Hairspray 100% naturel, économique et facile pour des cheveux en santé

Hairspray 100% naturel, économique et facile pour des cheveux en santé

Dans la vie, j’ai les cheveux fous de nature. Ils ont la fâcheuse tendance à lever facilement sur ma crinière, même sans vent, me donnant chaque fois un air un peu négligé. J’avais moins ce problème avant d’avoir des enfants, il me semble… À moins que ce ne soit parce que je me suis libérée du fer plat et que j’ai décidé d’assumer ma crinière ondulée? Peut importe, depuis que j’ai commencé ma transition vers des solutions plus saines et écologiques pour prendre soin de mon corps, j’ai cherché et essayé maintes fois de dompter ces cheveux rebelles au sommet de mon crâne. Je suis tellement fière de ma trouvaille que je devais absolument la partager avec toi, d’autant plus que ça ne prend que deux ingrédients de base que je suis à peu près certaine que tu as chez toi et que ça ne prend littéralement que cinq minutes à faire. Et en prime : il nourrit tes cheveux. Oui, oui!

Pourquoi faire son propre hairspray maison?

Ce n’est pas la première fois que je parle de faire des produits cosmétiques soi-même sur ce blogue. Mais si c’est la première fois que tu me lis, peut-être que tu te demandes pourquoi diable se donner autant de trouble quand on peut facilement s’en procurer pour pas très cher à la pharmacie du coin.

Ce que je peux te dire, c’est que les réponses possibles à cette question sont nombreuses et diffèrent d’une personne à l’autre. Je t’en parle plus en détails dans mon article Pourquoi faire ses produits cosmétiques soi-même.

Pour ma part, la raison numéro 1 est la simplicité. Parce que oui, faire ses propres produits soi-même n’a pas besoin d’être compliqué! Je suis d’ailleurs la première à détester quand il y a trop d’étapes de préparation ou trop d’ingrédients bizarres ou difficiles à trouver. Et la recette de hairspray que je te propose ici correspond justement à mon besoin de trouver une solution simple, rapide et efficace, en plus d’être très économique.

Mais au-delà de la simplicité, j’ai toujours détesté l’odeur forte et poignante du hairspray. Je n’en avais même jamais chez moi pour cette raison. Et c’est sans parler que les hairspray du commerce peuvent contenir des ingrédients potentiellement toxiques pour nous et l’environnement. Et à en juger par l’odeur, je n’en suis pas du tout surprise. Selon la Fondation David Suzuki, pas moins de 10 500 agents chimiques seraient utilisés dans nos produits de soins corporels. S’ils ne sont pas tous toxiques, plusieurs d’entre eux sont toutefois associés à un risque accru de cancer. Alors qu’avec deux ingrédients que tu as déjà chez toi, tu peux faire un hairspray qui ne contient aucun produit chimique toxique ET qui nourrit tes cheveux par la même occasion.

Dans ce contexte, je trouve que faire ma recette de hairspray, qui ne demande au maximum que 5 minutes de mon temps, est une solution gagnante sur toute la ligne.

Photo de Elina Sazonova sur Pexels.com

Comment faire son propre hairspray soi-même?

Voici donc mon secret : de l’eau et du sucre. C’est tout! Ça semble incroyable dit comme ça, mais ça fonctionne vraiment. Le sucre va fixer tes cheveux, les nourrir et les rendre brillants. Et pour le faire disparaître, tu n’as qu’à te brosser les cheveux. J’en mets même parfois juste avant de me laver les cheveux depuis que j’ai essayé la méthode No poo.

J’ai trouvé cette recette sur le blogue de Simple Life Mom, qui donne d’ailleurs d’autres recettes intéressantes de hairsprays naturels, si tu es curieuse. Pour ma part, j’aime tellement celle-ci que je n’ai pas encore eu envie d’essayer les autres.

Il est possible que tu aies à ajuster la quantité de sucre dans ta recette selon l’effet que tu recherches et ton type de cheveux. En effet, si tu veux plus d’impact, tu peux vouloir ajouter un peu de sucre à ton eau. Pour l’instant, je suis satisfaite de ce ratio, et pourtant, mes cheveux fins sont assez rebelles.

Hairspray 100% naturel économique et facile

Ingrédients

– 1 tasse d’eau;
– 2 c. à table de sucre;
– 2 gouttes d’huiles essentielles au choix (optionnel).
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Instructions

  1. Fais chauffer l’eau dans une bouilloire ou un chaudron.
  2. Ajouter le sucre, mélange, puis laisse refroidir.
  3. Ajoute de l’huile essentielle (optionnel).
  4. Verse la préparation dans une bouteille à vaporisateur. Bien agiter avant chaque utilisation.
  5. Discard after 1-2 months. .

Plus tu mets de sucre, plus le hairspray va être fort et tenir tes cheveux.

Photo de Karolina Grabowska sur Pexels.com

Méthode de conservation

Sur son blogue, Simple Life Mom recommande de jeter le surplus de hairspray après un mois ou deux. Personnellement, à l’odeur, à la texture et à la couleur, le mien me semble encore bon après un mois. Je pense donc continuer de l’utiliser. Par contre, j’avais trop d’eau sucrée pour mettre toute la recette dans ma bouteille à vaporisateur, si bien que la prochaine fois, je vais congeler le surplus pour en avoir de déjà prêt pour une future utilisation. Je fais ça avec l’eau saline pour le nez de mes enfants que je fais moi-même et j’adore cette technique qui me permet à la fois d’éviter le gaspillage et de sauver du temps.

Si jamais tu testes la recette, j’apprécierais beaucoup que tu reviennes m’écrire ce que tu en penses. Et si tu as une autre recette de hairspray 100% naturel, n’hésite surtout pas à me la partager en commentaire. C’est toujours plaisant d’échanger sur nos bons coups et nos moins bons coups dans le domaine des produits cosmétiques DIY.

Le hygge, le secret danois pour une vie plus saine, plus simple et heureuse

Le hygge, le secret danois pour une vie plus saine, plus simple et heureuse

Avec l’automne, les températures rafraîchissent et je ressens l’envie de m’emmitoufler dans un chandail de laine ou une grosse couverture avec un café chaud et un bon livre à la main. Parce que pour moi, la saison froide est synonyme de moments douillets. Comme si je devenais une chenille qui hiberne dans son cocon en attendant le printemps où je me transformerai en papillon (bon, ok, je sais que ce n’est pas comme ça que ça se passe, mais je crois que tu comprends que j’ai l’impression de renaître quand revient le beau temps). Peut-être que c’est justement après des siècles à apprivoiser le froid que les Scandinaves en sont venus à un mode de vie plus simple, plus confortable, plus lent et plus douillet. C’est d’ailleurs dans ces pays du nord qu’est né le concept du hygge, qui comporte plusieurs éléments incitant à une vie plus douce et plus saine. Je te présente ici quelques idées issues de ce concept et comment tu peux les mettre en pratique dans ta propre vie afin de te sentir plus heureuse et épanouie.

Qu’est-ce que le hygge?

Peut-être as-tu déjà entendu parlé du hygge… Il a en effet fait beaucoup parlé de lui en 2016 avec la publication du livre Le livre du hygge, mieux vivre la méthode danoise par Meik Wiking, président de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague.

Le hygge (qui se prononce «hu-gue») est en fait un mot d’origine danoise qui fait référence à un sentiment de bien-être, une humeur joyeuse et à une atmosphère intime et chaleureuse. Il n’existe pas vraiment d’équivalent littéral en français. C’est que le concept du hygge est beaucoup plus large que ça : c’est un mode de vie à part entière qui privilégie les moments jugés réconfortants, agréables et conviviaux et qui y prête attention afin de générer un sentiment de bien-être. Pour la petite histoire, le hygge tirerait lui-même son origine du terme « bien-être » en norvégien.

De façon générale, le hygge est associé au confort, à une expérience positive, à une atmosphère chaleureuse, à la relaxation et au bonheur d’être ensemble.

Mais le hygge est avant tout un art de vivre. C’est le fait d’apprécier les petits bonheurs au quotidien. D’ailleurs, les recherches dans le domaine du bonheur montrent que ce n’est pas tant le fait de ne pas ressentir de tristesse qui rend heureux, mais plutôt de vivre de bons moments aussi souvent que possible, à petite dose.

Le hygge se retrouve d’ailleurs dans les petites choses simples. En règle générale, plus quelque chose est luxueux, moins il y a de hygge.

Quelques exemples de ce qui est hygge :

  • Une promenade dans la nature;
  • Un souper entre amis;
  • La lueur des bougies;
  • Un pique-nique dans un parc;
  • Une balade à vélo;
  • Un barbecue entre amis;
  • Des bonbons;
  • Un feu de foyer;
  • Lire un bon livre;
  • Une pâtisserie;
  • Prendre un bain chaud;
  • Cuisiner en famille;
  • Un jeu de société dans un environnement chaleureux et rustique;
  • Des chaussettes chaudes;
  • Boire un bon café tranquille.
Photo de Nhi Uyu1ec3n sur Pexels.com

Les Danois : le peuple le plus heureux au monde

La grande différence du hygge est qu’au Danemark, il ne s’agit pas d’une simple mode passagère : c’est véritablement un mode de vie, une façon de vivre son quotidien. Ça fait des siècles que les Danois respirent, vibrent et s’épanouissent au rythme du hygge.

Mais pourquoi donc s’intéresser au hygge? Les chercheurs dans le domaine du bien-être se sont penché sur le cas des Danois, qui se révèlent être parmi les plus heureux au monde. La seule différence qu’ils ont noté, en comparaison avec leurs autres voisins scandinaves, est ce fameux hygge si profondément ancré dans la culture de ce pays.

D’ailleurs, les Danois ont une relation au travail un peu différente de celle qui est valorisée aux États-Unis et dans le reste de l’Occident. La semaine de travail y est généralement de 37 heures et les horaires sont habituellement très flexibles. Ils vivent donc plus au ralenti, ce qui les rend moins stressés et leur donne plus de temps pour les bonheurs simples de la vie.

Il faut aussi savoir que le Danemark est reconnu pour son État-providence qui prodigue plusieurs programmes sociaux-économique afin de réduire les inégalités sociales.

Aussi, savais-tu que les Danois sont les premiers consommateurs de chandelles au monde? Ils en font brûler le jour comme le soir, même dans les écoles. La lueur d’une bougie est reconnue pour avoir un effet relaxant et chaleureux : je connais même un collègue qui mange chaque soir aux chandelles pour cette raison… même s’il n’est pas Danois.

Comment intégrer davantage le hygge dans sa vie

Un des avantages du concept du hygge, c’est qu’il est possible de l’associer à une foule de moments ou d’expériences. Il est donc facile à adapter et à intégrer à sa vie quotidienne.

Sans grande surprise, la haute saison du hygge est Noël. Avec les multiples décorations souvent illuminées, les retrouvailles entre amis et la famille, mais aussi les couvertures et les longues écharpes chaudes, les promenades en traîneau, les gâteaux… Bref, cette période de l’année particulièrement festive représente bien l’esprit de cet art de vivre danois.

On pourrait d’ailleurs comparer le hygge au slow living. Il existe même plusieurs similitudes entre les deux, comme tu pourras le constater plus loin.

Par contre, il est tout à fait possible de pratiquer le hygge toute l’année. Peu importe la température extérieure, la philosophie reste la même : savoir profiter de la vie, apprécier les petits bonheurs simples du quotidien et s’ouvrir aux autres.

Photo de Rachel Claire sur Pexels.com

1– Vivre le moment présent

Le hygge est une invitation à ralentir, à te déconnecter de tes écrans et à simplement profiter de l’instant présent. Il s’agit d’une véritable ode au slow living, dont je te parlais dans un autre article dans lequel je te donne plusieurs idées pour t’aider à ralentir dans ton quotidien.

Mais l’idée ici, c’est surtout de prêter attention à tous tes sens : tenir un café chaud entre tes mains, sentir la douceur de la laine sur ta peau, goûter la texture d’un biscuit maison, sentir l’arôme d’un pain qui cuit au four, entendre le chant des oiseaux ou le rire de tes amis, regarder le soleil se coucher… Bref, le simple fait d’être plus attentive à ce qui se passe autour de toi va te permettre de profiter davantage du moment présent.

Petit exercice pour vivre davantage dans l’instant présent :

  • Nomme une chose que tu peux toucher;
  • Nomme une chose que tu peux voir;
  • Nomme une chose que tu peux goûter;
  • Nomme une chose que tu peux sentir;
  • Nomme une chose que tu peux entendre.
  • Et pour chacune de ces choses, décris-la en détails : sa texture, ses couleurs, son parfum, sa tonalité…
Photo de Tatiana Syrikova sur Pexels.com

2– Rendre son intérieur douillet

Pour pratiquer le hygge, tout est souvent une question d’atmosphère. Il est d’ailleurs souvent associé au cocooning : un fauteuil confortable pour boire un café chaud (ou même un latte à la citrouille, miam!), des couvertures douces et chaudes, un doux tapis… L’idée est de créer un endroit chaleureux et propice à la relaxation où tu peux passer un bon moment.

Pour aider à créer une atmosphère hygge chez toi, privilégie les couleurs neutres inspirées de la nature, les matières naturelles et la présence de plantes. Les lieux rustiques, comme un chalet, sont d’ailleurs des endroits très propices au hygge. Des bougies, un foyer ou des guirlandes de lumières peuvent également fournir un éclairage d’appoint parfait pour créer une ambiance chaleureuse.

Photo de cottonbro sur Pexels.com

3– Prendre soin de soi

Un des principes du hygge est de prendre soin de soi en s’offrant des moments de douceur afin de faire retomber le stress de la journée. Tu peux t’installer confortablement avec un bon livre, tricoter, écrire, dessiner, faire du yoga, prendre un bain moussant… L’idée est de t’accorder du temps pour faire ce qui te fait du bien et te permet de relaxer.

Mais prendre soin de soi consiste également à s’écouter et à être en harmonie avec sa petite voix intérieure. Suivre ses envies et ses élans, être authentique avec soi-même et les autres est tout à fait en accord avec la philosophie danoise. Elle nous permet de faire de meilleurs choix afin d’être plus heureuse.

Photo de cottonbro sur Pexels.com

4– S’entourer de ceux qu’on aime

Les Danois accordent beaucoup de valeur à leurs relations, que ce soit leurs amis ou leur famille, la plupart chérissant le même cercle d’amis proches depuis le secondaire. Le sentiment de communauté et de vivre ensemble est également très important pour eux. Ce n’est donc pas étonnant que le bonheur d’être bien entouré et de partager des moments de qualité avec ses proches soit un autre des grands principes du hygge. Car le hygge incite avant tout à se connecter davantage avec soi-même et avec les autres. Quelle que soit l’activité, la faire en famille permettra de créer de beaux souvenir qui perdureront longtemps en plus de rendre l’instant présent beaucoup plus agréable. Cuisiner en famille, jouer à des jeux de société entre amis ou simplement relaxer à deux sont autant d’occasion de mettre un peu de hygge dans ta vie.

Je te l’accorde : c’est plus difficile en période de confinement… Si tu as la chance de vivre avec d’autres personnes sous le même toit que toi, essaie d’en profiter pour passer plus de temps avec eux, même si ce sont des colocs. Sinon, appeler tes proches plus souvent peut être une solution en attendant de pouvoir les revoir. Sinon, les médias sociaux peuvent, en ces temps inhabituels, te permettre de retrouver un semblant d’esprit de communauté.

Photo de Sebastian Voortman sur Pexels.com

5– Bouger à l’extérieur

Les pays scandinaves sont réputés pour leurs paysages à couper le souffle. Et malgré les températures froides, les Danois restent actifs et vont profiter de toute la beauté que la nature a à leur offrir. Se déplacer à vélo fait d’ailleurs partie intégrante de leur mode de vie, peut importe la saison, ce qui les garde en forme et davantage en contact avec la nature.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je te parle des bienfaits de se promener dans la nature, et les Danois l’ont particulièrement compris.

L’automne, avec ses couleurs chaudes et magnifiques, est particulièrement propice au hygge. Essaie de porter attention à ce qui t’entoure : les couleurs et les formes des feuilles par terre, les branches nues, les dernières fleurs d’automne… C’est si relaxant de voir et d’apprécier toutes ces belles choses!

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6– Cuisiner soi-même

La cuisine tient une place de choix dans la culture du hygge. Se préparer des petits plats sucrés ou réconfortants, comme les mijotés ou les potages, est particulièrement prisé des Danois, qui ont d’ailleurs tendance à cuisiner beaucoup eux-même. Non seulement cuisiner est une activité qui peut être relaxante, mais elle active tous les sens : le toucher, l’odorat, le goût… Et que dire de la chaleur qui se dégage d’un biscuit ou d’un pain encore chaud qui vient tout juste de sortir du four? Je te le jure pour avoir travaillé dans une boulangerie : il y a là quelque chose de magique qui nous attire.

Photo de cottonbro sur Pexels.com

7– Adopter un mode de vie plus écoresponsable

En mettant l’accent sur l’être et non sur l’avoir, le hygge nous invite à vivre plus simplement. Il propose ainsi une vision non matérialiste du bonheur. Il ne faut pas oublier que le Danemark est également un pays scandinave où le minimalisme, la simplicité et le respect de l’environnement sont valorisés. En te concentrant davantage sur l’instant présent et sur tes expériences de vie, tu vas sans doute réaliser que tu as de moins en moins besoin d’acheter des choses pour être heureuse. Tu vas peut-être aussi apprécier davantage faire des choses toi-même, comme cuisiner des collations, faire tes propres produits cosmétiques ou bien fabriquer des objets de la vie courante au lieu de les acheter.

D’ailleurs, il faut faire attention à ne pas vouloir accomplir ou faire trop de choses. Car le hygge n’est pas dans tant dans ce que l’on fait que dans la manière dont on le fait, c’est-à-dire, en s’imprégnant du moment présent et en savourant simplement chaque seconde.

5 leçons de bien-être que j’ai apprises en ayant mon premier jardin

5 leçons de bien-être que j’ai apprises en ayant mon premier jardin

Cette année, je me suis lancée pour la toute première fois dans le jardinage. En fait, j’avais déjà essayé par le passé d’avoir un petit plant de tomates et tenté plusieurs fois d’avoir un basilic dans ma maison, mais ces premiers pas dans le monde de l’agriculture urbaine ne s’étaient malheureusement pas avérés très fructueux. C’est donc avec une certaine appréhension, mais aussi beaucoup de détermination, que j’ai débuté mon premier vrai jardin cette année et étonnamment, je suis agréablement surprise et assez satisfaite des résultats. Pas seulement en termes de récoltes, mais aussi, de ce que le jardinage a eu comme effet sur moi et mon évolution en tant que personne. Avec l’été qui s’achève, j’ai envie de te partager ce que j’ai appris tout au long de cette extraordinaire aventure qui a transformé ma cours et mon esprit au cours des derniers mois.


À quoi ressemblait mon jardin

Avant de passer au vif du sujet, je pense qu’il serait d’abord intéressant que tu saches ce que j’ai planté et comment je m’y suis prise.

Ce que j’ai planté :

  • 4 plants de tomates raisins (8 semis faits moi-même et 2 achetés);
  • 4 poivrons rouges (semis faits moi-même)
  • Courgettes vertes et jaune (j’ai mis les graines directement en terre, mais je ne me souviens plus combien il y en avait);
  • Menthe poivrée (graines directement en terre);
  • Panais (graines directement en terre);
  • Carottes (graines directement en terre);
  • Épinards (au moins 100 graines directement dans la terre);
  • 1 plant de basilic (acheté).

Plan de mon jardin

Mon jardin faisait 8 pieds de long par 4 pieds de large, directement au niveau du sol. Je l’ai divisé en sections de 1 pied carré, parce que j’avais lu que les plants de tomates, de courgettes et de poivrons avaient généralement besoin de cet espace pour se sentir bien. Pour les plus petits légumes, j’ai planté plusieurs graines dans chaque espaces de 1 pied carré. En plus de cet espace, j’avais aussi deux bacs de tomates, un bac d’épinards et un pot de basilic.

Mes semis

J’ai débuté mes semis vers la mi-avril… Ce qui est plutôt tardif, d’après ce que j’ai découvert. Si il s’est avéré que j’ai finalement réussi à avoir de beaux plants de tomates tout de même, il en a été tout autrement de mes poivrons. Selon une amie, j’aurais dû débuter les semis de poivrons aussi tôt qu’en… janvier. Je vais donc en prendre bonne note pour l’an prochain.

Je me suis rendue compte que c’était normal de faire des essais et erreurs, surtout quand on débute. Il faut se donner du temps et être indulgent envers soi-même.


Leçon no 1 – Le jardinage permet de renouer avec la simplicité

Avec mes tentatives infructueuses pour avoir des tomates par les années passées, j’avais fini par me convaincre que jardiner, ce n’était pas fait pour moi. Que peut-être que je n’avais simplement pas le pouce vert.

Heureusement, j’avais tout faux.

J’ai découvert que non seulement il était possible d’entretenir un jardin de façon minimaliste, mais que de mettre les mains dans la terre permettait de renouer avec une vie plus simple, plus vraie.

Je me suis rendue compte que le jardinage créait une routine sécurisante et apaisante entourant l’entretien des plantes. De voir la nature pousser toute seule, dans toute sa simplicité, m’a fait réaliser que jardiner (et la vie en général) n’avait pas besoin d’être compliqué : un peu d’eau et d’engrais chaque jour, et voilà!

Ça paraît très simpliste, mais ça n’a pas tellement besoin d’être plus compliqué que ça. Oui, il est possible que certains plants te posent plus de problèmes que d’autres, mais je me suis rendue compte qu’en leur offrant un endroit très ensoleillé, en les arrosant une fois par jour et en les nourrissant régulièrement avec mon marc de café, mon jardin était heureux et bien portant.

Une fois les légumes poussés, la simplicité est de nouveau au rendez-vous : on cueille, puis on déguste. Et les légumes frais sont tellement goûteux qu’on n’a pas besoin de les apprêter pour en apprécier le goût et la texture. On cuisine donc plus simplement et plus santé.

Leçon no 2 – Jardiner aide à ralentir et à nous ancrer dans l’instant présent

De la même manière qu’un jardin nous fait renouer avec la simplicité, il nous offre aussi l’occasion de ralentir. Il y a quelque chose d’incroyablement relaxant à mettre des mains dans la terre, à arroser les plantes. Même mon garçon s’est prêté au jeu. Le résultat était frappant : il devenait aussitôt plus calme lorsqu’il s’occupait du jardin avec moi. Un peu et je me demandais si on n’avait pas échangé mon garçon!

Il faut dire que la nature est reconnue pour favoriser une réduction du stress, une bonne humeur et une attention accrue. Plus intéressant encore, ces réactions seraient universelles. Si le sujet t’intéresse, je t’en parle justement plus en détails dans mon article La biophilie, ou pourquoi on se sent bien dans la nature.

Bref, le temps semble s’arrêter quand on s’occupe d’un jardin. On oublie nos petits soucis, on se concentre sur une tâche à accomplir tranquillement, sans se brusquer. En effet, jardiner n’est pas une tâche qui nécessite de se dépêcher : on peut prendre tout notre temps. Même avec deux enfants en bas âge, j’arrivais à trouver du temps pour prendre soin de mon jardin après la routine du dodo, un moment qui s’avérait encore plus calme et relaxant et dont je pouvait savourer pleinement chaque seconde. Le soir, il fait encore clair à l’extérieur en été, mais il fait aussi plus frais, plus calme. J’ai souvent eu l’occasion de pouvoir observer l’apparition de la lune au passage et de m’émerveiller de la beauté de la nature.

Leçon no 3 – Prendre soin d’un jardin donne envie de prendre soin de soi

Avoir un jardin, c’est déjà le signe que l’on souhaite manger plus sainement. Mais au-delà de mieux s’alimenter, le simple geste de prendre soin d’autre chose que de nous-mêmes nous porte également à vouloir prendre davantage soin de notre propre personne par la même occasion.

On s’occupe d’un autre « être » vivant, on en prend soin, et petit à petit, on voit apparaître le fruit de nos efforts. On se rend alors compte à quel point ça fait du bien de prendre le temps d’entretenir ce qui nous tient à cœur, de le nourrir de notre attention et de notre amour. Et par le fait même, on se dit que si ces plantes méritent ces gestes d’affection, alors nous aussi, on le mérite. Ça va donc bien au-delà de manger santé : on veut prendre davantage soin de son corps et de son esprit. Pour t’en convaincre, le moment où l’idée de créer ce blogue sur le bien-être coïncide avec celui où j’ai commencé à jardiner… Coïncidence? Je ne pense pas!

Leçon no 4 – Jardiner nous redonne confiance en nous

Comme toute tâche manuelle, jardiner est thérapeutique au sens où elle découle de ce que l’on appelle «l’activation comportementale». Ce type de thérapie consiste à réaliser une action ou une tâche avec un but défini. Ceci a pour effet de nous faire sentir plus en contrôle et nous donne le sentiment d’avoir accompli quelque chose une fois qu’elle est terminée, d’où la sensation de bien-être qui en découle. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on dit que de faire du ménage ou de désencombrer son chez-soi pour avoir un impact sur notre niveau de bien-être.

S’occuper d’un jardin permet aussi de reprendre confiance en notre propre potentiel créatif. En jardinant, on se projette dans l’avenir. On imagine donc ce qui n’existe pas encore et que l’on voudrait créer en plantant des graines. Avant de planter, on doit aussi prévoir la grosseur et la hauteur des plants à maturité, quelles plantes s’entendent bien ensemble et les placer de sorte à ce que chaque plant reçoive la luminosité dont elle a besoin. Mais au-delà de cette étape de planification cruciale, le simple fait de réussir à créer la vie est, en soi, une source de grand enthousiasme en plus de générer un sentiment d’accomplissement. On se dit alors que si on est capable de faire pousser des plantes ont on peut ensuite se nourrir, on peut alors réussir d’autre projets qui nous tiennent à cœur.

Leçon no 5 – Un jardin nous apprend la patience et le lâcher prise

Je me suis rendue compte que de commencer un jardin nous enseigne une grande leçon d’humilité. En plantant une graine, on place toute notre confiance dans le fait qu’elle germera sous la terre sans la voir gagner la surface avant plusieurs jours. Cela relève presque d’un acte de foi. On apprend par le fait même à agir au mieux de nos connaissances sans voir de résultats immédiats, que ce n’est pas parce qu’on ne voit rien que rien ne se fait.

En jardinant, on se rend compte qu’il existe un temps pour chaque chose, que tout est cyclique et que chaque étape a son importance :

  1. On plante les graines. Cette étape où on creuse la terre pour y déposer la semence est étonnamment relaxant et porteur d’espoir. Mon garçon m’a aidée à mettre les graines avec beaucoup de calme et de concentration, tout curieux de la tâche à accomplir. Et moi-même, j’avais l’impression de participer à quelque chose, de contribuer à créer de la vie;
  2. On prend soin. C’est l’étape où la graine germe dans la terre, mais où on ne voit rien de la magie qui opère. C’est aussi pendant cette période que le doute et l’appréhension se mêlent : est-ce que ça va pousser? On arrose, on met de l’engrais, on donne de l’amour et on attend;
  3. On regarde pousser. Quand les premières poussent sortent de terre, je devient toute excitée! C’est là que l’on réalise que tous nos efforts seront un jour récompensés;
  4. On récolte. C’est l’apothéose : on a enfin réussi!

Tu t’es toi aussi lancée dans le jardinage cette année? Comment as-tu trouvé ton expérience? As-tu appris des choses, toi aussi, en jardinant?

Pour t’aider à améliorer ton expérience de jardinage , je t’invite à télécharger mon Journal de jardinage. Cet outil très pratique que j’ai conçu et imaginé moi-même te permettra de voir ce que tu as planté, ce qui a fonctionné ou pas et de mieux planifier ton jardin de l’année suivante afin de ne pas refaire les mêmes erreurs. Tu t’évites ainsi de retourner fouiller dans tes stories ou dans tes publications sur les médias sociaux pour te souvenir de tous ces détails.