de voyage, etc.).

Selon Marie Kondo, commencer par les vêtements est à la fois ce qui est le plus facile, mais aussi ce qui nous permet de voir les effets bénéfiques de notre processus de désencombrement plus rapidement. Comme nous devons nous habiller tous les jours, nous sommes à même de voir plus souvent à quel point désencombrer nous fait du bien, ce qui agit comme une motivation supplémentaire pour nous inciter à continuer. Ainsi, en terminant avec les objets qui ont une valeur sentimentale importante, qui sont généralement plus difficiles à trier, on se donne tranquillement le temps d’acquérir la confiance et le recul nécessaire pour savoir ce que l’on doit garder ou non. Mais aussi, par le fait même, on apprend davantage à se connaître.

Règle no 6 : Conserver uniquement les objets qui nous procurent de la joie

L’aspect personnel de la démarche de désencombrement est ce qui caractérise le plus la méthode KonMari. Selon Marie Kondo, il n’y a que nous-même qui puissions savoir ce qui nous convient vraiment. C’est également ce qui la distingue des autres méthodes de désencombrement qui reposent presque strictement sur des critères rationnels. Par exemple, on recommande généralement de se débarrasser des objets que l’on n’a pas utilisés depuis deux ans, ou encore, d’appliquer la règle du «un qui entre, un qui sort». Dans la méthode KonMari, nos émotions et notre ressenti sont la base qui déterminent si on doit garder ou non un objet.

Pour savoir si un objet vaut la peine d’être dans notre vie, il faut le prendre dans nos mains et se poser la question suivante : «Est-ce que celui-ci m’apporte de la joie?». Ensuite, il faut porter attention à la façon dont notre corps réagit. Marie Kondo explique que si la joie peut être ressentie différemment d’une personne à l’autre, on peut s’attendre à ressentir quelque chose comme «une petite excitation, comme si chaque cellule de notre corps se réveillait tranquillement».

Photo par Dominika Roseclay surPexels

Ranger selon la méthode KonMari

Évidemment, une fois que l’on a décidé de ce que l’on veut garder, il est temps de trouver où et comment ranger tout ça. Marie Kondo croit qu’il faut «trouver une maison» à tout ce que l’on possède, c’est-à-dire, trouver la bonne place pour chaque objet. Elle dit même que «quand on choisit ce que l’on veut garder, on demande à son coeur; mais lorsqu’il est temps de trouver où ranger un objet, on doit demander à sa maison». Parce que oui, dans la méthode KonMari, il faut aborder les objets comme s’ils étaient des être vivants.

La méthode de rangement de Marie Kondo est tout aussi fascinante que sa méthode pour désencombrer. En effet, plusieurs éléments de son approche sont non seulement très pratiques, mais aussi, étonnamment digne d’un compte Instagram :

  • Ranger les items semblables ensembles;
  • Ranger les articles de taille similaire ensemble;
  • Ranger ses T-shirts pliés et debout dans ses tiroirs de façon à mieux les voir;
  • Ranger ses T-Shirt plus foncés dans le fond de ses tiroirs et les plus pâles à l’avant;
  • Ranger autant que possible ses choses dans des tiroirs;
  • Ranger les objets que l’on utilise souvent à portée de main, et ceux que l’on utilise moins souvent, dans des endroits plus difficiles d’accès;
  • Utiliser des boîtes de rangement pour organiser l’espace dans ses tiroirs;
  • Placer ses souvenirs dans une «boîte aux trésors»;
  • Utiliser des boîtes de rangement transparentes pour entreposer ses objets;
  • Ranger ses vêtements les plus longs ou plus foncés à gauche et les plus courts ou plus pâles à droite;
  • Ranger ses sacs plus petits dans des sacs plus grands.

Les avantages de la méthode KonMari

La méthode KonMari comporte plusieurs avantages :

  • Elle est axée sur une démarche personnelle;
  • Elle nous permet d’apprécier davantage les objets que l’on choisi de garder;
  • Elle nous permet de voir d’un meilleur œil les objets dont on se départit;
  • Elle incite à l’introspection et à une meilleure connaissance de soi et de ses besoins;
  • Ses astuces de rangement nous permettent de mieux voir ce que l’on possède.

Les bémols de la méthode KonMari

Si la méthode semble à prime abord intéressante sur le fond, on peut toutefois s’interroger sur son efficacité. En effet, plusieurs objets que l’on conserve ont plutôt une valeur pratique et ne vont pas nécessairement nous mettre en émoi en les regardant. On n’a qu’à penser à un balai ou à un porte-poussière, par exemple. Autre exemple : les papier d’impôts que l’on doit conserver pour un laps de temps défini par la loi. L’autre piège, c’est que l’on soit tenté de garder des objets uniquement à cause de leur valeur sentimentale à nos yeux alors qu’ils nous sont totalement inutiles ou désuets.

Mon autre problème avec l’approche KonMari, c’est le fait que Marie Kondo considère correct» et encourage même fortement de se départir d’objets que l’on a déjà mais qui ne nous rendent pas heureux pour d’autres similaires mais qui nous rendent heureux. Pour reprendre mon exemple du ballai et du porte-poussière, elle croit que si ces articles ne nous rendent pas heureux, nous pouvons donc en toute bonne conscience les remplacer par de nouveau plus beaux. Oui, logiquement, s’ils sont plus beaux, nous aurons davantage envie de les utiliser, mais je trouve personnellement que cette façon de faire est très peu écologique et encourage la surconsommation. Elle ne correspond donc pas vraiment à mes valeurs. Dans ce cas-là, je préfère conserver des objets que je préfère moins et, une fois qu’ils seront désuets, les remplacer à ce moment-là par d’autres que je trouve plus beaux.

Photo parDan Gold sur Unsplash

Mon expérience avec la méthode KonMari

Dernièrement, j’ai procédé au grand désencombrement de mes vêtements (je vais t’en parler plus en détails dans un prochain article). Étonnamment, sans avoir eu fini de lire le mode d’emploi complet proposé par Marie Kondo au moment où j’ai commencé mon processus, j’ai pourtant instinctivement appliqué certaines des règles qu’elle propose de suivre, comme celle de désencombrer par catégorie et même de commencer par désencombrer les vêtements en premier.

Par contre, pour être un peu plus rapide et efficace, j’ai plutôt commencé par mettre de côté les vêtements que je n’utilisais plus depuis x mois ou x années. Ensuite, pour le reste, puisque je souhaitais réduire de façon significative la quantité de vêtements que je possédais, j’ai pensé bon mettre en application la fameuse question : «Est-ce que ce vêtement m’apporte de la joie?». À ma grande surprise, cette question m’a beaucoup aidé à faire un nouveau tri dans les vêtements restants. Mais encore là, j’ai adapté la méthode KonMari et je l’ai un peu modifiée : j’ai plutôt cherché à savoir si les vêtements me rendaient heureuse QUAND JE LES PORTAIS, parce que non seulement mon corps avait changé, mais la question de confort est également très importante pour moi, deux choses qu’il est impossible de vérifier en tenant ses vêtements dans ses mains.

Pour l’instant, je n’ai pas l’intention d’appliquer la question de la joie pour chacun de mes objets, car je suis aussi quelqu’un de pragmatique et que j’ai besoin de penser de manière logique. Par exemple, j’avais deux robes de maternité qui me procuraient énormément de joie en les voyant et en les prenant dans mes mains. Toutefois, dès que je les mettais sur moi, elles ne m’allaient évidemment pas aussi bien que lorsque j’avais ma belle bedaine de grossesse (et la poitrine, aussi). J’ai donc dû me résigner à les entreposer… au cas où j’aurais un autre enfant. Je me suis aussi rendue compte que certains vêtements ne me procuraient pas nécessairement de la joie si c’étaient des vêtements hors saison. Comme c’est présentement l’été au moment d’écrire cet article, les vêtements d’hiver ne m’attiraient pas forcément, étant souvent plus foncés (j’ai besoin de porter de la couleur l’été, je déteste généralement être en noir à ce temps-ci de l’année).

Et toi : as-tu commencé à désencombrer chez toi? Si oui, comptes-tu utiliser la méthode KonMari? Si tu l’as mise en pratique, n’hésite pas à partager ton expérience en commentaire!

Le bonheur de désencombrer

Le bonheur de désencombrer

Est-ce que tu envies les photos d’intérieurs épurés et bien rangés que l’on voit dans les magazines? Moi oui! Non seulement on dirait que mes enfants prennent un malin plaisir à étendre leurs jouets (et mes choses) n’importe où, mais j’ai constamment l’impression d’avoir trop d’objets sur mes comptoirs ou mes étagères, ou même dans mes tiroirs et mes placards. Bref, je me sens envahie. C’est pourquoi depuis un an, j’essaie d’épurer le plus possible (même si ce n’est pas toujours facile) et à chaque fois, je me sens tellement mieux! Comme si je m’étais départie d’un poids, ou comme si j’avais enfin réussi à enlever une petite roche qui se serait glissée dans mes souliers. Mais se débarrasser d’objets nous rend-il vraiment plus heureux, comme le prétendent les spécialistes du rangement? Et si oui, comment faire pour désencombrer efficacement son intérieur afin d’avoir un impact réel et durable sur notre bien-être?

Vivre à travers les objets

Dans les pays occidentaux, nos lieux de vie contiendraient 10 fois trop d’objets de toutes sortes. Oui, oui, tant que ça! On accumule ainsi à outrance vêtements, articles de cuisine, accessoires de décorations, outils, souvenirs de voyage… Ceci serait dû non seulement au fait que notre société encourage la surconsommation, mais aussi à la pulsion d’accumulation qui est innée chez l’humain. On le voit même chez les enfants : mon garçon, par exemple, est un collectionneur-né. Partout où il va, il a envie de ramasser des roches, des cocottes, des feuilles ou tout autre petit objet qu’il trouve. Cette manie a permis à nos ancêtres de survivre en accumulant des objets pour se protéger du froid et de la famine, par exemple. C’est donc dire que nous avons naturellement envie d’accumuler des choses pour assurer notre confort.

Un autre phénomène qui explique notre besoin d’accumuler des objets est le fait qu’aujourd’hui, nos possessions renvoient une image de ce que l’on est aux autres et à nous-même. C’est ce qu’on appelle la théorie du soi étendu. De plus, les objets nous rassurent et viennent combler un vide existentiel qui, bien souvent, n’est que dans notre tête.

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Les bienfaits de désencombrer sur notre bien-être

Alors, pourquoi vouloir désencombrer si accumuler des objets nous donne un sentiment de sécurité? Parce qu’un surplus d’objets a, à la longue, l’effet complètement inverse. C’est d’autan plus vrai que, depuis quelques années, la tendance du cocooning nous amène à voir notre maison comme un cocon douillet, un refuge où passer du temps et se ressourcer. Pourtant, notre intérieur surchargé fait en sorte que l’on s’y sent à l’étroit et accablé alors que que l’on voudrait plutôt s’y sentir bien.

Faire le ménage dans notre tête

Psychologiquement, notre intérieur est bien souvent le reflet de notre état d’esprit. Les personnes qui ont des espaces de vie bien rangés sont souvent des personnes tout aussi organisées dans leur quotidien alors qu’au contraire, les personnes bordéliques ont tendance à être des personnes désordonnées. Si certains semblent très bien vivre dans le désordre, il est reconnu qu’un espace qui déborde d’objets accapare notre cerveau qui y voit autant de choses à ranger, donc des tâches à faire. C’est pourquoi une pièce en désordre nous épuise et nous stresse au lieu de nous faire sentir mieux.

Se défaire de la pollution visuelle

Quand une pièce est encombrée, notre œil ne sait pas où se poser : il va donc balayer constamment la pièce et passer d’un objet à l’autre, ce qui épuise. Ce phénomène est d’ailleurs reconnu en publicité où les espaces blancs (ou «vides») jouent un rôle-clé. En effet, les espaces vides permettent à notre cerveau de voir tout de suite les choses essentielles. Une publicité surchargée fait en sorte que la personne risque de passer outre notre message, parce qu’il y a simplement trop de choses à lire et à voir : celle-ci n’est donc pas efficace et rate complètement sa cible.

Je te l’accordes : notre lieu de vie n’est pas une publicité. Par contre, désencombrer permet de se défaire d’une certaine pollution visuelle qui nous détourne de l’essentiel. Par exemple, dans un salon, que souhaites-tu voir en premier : ton divan confortable ou les objets qui traînent pèle-mêle? De plus, avoir la vue dégagée de tout obstacle visuel crée un effet de perspective qui est reconnu en biophilie pour favoiser un sentiment de liberté, d’ouverture, de sécurité et de contrôle.

Se sentir plus libre

L’enjeu, aujourd’hui, c’est que l’on souhaite se sentir plus légers et plus en accord avec soi-même. Se départir du superflu permet de se libérer de ce que signifient les objets pour nous, de tourner la page sur le passé et de se défaire de ce qui ne nous est plus utile. Il implique aussi de se consacrer davantage à l’instant présent, à ce dont nous avons réellement besoin ici et maintenant et non pas à ce dont on peut avoir besoin dans 10 ans.

De plus, pour plusieurs personnes, désencombrer mène à une réflexion beaucoup plus profonde sur leur relation à l’objet et leur permet de revoir leurs habitudes de consommation. On réalise bien souvent que l’on achète énormément de choses sur un coup de tête ou une impulsion qui n’a pas toujours sa raison d’être. Désencombrer peut donc t’amener un sentiment de liberté face à tes propres achats et faire en sorte que tu te sentes moins obligée de te procurer certains objets simplement parce que c’est la mode, par exemple.

Consacrer moins de temps à ranger et à nettoyer

En ayant moins d’objets, on consacre par le fait même beaucoup moins de temps à déplacer les objets, à les nettoyer et à les ranger. Ceci nous donne ainsi plus de temps pour profiter des choses qui comptent vraiment pour nous et pour passer plus de temps avec la famille et les amis.

Retrouver plus facilement ses affaires

Désencombrer permet également de retrouver plus facilement et plus rapidement les objets dont on a besoin. Les jeux de type cherche et trouve en sont la preuve : c’est tout un défi de retrouver des objets au travers de nombreux autres objets hétéroclites!

Ranger et trier : une action thérapeutique

Le fait de ranger et de faire le tri est par ailleurs thérapeutique au sens où elle découle de ce que l’on appelle l’«activation comportementale». Ce type de thérapie consiste à réaliser une action ou une tâche avec un but défini. Ceci a pour effet de nous faire sentir plus en contrôle et nous donne le sentiment d’avoir accompli quelque chose une fois qu’elle est terminée, d’où la sensation de bien-être qui en découle.

Photo par Samantha Gades sur Unsplash

Comment désencombrer efficacement son intérieur

Par où commencer pour désencombrer? Devant l’immensité de la tâche à accomplir, il est normal de ne pas savoir où donner de la tête. Près de la moitié des personnes qui souhaitent effectuer un tri dans leurs possessions sont dépassés par la tâche et ne savent pas par où commencer ou comment s’y prendre, si bien qu’ils retardent le moment de le faire.

Aussi, beaucoup vont avoir pour réflexe de désencombrer en achetant simplement plus de meubles de rangement. Erreur! Si les meubles peuvent être utiles dans certains cas pour ranger efficacement nos effets personnels, il n’en demeure pas moins que l’idée de désencombrer n’est pas seulement de prendre nos objets et de les cacher, mais justement de limiter nos possessions et de se départir de ce qui ne nous sert plus afin de simplifier notre intérieur et notre vie. Tu n’es pas non plus obligée de devenir minimaliste si tu ne le souhaites pas : il faut que tu trouves ton propre équilibre entre posséder trop de choses et ne pas en posséder assez.

Pour t’aider dans ta démarche, voici les étapes pas à pas pour désencombrer efficacement ton intérieur et pourvoir profiter des nombreux bienfaits d’un espace bien rangé et épuré.

1— Trouver son objectif

Avant de commencer à désencombrer, il est bien de te demander ce qui te pousse à le faire. Que souhaites-tu en retirer comme bénéfice? Veux-tu consacrer moins de temps à ranger, à faire le ménage ou la lessive? Veux-tu un intérieur qui respire et dans lequel tu te sens bien? Trouver la raison pour laquelle tu désencombres va t’aider à rester motivée.

Voici quelques exemples de raisons pour désencombrer :

  • Avoir plus de temps pour ce qui compte vraiment;
  • Se sentir moins stressée;
  • Trouver plus facilement et rapidement ses choses;
  • Se sentir plus libre;
  • Apprécier davantage ce que l’on possède;
  • Avoir plus d’espace chez soi.

Pour t’aider à rester motivée, tu peux créer un moodboard avec des images et des citations inspirantes qui représentent ton objectif et l’exposer bien en vue. De cette façon, si jamais tu te décourages, tu pourras te rappeler POURQUOI tu as commencé cette démarche de désencombrement.

2— Commencer tranquillement

Certaines personnes vont peut-être préférer y aller d’un coup, comme on enlève un diachylon. Par contre, ce n’est pas ce qui est conseillé de faire. En effet, pour beaucoup d’entre nous, le processus de désencombrement est long et peut même s’avérer difficile psychologiquement, parce qu’on se rend bien vite compte que l’on est énormément attaché aux objets. Il vaut donc mieux s’y attaquer lorsque l’on se sent prêt, mais aussi, y aller par petites doses. L’important est de ne pas se brusquer et d’y aller à son rythme.

Par exemple, l’experte en rangement Elvira Petit suggère de commencer par le tri des papiers administratifs, puisque aucune émotion n’y est rattachée. En suivant ce même principe, on peut aussi commencer par désencombrer notre salle de bain ou nos armoires de cuisine de tous les articles périmés qui n’ont plus lieu d’être. Se faisant, on aura peut-être ensuite envie de procéder à un désencombrement plus complet de nos espaces de vie.

3— Localiser notre désencombrement

Dans le même esprit que celui de commencer tranquillement, il est préférable de focaliser notre attention sur une pièce, un meuble, un tiroir ou un placard à la fois. De cette façon, les chances sont que l’on voit plus rapidement les effets de son processus de désencombrement. On a aussi tendance à se décourager moins facilement devant l’ampleur de la tâche. En désencombrant de façon localisée, on circonscrit également le désordre que l’on crée pendant que l’on trie nos différents objets.

4— Faire l’inventaire de ses possessions

Si on veut vraiment désencombrer, il faut TOUT vider. Parce que oui : pour mieux ranger, il faut d’abord «dé-ranger». Cette étape est primordiale pour éviter d’avoir un même objet en plusieurs exemplaires. On met tout sur le lit, par terre, ou sur une table. On classe ensuite les éléments qui ont une fonction semblable ensemble. Pour t’aider, tu peux prendre une feuille et y inscrire tes conclusions : y a-t-il des choses que tu as en trop? Si oui, lesquelles?

Après ça, on fait quatre piles :

  • Une pile d’objets que l’on veut absolument garder;
  • Une pile d’objets abîmés;
  • Une pile d’objets en trop;
  • Une pile d’objets qu’on n’est pas sûr si on doit garder ou non.

5— Trier sa pile d’objets abîmés

Pour chaque objet abîmé, il faut se poser les questions suivantes :

  • Cet objet peut-il être réparé? Si la réponse est non, on jette!
  • Vais-je vraiment utiliser cet objet si je le répare? Si oui, on le fait réparer. Si non, on le donne à quelqu’un qui peut en avoir besoin.

6— Trier sa pile d’objets en trop

Ça ne sert souvent à rien d’avoir le même objet en deux, trois voire quatre exemplaires ou plus : on les donne à des proches, à des friperies, à des organismes de charité ou on les met à vendre sur des sites de petites annonces comme Marketplace (Facebook), Kijiji ou LesPAC.

7— Conserver uniquement ce qui nous est utile

Une fois qu’on a trié ses objets abîmés ou en trop, il est maintenant temps de revoir sa pile d’objets que l’on veut absolument garder. Pour chaque objet, on doit se demander si il nous est vraiment utile.

Quelques pistes pour savoir si un objet nous est réellement utile :

  • Quelle est son utilité? Est-ce que celle-ci est récurrente, c’est-à-dire que tu en as besoin pour quelque chose de précis à chaque année? C’est le cas, par exemple des décorations de Noël;
  • Quand l’ai-je utilisé pour la dernière fois? Si ça remonte à plus de un an, les chances sont que tu ne t’en serviras jamais;
  • Si tu es tenté de garder un objet seulement «au cas où» tu en aurais besoin, demandes-toi : Au cas où quoi? Quel est ce «au cas où»? Bien souvent, on réalise qu’on garde cet objet pour un «au cas où» qui n’existe pas vraiment;
  • Si tu souhaites le garder pour plus tard, par exemple, pour tes enfants ou tes petits enfants, demandes-toi : cet objet risque-t-il d’être démodé ou désuet plus tard? De plus, on ne pense pas toujours à ça, mais les objets que l’on n’utilise pas ont tendance à dépérir avec le temps si ils ne sont pas entreposés correctement.

8— Faire une boîte de «Ne sais pas»

On prend la pile d’objets que l’on n’est pas certain de devoir garder ou non, on met tout dans une boîte et on l’entrepose pour quelques mois, généralement entre 6 mois et 1 an maximum. Si on n’a pas utilisé les objets contenus dans cette boîte d’ici là, on s’en débarrasse : c’est qu’on n’en a pas besoin.

Photo par Element5 Digital sur Pexels

Comment garder un intérieur désencombré

Une fois notre processus de désencombrement terminé, il peut être tentant de revenir à ses anciennes habitudes après quelques temps. Pour éviter de te retrouver à nouveau envahie par les objets, voici quelques petites astuces simples que tu peux facilement mettre en place chez toi :

1— Bien ranger chaque chose à sa place

En rangeant ses choses de manière logique et ordonnée, on évite d’acheter d’autres objets similaires et donc d’accumuler inutilement.

2— Instaurer une routine de rangement

Pour éviter que les objets traînent à nouveau, il est important de consacrer quelques minutes par jour au rangement. De cette façon, nous avons moins l’impression d’être encombrés au quotidien et ne perdons pas toute notre fin de semaine à ranger. Il est donc préférable de ranger au fur et à mesure les objets qui traînent au lieu de reporter toujours à plus tard.

3— Appliquer la règle du «un qui entre, un qui sort»

La plus grande cause de désordre est que l’on continue à faire entrer de nouvelles choses chez nous sans en faire sortir. En appliquant cette règle, on évite ainsi d’accumuler et de se retrouver à nouveau envahie par les objets.

4— Garder un espace dédié au superflu

En ayant une boîte dédiée en permanence au superflu dans un placard ou un autre endroit chez soi, on peut ainsi y mettre au fur et à mesure les objets qui ne nous sont plus utiles. Une fois que la boîte est pleine, on propose les objets à nos proches, on les apporte à une friperie ou on les donne à un organisme de charité.

5— Ne jamais quitter une pièce les mains vides

Avant de quitter une pièce, prends l’habitude de regarder si tu y vois des choses qui ne sont pas à leur place. Si oui, est-ce qu’ils vont dans la pièce où tu te diriges? Sinon, peut-être que tu les rapproches de l’endroit où elles doivent être? En prenant cette habitude, tu ranges au fur et à mesure sans même t’en rendre compte!

Et toi : ressens-tu le besoin de désencombrer ton intérieur? À moins que tu ne l’aies déjà fait? Si oui, as-tu des trucs pour mener à bien cette tâche?

Le slow living, ou comment profiter pleinement de chaque seconde qui passe

Le slow living, ou comment profiter pleinement de chaque seconde qui passe

Imagines-toi en train de siroter tranquillement un bon café chaud, emmitouflée dans une couverture douce et réconfortante. Complètement détendue, tu regardes le soleil illuminer et réchauffer tout ce qu’il touche de ses rayons. Les oiseaux chantent. Le vent taquine doucement ton visage. Ça te fait rêver? Et si je te disais que ce genre de moments que tu crois réservés aux vacances pouvait faire davantage partie de ton quotidien pour ton plus grand bien? Bienvenue dans l’univers du slow living!

Le slow living : qu’est-ce que c’est?

Dans notre monde chaotique où tout s’enchaîne à la vitesse grand V, où l’attente est vue comme une perte de temps, les adeptes du slow living (ou «la vie lente»), eux, soutiennent au contraire l’importance de ralentir et de prendre notre temps. Il serait né avec le mouvement du slow food (alimentation lente) qui est apparu en Italie dans les années 1980. En réaction au fast food, ce dernier préconisait le retour à une nourriture moins transformée, cuisinée soi-même et avec des aliments frais. Ce mouvement rejetait par le fait même la surconsommation, la surindustrialisation et le matérialisme.

Tout comme le slow food, le slow living nous invite à revenir à un mode de vie plus sain, plus naturel. C’est se réapproprier l’instant présent, apprendre à apprécier les bonheurs simples et nous permettre d’échapper à notre mode de vie effréné et stressant qui nous donne l’impression de courir partout.

Quand procrastiner est bon pour ta santé

Bien sûr, nous n’avons qu’une vie à vivre. Autant la vivre à fond, non? Pas une seconde à perdre : il y a tant de choses à faire, tant de choses à découvrir… On a surtout horreur de procrastiner par peur de passer à côté de notre vie. Pourtant, mine de rien, cette manie à vouloir à tout prix combler tout notre temps libre nous pourrit lentement l’existence et nous empêche de profiter pleinement du moment présent. Belle contradiction, n’est-ce pas? Et notre mode de vie effréné qui nous tient si occupé est la source de bien des problèmes de santé.

En effet, si l’adrénaline est utile pour nous pousser à nous dépasser, elle s’avère également néfaste à long terme. Car elle est en fait une réaction de notre corps à ce qu’il perçoit comme un danger potentiel immédiat et urgent. Comme je l’explique dans mon article La biophilie, ou pourquoi on se sent bien dans la nature, si ces réactions physiologiques sont généralement rapides et de courte durée, il en est tout autrement pour la réponse de notre système endocrinien, qui régule un grand nombre de fonctions à l’aide d’hormones. Une trop grande concentration d’hormones reliées au stress, notamment le cortisol, provoque un déséquilibre qui est à l’origine de certaines maladies comme le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires et même la dépression. Notre stress quotidien, loin de nous aider à vivre davantage, nous gruge donc plutôt tranquillement ces minutes d’existence si précieuses et raccourcit notre espérance de vie.

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11 façons d’appliquer le slow living à ta vie mouvementée

Je te l’accorde : ça peut paraître difficile d’appliquer le slow living dans nos vies où on a l’impression constante de manquer de temps. Nos journées sont bien plus souvent qu’autrement régies par l’urgence d’agir : l’urgence de se préparer le matin, d’aller porter les enfants à la garderie, de se rendre au travail, de finir un rapport pour telle heure, de s’entraîner, de revenir à la maison, de faire le souper, de coucher les enfants pour enfin avoir une minute pour soi… Tu te reconnais dans ce que je viens de décrire? Sois sans craintes : ton cas n’est pas désespéré. Voici quelques astuces pour t’aider à intégrer le slow living dans ta vie et te permettre de ralentir le temps qui passe si vite.

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1— Réévaluer tes priorités

Adopter le slow living , c’est réévaluer ses priorités pour retourner à l’essentiel. C’est apprendre à dire «non», éviter de surcharger son horaire avec des activités qui nous plaisent moins pour avoir plus de temps pour faire celles qui nous plaisent le plus. Poses-toi la question : as-tu réellement besoin de faire telle chose aujourd’hui? Peut-être peux-tu la reporter à un autre jour? Au pire, peut-être peux-tu la déléguer à quelqu’un d’autre? Ou bien te sens-tu obligée de de faire ou de participer à telle ou telle activité alors qu’en fait, tu n’en as pas vraiment envie? En passant ton agenda au peigne fin, peut-être te rendras-tu compte qu’il déborde de choses non essentielles. Parce prendre du temps pour soit, ça aussi, c’est important.

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2— Te lever plus tôt

Si tu as l’impression d’être toujours à la course, le meilleur moyen d’avoir plus de temps est évidemment de se lever plus tôt. De cette façon, tu peux prendre le temps de siroter tranquillement ton café, de te préparer un bon déjeuner nutritif ou de ne pas courir jusqu’à l’arrêt d’autobus.

Aussi, en te levant plus tôt, tu peux commencer ta journée plus tôt. Si tu as des commissions à faire, par exemple, tu peux, en te levant plus tôt, généralement éviter les files d’attente pour entrer ou pour payer, donc passer moins de temps au magasin et ainsi avoir plus de temps pour toi après.

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3— Créer des rituels

Les rituels font tellement du bien. Ce sont des moments que l’on apprécie : ils apportent une petite touche de magie à notre quotidien. Nous avons donc tout intérêt à en intégrer quelques-uns à des moments-clés de notre journée. Par exemple, au réveil, tu pourrais prendre deux minutes pour regarder le paysage par la fenêtre, pour te coller à ton amoureux, pour lire quelques pages d’un bon roman, pour allumer une bougie… La beauté des rituels est que tu peux les intégrer où et quand il te plaît, selon ce qui te convient le mieux. Tu peux même les ajouter à des tâches que tu fais déjà : par exemple, tu peux allumer une chandelle au moment de prendre ton repas du soir ou ton bain, écouter de la musique en préparant le repas, etc.

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3— Déconnecter de la technologie

As-tu tendance à avoir constamment le nez collé sur ton cellulaire? Ou bien à rester des heures les yeux rivés sur la télévision ou ton ordinateur? Je ne suis pas contre ces technologies qui permettent de nous distraire, mais celles-ci ont la fâcheuse habitude de nous tenir accrochés à elles beaucoup plus longtemps qu’on ne le voudrait. Pendant ce temps, on ignore ce qui se passe alentour. Avec les réseaux sociaux qui sont une extension de nous-même, on met beaucoup d’énergie dans un monde virtuel qui n’est pas réel. La technologie a aussi l’effet pervers de nous donner l’impression de connecter avec les gens. Si cela est vrai pour les personnes qui sont séparés de nous par la distance, il en est tout autrement de ceux qui sont proches de nous. Alors dépose ton cellulaire, lève-toi de devant l’écran et va parler en personne avec ceux qui te tiennent à cœur.

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4— Connecter avec les gens

Steven Hawking, le célèbre astrophysicien, as déjà dit ceci : «Cet Univers ne serait pas grand-chose s’il n’abritait pas les gens qu’on aime». C’est vrai, quand on y pense : ce sont les gens qu’on aime qui agrémentent notre vie, nous font sourire, rire, pleurer (parfois). Ce sont eux qui la rendent intéressante. Alors va les voir, passe du temps avec eux, parle-leur, dit-leur que tu les aimes et crée des souvenirs qui te resteront pour le reste de ta vie.

Prêter attention aux personnes que l’on ne connaît pas ou peu peut également nous faire du bien au quotidien. Pourquoi ne pas dire bonjour au chauffeur d’autobus? À la caissière? À l’étranger que tu croises dans la rue? Tu ne sais jamais : peut-être que cette personne peut devenir ton ami…

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5— Savourer tes repas

Manger plus lentement est bénéfique pour notre corps. De cette façon, nous sommes davantage à l’écoute de nos signaux de satiété, si bien que nous évitons de manger plus que nécessaire. Manger plus lentement et prendre le temps de manger à table nous permet également de savourer davantage notre repas, mais aussi, d’apprécier davantage ce moment en présence des gens avec qui on le partage.

6— Prêter attention au monde qui t’entoure

Le but du slow living est de vivre davantage dans l’instant présent, d’être davantage à l’écoute de son corps et de ce qui nous entoure. Et si tu levais les yeux quelques secondes, juste pour regarder autour de toi? Que vois-tu? As-tu une vue sur l’extérieur? Non seulement c’est bénéfique pour ta concentration par la suite, mais tu pourrais y voir des choses magnifiques : un oiseau, des fleurs, un coucher de soleil, la pleine lune… La nature est si belle!

Même si tu n’as pas de fenêtre, peut-être y a-t-il autour de toi une plante, une image ou un objet qui attire ton attention? Prends le temps de l’observer et de l’analyser sous ses moindres coutures. Prête aussi attention aux sensations que tu perçois. Est-ce que l’air est frais, chaud? Est-ce qu’il y a une odeur particulière? Quelle est la texture de tes vêtements ou des objets près de toi?

7— Opter pour des loisirs slow

Yoga, méditation, dessin, lecture, musique, promenade dans la nature… En optant pour des loisirs non compétitifs, on met de côté la pression de la performance et on retrouve un état plus calme.

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8— Passer du temps dans la nature

Se retrouver à l’extérieur ou dans la nature est bénéfique pour notre moral et notre santé physique. La nature ralentit notre rythme cardiaque, notre respiration et du même coup diminue notre pression artérielle et notre niveau de stress.

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9— Prendre soi de toi et des autres

Tu as peut-être l’impression que de prendre soin de toi et des autres est contreproductif et t’enlève du temps plutôt que de le ralentir. J’étais comme toi, avant. J’ai toutefois réalisé que c’était mon état d’esprit au moment de réaliser ces choses, le vrai problème. Certaines tâches que tu vois comme des corvées, comme faire le ménage ou entretenir ton jardin, sont en fait un moment idéal pour ralentir le temps, pour déconnecter de tes problèmes et pour entretenir ton corps, ton esprit ou ta maison. En t’occupant d’un animal ou d’un enfant, tu as en plus l’occasion de prendre le temps de réellement connecter avec lui.

Photo par Samantha Gades sur Unsplash

10— Vivre avec moins

Le problème avec la société dans laquelle nous vivons, c’est que nous sommes constamment encouragés à posséder plus de choses. Et plus on a de possessions matérielles, plus on a besoin d’espace pour les entreposer, de temps, mais aussi de matériel pour les entretenir. Ce cercle vicieux nous détourne de l’essentiel : passer du temps à faire ce qu’on aime avec ceux qu’on aime. Sans forcément adopter un mode de vie minimaliste, il est possible de simplement chercher à se départir des objets que l’on n’utilise plus. Se faisant, on retrouve plus d’espace, plus d’ordre et plus de temps pour soi.

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11— Se concentrer sur une tâche à la fois

Être multi-tâche peut te donner l’impression d’être plus productive. Pourtant, les recherches démontrent plutôt que ce serait tout le contraire. En portant notre attention sur plus d’une chose en même temps, notre concentration s’en retrouve divisée : nous sommes donc moins concentrés et sommes plus susceptibles d’être distraits ou d’avoir l’esprit surchargé.

En portant notre attention sur une tâche à la fois, on se concentre ainsi entièrement sur ce que nous avons à faire. On se sent plus en contrôle et, par le fait même, moins stressé.

Une psychothérapeute m’a même déjà conseillé de faire une liste des tâches à réaliser au début de chaque semaine, mais aussi de chaque jour, et de les classer par priorité. Une fois qu’une tâche est terminée, on peut la rayer de notre liste, et ainsi de suite, jusqu’au bas de la liste.

Alors : prête à ralentir? Quelles astuces comptes-tu adopter dans ton quotidien pour y arriver? Est-ce qu’il y en a déjà quelques-unes que tu as mis en place dans ta vie?