La théorie du miroir, ou comment les autres reflètent qui nous sommes

La théorie du miroir, ou comment les autres reflètent qui nous sommes

Je fais partie de ceux qui croient que rien n’arrive pour rien et que tout a une raison d’être. Je suis donc du genre à demander et à chercher des signes dans les événements, les gens, les paroles et ce que je lis pour répondre à mes questions et valider si je suis bel et bien sur la bonne voie. Mais une autre théorie que je trouve très intéressante veut que ce que l’on voit chez les gens, que ce soit bon ou mauvais, est en réalité un miroir de nous-même. C’est pourquoi elle s’appelle la théorie du miroir. Analyser notre réaction face aux autres en retournant le regard sur nous-mêmes peut nous faire réaliser des choses insoupçonnées sur notre propre personnalité.

Au début, j’étais à la fois sceptique et intriguée. Je le suis encore un peu. Je crois que l’on doit prendre cette théorie pour ce qu’elle est : une théorie. Mais ça n’empêche pas qu’elle incite à voir des situations sous un tout autre angle qui peut nous aider à grandir et à devenir de meilleures personnes. Elle peut également nous faire réaliser des aspects de nous-mêmes dont nous n’avons peut-être pas toujours conscience.

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La théorie du miroir : Qu’est-ce que c’est?

La théorie du miroir veut que tout ce qui nous entoure est en fait notre propre miroir. Toutes les personnes que l’on croise renverraient ainsi une image de qui nous sommes pour nous apprendre des choses sur nous-même.

En d’autres mots, les autres renvoient nos qualités et nos défauts. Nous aimons chez les autres ce que nous aimons chez nous, et l’inverse est tout aussi vrai. Ainsi, lorsqu’un «je ne sais quoi» nous irrite chez quelqu’un, c’est le signe qu’une partie de nous refuse de voir ce que l’autre nous renvoie, pour la simple raison que l’on n’aime pas cet aspect de cette personne chez nous-même.

Tout comme il y a des partie de nous que nous aimons et d’autres que nous aimons moins quand on se regarde dans un miroir, il y a des personnes que nous aimons ou détestons plus que d’autres.

L’idée derrière cette théorie est que nous avons tous une perception différente du monde. Qu’on le veuille ou non, nous interprétons notre réalité d’après notre propre bagage d’expériences et de connaissances. De cette façon, nous sommes constamment en train de projeter une partie de nous-mêmes (nos espoirs, nos doutes, nos peurs, nos frustrations) sur les autres.

Comment utiliser la théorie du miroir pour son développement personnel

Là où la théorie du miroir est intéressante, c’est qu’elle nous amène à avoir une vision différente de nous-même et des autres, que l’image que les autres nous renvoient soit positive ou négative. Ainsi, en se demandant « Se peut-il que je sois comme ça? Quelle partie de moi-même ressemble à l’autre personne? », on focalise sur notre propre expérience, notre propre vécu. Et en reconnaissant que nous avons aussi en nous les aspects que l’on voit chez les autres, on ouvre notre esprit à une plus grande compréhension de l’autre et de nous-mêmes.

Ce que tu admires chez une personne, tu l’as déjà en toi.

Aussi étonnant que ça puisse paraître, la personne que tu admires le plus… sommeille aussi en toi. Tu n’en a peut-être pas conscience, car on a parfois tendance à sous-estimer nos capacités et notre potentiel, mais c’est bien là. Il n’en tient donc qu’à toi de DEVENIR ou à RECONNAÎTRE cette personne que tu es déjà, au fond.

Quand tu vois une personne que tu admires et qui t’inspire, c’est le signe que :

  • Tu es toi-même cette personne;
  • Ou alors que tu as déjà tout ce qu’il faut pour devenir cette personne.

Bref, cette personne est là pour te montrer le chemin et t’encourager à continuer dans cette voie. Et si tu as l’impression que cette personne est de loin supérieure à toi, alors il est fort possible que tu t’empêches d’être cette personne, possiblement par peur ou par manque de confiance en toi. Ou bien peut-être que tu réaliseras qu’au fond, tu admires cette personne, mais ne souhaites pas être entièrement comme elle pour telle ou telle raison. D’en prendre conscience te permettra d’identifier les blocages conscients ou inconscients qui nuisent à ton évolution ou à la réalisation de tes rêves.

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Ce que tu détestes chez une personne, tu l’as aussi en toi.

Je t’avoue que c’est le point le plus difficile à accepter. Mais quand on prend le temps d’y réfléchir, plusieurs traits que nous n’aimons pas chez certaines personnes de notre entourage se retrouvent aussi en nous.

Ce constat peut faire mal à l’égo. Mais ce que je trouve intéressant, c’est que la théorie du miroir nous invite à changer notre point de vue sur certaines situations irritantes. Au lieu de penser à comment cette personne nous énerve, elle amène à réfléchir à notre propre façon d’être. Bref, au lieu de simplement critiquer la situation et l’autre devant nous, on accepte de voir ces même défauts chez nous, ouvrant ainsi la porte à la possibilité de changer qui nous sommes et de nous améliorer en tant qu’individu.

Le reflet que nous renvoie la personne devant nous fonctionne de deux façons : il peut être direct ou inversé.

Je vais te donner un exemple : Imagine que tu soit fâchée qu’une personne prenne tout son temps pour réaliser des tâches. Cette personne peut :

  • De façon directe : Refléter le fait que tu prends toi-même tout ton temps dans un aspect de ta vie (pas forcément le même);
  • De façon indirecte : Refléter le fait que tu aimerais prendre davantage ton temps ou qu’une partie de toi t’en empêche.

Je vais te donner un autre exemple : Imagine que tu conduis une voiture et que quelqu’un te coupe à toute vitesse. Une fois la colère et/ou la peur passée, tu peux réfléchir sur ce qui t’as le plus dérangé dans cette situation. Est-ce l’insouciance dont l’automobiliste a fait preuve, son manque de respect, son inattention ou le fait qu’elle allait trop vite? Ensuite, demande-toi si tu as tendance à faire comme cette personne dans une des sphères de ta vie. Par exemple, as-tu tendance toi aussi à couper les gens, peut-être quand ils parlent?

Ce petit exercice permet de constater à quel point on a parfois tendance à juger rapidement les autres alors qu’on a des attitudes similaires dans d’autres sphères de notre vie.

Je dois t’avouer que j’ai toutefois quelques réserves concernant la théorie du miroir. En effet, je n’aime pas du tout ce que ça insinuerait sur les victimes d’agressions, par exemple. Mais je crois que dans des situations plus communes et dans la vie de tous les jours, cette vision des choses peut s’avérer un outil intéressant afin de devenir la meilleure version de nous-même et de mieux comprendre le comportement des autres. Je crois que cette façon de voir les gens qui nous entourent permet de développer un regard plus bienveillant sur les autres et sur soi.

Et toi, que penses-tu de la théorie du miroir? As-tu en tête des idées de situations dans lesquelles tu pourrais la mettre en application dans ta vie?

Changement d’heure et déprime saisonnière : 7 astuces pour aider à rehausser son énergie et son moral

Changement d’heure et déprime saisonnière : 7 astuces pour aider à rehausser son énergie et son moral

Le mois de novembre est généralement un mois plus difficile pour le moral et l’énergie. Avec le changement d’heure, les températures froides, les arbres qui perdent leurs couleurs et les journées qui raccourcissent, il n’est pas étonnant que notre corps et notre esprit s’en retrouvent affectés. Moi-même, depuis quelques jours, mes émotions sont à fleur de peau, je me sens davantage fatiguée et j’ai l’impression d’être plus fragile, un peu comme un flocon de première neige qui tombe et fond au sol. Je me suis dit que je n’étais sans doute pas la seule, alors j’ai eu envie de te partager quelques trucs qui m’ont aidée ou qui m’aident actuellement à passer au travers de cette lente période de transition vers l’hiver.

Pourquoi sommes-nous plus déprimés à l’approche de l’hiver?

Savais-tu que chaque année, environ 18 % de la population canadienne et 15 % de la population française vit une déprime hivernale? Caractérisée par un manque d’énergie et un moral plus fragile, elle affecterait en majorité les femmes dans une proportion de 70 à 80 %. Donc si tu sens que tu as le moral plus à plat qu’à l’habitude et que tu as l’impression d’avoir moins d’énergie, tu es loin d’être la seule.

Cette déprime saisonnière serait en grande partie due à la diminution de la lumière naturelle pendant la période automnale. Comme les jours raccourcissent, il y a donc moins d’heures d’ensoleillement, si bien que nous y sommes par conséquent moins exposés. En effet, la lumière naturelle joue un rôle important dans la régulation de notre horloge biologique interne qui est responsable de nos cycles d’éveil et de sommeil, mais aussi de la sécrétion de certaines hormones dans notre corps. Le fait que le soleil se couche beaucoup plus tôt (un peu avant 17 heures par chez moi) combiné avec le changement d’heure peut donc déstabiliser tout ce système. De plus, la lumière du jour agit sur la sérotonine, aussi appelée «l’hormone du bonheur». Donc qui dit moins de lumière, dit aussi moral à la baisse.

Mais la particularité cette année, c’est qu’avec la pandémie, la situation peut être encore plus déprimante pour certaines personnes plus fragiles d’un point de vue psychologique. En effet, certaines ont perdu leur travail et demeurent dans l’incertitude face à l’avenir; plusieurs sont coupées de leurs proches et de leurs amis et le nombre d’activités disponibles est plus restreint en raison des mesures sanitaires.

Mes trucs pour contrer la déprime saisonnière

Heureusement, tu peux t’aider à traverser cette période plus difficile en prenant simplement de meilleures habitudes de vie. Je t’en propose ici quelques-unes qui me font le plus grand bien en ce moment. Je n’ai pas encore la prétention de les appliquer à la lettre chaque jour, mais en intégrant de deux à trois de ces astuces chaque jour, tu verras déjà peut-être une amélioration dans ton humeur et ton niveau d’énergie. L’important, c’est d’y aller à ton rythme et d’être indulgente envers toi-même.

Photo de Karolina Grabowska sur Pexels.com

1— Libérer ses émotions

Je suis une personne très sensible de nature. Beaucoup de choses m’affectent, parfois plus qu’elles ne le devraient. Et la fatigue accentue mes émotions qui deviennent alors plus intenses.

Une chose que j’ai apprise et dont je me rends compte avec une plus grande acuité aujourd’hui est qu’il est important de ne pas garder ses émotions pour soi. Ta tristesse, même si elle ne te semble pas justifiée, est là pour t’envoyer un message. C’est un mal nécessaire. Les émotions sont comme une brûlure : elles sont un signal d’alarme pour nous avertir que quelque chose ne va pas. C’est pourquoi il est important de les écouter et de ne pas les garder pour soi.

Dans mon cas, l’art —et plus particulièrement l’écriture— a toujours été un excellent exutoire pour mes peines, mes douleurs et mes doutes. Le simple fait d’écrire ce qui me tracasse me permet de regarder ce sentiment en pleine face, mais surtout, de le libérer. La poésie est mon style d’écriture de prédilection, car il permet de faire du beau avec ces sentiments qui sont parfois mal vus dans notre société. Ça fait du bien au cœur qui se sent alors plus léger, libéré, mais on a aussi un sentiment d’accomplissement incomparable par la suite après avoir écris un poème, je trouve.

Il est possible que tu détestes écrire, ou que la poésie ne soit pas du tout ton point fort. Mais il existe plusieurs autres formes d’art qui permettent exactement la même chose : le dessin, la peinture, la musique, le chant… Sinon, tu peux aussi simplement en parler à une amie ou décrire comment tu te sens dans un journal.

Quelques façons d’évacuer tes sentiments :

  • Tenir un journal quotidien;
  • Écrire des poèmes;
  • Pratiquer une forme d’art (écriture, dessin, peinture, etc.);
  • Parler à quelqu’un de confiance;
  • Bouger;
  • Méditer.
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2— Bouger

C’est reconnu : l’activité physique est un excellent antidépresseur. Non seulement bouger permet de te changer les idées en te faisant oublier tes problèmes, mais cela redonne de l’énergie. Il est en effet prouvé que le sport agit à la fois sur la bonne humeur et sur la réduction de la douleur. Ceci s’explique par le fait que l’activité physique fait augmenter le taux d’endomorphines dans ton corps : celles-ci ont pour effet de réduire la douleur et de provoquer un état euphorique. Pratiquer un sport active également la transmission de la sérotonine dans les cellules du cerveau, cette hormone dont je te parlais plus tôt qui engendre la bonne humeur.

Les experts recommandent d’ailleurs de faire au moins 30 minutes d’activité physique modérée par jour afin de réduire les risques d’accident cardio-vasculaire et augmenter son espérance de vie. La bonne nouvelle, c’est que ces 30 minutes n’ont pas besoin d’être faites en continue ou de façon intense pour avoir un effet sur notre santé. Ainsi, trois sessions de 10 minutes ont autant de bienfaits qu’une seule session de 30 minutes. Même, il serait préférable d’en faire un peu chaque jour plutôt que de ne faire qu’une seule longue activité physique par semaine.

Tu n’as pas envie de courir ni de soulever des poids? Ça tombe bien : tu peux avoir les mêmes bénéfices si tu marches 10 000 pas par jour. En général, nous marchons la plupart du temps à raison de 4 000 à 6 000 pas par jour, soit environ la moitié de ce qui est recommandé. Pour intégrer davantage la marche dans ta routine quotidienne, tu pourrais par exemple troquer la voiture contre les transports actifs, marcher pendant que tu es au téléphone, etc. Tu pourrais aussi en profiter pour aller prendre une marche à l’extérieur pendant tes pauses ou sur l’heure du dîner, ce qui aurait aussi l’avantage de te faire profiter des bienfaits de la nature et de l’air extérieur.

Avec la pandémie, l’offre de programmes d’entraînement en ligne a littéralement explosée : tu peux ainsi t’entraîner chez toi, dans le confort de ton foyer. Une des plateformes qui connaît la plus grande croissance à l’heure actuelle est probablement BeachBody, qui compte plus de 500 programmes en tous genres : musculation, danse, boxe, course, yoga, méditation… Il y en a vraiment pour tous les goûts!

Quelques façons de bouger plus :

  • Marcher davantage;
  • S’abonner à un programme d’entraînement en ligne;
  • Troquer la voiture pour les transports actifs;
  • Être debout le plus souvent possible;
  • T’asseoir sur un ballon d’exercice plutôt qu’une chaise pour travailler.
Photo de Jana Rustmeier sur Pexels.com

3— S’offrir de la douceur

Parfois, quand le moral et notre batterie sont trop à plat, mieux vaut faire preuve de bienveillance envers soi-même et prendre soin de soi en s’offrant des moments de calme et de douceur. Les Danois l’ont bien compris avec le hygge, un art de vivre qui leur permet d’apprécier davantage les petits moments de la journée, même pendant les journées grises et froides de l’automne et de l’hiver.

Quelques idées pour être plus douce envers soi-même :

  • Ralentir le rythme;
  • Pratiquer le hygge;
  • Pratiquer des loisirs «slow» comme la lecture, le tricot ou le yoga;
  • Porter des vêtements chauds et doux;
  • Boire des boissons chaudes;
  • Méditer.
Photo de Elsa St sur Pexels.com

4— Augmenter son exposition à la lumière naturelle

Puisque la déprime saisonnière serait en grande partie causée par une diminution de l’exposition à la lumière naturelle, il serait donc logique de penser en limiter les effets simplement en augmentant notre exposition à cette dernière. Profiter le plus possible de l’extérieur peut donc s’avérer une excellente façon d’améliorer notre humeur et notre énergie en cette période plus grise.

Mais il faut se rendre à l’évidence qu’il n’est pas toujours possible de passer plus de temps à l’extérieur. Notre horaire de travail, par exemple, peut nous offrir moins d’occasions pour profiter de la lumière du jour. C’est le cas notamment si on travaille de nuit.

Heureusement, il est possible d’augmenter son exposition à la lumière dite «naturelle» grâce à la luminothérapie. Plusieurs lampes à cet effet sont disponibles sur le marché, et j’ai moi-même eu la chance d’avoir accès à l’une d’elles sur mon lieu de travail d’avant la Covid. Résultat? J’ai pu effectivement constaté une augmentation de mon niveau d’énergie. Pas au point de fracasser des records, mais quand même. Je demeure donc convaincue des bienfaits de l’utilisation d’une lampe de luminothérapie pour les gens qui auraient tendance à souffrir de déprime hivernale.

Quelques idées pour augmenter son exposition à la lumière naturelle :

  • Utiliser une lampe de luminothérapie;
  • Aller davantage à l’extérieur;
  • Avoir le plus possible des vues sur l’extérieur.
Photo de Foodie Factor sur Pexels.com

5– Bien manger

Ton alimentation peut avoir une grande influence sur ton niveau d’énergie tout au long de la journée. Certains aliments, comme les sucres raffinés (bonjours, les bonbons d’Halloween!), ont ainsi tendance à augmenter ton énergie pour une très courte période, suivi d’une diminution presque aussi drastique de celle-ci. D’ailleurs, une étude menée dans plusieurs pays aurait trouvé une forte corrélation entre la consommation de sucres raffinés et le taux de dépression.

Mais ce que l’on sait un peu moins, c’est qu’il existe aussi des aliments qui contribueraient à lutter contre la dépression. Ce serait le cas des aliments riches en Oméga-3, en vitamines B9 (acide folique), B12, B6 et en tryptophane. Un apport suffisant en vitamine D serait également important, car une carence pourrait favoriser un état dépressif.

Mais au-delà de manger plus de certains aliments jugés plus propices à un meilleur moral, une alimentation saine et équilibrée est la véritable clé pour se sentir bien dans sa peau au quotidien. Diminuer les aliments transformés, manger plus de fruits et de légumes et limiter sa consommation de sucres raffinés est un excellent moyen d’améliorer sa santé physique et morale de façon durable.

Quelques aliments à privilégier pour lutter contre la déprime hivernale :

  • Poissons;
  • Fruits et légumes;
  • Légumineuses;
  • Viandes;
  • Noix;
  • Jaunes d’oeuf;
  • Graines de chia, de chanvre ou de citrouille;
  • Lait et produits laitiers;

6— Oser porter des couleurs vives

Je ne sais pas pour toi, mais j’apporte chaque jour une grande importance aux couleurs que je choisis de porter. Elles doivent refléter ma «personnalité» du moment, donc comment je me sens ou comment je souhaite me sentir ce jour-là.

Je ne suis donc pas surprise que la science semble appuyer ce que j’ai toujours pressenti, soit que les couleurs influencent notre perception des choses.

Je t’ai déjà fait part dans un ancien article de quatre astuces afin de te sentir mieux grâce à tes vêtements. L’une d’elles était d’oser la couleur. Celle-ci est particulièrement efficace en hiver. As-tu remarqué que l’on avait tendance à porter davantage de noir et de gris en hiver? Ces couleurs ont tendance à être déprimantes, alors que les couleurs vives comme le jaune, le rouge et le orange ont instantanément un effet vitaminé qui nous remonte le moral et augmente notre niveau d’énergie. Porter du rose, considérée comme une couleur euphorisante ou douce selon la teinte, aurait aussi un effet bonne humeur.

En plus de rehausser notre humeur, les couleurs vives donnent souvent un teint plus lumineux et réveillé… Alors ouste le noir et bonjour la couleur!

Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels.com

7– Donner un répit à son corps

Avant de penser à des solutions pour être moins fatiguée, as-tu aussi pensé que ton corps t’envoyait peut-être le message qu’il avait besoin de se reposer? On a parfois tendance à écarter cette option du revers de la main en se disant que ça va passer, qu’on va prendre un café et qu’on va aussitôt se donner le petit boost d’énergie nécessaire pour compléter notre to do liste du jour. Mais peut-être que, au fond, ton corps a besoin justement de récupérer.

Ça peut paraître contreproductif de dormir plus à première vue, mais penses aussi à ceci : plus tu es fatiguée, plus ton système immunitaire se retrouve aussi affaibli. Et se remettre d’une maladie peut demander plusieurs jours de repos forcé.

Du temps que j’allais encore au bureau (ça me semble si loin!), j’avais pris l’habitude de faire une sieste de 15 minutes après le dîner quand je me sentais fatiguée et que j’avais visiblement de la difficulté à me concentrer. Concrètement, je m’allongeais au sol sur un tapis de yoga (et parfois même directement sur le tapis de mon bureau), je plaçais un bandeau autour de mes yeux et je glissais un oreiller sous ma tête, puis je partais une minuterie de 15 minutes. Je n’arrivais jamais à m’endormir totalement pendant ce laps de temps, mais j’arrivais quand même à arrêter le temps et à calmer mes pensées, ce qui me faisait beaucoup de bien. J’avais ensuite plus de facilité à me concentrer pour le reste de l’après-midi.

Avec le changement d’heure automnale, je ressens aussi le besoin de me coucher plus tôt. Bien que j’aie l’impression de perdre de précieuses minutes à moi le soir, je me suis rendue compte que j’en avais vraiment besoin. Ce n’est plus une question de «dois-je le faire ou non» : c’est devenu une évidence.

Et toi, comment vis-tu la période automnale? As-tu tendance à être davantage déprimée avec l’arrivée du mois de novembre et le changement d’heure? Si oui, as-tu d’autres trucs pour essayer de remonter ton moral et ton niveau d’énergie? N’hésite pas à me faire part de ton expérience en commentaire.

Dessiner pour aider à lâcher prise

Dessiner pour aider à lâcher prise

T’arrive-t-il d’avoir de la difficulté à te détacher d’une personne ou d’une situation malsaine pour toi? Tu sais, le genre qui te draine de l’énergie et qui génère des émotions négatives telles que la tristesse, la colère, l’envie, la haine, l’anxiété… Toutes ces émotions créent de la souffrance consciente ou inconsciente et nous épuisent. D’où l’importance d’apprendre à couper les liens d’attachement afin de prendre le recul nécessaire pour analyser sereinement les choses, accepter ce que l’on ne peut contrôler et lâcher prise.

Lâcher prise est un art qui demande beaucoup de patience, de pratique et de sagesse à acquérir. Et dans mon cas, c’est un exercice que je dois continuellement apprendre à refaire chaque jour. Heureusement, il existe plusieurs techniques qui peuvent nous aider à avancer sur le chemin du détachement émotionnel afin de se libérer de relations ou de situations qui nous épuisent ou nous bloquent. Parmi celles-ci, celle des bonhommes allumettes est ma préférée en raison de sa simplicité, de son efficacité et de sa rapidité.

La technique des bonhommes allumettes : qu’est-ce que c’est?

Comme son nom l’indique, cette technique consiste à dessiner des bonhommes allumettes. Ça peut te paraître enfantin sur le coup, mais l’intérêt des bonhommes allumettes est que tout le monde peut les dessiner, que tu sois bonne en dessin ou non. Donc zéro stress!

La technique des bonhommes allumettes a été mise au point par le thérapeute et auteur québécois Jacques Martel. Elle consiste à couper les liens d’attachement malsains que nous avons établis avec des personnes ou des situations en illustrant ce processus mental sur papier. On agit donc doublement sur le subconscient en envoyant un message clair de notre intention et en la mettant en scène. Je te le jure pour l’avoir fait moi-même : une fois terminé, on se sent aussitôt libérée d’un poids.

Les avantages de la technique des bonhommes allumettes :

  • Tout le monde peut l’utiliser;
  • Elle ne demande aucune formation;
  • Elle demande très peu de matériel (un papier, un crayon et des ciseaux);
  • Elle aide à visualiser l’acte de détachement;
  • Elle a un effet immédiat.

Comment ça marche?

La technique des bonhommes allumettes repose sur le fait que notre cerveau ne fait pas de distinction entre ce qui est réel, imaginaire ou virtuel.

Prenons le soleil, par exemple. Quand tu es à l’extérieur, tu peux très bien sentir sa chaleur sur ta peau. Maintenant, ferme les yeux et imagine le soleil, sa chaleur… Sens-tu ta peau se réchauffer légèrement? Sinon, imagines un plat que tu affectionnes particulièrement… Les chances sont que tu salives rien qu’à l’idée d’en manger!

Ainsi, en mimant le détachement, tu envoies le signal à ton cerveau comme quoi tu te détache d’une personne ou d’une situation choisie. Même si ce n’est pas réel, ton esprit va l’assimiler comme tel puisque tu émets clairement cette intention avec des gestes qui se rapprochent du vrai détachement tu veux faire.

Pourquoi vouloir couper les liens d’attachement

Tous les jours, nous avons à interagir avec des gens ou des situations. Nos actions créent des liens d’attachement avec elles. Parfois, ces liens sont toxiques et nous empêchent d’avancer sereinement. Elles deviennent alors comme un boulet qui nous retient en arrière.

Attention : couper les liens d’attachement ne signifie pas que l’on ne veut plus ressentir d’amour pour ces personnes. Au contraire : les liens d’attachements toxiques que l’on développe correspondent à une volonté de contrôler l’autre, d’imposer à l’autre nos exigences plutôt que de lui exprimer nos besoins. Ce n’est donc pas de l’amour. En coupant les liens d’attachement toxiques, nous laissons alors toutes la place à l’amour vrai, détaché et désintéressé.

Voici quelques exemples de situations dans lesquelles il pourrait être bénéfique d’utiliser les bonhommes allumettes :

  • Moi et une autre personne (par ex : moi et un proche dont je n’approuve pas les choix de vie);
  • Moi et une personne décédée (par ex : parce que je n’arrive pas à faire mon deuil);
  • Moi dans mon état émotionnel actuel et Moi dans un autre état émotionnel (par ex : moi anxieuse et moi sereine);
  • Moi et une situation (par ex : moi et un cancer);
  • Moi et un souci matériel (par ex : moi et la location de mon appartement, moi et l’achat d’une voiture)
  • Etc.

Dans tous les cas, il est important de partir de soi. Parce que l’idée n’est pas de contrôler ce qui va se passer, mais de souhaiter ce qu’il y a de mieux pour nous et pour l’autre personne/situation.

La technique des bonhommes allumettes pas à pas

Avant de débuter l’exercice, assure-toi d’avoir avec toi :

  • Une feuille de papier;
  • Un crayon/stylo;
  • Des crayons de couleur pour illustrer chacun des chakras (optionnel);
  • Une paire de ciseaux.

Étape 1 : Te dessiner toi-même

Pour commencer, il te suffit de dessiner un bonhomme allumette qui te représente dans la coin gauche de ta feuille. Tu peux même le personnaliser si tu le souhaites : par exemple, lui ajouter des cheveux longs ou bouclés, des lunettes ou tout autre élément qui te ressemble. Par contre, saches que c’est optionnel et que tu n’as aucunement besoin de te représenter parfaitement pour que la technique fonctionne.

Une fois que tu as terminé, inscrit ton nom au complet en dessous.

Étape 2 : Dessiner l’autre personne/situation

Maintenant, dans le coin droit de ta feuille, dessine un autre bonhomme allumette représentant la personne avec laquelle tu souhaites couper les liens d’attachement malsains, exactement comme tu l’as fait à l’étape 1 pour te dessiner toi-même, et inscrit son nom complet en dessous. Si tu souhaites te détacher d’une situation, tu dois alors dessiner un simple rectangle dans lequel tu décris la situation que tu souhaites améliorer.

Étape 3 : Faire rayonner tes bonhommes

Maintenant que tu as illustré les deux éléments que tu souhaites détacher (toi et l’autre personne/situation), il est temps de les entourer d’une aura positive. Pour se faire, tu dois dessiner un soleil d’enfant :

  • autour de toi;
  • autour de l’autre personne/situation;
  • autour de vos deux soleil.

De cette façon, tu te retrouve alors dans un soleil lumineux et positif, tout comme l’autre personne/situation. Et tous les deux, vous vous retrouvez aussi dans un même grand cercle de lumière qui vous englobe. Cette étape est cruciale pour amorcer le processus de détachement : se faisant, tu envoies le message à ton cerveau que tu souhaites ce qu’il y a de mieux pour toi, pour l’autre personne/situation et pour vous deux. De même, tu te permets de voir la relation actuelle avec l’autre personne/situation de façon positive et bienveillante.

Étape 4 : Dessiner les liens d’attachement

Dans la technique des bonhommes allumettes, les liens d’attachement sont recréés en reliant les chakras de ton bonhomme aux chakras de l’autre personne/situation. Au total, tu auras donc 7 points de chakras sur ton bonhomme qui seront reliés par un trait aux 7 chakras de l’autre bonhomme ou du rectangle représentant la situation malsaine.

La beauté de la chose, c’est que tu n’as même pas besoin de croire aux chakras pour que ça fonctionne. C’est simplement une manière très visuelle et intuitive de représenter les différents liens d’attachement que l’on peut entretenir avec une personne ou une situation.

Si tu ne connais pas très bien les chakras, voici un petit tableau qui te les présente brièvement, question que tu puisses savoir où les placer, la couleur associée à chacun ainsi que ce qu’ils représentent.

Nom du chakraEmplacementCouleurCe qu’il représente
Chakra de la Base (Muladhara)Plexus pelvienRougeFécondité, survie physique, sécurité intérieure, argent, sexualité
Chakra du Hara (Swadhistana)Ventre (3 cm sous le nombril)OrangeForce vitale, joie de vivre, sexualité, désir d’aller de l’avant
Chakra du plexus solaire (Manipura)Plexus solaire (estomac)JauneÉmotions négatives, affirmation de soi, pouvoir, égo
Chakra du coeur (Anahata)PoitrineVertAmour de soi et des autres, paix, compassion, pardon
Chakra de la gorge (Vishuda)GorgeBleuCommunication, créativité, capacité de guider les autres
Chakra du 3e oeil (Ajna)Entre les deux sourcilsIndigoConnaissance de soi, intuition, inspiration, méditation, éveil
Chakra coronal (Sahasrara)Sur le sommet de la têteVioletCroyances, spiritualité, sagesse, conscience de l’âme

Pour cette étape, certaines personnes aiment utiliser des crayons de la couleur des chakras. C’est certainement plus joli, mais je te jure que ce n’est pas nécessaire pour que la technique fonctionne. Tu peux donc décider de simplement faire un trait noir pour chacun des chakras, et voilà! Rappelle-toi que c’est ton dessin, ton processus : sens-toi donc bien à l’aise de le faire comme tu le souhaites. Si tu écoutes ton cœur, tu as plus de chances que la technique ait un impact important dans ton processus de détachement.

Étape 5 : Couper les liens

Cette étape est à prendre au sens littéral : on va RÉELLEMENT couper les liens. C’est là que la paire de ciseaux entre en jeu.

Prends ta paire de ciseaux, place-la au centre de ta feuille et coupe-la de sorte à couper les liens d’attachement entre les différents chakras en leur centre. Et en coupant, répète continuellement ceci : «Merci, c’est fait, merci, c’est fait,…».

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Étape 6 : jeter ton dessin

Maintenant, les liens sont coupés. Te sens-tu différente? Plus légère?

Il ne te reste plus qu’une dernière étape avant de pouvoir passer à autre chose : jeter ton dessin. Tu peux simplement le mettre à la poubelle (ou plutôt au recyclage). Pas plus compliqué que ça. Tu peux aussi décider de faire un rituel autour de cette dernière étape pour renforcer cet acte de détachement dans ton subconscient, par exemple, brûler les deux morceaux de papier. L’idée, c’est d’envoyer le message à ton subconscient que le détachement est fait et qu’il est temps de passer à autre chose, de ne plus s’en occuper car les liens d’attachement malsains n’existent plus.

En réalité, même si tu te sens mieux sur le coup, il se peut que tu aies besoin de refaire souvent cet exercice pour te libérer complètement des liens d’attachement toxiques que tu entretiens avec une personne ou une situation. C’est tout à fait normal. Moi-même j’ai dû l’utiliser à plus d’une reprise pour une situation ou une personne précise. Parce qu’il faut se rappeler que lâcher prise est un processus, un chemin. La technique des bonhommes allumettes n’est pas une baguette magique pour améliorer d’un seul coup une situation toxique : il faut la voir comme un outil pour te permettre d’avancer. Peut-être qu’elle te permettra d’avancer d’un pas ou de plusieurs pas : ce n’est pas ça l’important.

L’important, c’est d’avancer.

4 façons de se sentir mieux grâce à ses vêtements

4 façons de se sentir mieux grâce à ses vêtements

Chaque matin, on répète le même rituel : on ouvre notre garde-robe digne d’une caverne d’Ali Baba, on interroge son contenu et on invoque la météo ou tout autre esprit divin pour nous aider à choisir ce que l’on va porter ce jour-là. Ce sempiternel choix en apparence banal n’est pourtant pas si anodin que ça : en effet, comme le déjeuner, ce que l’on choisit de mettre sur notre corps a des répercussions sur notre bien-être pour le reste de la journée. Les différentes couleurs, les textures, les coupes, les styles et les caractéristiques des tissus sont autant d’éléments qui peuvent non seulement influencer notre confort, mais aussi notre bonne humeur. Tant qu’à choisir ses vêtements, autant en profiter pour choisir ceux qui peuvent contribuer à notre bonheur, non? Je te propose ici 4 trucs pour mieux choisir tes vêtements afin de commencer ta journée du bon pied.

Photo par Asa Dugger sur Pexels

1— Oser la couleur

Tous les stylistes te le diront : porter de la couleur aide à lutter contre la grisaille. En effet, si le noir est une couleur passe-partout, il s’agit toutefois d’une couleur imposante qui peut peser sur notre moral. Même chose pour les couleurs ternes comme le gris ou le beige qui, selon le même principe, peuvent rendre notre moral plutôt neutre et maussade.

Tu peux toi-même en faire l’expérience avec tes propres vêtements : prends un haut noir et un haut de couleur, va-t’en devant un miroir et mets-les en alternance devant toi. Vois-tu la différence? La couleur, surtout si elle est vive et joyeuse, aura instantanément pour effet de rehausser ton teint et ton moral. C’est magique!

On aurait d’ailleurs tort de sous-estimer le pouvoir des couleurs. Les études sur la psychologie des couleurs révèlent que notre perception d’un objet ou d’un espace est différente selon qu’il est bleu, rouge, vert ou jaune. Choisir la couleur de nos vêtements peut donc avoir une influence non seulement sur la façon dont les autres nous perçoivent, mais aussi sur notre humeur et notre état d’esprit.

Quelles couleurs privilégier pour se sentir :

  • En confiance : rouge, vert
  • Heureuse : jaune, orange, rose
  • Sereine : Bleu, vert, violet, blanc
  • Calme : Bleu, pastels
  • Énergique : rouge, orange
  • Créative : orange, violet
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Si tu manques de confiance pour porter certaines couleurs, tu peux essayer de les intégrer par petite dose, comme à l’aide d’accessoires, par exemple. Un collier, une sacoche, des boucles d’oreille, une ceinture, un foulard, un bandeau, des bracelets ou une veste peuvent très bien donner l’effet vivifiant recherché. Si tu te sens audacieuse, tu peux même te risquer à mixer les couleurs (ce que l’on appelle aussi le color blocking) ou t’habiller de haut en bas de la même couleur (style monochrome), ce qui est d’ailleurs très flatteur pour la silhouette qui paraît alors plus élancée et mince.

2— S’inspirer de la biophilie

Nous sommes programmées pour nous sentir bien dans la nature. Cette attirance pour tout ce qui est vivant et naturel a même un nom : la biophilie. De la même façon qu’il est possible d’intégrer les principes de la biophilie dans le design intérieur, il est possible de s’en inspirer pour choisir des vêtements qui nous font du bien.

Les éléments biophiliques à intégrer à ta garde-robe :

  • Les motifs ou images rappelant la nature : nous aurions depuis toujours une préférence pour les motifs ou les formes rappelant la nature comme les vagues, les animaux, les fleurs, les alvéoles, etc. Ces représentations du monde vivant nous apporteraient du réconfort en plus de nous inciter à la contemplation. Pour ma part, les motifs floraux ont instantanément un effet bonne humeur sur moi. C’est même mon motif de prédilection!
  • Les couleurs naturelles : le bleu, le vert et le jaune étant associés à des éléments naturels positifs comme l’eau, la végétation et le soleil, elles sont réputées pour rehausser notre sentiment de bien-être. C’est d’autant plus vrai que le bleu et le vert apaisent alors que le jaune est la couleur bonne humeur par excellence.
  • Les matières naturelles : les tissus faits de fibres naturelles sont généralement plus confortables pour la peau que ceux faits de fibres synthétiques. C’est notamment le cas du lin qui régule notre température corporelle puisqu’il est à la fois isolant et respirant. En plus de générer un sentiment accru de confort, ceux-ci favoriseraient notre créativité et notre concentration en plus de nous rendre plus calme.

3— Miser sur le confort

Ça peut paraître comme une évidence, mais porter des vêtements dans lesquels on ne se sent pas bien ne nous procurera aucune joie dans la journée. Pour être confortable en toute circonstance, on dit donc ouste :

  • aux vêtements trop petits ou trop grands;
  • aux vêtements brisés (on les répare, on les donne ou on les jette selon leur état de dégradation);
  • aux vêtements qui piquent ou qui irritent la peau;
  • aux vêtements qui n’avantagent pas du tout notre silhouette;
  • aux vêtements qui nous donnent l’air triste ou malade.
Photo par Donald Giannatti sur Unsplash

4— Se faire plaisir

As-tu dans ta garder-robe des vêtements que tu adores, mais que tu ne portes presque pas parce que tu les trouves trop chics pour ton quotidien? Et si tu leur faisais davantage de place dans ta vie de tous les jours? L’idée n’est pas de porter une robe de bal pour aller faire ton épicerie, mais simplement de te faire plaisir en portant davantage de vêtements dans lesquels tu te sens jolie.

Parfois, on évite de porter certains morceaux plus chics de peur de les abîmer. Pourtant, à moins de faire une activité sportive pour laquelle tu dois porter des vêtements adaptés (randonnée en forêt, course, yoga, etc.), tu peux te permettre de porter une jolie robe dans ton quotidien. Même pour jardiner, si tu en as envie! Il suffit parfois simplement de l’accessoiriser avec des sandales plates ou des espadrilles pour équilibrer le tout et rendre l’ensemble un peu plus décontracté. Tu peux également mixer un haut plus chic (en dentelle, par exemple) avec un bas plus sport ou décontracté, comme une jupe en coton ou en denim, des pantalons de style jogger ou des jeans. À l’inverse, tu peux aussi, opter pour une jupe ou des pantalons plus chics avec un T-shirt ou un haut sport.

Quelques astuces pour porter des vêtements plus chics au quotidien :

  • Jumeler un haut plus chic avec un bas moins chic ou, à l’inverse, un T-shirt ou un haut sport avec un bas plus chic;
  • Agencer une robe avec des espadrilles ou des sandales plates;
  • Mettre une veste en denim par-dessus une robe;
  • Mettre un veston par-dessus des vêtements moins chics;
  • Mettre un T-shirt sous une robe;
  • Mettre des jeans sous une robe;
  • Mettre un coton ouaté ou un chandail de laine par-dessus une robe.

Bref, tout est une question d’équilibre. Et surtout, l’important, c’est d’être à l’aise et de ce sentir bien.

Et toi, as-tu des vêtements qui te font sentir bien quand tu les portes? Quels sont-ils? Quelles sont leurs particularités?

Les couleurs : ce qu’elles disent sur nous et comment elles nous influencent

Les couleurs : ce qu’elles disent sur nous et comment elles nous influencent

Je ne sais pas pour toi, mais J’ADORE les couleurs. Non seulement elles sont jolies, mais elles donnent du pep lorsqu’on en porte et elles n’ont pas leur pareil pour égayer une pièce.

On peut penser que les couleurs que l’on choisit sont anodines, mais il n’en est rien. De nombreuses études ont démontré que nous réagissons différemment face au rouge et au bleu, par exemple. Les grandes marques et les graphistes le savent : les couleurs des logos que tu aiment ou des emballages d’objets que tu achètes ne sont pas choisies par hasard et sont étudiées minutieusement. Même la couleur jaune des taxis de New York viendrait d’une étude de l’Université de Chicago qui démontrait que le jaune est la couleur la plus facile à repérer de loin.

Nous n’avons pas toujours conscience de la façon dont les couleurs nous influencent. Aimerais-tu savoir ce que les couleurs que tu portes, celles de ton décor ou celles de tes coloriages révèle sur toi et ce qu’elles envoient comme message aux autres? Ou bien aimerais-tu pouvoir décoder ce que les couleurs disent sur les personnes de ton entourage?

La psychologie des couleurs

La psychologie des couleurs s’intéresse à la façon dont notre esprit perçoit les couleurs et comment nous y réagissons. Que ce soit consciemment ou inconsciemment, on associe aux couleurs des significations qui ont un effet sur notre bien-être en influençant nos émotions et nos humeurs.

Les couleurs vont, entre autres :

  • Communiquer nos états d’âme;
  • Donner de l’autorité ou de la sobriété;
  • Donner une bonne ou une mauvaise mine;
  • Montrer notre bonne ou notre mauvaise humeur;
  • Relaxer ou exciter;
  • Réchauffer ou refroidir;
  • Égayer ou déprimer.

Pour t’en convaincre, je te suggère fortement de regarder cette courte vidéo d’une conférence TED de Jean-Gabriel Causse, un designer français spécialisé dans la couleur. Tu pourras constater par toi-même à quel point les couleurs jouent un rôle important dans notre perception du monde et des autres et à quel point elles influencent notre comportement.

Les couleurs, leurs significations et leur influence

«Broyer du noir», «être vert de jalousie», «voir la vie en rose», «avoir les bleus»… On prête des émotions aux couleurs depuis si longtemps qu’on les retrouve même dans plusieurs expressions populaires. Bien sûr, certaines couleurs sont utilisées différemment selon les cultures. On n’a qu’à penser au blanc qui est utilisé pour les robes de mariées occidentales, alors qu’en Orient, c’est plutôt le rouge qui est privilégié pour cet usage. La signification des couleurs n’est donc pas toujours universelle et peut varier d’une culture à l’autre, voire même d’une personne à l’autre. Voici toutefois les principales caractéristiques qui sont généralement associées aux couleurs en Occident.

Photo : Pixabay

Le rouge

Le rouge est une couleur énergisante et dominante. Elle est associée à la passion, à l’amour et à la séduction, mais aussi à l’agressivité, à la vitesse, à la force et à la compétitivité. Dans certains contexte, elle est aussi associée à ce qui est interdit.

Si tu portes du rouge : Le rouge est la couleur des leaders et du pouvoir. Peut-être te sens-tu pleine d’énergie et tu veux le montrer? Ou bien peut-être as-tu envie de séduire? Il se peut aussi que tu manques de confiance en toi ou d’enthousiasme et que tu choisisses des vêtements rouges pour compenser. Le choix de la couleur rouge peut aussi indiquer un état d’esprit plutôt agressif ou compétitif. Il a été démontré que quelqu’un qui porte du rouge peut être perçu comme arrogant. Dans tous les cas, porter du rouge nous aide à mieux performer et à atteindre les objectifs que l’on s’est fixés.

Le rouge dans une pièce : Une pièce avec des murs ou des éléments rouges donne de l’énergie. Utilisée de manière trop abondante, elle peut toutefois rendre agressif. Dans la salle à manger, le rouge donnerait envie de manger plus vite et en plus grande quantités. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle est abondamment utilisée ans les restaurants, notamment ceux associés au fast food.

Le rouge dans un coloriage : Utiliser le rouge dans un coloriage signifie que l’on vit ou souhaite vivre courageusement. Tout dépendamment de la manière dont il est utilisé, il peut représenter notre agressivité intérieure ou notre enthousiasme. Il peut signifier que nous sommes une personne déterminée, qui a confiance en elle, qui s’assume pleinement et qui a ses objectifs bien en vue.

Femme se baignant dans la mer bleue.
Photo par Andrea Piacquadio sur Pexels

Le bleu

À l’opposé du rouge, le bleu est une couleur calmante et apaisante. Cette couleur biophilique rappelle à la fois l’eau et le ciel, source de la vie, et est souvent associée à la guérison. Elle évoque également la contemplation et invite à ralentir : on n’a qu’à penser à la mer, dont la simple vue a le don de nous calmer instantanément.

Si tu portes du bleu : Le bleu étant une couleur apaisante, peut-être te sens-tu calme et sereine? Ou bien as-tu besoin de te remonter le moral lors d’une journée grise? Porter du bleu donnerait aussi davantage envie de venir en aide aux autres et renverrait de nous l’image de quelqu’un de fiable, d’intelligent et d’efficace. Les bleus foncés, comme le marine, évoquent l’autorité et l’ordre alors que les bleus pâles, comme le bleu ciel, inspirent la douceur.

Le bleu dans une pièce : Le bleu utilisé dans une pièce calme et apaise les gens qui s’y trouvent. C’est une couleur qui invite à ralentir. Elle est donc idéale pour chambres à coucher pour aider à s’endormir ainsi que dans les salles de bain. Le bleu permet aussi d’être plus créatif et certaines teintes de bleu, comme le turquoise, sont idéales pour nous réveiller : c’est ce qui explique pourquoi la lumière bleue est néfaste pour notre rythme circadien, qui contrôle notre niveau de sommeil.

Le bleu dans un coloriage : Le bleu peut représenter soit un esprit calme ou le besoin d’être apaisé ou guérit. C’est la couleur de la transformation. Il fait également référence à notre côté féminin, aux émotions, au rêve et à la spiritualité.

Photo par Susanne Jutzeler sur Pexels

Le jaune

Autre couleur biophilique qui rappelle le soleil, le jaune est symbole de gaité. Il fait aussi référence à la connaissance, à la réussite et à la vivacité d’esprit.

Si tu portes du jaune : Porter du jaune peut signifier que tu veux afficher ta bonne humeur et ta joie de vivre, ou bien alors que tu en manques et aimerais combler en portant cette couleur ensoleillée. Les personnes habillées en jaune ont tendance à être vues comme étant vives d’esprits, actives, créatives, originales, enthousiastes et comme ayant de la facilité à s’exprimer. Le jaune est la couleur de prédilection des gens qui aiment l’aventure et la découverte. Attention, par contre : trop de jaune peut également être perçu comme de l’extravagance.

Le jaune dans une pièce : Le jaune est une couleur qui a l’avantage d’être énergisante sans toutefois être excitante. Elle est donc recommandée dans les pièces à vivre où il contribue à créer des environnement chaleureux et accueillants. Le jaune aide également à se concentrer : il est donc tout indiqué dans les endroits où l’on doit réaliser des tâches intellectuelles ou qui demandent de l’organisation.

Le jaune dans un coloriage : Le jaune représente bien sûr la joie, mais représente également l’esprit. Elle indique l’épanouissement et la sagesse, mais aussi la sérénité et la satisfaction.

Photo : Pixabay

Le vert

Le vert est la couleur de la nature. Couleur biophilique par excellence, elle est synonyme de santé, d’équilibre, de bien-être, de réussite et même de chance. Elle sécurise et apaise.

Si tu portes du vert : Comme le bleu, le vert est apaisant. Quelqu’un qui porte du vert inspire également la confiance : elle est d’ailleurs recommandée dans les situations qui demandent de convaincre ou de rassurer. Les personnes qui aiment porter du vert seraient considérées comme plus stables, aimables, sociables et affectueuses. Le kaki, par contre, serait signe de rigidité et d’ordre… comme dans l’armée!

Le vert dans une pièce : Le vert dans une pièce favorise la concentration et le calme. Ce n’est pas pour rien que les tapis de billard sont verts! C’est d’ailleurs une couleur idéale pour les espaces de lecture. Dans une cuisine, le vert a tendance à ouvrir l’appétit.

Le vert dans un coloriage : Le vert indique la croissance, la logique et la précision. Il peut aussi faire référence à un sentiment de bien-être et à un besoin d’espace personnel.

Photo par Willian Justen de Vasconcellos sur Unsplash

Le rose

Le rose est une couleur romantique. C’est aussi la couleur de l’optimisme et du bonheur, d’où l’expression «voir la vie en rose».

Si tu portes du rose : Le rose étant associé à la féminité, il donne l’impression que l’on est douce, gentille et joyeuse. Les personnes qui aiment porter du roses seraient romantiques, optimistes, voire même légèrement narcissiques. Peut-être as-tu aussi besoin de confort et de tendresse? Elle serait toutefois également associée à l’enfance et donc à un niveau d’intelligence moindre. Ce n’est donc pas la couleur à privilégier si on souhaite avoir l’air plus professionnelle ou si on souhaite être prise au sérieux.

Le rose dans une pièce : Des murs roses permettent d’égayer une pièce. Il a pour effet de diminuer le rythme cardiaque, la pression sanguine et les pulsations. C’est une couleur tranquillisante qui fait baisser l’agressivité.

Le rose dans un coloriage : Le rose évoque la tendresse, le calme et la douceur. Il indique que l’on aime les choses agréables et faciles ou encore que l’on est facile d’approche.

Photo par Jeremy Thomas sur Unsplash

Le violet

Couleur profonde et énigmatique, riche et majestueuse, le violet est synonyme de mystère. Souvent associée aux rêves et au monde spirituel, elle évoque la transcendance. Elle est historiquement associée à la richesse et à la royauté.

Si tu portes du violet : Porter du violet serait synonyme de profondeur d’esprit et d’inspiration. Si tu portes du violet, tu indiques aux autres que tu es une personne honnête, sensible, rêveuse, passionnée et intègre. C’est également la couleur de ceux qui aiment l’ordre et la structure, si bien que tu peux aussi paraître sévère. Le violet évoque aussi la protection ou la guidance. Peut-être es-tu quelqu’un qui a besoin de trouver du sens à sa vie ou d’avoir un objectif?

Le violet dans une pièce : À la fois tendre, ambiguë et mystique, le violet est étonnamment une couleur de prédilection dans la chambre à coucher. En effet, une chambre mauve serait celle où il y aurait le plus de rapports sexuels.

Dans un coloriage : Le violet est une couleur qui indique l’harmonie, le spirituel, l’enchantement. Elle évoque notre soif de connaissances. Dans certains cas, elle peut aussi indiquer la souffrance.

Photo par Suzy Hazelwood sur Pexels

Le orange

Un peu moins énergisante que le rouge, le orange est une couleur joyeuse et festive qui suscite l’attention, la communication et stimule la créativité. C’est une couleur qui réveille (on n’a qu’à penser au jus d’orange matinal), qui donne envie d’aller vers les autres et d’être plus ouvert. Elle évoque également les opportunités.

Si tu portes du orange : Le orange étant associé à la communication, porter cette couleur donne aux autres l’impression d’être plus sympathique et plus facile d’approche. Les personnes habillées en orange seraient également perçues comme étant plus créatives, optimistes et ouvertes au changement. Par contre, un orange trop vif a tendance à être synonyme d’étourderie et on serait alors vu comme une personne plus superficielle.

Le orange dans une pièce : Le orange stimule le cœur, ouvre l’appétit et réduit les troubles digestifs. C’est une couleur recommandée dans la cuisine et dans la salle à manger. Utilisée dans l’entrée, cette couleur chaleureuse est accueillante et est idéale pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs. En milieu professionnel, le orange est recommandé partout où l’on doit s’exprimer et où on doit être créatif.

Le orange dans un coloriage : Le orange suggère la joie, la vitalité. Il peut évoquer le besoin de contact social ou alors le renoncement des mondanités en faveur d’objectifs spirituels plus élevés.

Photo par The Creative Exchange sur Unsplash

Le noir

Le noir est une couleur qui a l’avantage de ne jamais se démoder. Summum de l’élégance, elle impose le respect. Elle est toutefois également la couleur du deuil en occident, où elle est souvent entourée d’une aura négative ou de mystère. C’est qu’il s’agit d’une couleur forte que l’on perçoit comme imposante.

Si tu portes du noir : Porter du noir est un signe d’élégance. Ceux qui sont habillés en noir sont perçus comme des gens sérieux, puissants, ambitieux et déterminés. Mais le noir peut aussi être perçu comme imposant, autoritaire ou impartial et même faire peur. Porter du noir peut aussi indiquer que l’on souhaite détourner l’attention des autres et rester sobre.

Le noir dans une pièce : Le côté autoritaire du noir apporte une touche dramatique aux décors lorsqu’il est utilisé à l’intérieur. Il peut aussi créer un effet enveloppant.

Le noir dans un coloriage : Le noir renvoie à l’inconscient et à l’invisible. Il peut signifier que l’on a confiance en soi et que l’on n’a pas peur de l’avenir, ou alors que l’on a des secrets. Utiliser le noir dans un coloriage peut signifier que nous avons besoin d’un temps de réflexion, de purification, de prendre un temps d’arrêt pour s’observer et se défaire de qui nous pèse.

Photo par Ylanite Koppens sur Pexels

Le blanc

Le blanc représente la pureté et l’innocence. Elle symbolise également la perfection, la douceur, la simplicité et la liberté. De nos jours, elle est également synonyme de luxe.

Si tu portes du blanc : Les vêtements blancs sont signes de franchise et d’honnêteté. Il sont aussi synonyme d’indépendance de pensée et d’individualisme. Porter trop de blanc, en revanche, peut parfois faire paraître prétentieux.

Le blanc dans une pièce : Le blanc reflétant la lumière, elle éclaire les pièces dans lesquelles elle se trouve, les faisant paraître plus grande et plus lumineuse. Des bureaux blancs, par contre, seraient à l’origine de dépressions : on y travaillerait moins bien et moins vite. Le blanc étant synonyme de propreté, elle est toutefois tout indiquée pour les endroits où une forte hygiène est importante, comme les cabinets médicaux ou les cuisines industrielles, par exemple.

Le blanc un coloriage : Laisser des espaces blancs dans un coloriage montre notre ouverture d’esprit, mais aussi, le désir de comprendre et d’être guidé par son intuition ou une force supérieure.

Photo : Pixabay

Le brun

Couleur de la terre et du bis, le brun est une couleur considérée comme conservatrice. C’est la couleur de la sécurité, du confort, de la nostalgie, de la tradition et de l’authenticité.

Si tu portes du brun : Le brun est une couleur généralement mal-aimée de notre garde-robe. Pourtant, les personnes qui portent du brun sont perçus comme des gens fiables sur lesquels on peut compter.

Le brun dans une pièce : Utilisé en touches légères, le brun repose. Sinon, à trop forte dose, il peut susciter la dépression.

Le brun dans un coloriage : Le brun rappelant la terre prête à être fertilisée, de l’utiliser dans un coloriage indiquerait que nous sommes patients, minutieux, ouverts et prêts à se découvrir. Il suggère également que nous cherchons des réponses en nous ou que notre attention est dirigée vers le passé

Photo parJohn Salzarulo sur Unsplash

Le gris

Ni blanc ni noir, le gris est la couleur du compromis. Il s’agit d’une couleur associée à la stabilité, à la maturité et à la tranquillité.

Si tu portes du gris : Le gris est la couleur de l’accompagnement. Couleur neutre et impartiale, elle confère beaucoup de stabilité à celle qui la porte. Elle est donc tout indiquée pour inspirer confiance. Comme le gris est perçu comme étant moins autoritaire que le noir ou le bleu, les personnes habillée de cette couleur sont vues comme étant sérieuses. Avoir beaucoup de gris dans sa garde-robe peut aussi indiquer que l’on est une personne neutre, peu émotive, qui souhaite se fondre dans la masse et passer inaperçu.

Le gris dans une pièce : Les teintes de gris sont à la fois sophistiquées et passe-partout. Très prisées aujourd’hui en décoration, elles seraient pourtant à proscrire selon certains spécialistes de la couleur. En effet, une pièce grise aurait le même effet sur nous qu’une journée pluvieuse : elle nous déprime. Pas étonnant que l’utilisation du gris dans les environnements de travail soit à l’origine de dépressions. Pour éviter cet effet négatif, il est recommandé de les jumeler avec d’autres couleurs plus joyeuses, notamment les couleurs chaudes qui donneront l’impression à la pièce d’être plus chaleureuse.

Le gris dans un coloriage : Dans un coloriage, le gris peut indiquer la tristesse. Par contre, il peut également renvoyer à notre besoin de stabilité et de tranquillité.

Après avoir lu cet article, peut-être comprends-tu mieux maintenant pourquoi j’ai choisi le rose pour représenter mon blogue. Et toi : as-tu tendance à être attirée par une couleur plus qu’une autre? Que dit cette couleur sur toi? Es-tu d’accord avec sa signification?

Comment te défaire du syndrome de l’imposteur

Comment te défaire du syndrome de l’imposteur

Est-ce qu’il t’arrive de douter de tes capacités ou de ta valeur? Ou encore, peut-être as-tu parfois l’impression de ne pas mériter les compliments que tu reçois? Si ce sentiment de ne pas être à la hauteur mine ta confiance en toi et t’empêche d’aller de l’avant, tu souffres peut-être du syndrome de l’imposteur.

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur?

Les personnes qui souffrent du syndrome de l’imposteur ont de la difficulté à se trouver à la hauteur de ce qui est demandé d’elles. Elles vont même jusqu’à croire qu’elles ne méritent pas de réussir et que leurs succès sont plutôt attribuables à des circonstances exceptionnelles ou extérieures, comme la chance, l’aide des autres, etc. Elles vivent dans la peur constante d’être démasquées, d’où le sentiment d’être un «imposteur». Le syndrome de l’imposteur peut affecter autant les hommes que les femmes, et les personnes axées sur les résultats sont généralement plus susceptibles d’en souffrir.

Mon expérience «d’imposteure»

Moi-même, il m’arrive à l’occasion de sous-estimer mes talents. Le blogue Rose avoine, par exemple, est un rêve que je caresse depuis longtemps et que je n’osais pas réaliser de peur notamment d’être jugée par les autres. Je voulais tellement parler de sujets qui me tenaient à cœur, mais j’avais aussi une petite voix dans ma tête qui me disait des phrases du genre «Tu es certaine d’être bien placée pour parler de bien-être et de simplicité? Regarde comme ta vie de tous les jours est chaotique!» ou bien «Il y a tellement de blogues sur le bien-être : qu’as-tu de tant original à apporter?». Ce genre de pensées m’ont fait douter de moi, au tout début.

J’en parlais justement dernièrement avec une ancienne collègue avec qui je discutais de mon blogue, mais aussi, de mon retour au travail. Elle m’a fait réaliser que mes peurs n’étaient pas fondées. Qu’elles n’étaient pas le reflet de la réalité et de ce que les gens percevaient réellement de moi. Elle m’a aussi dit ceci qui m’a fait beaucoup réfléchir : «Il y a peut-être plein de blogues sur le bien-être, mais encore aucun qui ne soit écrit par TOI.» C’est là que j’ai eu un déclic : que j’avais une valeur, une personnalité, bref, quelque chose d’unique à partager. Que mon expérience teinterait forcément mon blogue et fournirait un par le fait même un point de vue différent.

Crois-moi : je suis donc très familière avec le syndrôme de l’imposteur. Et je sais qu’il n’est pas toujours évident de s’en défaire seule. Je te propose ici quelques trucs pour le surmonter, te redonner confiance en toi et pouvoir relever de nouveaux défis la tête haute.

Photo par Christina Morillo sur Pexels

1— En parler avec une personne digne de confiance

Savais-tu que notre cerveau est conçu pour retenir davantage les éléments négatifs? Ce serait une question de survie. Nous ne sommes donc pas toujours les mieux placés pour avoir une opinion objective de nous-même et de nos capacités. Te confier à une personne en qui tu as confiance et qui te connaît bien, comme une amie ou un membre de ta famille, peut t’aider à remettre les pendules à l’heure.

Photo par Carolyn V sur Unsplash

2— Faire une liste de tes qualités et de tes compétences

Mettre nos idées sur papier, notamment sous forme de listes, est souvent bénéfique pour analyser une situation de manière plus objective. Alors prends un papier, un crayon et écris-y les qualités et les compétences que les gens ont tendance à associer à toi. Essaie de te rappeler d’anciennes conversations, des évaluations passées… Notes-y le plus de choses possibles. Tu peux aussi y noter des réalisations dont tu es particulièrement fière. De quelles qualités ou compétences as-tu fait preuve dans ces situations?

Photo par Alexandru Zdrobău sur Unsplash

3— Cesser de te projeter dans le regard des autres

Les personnes qui n’ont pas confiance en elles ont souvent besoin de la validation des autres pour se sentir valorisées. Ces mêmes personnes peuvent même avoir l’impression que les autres sont constamment en train de les observer et de juger leurs moindres faits et gestes. Pourtant, bien souvent, ce ne sont pas les autres qui nous jugent, mais nous-même. Nous imaginons le regard des autres sur nous-même alors que le jugement est la plupart du temps uniquement dans notre tête. Alors essaie de te préoccuper moins du regard des autres : ces derniers sont bien plus souvent qu’autrement davantage concentrés sur leur propre personne, de toute façon.

Photo par Pietro Tebaldi sur Unsplash

4— Éviter de te comparer

La comparaison est un piège redoutable. C’est probablement l’une des pires choses pour la confiance en soi. En se comparant à d’autres personnes chez qui ont envie des qualités ou des compétences que l’on souhaiterait avoir, il est alors très dangereux de tomber abruptement dans l’abîme de la dévalorisation. Il est tout aussi difficile qu’absurde de s’autoflageller de cette façon que de comparer des pommes avec des oranges. Chaque personne est différente et apporte une personnalité et des compétences qui lui sont propres. Et bien souvent, on a tendance à idéaliser les autres alors que personne n’est parfait.

5— T’entourer de pensées positives

La meilleure façon de reprendre confiance en soi est souvent de détourner notre attention de nos pensées négatives. Lire des pensées positives et motivantes est un très bon moyen d’y parvenir. N’hésites donc pas à en mettre partout : comme fond d’écran, dans ton agenda, sur le mur de ton bureau… Tu peux même créer un mood board avec plusieurs phrases et images qui t’inspirent.

Photo par Denys Nevozhai sur Unsplash

6— Changer ta façon de voir la situation

Plutôt que de voir le verre à moitié vide, pourquoi ne pas plutôt y voir une occasion de le remplir? L’adrénaline produite par le stress peut être utilisée à bon escient pour nous pousser à nous dépasser. Donc au lieu de penser que tu n’as pas les compétences nécessaires pour accomplir une tâche, pourquoi ne pas plutôt voir la situation comme un défi à relever dans lequel tu peux acquérir ces compétences que tu crois qui te font défaut? J’ai même souvent vu des gens autour de moi avoir à réaliser des tâches qui débordaient de leur champs de compétences initial. C’est ce qui nous permet à tous d’évoluer, d’autant plus que cela démontre notre capacité à nous adapter.

Photo par Element5 Digital sur Unsplash

7— Perfectionner ou élargir tes compétences

Une bonne façon de se débarrasser du sentiment d’être un imposteur est de faire en sorte d’acquérir les compétences qui nous manquent. Il existe une panoplie de cours de type formation continue offerts par les cégeps et les universités, de formations en ligne ou de conférences qui peuvent te permettre de parfaire tes connaissances. Beaucoup d’employeurs encouragent même la formation continue de leurs employés en payant une partie ou la totalité des frais d’inscription. Si tu es plus du genre autodidacte, tu peux aussi lire davantage d’ouvrages de référence sur le sujet que tu voudrais approfondir.

Photo par Wendy Aros-Routman sur Unsplash

8— Garder et relire des témoignages sur toi

Pour finir, j’aimerais te donner un truc qui m’a souvent été très utile autant pour me remonter le moral que pour reprendre confiance en moi : relire des témoignages d’autres personnes sur moi. Il faut dire que je suis une collectionneuse de nature : j’ai tendance à garder énormément de souvenirs, notamment des lettres, des évaluations, ou autres. Quand j’ai le moral qui coule comme le Titanic, relire des témoignages de personnes qui m’apprécient me font le plus grand bien. Peut-être en as-tu dans ton journal de finissant? Je te l’accorde : cette astuce ressemble beaucoup au premier conseil, soit de te confier à une personne de confiance, et ce n’est pas tout le monde qui a ce genre de témoignage écrit sous la main. Mais si tu as la chance de mettre la main sur ce genre de contenu dans l’avenir, je t’encourage fortement à le garder précieusement avec toi. Tu ne sais jamais quand tu peux en avoir besoin.

Et toi, as-tu d’autres façons d’atténuer le syndrome de l’imposteur? Si oui, quels sont tes trucs?

S’initier aux bains de forêt pour notre santé mentale, émotionnelle et physique

S’initier aux bains de forêt pour notre santé mentale, émotionnelle et physique

On a l’habitude de prendre un bain ou une douche régulièrement afin de maintenir une bonne hygiène corporelle. Et si notre esprit, lui, avait besoin de bains de nature pour rester en santé?

Prescrire la nature pour se sentir mieux

Au Japon, notamment, au lieu de prescrire des antidépresseurs, les médecins peuvent prescrire des séances de Shinrin-Yoku, ou «bains de forêt», à leurs patients. Aussi connue sous le nom de sylvothérapie, cette pratique qui consiste à s’immerger en forêt est en effet reconnue comme un remède à de nombreux maux. Pratiquée depuis les années 1950, la sylvothérapie a été intégrée par le gouvernement japonais au programme national de santé publique dans les années 1980 comme mesure de médecine préventive, mais aussi pour aider à la guérison des malades.

Plusieurs études menées sur la sylvothérapie ont d’ailleurs démontré les effets positifs de cette pratique sur la dépression et l’anxiété. Parmi celles-ci, une étude menée par les scientifiques Miyazaki et Motohashi a notamment permis d’observer que des sujets qui passaient 40 minutes en forêt le matin et l’après-midi voyaient une diminution de leur tension artérielle, de l’état dépressif, de l’anxiété, de la fatigue et de la confusion. Une étude suédoise effectuée dans les années 1980 a également démontré qu’on récupérait plus rapidement après une chirurgie dans une chambre avec une vue sur la nature, prouvant ainsi que le contact avec cette dernière agissait également sur notre potentiel de guérison.

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Les fondements scientifiques de la sylvothérapie

Une des explications scientifiques derrière le sentiment de bien-être qui nous habite lorsqu’on se retrouve en forêt vient d’un phénomène qu’on appelle la biophilie. Elle est caractérisée par le fait que de façon innée, l’être humain aime être en contact avec la nature et tout ce qui est vivant.

Une autre explication est que les arbres dégagent des phytoncides, des molécules qui leur servent, entre autres, de moyen de défense contre les bactéries et les champignons. Lorsque nous marchons en forêt, nous respirons ces molécules et profitons de leur action bienfaisante sur notre rythme cardiaque. Notre cœur battant moins vite, nous respirons du coup plus lentement, et par là diminuons notre pression artérielle et notre stress. Cette baisse de notre niveau de stress a également un impact direct sur notre santé physique et a notamment pour effet de renforcer notre système immunitaire.

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Comment s’initier aux bains de forêt?

Prendre un bain de forêt est très simple. Comme son nom l’indique, il suffit de «se plonger» dans la nature. On peut pratiquer le bain de forêt en marchant, en s’assoyant ou en s’allongeant sur le sol, en immergeant nos pieds dans un ruisseau… et ce, pendant au moins 20 minutes. Toutefois, il ne s’agit pas ici de pratiquer une activité en forêt comme la randonnée : le but est plutôt de ralentir, de prêter attention à la nature qui nous entoure et d’ouvrir tous nos sens à ce qui s’y passe. Le bain de forêt se rapproche donc davantage de l’état méditatif. Certains adeptes vont même jusqu’à… enlacer un arbre! Il te suffit donc de trouver un endroit où tu seras en contact avec la nature, où tu peux oublier le brouhaha de la ville et enfin retrouver un état de calme.

Pratiquais-tu déjà le bain de forêt sans le savoir? As-tu un endroit de prédilection où tu aimes te ressourcer en pleine nature?

La biophilie, ou pourquoi on se sent bien dans la nature

La biophilie, ou pourquoi on se sent bien dans la nature

As-tu déjà remarqué comme on se sent bien dans la nature? Comme on a la sensation d’être soudainement plus relaxe? Eh bien, ce n’est pas qu’une simple impression : ce sentiment de bien-être vient de ce qu’on appelle la biophilie, et de plus en plus de recherches s’accumulent pour appuyer ce phénomène.

Qu’est-ce que la biophilie?

La biophilie vient des racines grecques « bio » (vie) et « philie » (qui aime). Elle désigne l’amour inné de l’être humain pour tout ce qui est vivant. Un amour tellement fort qu’il est même nécessaire à notre santé mentale.

C’est le biologiste Edward O. Wilson qui, en 1984, a été le premier à avancer l’idée que les humains ont une tendance innée à chercher des liens avec la nature. Depuis, des chercheurs de partout dans le monde ont démontré que la présence d’éléments naturels ou rappelant la nature ont une influence positive sur le bien-être, allant même jusqu’à aider à la guérison des malades.

Photo : Chelsea Gates sur Unsplash

Les bienfaits de la nature sur notre corps

Les recherches révèlent que l’exposition à la nature réduit les réactions au stress, à la fois dans le système nerveux autonome (qui régule certaines fonctions vitales comme la tension artérielle et la respiration) et le système endocrinien (qui sécrète les hormones). C’est donc dire que la lumière naturelle, les plantes, l’eau, les matériaux naturels comme le bois et la pierre, les paysages de la nature, les sons de la nature, et même les motifs et les mouvements peuvent favoriser une réduction du stress, une bonne humeur et une attention accrue. Plus intéressant encore, ces réactions seraient universelles.

On le sait, les effets du stress sont néfastes à long terme. Il s’agit en fait fait d’un mécanisme de défense qui se veut une réaction face à une menace potentielle. Sur le coup, les pupilles se dilatent, le rythme cardiaque s’accroît et les vaisseaux sanguins se resserrent . Si ces réactions physiologiques sont généralement rapides et de courte durée, il en est tout autrement pour la réponse du système endocrinien, qui régule un grand nombre de fonctions à l’aide d’hormones. Une trop grande concentration d’hormones reliées au stress, notamment le cortisol, provoque un déséquilibre qui est à l’origine de certaines maladies comme le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires et même la dépression.

Une réaction issue de l’évolution

L’une des principales théories derrière ces réactions à la nature est qu’il s’agirait de réactions psychologiques issues de l’évolution. En effet, il faut se rappeler que plus de 99 % de l’histoire de l’humanité a été consacrée à survivre dans la nature. Ainsi, nous aurions développé une réaction positive face aux éléments naturels qui, historiquement, nous ont aidé sur le plan de la survie. Par exemple, les plantes et les arbres, qui nous ont fourni de la nourriture en plus de nous permettre de construire des abris et des outils, provoquent donc chez nous des réactions positives. Dans le même ordre d’idée, nous aurions également appris à réagir négativement aux nuages orageux, aux serpents et aux hauteurs, qui constituaient alors des menaces à notre survie.

La grande contradiction moderne

Bien que nous soyons en meilleure santé dans la nature, la réalité est que nous passons malheureusement la très grande majorité de notre temps à l’intérieur. Nous passons en effet en moyenne 88 % de notre temps à l’intérieur, que ce soit au bureau ou à la maison, et 6 % dans notre voiture. C’est donc dire que nous ne passons que 6 % de notre temps à l’extérieur. Cette contradiction montre l’importance, pour notre santé et notre bien-être, de favoriser l’aménagement d’espaces intérieurs qui imitent le plus possible un environnement naturel.

Tu souhaites intégrer davantage la biophilie dans ta vie? Je t’invite à découvrir 9 façons de se sentir mieux chez soi grâce à la biophilie et à t’initier aux bains de forêt.