L’impact environnemental des huiles essentielles : comment les utiliser de façon responsable et soucieuse de l’environnement

L’impact environnemental des huiles essentielles : comment les utiliser de façon responsable et soucieuse de l’environnement

Ces derniers mois, je me sens un peu comme Alice au pays des merveilles. Je suis tombée dans le monde des huiles essentielles et je découvre depuis un monde magique, à la fois surprenant et beau. Mais tout n’est pas rose : j’ai découvert qu’il est important de bien s’informer sur le sujet, au risque de faire des choix néfastes pour sa santé ou l’environnement. Je n’ai pas la prétention de tout connaître encore, mais une abonnée a eu la gentillesse récemment de m’aiguiller sur le chemin de brique jaunes de la connaissance. Je te présente ici certaines informations que j’ai découvertes et que j’aurais aimé connaître avant le début de mon aventure, question que tu puisses faire des choix éclairés et éviter de faire les mêmes erreurs que moi.

1–Mal utilisées, les huiles essentielles peuvent être toxiques

Une chose est certaine : les huiles essentielles constituent une façon très intéressante de se soigner ou de parfumer une pièce, d’autant plus qu’elles peuvent remplacer des produits non naturels et souvent toxiques. Mais attention : ces huiles, quoique naturelles, peuvent elles aussi s’avérer toxiques dans certains cas et avoir l’effet complètement inverse de ce qui est désiré si celles-ci ne sont pas utilisées correctement. D’ailleurs, les femmes enceintes et les jeunes enfants devraient faire très attention et même, dans le doute, s’abstenir de les utiliser complètement.

La solution : Lire, lire et encore lire sur le sujet! Suivre une formation peut également être intéressante si on souhaite faire un usage régulier des huiles essentielles pour soigner plusieurs maux bénins du quotidien. Un aromathérapeute peut également être de bon conseil afin de faire un usage judicieux et sécuritaire de ces produits.

En raison de leur très forte concentration en ingrédients actifs, il faut voir les huiles essentielles comme des médicaments. Tu ne prendrais pas un médicament sans te renseigner sur son dosage, n’est-ce pas? Bien c’est la même chose avec les huiles essentielles.

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2– Les huiles essentielles peuvent être responsables de la déforestation

Les huiles essentielles demandent une quantité phénoménale de plantes pour leur production. Pour te donner une idée, ça prend l’écorce de 2000 oranges pour faire 1 kg d’huile essentielle, alors que ça prend jusqu’à 4000 roses de Damas (soit un champ entier!) pour la même quantité d’huile. Cette récolte massive peut avoir des conséquences désastreuses pour l’environnement. En Europe de l’Est, la cueuillette sauvage menace d’ailleurs certaines plantes et les monocultures intensives sont souvent privilégiées au détriment de l’agriculture dans les pays exotiques. Sans oublier que certaines huiles essentielles exotiques sont issues d’essences rares. C’est le cas notamment du bois de rose, du bois de Hô et des baies de linaloe, dont la récolte contribue à la déforestation.

La solution : Opter pour des huiles essentielles biologiques et locales de préférence. Ces huiles sont souvent plus dispendieuses, mais elles en valent la peine. En ce qui concerne les huiles essentielles exotiques plus rare, le mieux est peut-être de les éviter complètement si possible. Sinon, on essaie de s’assurer qu’elle est cultivée et fabriquée de façon respectueuse et équitable. Certaines huiles locales peuvent parfois même trouver bien remplacer certaines huiles plus rares ou exotiques dans certains cas.

Il faut aussi se rappeler que chaque goutte est précieuse. Il est donc préférable d’en utiliser de façon très méticuleuse et frugale.

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3– Certaines huiles essentielles sont toxiques pour la faune ou la flore

Tout comme certaines huiles essentielles peuvent s’avérer toxiques pour nous dû à leur très forte concentration en ingrédients actifs, ceci est tout aussi vrai pour l’environnement. En effet, en voulant utiliser des produits plus naturels pour nettoyer ou parfumer nos vêtements, beaucoup se tournent naturellement vers les huiles essentielles. Si à priori ce réflexe semble bon pour l’environnement, ce n’est malheureusement pas toujours le cas. Les huiles essentielles d’agrumes, par exemple, peuvent être particulièrement néfastes pour la faune et la flore si elles se retrouvent en grande quantité dans l’environnement.

La solution : Bien diluer ses huiles essentielles. Encore mieux : Opter pour des hydrolats, beaucoup moins concentrés que les huiles essentielles, ou pour des eaux infusées. Par exemple, pour réaliser un nettoyant tout usage à la fois économique, efficace et doux pour l’environnement, il est possible de conserver ses pelures d’agrume et de les laisser infuser trois à quatre semaine dans un récipient rempli de vinaigre. Je suis aussi en train de préparer une recette de bruine parfumée à l’eau de lavande maison sans huile essentielle et sans alcool dont je vais pouvoir te parler dans un mois ou deux lorsque je l’aurai testée.

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4– Les huiles essentielles ne sont pas solubles dans l’eau

Il faut savoir que les huiles essentielles utilisées pour parfumer la lessive, le bain ou les produits nettoyants ne sont pas solubles dans l’eau ni dans le vinaigre. C’est donc dire que dans le cas de la lessive, bien peu d’huile essentielle va rester sur nos vêtements et que la majorité va se retrouver dans les égouts, où elle sera ensuite rejetée dans la nature où elle peut être toxique pour les écosystèmes. Utilisée directement dans le bain, elle va flotter à la surface de l’eau où elle peut se retrouver en contact direct avec la peau, ce qui peut l’irriter selon le dosage utilisé.

La solution : Toujours utiliser les huiles essentielles avec un dosage approprié à l’utilisation souhaitée dans un support huileux (comme l’huile de jojoba ou l’huile de coco fractionnée) ou alcoolique. Elles sont donc intéressantes pour parfumer une huile à massage, d’autant plus s’il s’agit d’un massage thérapeutique. Pour parfumer ta lessive, tu pourrais les utiliser diluées dans de l’alcool comme eau de linge à vaporiser. Et pour le bain, tu peux faire toi-même un sel de bain aromatisé à l’huile essentielle d’eucalyptus ou de lavande, par exemple.

Bref, dans ce monde merveilleux des huiles essentielles, mieux vaut redoubler de prudence. Il est également préférable de réserver leur usage pour ce qu’elles savent faire le mieux : nous soigner. Quoique je dois t’avouer que je suis farouchement persuadée, pour le vivre au quotidien, des effets bénéfiques des huiles essentielles sur l’humeur et la concentration, notamment.

Et toi, comment utilises-tu les huiles essentielles? Étais-tu déjà au courant de son impact environnemental?

Mes six produits chouhous directement du garde-manger pour prendre soin de toi au naturel

Mes six produits chouhous directement du garde-manger pour prendre soin de toi au naturel

Ça fait maintenant un an que j’ai commencé à faire une transition vers des alternatives plus naturelles et écologiques pour mes soins corporels et capillaires et à les confectionner moi-même. Au début, je me souviens avoir eu peur de devoir partir à la recherche d’ingrédients étranges aux noms exotiques dans de petites boutiques ultraspécialisées à des kilomètres de chez moi. Et quand la pandémie mondiale a éclatée, je ne souhaitais qu’une chose : trouver tout ce dont j’avais besoin à l’épicerie afin de limiter au maximum mes déplacements. Quel ne fût pas ma surprise quand j’ai découvert que je pouvais trouver plusieurs produits qui non seulement peuvent me servir pour mes soins de la peau et des cheveux, mais que je pouvais aussi utiliser pour cuisiner! Plusieurs sont même devenus mes produits chouchous au cours des derniers mois. En voici six dont je ne peux plus me passer… Qui sait, peut-être en as-tu déjà certains d’entre eux dans ton garde-manger!

Pour chacun des produits ci-dessous, il est préférable de les choisir bio autant que possible. Quoique ma devise est que si ça se mange, c’est déjà beaucoup mieux que les produits de soin de beauté du commerce!

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1– Huile de noix de coco

Ultra polyvalente, mon huile de noix de coco est un indispensable dans ma pharmacie! Sous forme solide la plupart du temps en raison de notre climat tempéré, sa texture est légèrement crémeuse et elle fond au contact de la peau ou sous l’effet de la chaleur.

Outre son parfum exotique qui rappelle la plage et le soleil, elle est une précieuse alliée pour avoir une chevelure douce, saine et parfaitement hydratée grâce à sa composition riche en acides gras saturés, en vitamine A et vitamine E. Hautement compatible avec les protéines capillaires, elle est très bien absorbée par les cheveux : l’huile de noix de coco peut tout aussi facilement combler les brèches dans la fibre capillaire et augmenter la cohésion des écailles de kératine qui la composent. Je l’utilise donc en petite quantité (environ la grosseur d’un petit pois) sur les pointes de mes cheveux pour éviter qu’elles ne s’assèchent ou ne deviennent fourchues. Attention : il faut toutefois faire attention d’en utiliser une petite quantité à la fois afin d’éviter d’avoir les cheveux trop gras. Dans ce cas, on peut enlever l’excès d’huile avec un shampoing doux.

Si on a les cheveux très abîmés, on peut à ce moment-là privilégier un masque capillaire à l’huile de noix de coco. Mais pour en avoir déjà fait un par le passé, j’ai dû faire au moins deux shampoing pour enlever le gras dans mes cheveux. Il est d’ailleurs préférable d’appliquer l’huile uniquement sur les longueurs.

Par contre, bien que plusieurs personnes aiment l’utiliser comme hydratant pour le corps et même comme démaquillant, je m’évite de le faire en raison de son indice de comédogénéité. En effet, l’huile de noix de coco peut boucher les pores de la peau et n’est donc pas conseillées pour les peaux à tendance acnéiques comme la mienne. Mais j’ai vu plusieurs blogueuses vanter ses mérites comme démaquillant maison 100 % naturel (et, on va se le dire, très économique).

J’aime aussi utiliser l’huile de noix de coco de temps à autres pour aider à blanchir mes dents. Certaines blogueuses dans l’univers des cosmétiques naturels aiment même faire des gargarisassions avec de l’huile de noix de coco à cet effet. Pour ma part, j’y ajoute généralement un peu de bicarbonate de soude pour accentuer l’effet avant de frotter doucement sur mes dents.

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2– Fécule de maïs ou de marante

Je ne sais pas pour toi, mais dans mon cas, le shampoing sec est un vrai life saver, surtout depuis que je n’utilise plus de shampoing pour laver mes cheveux. C’est là qu’entre en jeux la fécule, qui est un véritable shampoing sec naturel et à petit prix.

Tu peux choisir n’importe quelle fécule, mais celle de marante est préférable. En effet, le maïs est une des grandes monocultures mondiales, ce qui a des effets néfastes sur l’environnement.

Pour éviter l’effet « poudre blanche » sur les cheveux foncés, je te suggère d’y ajouter de la poudre de cacao (pour les cheveux bruns) ou de la cannelle pour les cheveux roux. Il faut toutefois y aller avec parcimonie avec la cannelle, car elle peut être irritante pour la peau.

Pour utiliser ton shampoing sec en poudre, rien de plus simple : tu n’as qu’à mettre quelques poignées sur le sommet de ta tête ou sur tes cheveux, à brosser, puis à admirer ton reflet dans le miroir. Tu remarqueras tout de suite que tes cheveux auront pris du volume en plus d’avoir une apparence moins grasse et plus légère. D’ailleurs, si tu as quelques cheveux blancs, tu vas peut-être remarquer comme moi que la poudre de cacao ou de cannelle aide à les camoufler. Un beau plus!

3– Beurre de cacao

Le beurre de cacao est un de mes premiers coups de cœur 100 % naturel. Je l’ai découvert en mars 2020 en pleine covid, et alors qu’on se lavait les mains mille fois par jour, elle a secourue mes mains qui avaient auparavant l’aspect de celles d’une sorcière. Je t’en parle d’ailleurs dans un des mes premiers articles du blogue.

Le beurre de cacao se retrouve à l’état solide dans le rayon des produits bio de l’épicerie, généralement en petits macarons de forme ronde et de couleur ivoire. Tu peux donc en trimballer un ou deux morceaux dans un petit contenant dans ton sac à mains sans avoir peur qu’il ne dégouline partout.

Pour utiliser le beurre de cacao, tu n’as qu’à prendre un morceau dans tes mains et le laisser fondre légèrement avant de l’appliquer sur la peau sèche. Son aspect huileux s’estompe plus rapidement qu’avec des huiles naturelles comme l’huile de tournesol ou d’olive et je le trouve aussi plus efficace que ces derniers. Petite astuce : pour ajouter un effet hydratant, tu peux mouiller la zone problématique avant d’appliquer le beurre.

Autre avantage : ça sent le chocolat. Je ne sais pas pour toi, mais moi j’adooooore!

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4– Romarin

Le romarin est vite devenu un indispensable pour moi. Il est en effet reconnu pour stimuler la pousse des cheveux tout en les rendant plus brillants. Il aide également à soulager les démangeaisons du cuir chevelu. Et utilisé sur la peau, il a pour effet de resserrer les pores, désinfecter et aider à réguler le sébum.

Je laisse simplement infuser un peu de romarin (environ 1/4 de tasse) dans un pot Masson pendant la nuit. Il est préférable de faire bouillir l’eau au préalable afin que l’eau soit exempte de micro-organismes. Pour améliorer l’odeur, on peut y ajouter l’huile essentielle de son choix, comme celle de lavande vraie, ou, comme je le fais maintenant, des pétales de rose que je laisse infuser dans l’eau de romarin également. Une fois l’infusion prête, je filtre le tout et je l’utilise comme démaquillant pour la peau et même en spray pour cheveux pour leur redonner les rafraîchir et leur donner meilleure mine.

Il est également possible d’utiliser l’eau infusée au romarin comme revitalisant naturel sans rinçage, quoiqu’en ce moment, je lui préfère la tisane à la camomille.

Il faut toutefois savoir que l’eau infusée au romarin ne se conserve pas très longtemps : environ une semaine à l’abri de la lumière. Pour allonger sa durée de vie, on peu y ajouter un conservateur naturel comme l’extrait de pépins de raisins ou de pamplemousse, en vente sur la boutique Les Mauvaises herbes par Les Trappeuses.

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5– Miel

Le miel est un autre de mes produits incontournables à la maison, et pas qu’en cuisine. En effet, le miel est un des trois ingrédients pour me faire une tisane hivernale efficace pour soulager le rhume. Et dans le domaine cosmétique, le miel constitue un excellent masque pour le visage.

Mais une application encore moins connue est… dans les cheveux! En effet, le miel est un excellent hydratant capillaire. Je t’entends déjà te poser la question : mais ça ne reste pas collé dans les cheveux? Étonamment, le miel part très bien à l’eau. Tu peux donc l’utiliser sur tes pointes pour les hydrater et les nourrir sans avoir peur qu’elles ne se transforment en pinceaux durcit par la peinture. Tu n’as qu’à laisser le miel pénétrer quelques minutes, puis à bien rincer à l’eau claire.

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6–Tisane à la camomille

J’avais chez moi un paquet de tisane à la camomille en sachets que j’avais acheté pour m’aider à mieux dormir le soir. Mais après quelques années, je me suis rendue compte que je ne les utilisais plus. Pour ne pas les gaspiller, j’ai choisi de les utiliser comme revitalisant sans rinçage 100 % naturel.

Pourquoi la camomille? Parce qu’elle accentue les reflets blonds. C’est un donc un bon moyen de pâlir légèrement ses cheveux. En plus, elle laisse les cheveux doux et brillants.

Au moment d’aller prendre ma douche, je mets un sachet dans une bouteille d’eau (on en a toujours des millions d’exemplaire dont on ne se sert pas) et je laisse infuser une dizaine de minutes. Je verse ensuite l’eau infusée sur mes cheveux. Je laisse même baigner mes longueurs quelques secondes dans la bouteille avant. J’y ajoute également une goutte d’huile essentielle de lavande, à la fois pour son odeur relaxante et pour ses vertus pour les cheveux, car elle est reconnue pour favoriser une chevelure plus saine et plus épaisse. Je réutilise le même sachet plusieurs fois par la suite.

Si tu souhaites avoir des cheveux un peu plus foncés, c’est plutôt vers une infusion au marc de café que tu dois te tourner.

Et toi, utilises-tu certains de ces produits pour prendre soin de ta peau et de tes cheveux? Sinon, quels produits naturels utilises-tu?

Se démaquiller aux huiles végétales

Se démaquiller aux huiles végétales

Et si je te disais que ta cuisine renfermait probablement déjà le meilleur démaquillant maison express qui non seulement nettoie, enlève ton maquillage, mais hydrate aussi ta peau en douceur? Je t’invite à revoir les huiles que tu réserves généralement à la cuisson ou à tes vinaigrettes à salade et à en faire bénéficier dès maintenant ton visage.

Peut-être es-tu un peu sceptique. Je te comprends. On a tendance à croire que les huiles bouchent les pores de la peau. Ce n’est toutefois pas le cas de toutes les huiles, et certaines, utilisées avec de l’eau, ne vont pas du tout contribuer à te donner des boutons. D’ailleurs, plusieurs démaquillant biphasés du commerce contiennent un mélange d’eau et d’huile pour aider à enlever efficacement le maquillage.

Pourquoi utiliser des huiles pour se démaquiller?

Comme je te l’explique dans mon article Pourquoi faire ses produits de soins de beauté soi-même, les produits de beauté que l’on achète renferment souvent des ingrédients nocifs pour nous ou pour l’environnement. C’est malheureux, mais c’est vrai. En utilisant des produits de ton garde-manger pour réaliser des soins de beauté naturels, tu limites ainsi ton exposition à ces ingrédients toxiques en plus de diminuer ton empreinte environnementale.

De plus, contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’huile fonctionne à merveille pour déloger le maquillage en douceur, surtout s’il est hydrofuge. Et non seulement elle nettoie, mais elle laisse un léger film sur la peau qui la nourrit. Résultat : on a une peau plus douce et hydratée.

Tu peux aussi choisir de mélanger une part d’huile et une part de phase aqueuse (eau minérale, gel d’aloès verra ou hydrolat) pour réaliser ton propre démaquillant biphasé maison. De cette façon, tu bénéficie des avantages nettoyants de l’huile et de l’effet hydratant de l’eau sur ta peau.

Photo par Chelsea shapouri sur Unsplash

Quelles huiles privilégier selon son type de peau

Avant de mettre n’importe quelle huile de ton garde-manger dans ton visage, il est important de vérifier deux choses :

  1. Son indice de comédogénicité (ne t’inquiètes pas, je vais bientôt t’expliquer ce que c’est);
  2. Si elle est biologique.

En effet, tu veux t’assurer que l’huile que tu utilises est adaptée à ton type de peau. Les peaux mixtes ou à tendance grasse doivent privilégier des huiles qui ont un indice de comédogénité très bas, c’est-à-dire qu’elles ne bouchent pas les pores. De plus, comme l’idée est d’utiliser les ingrédients les plus naturels possibles, il va de soi de privilégier une huile biologique. Tu ne voudrais pas remplacer des cochonneries par d’autres cochonneries, n’est-ce pas?

L’indice de comédogénicité des différentes huiles

Ce nom presque aussi imprononçable que celui de la sauce Worcestershire est en fait un classement sur une échelle de 0 à 5 qui indique le potentiel d’obstruction d’un corps gras envers les pores de la peau, qui pourrait entraîner des boutons ou des comédons (les fameux points noirs). En règle générale, on privilégie les huiles ayant un indice de comédogénicité de 0 à 2 pour le visage et on conserve celles avec un indice plus élevé pour une utilisation sur le reste du corps.

IndiceDéfinitionEffet sur le visageHuiles
0Non comédogèneNe bouche pas les poresArgan
Caméline
Chanvre
Noisette
Tournesol
1Peu comédogèneRisque minime de boucher les poresCandelilla
Framboise
Pépins de raison
Ricin
Rose musquée
2Moyennement comédogèneNe bouche pas les pores chez la majorité des gensAmande douce
Argousier
Avocat
Citrouille
Jojoba
Mangue
Noyau d’abricot
Olive
3Plutôt comédogèneBouche les pores chez plusieurs personnesMaiis
Soya
4ComédogèneBouche les pores chez la majorité des gensCacao
Coco
Graines de carotte
5Très comédogèneBouche les poresGerme de blé
Source : À fleurs de pots : petit grimoire des cosmétiques maison, par Les Trappeuses
Photo par Andrea Piacquadio sur Pexels

Mon expérience avec les huiles démaquillantes maison

J’ai testé pour la première fois une recette de démaquillant maison il y a environ 5 ou 6 ans. C’était une collègue de travail qui m’avait envoyé un article de magazine dans lequel il était conseillé de réaliser un démaquillant en mélangeant une part d’eau et une part d’huile d’olive. Le problème, c’est que j’étais une vraie délinquante à l’époque en termes de routine de beauté. Je n’avais pas tant aimé, alors j’avais fini par laisser la bouteille de démaquillant de côté et par l’oublier.

Ce n’est seulement que l’automne passé, quelques mois avant que la Covid n’entre dans nos vies, que j’ai redécouvert les huiles nettoyantes maison. J’avais alors commencé une démarche pour trouver des alternatives plus écologiques et naturelles aux produits que j’utilisais au quotidien. J’avais également une routine de soin bien rodée contrairement à la première fois.

À ce moment-là, j’avais naïvement commencé par me démaquiller avec l’huile d’olive que j’avais dans mon garde-manger. Erreur! Ma peau n’a pas du tout apprécié.

Pourtant, l’huile d’olive a un indice de comédogénicité de 2, ce qui signifie qu’elle ne bouche normalement pas les pores chez la majorité des gens, me diras-tu après avoir lu le tableau ci-dessus. Oui, je sais, c’est justement pour ça que je croyais que c’était correct. Par contre, c’était sans compter que :

  1. j’ai une peau mixte à tendance grasse. Il faut croire que l’huile d’olive n’était pas adapté à mon type de peau;
  2. j’avais oublié de vérifier si mon huile d’olive était extra-vierge (ça a l’air qu’elle est de meilleure qualité dans ce temps-là).

Bref, voyant ça, je me suis dit qu’il serait peut-être préférable que j’essaie une huile végétale avec un indice de comédogénicité de 0, donc qui ne bouche pas les pores. Je me suis tournée vers l’huile de tournesol, et ce, pour deux très bonnes raisons :

  1. on en trouve dans toutes les bonnes épiceries;
  2. plusieurs sont faites au Québec.

Cette fois, ma peau a mieux réagi. Toutefois, l’huile de tournesol que j’avais trouvée à ce moment-là n’était pas bio. Dès que j’en ai eu l’occasion, j’en ai acheté une autre qui me semblait de meilleure qualité, faite au Québec et bio.

Photo par Sarah Gualtieri sur Unsplash

Mes conseils pour se démaquiller à l’huile végétale

Avec l’expérience que j’ai vécue, j’aurais tendance à te conseiller de privilégier l’huile de tournesol si tu souhaites tester cette façon naturelle de te démaquiller. Pourtant, j’ai vu de nombreux témoignages sur des forums ou des groupes Facebook de personnes se démaquillant exclusivement à l’huile de noix de coco (qui a pourtant un indice de comédogénicité de 4) et qui n’ont aucun problème. Vas-y donc avec ce que tu as déjà sous la main (en essayant autant que possible de privilégier des huiles de qualité et bio) et tu ajusteras au besoin. Car si se démaquiller aux huiles végétales est d’une grande simplicité, comme bien des solutions naturelles, cette approche nécessite d’être adaptée à notre réalité, donc à notre type de peau. C’est par essai et erreur que l’on réussit à trouver ce qui nous convient le mieux.

Autre chose : j’ai remarqué que les cheveux les plus près du visage avaient tendance à être un peu plus gras après m’être démaquillée à l’huile. Je te conseille donc de bien rincer ton visage à l’eau après, surtout dans ces zones afin d’éviter ce désagrément.

Psst! Il n’y a pas que les huiles végétales qui démaquillent : il y a aussi le lait d’avoine, que j’utilise depuis quelques mois déjà. C’est très simple à faire et il a l’avantage de ne pas laisser la peau grasse après, ce qui est parfait pour mon type de peau. Par contre, le lait d’avoine contient du gluten, donc il n’est pas du tout conseillé pour les personnes ayant une intolérance à ce type d’aliment.

Pourquoi faire ses produits de soins de beauté soi-même

Pourquoi faire ses produits de soins de beauté soi-même

On m’a récemment demandé pourquoi j’utilisais plus souvent qu’autrement des produits tirés de mon garde-manger pour mes soins de beauté. L’idée peut en effet paraître folle pour les non initiées… J’avoue que moi-même je me serais regardée avec de gros yeux il y a quelques années si je m’étais vue en train de me démaquiller le visage avec du lait d’avoine! Mais je te le jure : peut importe tes raisons de faire le saut (il y en a plusieurs), l’essayer, c’est l’adopter!

La petite pharmacie minimaliste

Il y a quelques mois, j’ai fais un grand ménage du contenu de ma pharmacie. J’y ai découvert TELLEMENT de cosmétiques :

  • Que je n’avais jamais utilisés;
  • Qui n’avaient jamais marché pour moi;
  • Qui étaient périmés depuis longtemps ;
  • Que je n’avais AUCUNE ESPÈCE D’IDÉE de ce qu’il y avait dedans.

En voyant ça, j’ai réalisé que je n’avais pas besoin d’au moins la moitié des produits cosmétiques que j’achetais… Tous ces dollars dépensés POUR RIEN! Mais pas seulement ça : tous ces produits prenaient ÉNORMÉMENT de place inutilement dans mes armoires.

Il faut aussi dire que je me suis toujours sentie comme un extraterrestre dans le rayon des cosmétiques de ma pharmacie. Je n’ai jamais vraiment su quels produits acheter pour ma peau ou mes cheveux. J’ai donc cherché des conseils qui m’ont amené à acheter BEAUCOUP de produits que j’ai testés… souvent sans succès. Si par bonheur ceux-ci marchaient, ils coûtaient par contre très cher.

Donc quand j’ai découvert que les produits que j’avais déjà dans mon garde-manger pouvaient AUSSI servir à prendre soin de ma peau et de mes cheveux, tu comprendras que je me suis dit que, rendue où j’en étais, je n’avais vraiment rien à perdre.

  1. J’avais déjà ces produits chez moi, donc pas besoin d’aller les acheter pour les essayer;
  2. Si ça ce mange, ça doit aussi être bon pour notre peau et nos cheveux… non?

Et tu veux savoir le plus beau dans tout ça? C’est que la plupart du temps, les produits de soins naturels faits soi-même fonctionnent aussi bien que les produits cosmétiques du commerce.

Photo par Megumi Nachev sur Unsplash

Les produits de beauté : pas toujours bons pour nous et l’environnement

Sais-tu réellement ce qui entre dans la composition des produits de beauté que tu utilises quotidiennement sur ta peau et tes cheveux? À moins que tu ne sois une scientifique, probablement que non… Si tu prends un produit au hasard, il est fort possible que tu sursautes devant la liste des ingrédients aux noms imprononçables. Et ça, c’est sans compter les produits chimiques que les compagnies ne sont pas tenues de dévoiler…

En effet, les fabricants ne sont pas obligés d’indiquer en détail tous les ingrédients qui composent les fragrances sur l’étiquette d’un produit. À la place, le terme générique de «parfum» est utilisé, ce qui représente généralement un mélange mystérieux de dizaines de produits chimiques.

Photo par Karolina Grabowska sur Pexels

Des ingrédients potentiellement…toxiques?

Selon la Fondation David Suzuki, pas moins de 10 500 agents chimiques seraient utilisés dans nos produits de soins corporels. S’ils ne sont pas tous toxiques, plusieurs d’entre eux sont toutefois associés à un risque accru de cancer.

En se basant sur les résultats de recherche de plusieurs organismes scientifiques et groupes de pression respectés, notamment Campaign for Safe Cosmetics, Breast Cancer Fund, Environmental Defence, l’Association pour la santé environnementale de la Nouvelle-Écosse (Guide des produits les moins toxiques), Toxic Free Canada (CancerSmart) et Action cancer du sein de Montréal, la Fondation David Suzuki a identifié au moins 12 ingrédients à éviter :

  1. BHA et BHT. On les retrouve dans les produits hydratants, le maquillage et d’autres produits et sont suspectés d’interférer avec les fonctions hormonales et d’être cancérigènes (BHa). Ils sont aussi nocifs pour les poissons et la faune.
  2. Les colorants dérivés du goudron de houille: p-phenylenediamine et des colorants identifiés par « CI » suivi de cinq chiffres. La p-phénylènediamine est utilisée dans certaines teintures pour cheveux; d’autres couleurs sont employées dans de nombreux produits cosmétiques. Ils pourraient être cancérigènes et contenir des métaux lourds toxiques pour le cerveau.
  3. DEA, cocamide DEA et lauramide DEA. On les retrouve dans les cosmétiques crémeux et moussants tels que les produits hydratants et shampooings. ils peuvent réagir avec d’autres substances et former des nitrosamines cancérigènes. Ils sont nocifs pour les poissons et la faune.
  4. Dibutyl phthalate. Le phtalate de dibutyle est utilisé comme plastifiant dans les produits pour les ongles. Il est considéré comme toxique pour la reproduction et suspecté d’interférer avec la fonction hormonale. Il est nocif pour les poissons et la faune.
  5. Les libérateurs de formaldéhyde: DmDm hydantoin, diazolidinyl urea, imidazolidi-nyl urea, methenamine, quarternium-15 et sodium hydroxymethylglycinate. Ces agents de conservation sont utilisés dans une large gamme de produits cosmétiques. Ils libèrent de façon lente et continue de petites quantités de formaldéhyde, une substance cancérigène.
  6. Paraben, methylparaben, butylparaben et propylparaben. Les parabènes sont largement utilisés comme agents de conservation. Ils sont considérés comme perturbateurs endocriniens et pourraient interférer avec les fonctions reproductrices mâles.
  7. Parfum. Ce qu’on appelle «parfum» dans les produits cosmétiques est en fait une mixture de produits chimiques qui peuvent déclencher des allergies et de l’asthme, dont certains sont associés au cancer et à l’intoxication des neurones. Il est nocif pour les poissons et la faune.
  8. Les PEG (par ex. le peg-60). Ils sont utilisés dans certaines bases de crèmes cosmétiques. Le peg-60 peut contenir du 1,4-dioxane, potentiellement cancérigène.
  9. Petrolatum. Il est utilisé dans certains produits capillaires pour la brillance et en tant que barrière hydratante dans les baumes à lèvres, les rouges à lèvres et les produits hydratants. Il s’agit d’un produit pétrochimique pouvant contenir des impuretés cancérigènes.
  10. Les siloxanes : cyclotetrasiloxane, cyclopentasiloxane, cyclohexasiloxane et cyclo-methicone. Les siloxanes sont utilisés dans les produits cosmétiques pour assouplir, lisser et humidifier. Le cyclotetrasiloxane est considéré comme un perturbateur endocrinien et comme une substance potentiellement toxique pour la reproduction. Ils sont nocifs pour les poissons et la faune.
  11. Sodium laureth sulfate. On le retrouve dans les produits moussants tels que les shampooings, les produits nettoyants et les produits pour le bain. Il peut contenir du 1,4-dioxane, potentiellement cancérigène.
  12. Triclosan. On le retrouve dans les produits antibactériens tels que le dentifrice, les nettoyants et les antiperspirants. Il est suspecté d’interférer avec la fonction hormonale et de contribuer à la bactérie qui résiste aux antibiotiques. Il est nocif pour les poissons et la faune.

Source : Fondation David Suzuki.

Selon un sondage mené encore une fois par la Fondation David Suzuki en 2010 auprès de 6 243 personnes de tous âges, 80% des produits de soins corporels qu’ils utilisaient quotidiennement contenaient au moins un des 12 ingrédients à éviter identifiés plus haut. C’est ÉNORME! Ce qui est plus inquiétant encore, c’est que même un grand nombre de produits pour bébés en contiennent!

Moins de produits différents, moins d’emballages

Tu n’es pas sans savoir que la très grande majorité des produits cosmétiques sont vendus dans des contenants en plastique. Et non seulement ça, mais les experts en marketing ont même parfois pensé bon ajouter un emballage en plastique ou en carton supplémentaire autour du produit. Tu imagines un peu toute la pollution inutile que ça fait?

En choisissant de faire soi-même ses produits de soins corporels et capillaires, on contribue à diminuer grandement notre impact sur l’environnement dû au suremballage. En effet, la plupart des aliments dont tu as besoin peuvent être achetés en vrac ou en plus grande quantité, limitant ainsi le nombre d’emballages de carton ou de plastique que tu jettes.

Photo par Calum Lewis sur Unsplash

Des solutions naturelles, simples et peu coûteuses

Une autre raison pour laquelle je fouille dans mon garde-manger pour mes produits de soins de beauté, c’est par souci de simplicité. Je déteste quand c’est compliqué. Bien qu’il existe énormément de recettes de soins naturels DIY sur Internet qui te proposent de mélanger plein d’ingrédients, j’ai remarqué que, bien souvent, on n’a réellement besoin que de un ou deux ingrédients pour arriver pratiquement au même résultat. C’est tout. Les autres ingrédients permettaient plutôt de personnaliser la recette selon ses goûts.

En plus, plusieurs des produits corporels que l’on utilise coûtent cher. En optant pour des solutions tirées de ton garde-manger, tu :

  1. Maximise l’utilisation de ces ingrédients, donc tu évites de les gaspiller;
  2. Tu réduits tes dépenses, car tu utilises des ingrédients plus économiques.

Autre avantage que l’adepte de la simplicité en moi aime beaucoup : j’achète tous mes produits au même endroit, soit à l’épicerie de mon quartier.

Nos ancêtres avaient d’ailleurs recours à plusieurs épices, au miel, à des beurres naturels, à des huiles végétales et à différentes plantes pour prendre soin de leur peau et de leurs cheveux. Des ingrédients que tu as probablement déjà chez toi et dont tu peux profiter des bienfaits, toi aussi. Il suffit de choisir des ingrédients de qualité, donc biologiques de préférence. Troquer des produits toxiques contre d’autres produits toxiques serait en effet un peu contreproductif, tu ne trouves pas? En plus, tu peux privilégier l’achat de produits locaux, faits avec passion par des artisans ou des producteurs locaux. Une autre bonne raison d’adopter les soins naturels faits maison!

Est-ce que je t’ai donné envie d’aller piger toi aussi tes produits de beauté naturels dans ton garde-manger? Tu trouveras plein de recettes ou d’astuces naturelles ultra faciles à réaliser sur ce blogue, dont :

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Astuce beauté : Comment faire ses propres eaux de fleurs à la maison

Astuce beauté : Comment faire ses propres eaux de fleurs à la maison

Les eaux de fleurs (ou hydrolats), sont utilisées en cosmétique et en phytothérapie depuis des siècles. Que ce soit pour leur parfum ou leurs vertus pour notre beauté et notre bien-être, elles sauront sans doute trouver une place de choix dans ta pharmacie! En plus, elles sont très simples à faire, surtout si tu as déjà des fleurs chez toi.

Les eaux florales : Qu’est-ce que c’est?

Les véritables eaux florales, aussi appelées hydrolats, sont obtenues par la distillation des fleurs. Plus subtiles que les huiles essentielles, elles possèdent les même propriétés que celles-ci, mais beaucoup moins concentrées. D’ailleurs, contrairement à celles-ci, tu peux les utiliser directement sur ta peau ou tes cheveux puisqu’elles agissent en douceur.

Pour ma part, je dois avouer que je te propose plutôt ici de faire une « infusion de fleur ». C’est un peu la voie facile pour réaliser une eau de fleurs à la maison. Celle-ci est alors obtenue en faisant simplement tremper des pétales de fleurs dans de l’eau chaude. Une astuce de nos grands-mère pour profiter des multiples bienfaits des fleurs!

Quelles fleurs choisir?

Évidemment, question de ne pas mettre n’importe quoi sur ton corps, il est préférable de choisir des fleurs biologiques ou sur lesquelles aucun pesticide n’a été utilisé. Tu peux même récupérer les pétales des fleurs de ton jardin et les revaloriser en leur donnant une nouvelle utilité.

Pour connaître les vertus des différentes fleurs, je t’invite à lire mon article portant sur les 15 fleurs qui contribuent à nous rendre plus belles.

Comment faire une eau florale chez toi

Il existe différentes méthodes pour faire des eaux florales à la maison. En fait, comme je l’expliquais plus haut, je devrais en réalité plutôt parler ici « d’infusion de fleurs ». Tu peux utiliser des fleurs séchées ou des pétales de fleurs fraîches selon la saison. Je te propose ici deux méthodes qui ont fait leurs preuves.

Avant de commencer l’une ou l’autre de ces méthodes, tu dois toutefois t’assurer de bien nettoyer les pétales et de retirer les pistils s’il y en a. Pour ce qui est des quantités, on compte généralement environ 10 gr par litre d’eau.

Méthode 1 : Infusion lente «overnight»

Cette méthode consiste à laisser reposer les pétales dans un pot remplie d’eau pendant plusieurs heures, généralement toute une nuit. Le lendemain, tu peux donc filtrer ton eau et en retirer les pétales pour obtenir sans efforts une eau florale pleine des vertus de la fleur choisie (ou des fleurs, pourquoi pas!).

Méthode 2 : Infusion rapide sur la cuisinière

Pour les pressées, il est possible d’accélérer le processus d’infusion en immergeant les pétales dans l’eau bouillante. Ici, tu peux soit verser l’eau bouillante dans un pot avec les pétales et laisser infuser de 15 à 20 minutes, soit ajouter les pétales à l’eau bouillante et laisser mijoter environ 10 minutes à feu moyen sur la cuisinière.

Quoi faire avec son eau de fleurs?

Photo par Vino Li sur Unsplash

Soin pour la peau et les cheveux

Selon les propriétés de la fleur choisie, tu peux utiliser l’eau florale obtenue comme soin du corps ou du visage. Tu n’as qu’à l’appliquer directement sur ta peau après l’avoir démaquillée, après un masque ou bien la mélanger avec ton démaquillant DIY. Pour profiter des bienfaits des fleurs dans tes cheveux, tu peux mélanger l’eau florale avec ton shampooing ou ton revitalisant, ou encore l’appliquer directement sur tes cheveux quelques minutes puis rincer.

Pour te parfumer

Bien que l’eau de fleurs soit moins concentrée qu’une huile essentielle, tu peux tout de même réaliser une eau de parfum très simple avec des ingrédients que tu as probablement déjà à la maison (article à venir).

Photo par Deva Williamson sur Unsplash

En cuisine ou dans des cocktails

L’eau florale est souvent utilisée en cuisine pour parfumer des plats, notamment des desserts. Tu peux aussi la servir comme boisson ou l’ajouter dans tes cocktails. Tu peux même la boire chaude comme un thé.

Utilises-tu déjà des eaux florales ou les infusions de fleurs dans ta routine beauté? Si oui, lesquelles préfères-tu?

Le miel à la rescousse de ton visage

Le miel à la rescousse de ton visage

Tu as envie d’une peau plus douce, lumineuse et en santé? Et si je te disais que tu avais probablement déjà dans ton garde-manger tout ce dont tu as besoin pour te faire un masque maison pour le visage? Oui, tu as bien lu! Le miel est en effet à la base de plusieurs recettes de masques maisons pour chouchouter ta peau au naturel. Je te propose de redécouvrir ses bienfaits ici.

Le miel : un allié beauté sous-estimé

Le miel est utilisé depuis des millénaires en médecine traditionnelle et en beauté. Il est par exemple très efficace comme sirop contre la toux (ce n’est pas moi qui le dit : c’est le Pharmachien!). Regorgeant d’antioxydants, de vitamines et de minéraux, il possède de nombreuses vertus et peut être utilisé pour tous les types de peau. Voici quelques-uns de ses bienfaits :

  • Hydratant. Le miel a la capacité de retenir l’eau et de la maintenir au sein de l’épiderme. Riche en sucres naturels, il contribue également à nourrir les couches supérieures de la peau.
  • Purifiant. Le miel nettoie les pores de la peau et contribue à la laisser plus douce et lumineuse. Ses propriétés anti-bactériennes aideraient même à combattre l’inflammation liée à l’acné.
  • Cicatrisant. Grâce notamment à sa teneur en vitamine A, le miel aide à la cicatrisation de la peau. Son utilisation peut même aider à diminuer l’apparence des cicatrices, unifiant ainsi le teint.
  • Anti-âge. En plus d’hydrater et de nourrir la peau, le miel contient des antioxydants qui contribuent à lutter contre le vieillissement. Il aiderait aussi à régénérer les cellules de la peau.

Comment utiliser le miel sur ton visage

Tu veux profiter des bienfaits du miel sur ta peau? Deux possibilités s’offrent à toi :

  1. Appliquer le miel seul directement sur ton visage;
  2. Combiner le miel avec d’autres ingrédients naturels pour booster son efficacité.

Dans les deux cas, il suffit de laisser le masque sur ton visage 15 à 20 minutes puis de rincer.

Évidemment, il vaut mieux privilégier un miel non pasteurisé et biologique. Le contenu du petit pot en forme d’ourson du commerce fonctionnera peut-être, mais ce n’est vraiment pas l’idéal… En effet, on veut un miel non pasteurisé pour qu’il soit le moins transformé possible, et bio pour éviter d’y retrouver des pesticides ou d’autres produits chimiques.

Quelques ingrédients que tu peux ajouter dans ton masque au miel

Voici quelques ingrédients qui sont employés dans certaines recettes de masques maison avec le miel. On ne mélange généralement pas plus de trois ou quatre ingrédients ensemble (miel inclus), à raison de 1 ou 2 cuillères à thé de chacun (pas plus!).

  • Certaines épices, comme le curcuma, le cumin, le paprika, la cannelle, la muscade ou le gingembre. La plupart de ces épices contiennent des antioxydants qui donnerait de l’éclat à notre visage en éclaircissant le teint et en ravivant la peau terne. Elles auraient également des propriétés antibactériennes. Pour te donner un exemple, le curcuma est depuis longtemps utiliser en Inde pour sublimer la peau. Il faut par contre faire attention : certaines épices peuvent irriter les peaux sensibles. Il est donc préférable de tester sur un petit bout de peau avant de s’en couvrir les visage au grand complet.
  • Du yogourt. Nourrissant, le yogourt apaise les peaux sèches. Il les réhydrate et contribue à les rendre plus douces.
  • De l’aloès. Véritable couteau suisse des soins naturels, l’aloès n’a plus besoin d’introduction tant ses multiples vertus pour la peau sont reconnues. Elle soulage les démangeaisons, adoucit, favorise la cicatrisation, resserre les pores, matifie, protège, nourrit, régule les peau grasses… On lui prête même des propriétés anti-âges!
  • De l’huile végétale. Les huiles végétales sont reconnues pour hydrater la peau. Il faut toutefois faire attention de privilégier des huiles qui bouchent peu ou pas les pores (ou «non comédogènes»), comme l’huile de tournesol ou de l’huile d’olive.
  • La poudre de cacao. Un peu comme les épices mentionnées ci-dessus, la poudre de cacao est régénérante, nourrissante, anti-inflammatoire et contient des antioxydants.
  • Le marc de café. Et si le marc de café de ton breuvage matinal servait aussi à améliorer l’apparence de ta peau? Il serait anti-âge, anticernes, tonifiant et exfoliant. On aime ça!
  • Les huiles essentielles. Selon ton type de peau, tu peux ajouter 1 ou 2 gouttes d’huiles essentielles de ton choix.

Pour ma part, j’aime bien le masque au curcuma. Je mélange 1 cuillère à thé de curcuma en poudre et 1 cuillère à thé de miel. J’en ai généralement pour 1 ou 2 autres utilisations avec ça. Je conserve le mélange quelques jours au frigo, comme je le ferais avec n’importe quel plat cuisiné.

Et toi, as-tu intégré le masque au miel dans ta routine beauté? Si oui, quelle recette préfère-tu?