Comment débuter une démarche de bien-être : mes conseils pour devenir la meilleure version de toi-même

Comment débuter une démarche de bien-être : mes conseils pour devenir la meilleure version de toi-même

En juin 2020, lorsque j’ai commencé ce blogue, je venais de faire un constat en lien avec moi-même : je voulais changer. Je voulais rallumer la flamme qui s’était éteinte en moi. Parce que dans le chaos à la fois extérieur et intérieur qui régnait alors dans ma vie, je voulais retrouver qui j’étais et ma raison d’exister après avoir mis ma vie sur pause. C’est à ce moment que ma quête de bien-être a commencée. Bien que j’aie l’impression de n’avoir encore effleuré que la surface, j’ai envie de te partager aujourd’hui mes conseils si toi aussi tu souhaites entamer une démarche similaire.

Je tiens toutefois à te préciser que je n’ai pas toutes les réponses. Je pense même que tu devrais fuir ceux qui t’affirment le contraire, car je pense que personne n’a la vérité absolue sur quoi que ce soit. Je crois aussi qu’il est important que tu trouves ce qui fonctionne pour toi. Et pour le savoir, il faut que tu explores ton monde intérieur, que tu te questionnes, mais surtout, que tu fasses des essais et des erreurs.

Parce que tu es unique. Chacune de nous l’est. Ce qui marche pour moi pourrait très bien ne pas fonctionner pour toi. Et ce qui me rend heureuse n’est pas forcément la même chose que toi. C’est non seulement correct, mais normal et sain. Comme ma mère m’a toujours dit : « Ça prend toutes sortes de monde pour faire un monde ».

Pourquoi débuter une démarche de bien-être

Avant de commencer, il faut d’abord te demander si tu ressens le besoin de changer certains aspects de ta vie en ce moment précis. Pour y voir plus clair, tu peux utiliser une roue de vie, un outil qui permet d’évaluer, sur une échelle de 1 à 10, différentes sphères de ta vie. Elle est divisée en 8 parties :

  • Santé;
  • Amour et couple;
  • Carrière et travail;
  • Développement personnel et spiritualité;
  • Environnement et lieu de vie;
  • Famille et vie sociale;
  • Finances;
  • Loisirs et plaisirs.

Je tiens à te préciser que c’est Émilie Viens du blogue laplanificatrice.com (que j’aime beaucoup!) qui m’a fait découvrir ce petit outil que je trouvais très intéressant de te partager, surtout dans le cadre d’une démarche de bien-être.

Remplir ces cases selon l’importance que chacun de ces aspects occupe dans ta vie te permettra de constater s’il y a un déséquilibre quelque part. Tu pourras aussi déterminer si tu es à l’aise avec cet équilibre, s’il correspond à tes valeurs ou si tu souhaites changer quelque chose.

Par exemple, il est possible que tu veuilles améliorer ta santé en général ou bien accorder plus de temps à ta famille, à ton couple et à tes amis. La roue de vie va te permettre d’évaluer en un coup d’œil ce qui te correspond et ce qui te manque. Une fois que tu auras identifié ce que tu souhaites changer, tu seras alors fin prête à entamer une démarche vers la meilleure version de toi-même.

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Mes conseils pour débuter une démarche de bien-être

1– Faire une liste de tes besoins/objectifs

Je crois qu’avant de vouloir changer, il faut d’abord savoir QUOI changer. Savoir où sont nos déséquilibres est le véritable point de départ de toute transformation.

En faisant une liste de tes besoins et de tes objectifs, tu pourras ensuite mieux prendre action. Car de mettre le doigt sur le problème, c’est déjà la moitié de la solution.

Par exemple, l’année dernière, j’avais identifié que je souhaitais travailler sur les éléments suivants :

  • Être plus indulgente envers moi-même;
  • Prendre du temps pour moi;
  • Ralentir le rythme;
  • M’aimer davantage au naturel;
  • Manger plus sainement;
  • Me départir de ce dont je n’ai plus besoin.

Près de 8 mois plus tard, je réalise que ma démarche a évolué pour inclure également davantage de produits naturels dans ma routine beauté et ma vie quotidienne, mais aussi, pour être plus active.

Ta transformation n’a pas à être drastique. Elle n’a pas à être précise non plus. En fait, au risque d’aller à l’encontre de ce que bien d’autres personnes dans le domaine du bien-être proposent, je crois qu’il est même préférable de ne pas avoir d’objectifs quantifiables, car le bien-être ne se quantifie pas : il se ressent. Quand tu auras atteint un objectif, tu le sauras puisque tu te sentiras plus légère, plus sereine et mieux dans ta peau. Je pense toutefois que de dresser une liste de choses que tu peux faire ou essayer pour atteindre tes objectifs peut grandement t’aider à les atteindre ou, à tout le moins, à t’en rapprocher.

D’ailleurs, si un des objectifs de ta démarche de bien-être repose sur un poids précis que tu souhaites atteindre ou une silhouette particulière que tu souhaites obtenir, je crois honnêtement que tu fais fausse route. Ce n’est pas du tout la démarche que je te propose ici. Parce que la transformation que je te propose ne s’effectue pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de toi. Ce faisant, tu rayonneras de l’intérieur vers l’extérieur.

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2– T’informer sur le bien-être

Maintenant que tu sais ce que tu souhaites changer, il est important que tu t’informes sur les façons dont tu peux apporter les changements souhaités. Il n’y a pas une formule unique : il faut que tu trouves ce qui t’inspire, ce qui t’allume et ce qui te fait sentir bien. Et pour ça, tu dois chercher des solutions et t’ouvrir à différentes possibilités.

Écrire chaque semaine pour ce blogue m’a justement amenée à découvrir de nouveaux outils dans ma quête de bien-être. J’avais déjà commencé à m’informer sur le minimalisme, à chercher des recettes végé et à trouver des substituts aux produits commerciaux que j’utilisais, mais de partir ce blogue a ouvert mes horizons et m’a amenée encore plus loin que ce que j’avais imaginé au départ.

Tu ne sais pas par où commencer? Parles-en à ton entourage : peut-être qu’une amie aura des livres qu’elle a aimés à te suggérer? Peut-être qu’un membre de ta famille pourra te parler de ce qui fonctionne pour lui et que ça va t’inspirer à essayer pour voir si ça te convient aussi? Sinon, un petit tour dans la section Développement personnel d’une librairie peut aussi te donner quelques idées. J’y ai moi-même fait plusieurs découvertes bien intéressantes, dont la Technique des bonhommes allumettes.

À ma grande surprise, je me suis rendue compte qu’en amorçant une démarche de bien-être, on finit par attirer à soi ce dont on a besoin pour notre transformation. Soit donc attentive aux gens, aux livres et à tout ce qui croise ta route. Et si tu as l’impression de ne pas avoir de signes, continue à ressentir ta volonté de changer et tu verras arriver à toi de belles découvertes.

3– Essayer de nouvelles choses

Je crois beaucoup à l’importance de sortir de notre zone de confort de temps à autres. Non seulement on y fait de belles découvertes, mais on gagne souvent beaucoup de fierté et de confiance en soi après coup! Je crois aussi que, pour évoluer, il est important d’essayer de nouvelles choses, ne serait-ce que pour valider si ça correspond à nos besoins. D’autant plus qu’en y pensant bien, ce n’est pas en répétant tout le temps les mêmes choses qu’on va arriver à un résultat différent, tu ne penses pas?

Je vais te donner comme exemple la pratique du yoga. Avant le mois de novembre dernier, je ne voulais RIEN savoir du yoga! Non seulement ça ne m’intéressais pas, mais j’étais convaincue que ce n’étais pas pour moi parce que je n’étais pas du tout flexible. Et tu sais quoi? J’avais tellement tort! Commencer à pratiquer le yoga est une des meilleures décisions de ma vie, et c’est une des choses qui me fait le plus grand bien au quotidien.

Tu vois? Comme quoi il faut toujours essayer avant de juger!

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4– Évaluer ta progression en analysant ton ressenti

Le chemin vers le bien-être, pour moi, est très fluide. Ce n’est pas toujours coulé dans le béton. Parce que le bien-être, c’est un ressenti. C’est le sentiment d’être au bon endroit au bon moment, que ça fait plein de sens et que tu te sens accomplie dans ce moment de ta vie. Ton coeur est ta boussole qui te guide dans ta quête de ce qui te fait sentir bien et à ta place. C’est un parcours complexe et changeant. Et il se peut que l’image que tu t’étais fait du bonheur ne corresponde finalement pas du tout à la personne que tu es au fond de toi.

Je crois aussi qu’il faut faire attention à ne pas remplacer un problème par un autre. Ma démarche, je l’aie faite pour retrouver qui j’étais vraiment, mais aussi, pour sortir du chaos quotidien qui m’avait envahie. J’ai remarqué au fil de mon parcours qu’il y a aussi beaucoup de pression de performance parfois dans le domaine du bien-être, comme s’il fallait absolument faire un tas de choses chaque jour pour être heureuse et bien dans sa peau. Ma vision va complètement à l’opposé et je demeure persuadée qu’il est possible d’avancer lentement mais sûrement vers la meilleure version de nous-mêmes. Il suffit de s’écouter pour s’assurer que nos changements nous font réellement du bien.

5– Rester bienveillante envers toi-même

Voici le conseil le plus important que je souhaite te donner en lien avec ta démarche de bien-être. Comme la chenille qui se transforme en papillon, ta démarche de bien-être va provoquer des changements parfois inconfortables en toi, ou peut-être générer des critiques dans ton entourage qui vont te faire de la peine ou te remettre en question. C’est normal : j’appelle cela la phase de transition. Tu es en pleine découverte de toi-même et de ce qui te fait du bien : il se peut donc que tu te trompes, ou pire encore, que tu recules ou rechutes dans tes mauvaises habitudes. Mais ça fait partie du processus. C’est pourquoi il est important que tu gardes à l’esprit de rester bienveillante envers toi-même afin de ne pas perdre espoir ni confiance en toi pendant ta transformation.

J’espère que mes conseils te donneront envie de poursuivre ta quête afin de la meilleure version de toi-même. Je te souhaite une très belle transformation. N’hésite surtout pas à me contacter en commentaires ou en privé si tu souhaites en parler : ça va me faire plaisir de te lire.

La théorie du miroir, ou comment les autres reflètent qui nous sommes

La théorie du miroir, ou comment les autres reflètent qui nous sommes

Je fais partie de ceux qui croient que rien n’arrive pour rien et que tout a une raison d’être. Je suis donc du genre à demander et à chercher des signes dans les événements, les gens, les paroles et ce que je lis pour répondre à mes questions et valider si je suis bel et bien sur la bonne voie. Mais une autre théorie que je trouve très intéressante veut que ce que l’on voit chez les gens, que ce soit bon ou mauvais, est en réalité un miroir de nous-même. C’est pourquoi elle s’appelle la théorie du miroir. Analyser notre réaction face aux autres en retournant le regard sur nous-mêmes peut nous faire réaliser des choses insoupçonnées sur notre propre personnalité.

Au début, j’étais à la fois sceptique et intriguée. Je le suis encore un peu. Je crois que l’on doit prendre cette théorie pour ce qu’elle est : une théorie. Mais ça n’empêche pas qu’elle incite à voir des situations sous un tout autre angle qui peut nous aider à grandir et à devenir de meilleures personnes. Elle peut également nous faire réaliser des aspects de nous-mêmes dont nous n’avons peut-être pas toujours conscience.

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La théorie du miroir : Qu’est-ce que c’est?

La théorie du miroir veut que tout ce qui nous entoure est en fait notre propre miroir. Toutes les personnes que l’on croise renverraient ainsi une image de qui nous sommes pour nous apprendre des choses sur nous-même.

En d’autres mots, les autres renvoient nos qualités et nos défauts. Nous aimons chez les autres ce que nous aimons chez nous, et l’inverse est tout aussi vrai. Ainsi, lorsqu’un «je ne sais quoi» nous irrite chez quelqu’un, c’est le signe qu’une partie de nous refuse de voir ce que l’autre nous renvoie, pour la simple raison que l’on n’aime pas cet aspect de cette personne chez nous-même.

Tout comme il y a des partie de nous que nous aimons et d’autres que nous aimons moins quand on se regarde dans un miroir, il y a des personnes que nous aimons ou détestons plus que d’autres.

L’idée derrière cette théorie est que nous avons tous une perception différente du monde. Qu’on le veuille ou non, nous interprétons notre réalité d’après notre propre bagage d’expériences et de connaissances. De cette façon, nous sommes constamment en train de projeter une partie de nous-mêmes (nos espoirs, nos doutes, nos peurs, nos frustrations) sur les autres.

Comment utiliser la théorie du miroir pour son développement personnel

Là où la théorie du miroir est intéressante, c’est qu’elle nous amène à avoir une vision différente de nous-même et des autres, que l’image que les autres nous renvoient soit positive ou négative. Ainsi, en se demandant « Se peut-il que je sois comme ça? Quelle partie de moi-même ressemble à l’autre personne? », on focalise sur notre propre expérience, notre propre vécu. Et en reconnaissant que nous avons aussi en nous les aspects que l’on voit chez les autres, on ouvre notre esprit à une plus grande compréhension de l’autre et de nous-mêmes.

Ce que tu admires chez une personne, tu l’as déjà en toi.

Aussi étonnant que ça puisse paraître, la personne que tu admires le plus… sommeille aussi en toi. Tu n’en a peut-être pas conscience, car on a parfois tendance à sous-estimer nos capacités et notre potentiel, mais c’est bien là. Il n’en tient donc qu’à toi de DEVENIR ou à RECONNAÎTRE cette personne que tu es déjà, au fond.

Quand tu vois une personne que tu admires et qui t’inspire, c’est le signe que :

  • Tu es toi-même cette personne;
  • Ou alors que tu as déjà tout ce qu’il faut pour devenir cette personne.

Bref, cette personne est là pour te montrer le chemin et t’encourager à continuer dans cette voie. Et si tu as l’impression que cette personne est de loin supérieure à toi, alors il est fort possible que tu t’empêches d’être cette personne, possiblement par peur ou par manque de confiance en toi. Ou bien peut-être que tu réaliseras qu’au fond, tu admires cette personne, mais ne souhaites pas être entièrement comme elle pour telle ou telle raison. D’en prendre conscience te permettra d’identifier les blocages conscients ou inconscients qui nuisent à ton évolution ou à la réalisation de tes rêves.

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Ce que tu détestes chez une personne, tu l’as aussi en toi.

Je t’avoue que c’est le point le plus difficile à accepter. Mais quand on prend le temps d’y réfléchir, plusieurs traits que nous n’aimons pas chez certaines personnes de notre entourage se retrouvent aussi en nous.

Ce constat peut faire mal à l’égo. Mais ce que je trouve intéressant, c’est que la théorie du miroir nous invite à changer notre point de vue sur certaines situations irritantes. Au lieu de penser à comment cette personne nous énerve, elle amène à réfléchir à notre propre façon d’être. Bref, au lieu de simplement critiquer la situation et l’autre devant nous, on accepte de voir ces même défauts chez nous, ouvrant ainsi la porte à la possibilité de changer qui nous sommes et de nous améliorer en tant qu’individu.

Le reflet que nous renvoie la personne devant nous fonctionne de deux façons : il peut être direct ou inversé.

Je vais te donner un exemple : Imagine que tu soit fâchée qu’une personne prenne tout son temps pour réaliser des tâches. Cette personne peut :

  • De façon directe : Refléter le fait que tu prends toi-même tout ton temps dans un aspect de ta vie (pas forcément le même);
  • De façon indirecte : Refléter le fait que tu aimerais prendre davantage ton temps ou qu’une partie de toi t’en empêche.

Je vais te donner un autre exemple : Imagine que tu conduis une voiture et que quelqu’un te coupe à toute vitesse. Une fois la colère et/ou la peur passée, tu peux réfléchir sur ce qui t’as le plus dérangé dans cette situation. Est-ce l’insouciance dont l’automobiliste a fait preuve, son manque de respect, son inattention ou le fait qu’elle allait trop vite? Ensuite, demande-toi si tu as tendance à faire comme cette personne dans une des sphères de ta vie. Par exemple, as-tu tendance toi aussi à couper les gens, peut-être quand ils parlent?

Ce petit exercice permet de constater à quel point on a parfois tendance à juger rapidement les autres alors qu’on a des attitudes similaires dans d’autres sphères de notre vie.

Je dois t’avouer que j’ai toutefois quelques réserves concernant la théorie du miroir. En effet, je n’aime pas du tout ce que ça insinuerait sur les victimes d’agressions, par exemple. Mais je crois que dans des situations plus communes et dans la vie de tous les jours, cette vision des choses peut s’avérer un outil intéressant afin de devenir la meilleure version de nous-même et de mieux comprendre le comportement des autres. Je crois que cette façon de voir les gens qui nous entourent permet de développer un regard plus bienveillant sur les autres et sur soi.

Et toi, que penses-tu de la théorie du miroir? As-tu en tête des idées de situations dans lesquelles tu pourrais la mettre en application dans ta vie?

S’émerveiller des petites choses

S’émerveiller des petites choses

Le diable est dans les détails, disent les Anglais. Et si la beauté s’y trouvait aussi?

En allant me promener dans les champs avec mes enfants ce matin, j’ai tout de suite été émerveillée par la beauté des vastes espaces coiffés des montagnes des Appalaches au loin. Mais plus je marchais, plus je me rendais compte des petites choses qui nous entouraient : les roches, les fleurs, les oiseaux… J’étais émerveillée par leur beauté, eux qui paraissaient pourtant microscopiques et bien modestes devant le paysage grandiose en arrière-plan.

Il faut dire que j’ai toujours été fascinée par les petites choses. Quand j’étais enfant, je pouvais passer des heures à regarder les roches sous mes pieds à la recherche des plus beaux spécimens. Même chose quand on allait sur le bord de la mer, où je ramassais toujours un grand nombre de coquillages cachés parmi les grains de sable. J’en garde de très beaux souvenirs empreints de calme et de sérénité.

Quand je regarde mon fils s’émerveiller devant les roches à nos pieds et les ramasser, je ne peux m’empêcher de me reconnaître en lui. On dit que la pomme tombe jamais bien loin de l’arbre… Il faut croire que c’est vrai.

Plus tard, sur le chemin du retour, j’ai croisé un papillon comme j’en ait rarement vus. Il était si petit, mais on prenait le temps de le regarder, on pouvait voir qu’il avait de magnifiques ailes bleues aux reflets mauves. J’ai tenté de le prendre en photo… la seule que j’ai pu capter avant qu’il ne s’envole. J’ai été incroyablement chanceuse d’avoir réussi aussi rapidement ma mise au point avec un bébé dans les bras!

Bref, je me suis rendue compte, ce matin, que de s’attarder à la beauté des petites choses rendait heureux. Et que, comme un papillon, il faut savoir la voir et l’attraper au vol.

Et toi : prends-tu le temps de t’émerveiller des petites choses?

Sortir du chaos

Sortir du chaos

As-tu parfois l’impression que le chaos a pris le contrôle de ta vie?

Quand la pandémie a frappé de plein fouet, mon anxiété était à son paroxysme. Comme beaucoup, j’étais prise à la gorge par le nombre incroyable de questions qui m’assaillaient… Il y avait tant d’incertitudes! Mais plus encore : il y avait énormément de fatigue. Étant maman de deux jeunes enfants, dont un bébé qui ne faisait pas ses nuits, je devais composer comme bien des familles avec une nouvelle réalité : être confinée 24/7 avec mes enfants. Mon conjoint —par chance— travaillait encore, si bien que je me retrouvais seule à m’occuper de nos trésors. Mais avec mes nuits entrecoupées (mon bébé pouvait se lever aux 1h30-2h) et mon anxiété dans le tapis avec tout ce qui se passait avec la Covid, je manquais cruellement de patience et d’énergie pour gérer mon plus grand qui courrait partout comme une tornade et cherchait à ce que je l’occupe comme si j’étais son éducatrice à la garderie.

Bref, à bout de souffle et au bord des larmes, j’ai ressorti mes cartes de tarot.

J’y reviendrai dans d’autres posts, mais j’ai plusieurs jeux de tarot, dont certains que j’ai hérité de ma grand-maman. Ça faisait un moment que je n’y avait pas touché, car avec des enfants, je n’osais pas toujours connaître mon avenir de peur d’y voir des choses que je ne voulais pas voir.

J’ai donc sorti un jeu de tarot qui m’inspire beaucoup et j’ai fait un tirage plus méditatif. Contrairement aux tirages plus conventionnels qui permettent de prédire l’avenir, un tirage méditatif permet de réfléchir à une situation. J’ai donc demandé : qu’est-ce que je dois apprendre de cette pandémie? En retournant la première carte du paquet, c’est celle du Chaos qui m’est apparue.

Bang! En plein dans le mile! Parce que c’était VRAIMENT le chaos qui régnait à ce moment-là dans ma vie : discipline par-dessus discipline, nuits de marde, bordel dans la maison… sans oublier la Covid dont on ne connaissait alors pas grand chose et pour laquelle on commençait à compter des centaines de morts par jour.

La signification de la carte du Chaos est encore plus intéressante. En plus de faire référence au chaos dans lequel on est, elle indique que nous allons nous en sortir. Encore mieux : que nous AVONS les moyens de nous en sortir, que nous sommes capables de tout. Cette carte nous rappelle que nous sommes les principaux artisans de notre réalité et que nous avons le choix de rester dans le noir ou de faire jaillir la lumière.

Apprendre à sortir du chaos. Voilà qui n’était pas une tâche simple. Mais la carte me disait aussi que je devais puiser en moi pour trouver les outils pour y arriver.

C’est la raison qui m’a poussée à créer ce blogue : pour sortir du chaos quotidien, mais aussi, aider et inspirer d’autres personnes à le faire.

Pour y arriver, je sais maintenant que je dois, entre-autres :

– Être plus indulgente envers moi-même;

– Prendre du temps pour moi;

– Ralentir le rythme;

– M’aimer davantage au naturel;

– Manger plus sainement;

– Me départir de ce dont je n’ai plus besoin.

On a parfois tendance à chercher des réponses à l’extérieur de nous-mêmes… Et si, parfois, il suffisait de chercher à l’intérieur de soi?

Est-ce que j’ai réussi à sortir du chaos? Oui et non. Ça dépend des jours. Mais je me sens déjà plus forte pour affronter les tempêtes.