8 raisons d’inclure le yoga à ta routine quotidienne

8 raisons d’inclure le yoga à ta routine quotidienne

Cela fait maintenant un mois que j’ai intégré le yoga à ma routine quotidienne. Pourtant, au départ, mon but n’était que de faire de l’activité physique pendant 30 minutes une journée sur deux, le temps d’intégrer cette saine habitude de manière durable à mon horaire. Ce qui a commencé comme une simple curiosité et le désir de prendre soin de mon corps s’est rapidement transformé en véritable obsession. Et c’est tant mieux, car pratiquer le yoga au quotidien a une tonne de bienfaits pour notre santé physique, mentale et émotionnelle. Que tu songes l’ajouter à ta routine du matin (comme moi) ou du soir comme une de mes amies, le yoga peut t’aider à te sentir mieux au quotidien.

Me, myself et le yoga

Avant de te parler des raisons pour lesquelles tu devrais intégrer le yoga à ta routine quotidienne, je crois qu’il est important que je te raconte d’où je pars, car je te le jure, je partais de très loin.

  1. Je ne suis pas DU TOUT flexible, je dois même être une des personnes les moins souples de la terre, rien de moins;
  2. J’ai toujours été pourrie en gymnastique. Je n’ai jamais réussi à faire la roue et j’étais dernière de classe dans mes cours de gymnastique obligatoires;
  3. Je n’ai pas beaucoup de force musculaire dans les bras… Même si c’est moins pire depuis que j’ai des enfants (j’ai fini par développer cette partie de mon corps à force de les prendre souvent dans mes bras).
  4. L’équilibre n’est vraiment pas mon fort;
  5. Est-ce que je t’ai déjà dit que je n’étais pas flexible?

Ma relation avec le yoga a donc des allures de comédie romantique hollywoodienne. Tu sais, le genre de film MÉGA prévisible où on sait pertinemment que la fille va tomber amoureuse du gars qui l’énerve le plus au monde, et où c’est même tellement une évidence que tous les autres personnages ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi ils ne sortent pas déjà ensemble? Yep, c’est exactement ça.

Il n’y a pas si longtemps, le stress faisait partie intégrante de ma vie. Et m’entraîner ou faire du sport ne m’intéressais pas DU TOUT. Sais-tu ce que les gens me disaient souvent? « Tu devrais faire du yoga… ».

Et ma réponse? « Ooooooh non, jamais de la vie, je suis la personne la moins flexible de l’univers et j’ai zéro équilibre. »

Je me trouvais déjà des défaites avant même d’essayer. Et le pire, c’est que je me croyais totalement justifiée avec cette affirmation. Je me trouvais raisonnable parce que, à mes yeux, je connaissais mes limites et le yoga m’apparaissait BIEN AU-DESSUS de mes capacités.

Bref, RIEN à mes yeux ne semblait me prédestiner à aimer le yoga, encore moins à ressentir le besoin de le pratiquer quotidiennement comme une religion. Et pourtant, c’est exactement là où j’en suis aujourd’hui.

Tout ça pour te dire que si j’y arrive, alors il y a de l’espoir pour toi aussi.

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Le yoga : une pratique à découvrir

Que tu aies déjà pratiqué le yoga ou non, tu as probablement tout de même déjà une petite idée de ce que c’est. Comme cette pratique gagne de plus en plus d’adeptes de par le monde depuis plusieurs années, nous avons toutes vues au moins une fois des images de postures associées au yoga. Mais ce qui échappe au premier regard, c’est que le yoga transcende la discipline physique : il s’agit avant tout d’un art de vivre et il se rapproche même d’une pratique presque spirituelle.

Pour la petite histoire, les première références au yoga nous proviennent des yoga-sutra (est-ce que je suis la seule à avoir pensé à kama-sutra en lisant ce terme?) de Patanjali écrit environ 200 ans avant notre ère. Ces textes décrivent les différentes postures physiques (asanas), des exercices de respiration (pranayama) et de méditation . En plus d’expliquer les fondements et la philosophie du yoga, ils révèlent comment l’appliquer à toutes les sphères de notre vie.

Bien que les postures n’aient pratiquement pas changé depuis des siècles, le yoga a toute de même évolué et s’est scindé en différentes disciplines qui mettent chacune l’accent sur un aspect spécifique de cette pratique. On retrouve ainsi aujourd’hui des yoga plus dynamiques, mais aussi des yogas plus doux. On en dénombre pas moins d’une dizaine! Il y en a donc pour tous les goûts, mais surtout, pour tous les niveaux. Que tu sois une débutante qui manque cruellement de flexibilité (comme moi), une habituée des gyms ou une personne plus âgée, tu peux trouver ton compte dans la multitude d’approches offertes aujourd’hui.

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Intégrer le yoga à sa routine quotidienne : facile et tellement bénéfique!

Comme je te disais au début de cet article, cela fait maintenant un mois que je pratique le yoga de façon quotidienne. Il m’arrive même certains jours d’en faire plus d’une fois selon le temps dont je dispose, mon état d’esprit et si mon corps a besoin de se détendre ou de bouger. Évidemment, je le fais parce que ça me fait sentir bien dans mon corps et dans ma tête, mais j’ai eu envie de te décortiquer toutes les raisons pour lesquelles j’aimais autant cette discipline et en quoi elle me faisait le plus grand bien. Les raisons que je t’énumère ci-dessous sont donc basées sur mon expérience personnelle et sur les bienfaits que j’en retire.

1– On n’a besoin d’aucun équipement

Une des beautés du yoga, c’est qu’il est possible de le pratiquer n’importe où, et ce, sans aucun équipement.

Tu vas peut-être me dire : Oui mais ça ne prend pas un tapis pour faire du yoga?

Non, pas forcément. Le tapis, c’est un peu comme l’air climatisée : c’est pour le confort.

Tu peux faire du yoga sur une serviette, sur un plancher de bois franc, sur ton lit et même les deux pieds dans le sable sur la plage. Ça dépend vraiment de ce que tu aimes, mais aussi, des asanas que tu choisis de faire.

Le fait de n’avoir besoin d’aucun équipement était un critère très important pour moi, car je cherche à désencombrer mon intérieur le plus possible et à me défaire de ce que je considère être un surplus d’objets. Par hasard, j’avais déjà un tapis de yoga, mais sinon, j’en fais parfois à même le sol, sans rien sur le plancher. J’ai même l’impression dans ce temps-là de mieux contrôler mon équilibre et d’être mieux ancrée.

2– On apprend à ralentir le rythme et à vivre davantage dans l’instant présent

Une des particularités du yoga, c’est que chaque mouvement se fait au rythme de notre respiration. Une lente et longue respiration qui martèle (ou plutôt, qui étire) doucement le temps comme un métronome. Écouter et prendre conscience de son souffle est la base de la pratique du yoga.

Chaque mouvement est aussi l’occasion d’écouter son corps et de prêter attention à ce qui s’y passe. Nous sonnes appelés à prendre conscience de nos muscles qui s’étirent et se cambrent, à sentir le sang circuler dans nos veines, à percevoir les palpitations de notre cœur pendant et après l’effort.

J’aime voir le yoga comme une méditation en mouvement, un moment où on oublie tout ce qui se passe autour de nous. Il n’est d’ailleurs pas rare que le yogi accompagne sa pratique d’intentions bienveillantes pour le reste de sa journée, qu’il remercie son corps ou qu’il se remercie lui-même d’avoir consacré du temps à sa pratique.

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3– On redécouvre son corps et on apprend à dépasser ses limites

Je te le répète : je ne suis pas du tout flexible dans la vie. Je manque même sérieusement d’équilibre. Mais le fait de pratiquer le yoga m’a fait prendre conscience que j’étais plus flexible que je ne le croyais. Parfois, j’étais déçue de ne pas arriver à réaliser certains mouvements ou asanas au complet, mais d’autres fois, je me surprenais à pouvoir étirer un peu plus certains muscles de mon corps.

On réalise aussi que certains mouvements ou asanas qui ont pourtant l’air si simples sont beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît. Ouf! Combien de fois ais-je pensé qu’un asana avait l’air facile alors qu’il demandait en réalité beaucoup de force pour réussir à maintenir mon équilibre!

À force de pratiquer le yoga, on améliore ainsi sa souplesse, son équilibre et sa force musculaire.

4– On découvre la puissance de notre souffle

Celles qui ont déjà accouché ou qui suivent des cours de préparation à l’accouchement sont peut-être familières avec les techniques de respiration pour réduire la douleur. Sans avoir à enfanter, le yoga nous rappelle qu’en nous concentrant sur notre souffle, on détourne ainsi notre attention de ce qui nous est momentanément désagréable. Parfois, le simple fait d’écouter attentivement notre inspiration ou notre expiration peut faire en sorte que l’on reste un peu plus longtemps dans une posture plus difficile. On réalise également que de porter notre attention sur notre respiration peut nous aider à faire face plus sereinement à certaines situations et à retrouver notre calme. Qui aurait cru que notre simple souffle pouvait avoir autant de pouvoir sur notre bien-être?

5– On développe notre concentration et notre force mentale

Avec notre cerveau habitué à analyser mille et une distractions tout au long de la journée et avec notre charge mentale de plus en plus lourde, il devient plus difficile de se concentrer entièrement sur le moment présent. Moi la première, au moment de m’endormir, je pense souvent à ma to do liste du lendemain ou à la journée qui vient de se terminer. Le yoga nous ramène à l’ordre à ce niveau. Il nous rappelle de nous concentrer sur notre corps pour trouver notre équilibre et de nous concentrer sur notre souffle pour supporter les désagréments.

Je me suis également rendue compte que lorsque j’avais de la difficulté à trouver mon équilibre, c’était souvent parce que je n’étais pas assez concentrée et que je laissais mon esprit vagabonder. D’en être consciente me pousse à essayer de m’appliquer davantage. Je dois aussi avouer que d’avoir un enfant de trois ans qui cherche à s’asseoir sur moi pendant mon yoga —true story— s’avère une autre motivation qui m’amène à vouloir couper davantage mon esprit du monde environnant pendant ma pratique.

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6– On donne de l’amour à notre corps

Notre corps a été conçu pour bouger. D’ailleurs, notre vie actuelle majoritairement sédentaire serait nuisible à notre santé : selon l’Organisation mondiale de la santé, pas moins de 3,2 millions de décès chaque année sont attribuables au manque d’exercice.

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de profiter des bienfaits de l’activité physique tout en faisant bouger son corps en douceur. En effet, le yoga est considéré comme une activité physique, si bien que tu donnes à ton corps la dose d’exercice dont il a besoin en pratiquant 30 minutes de yoga par jour.

Le yoga fait travailler les muscles de notre corps de plusieurs façons : il les étire, développe leur force, mais nous oblige aussi à pratiquer notre équilibre. Ça a l’air si simple quand on voit certains yogi s’exécuter, mais certains asanas sont très exigeants sur notre corps.

On développe non seulement notre souplesse, mais aussi notre force musculaire et notre équilibre, ce qui en fait un exercice complet.

Un des yogis que je suis le plus en ce moment (Adrienne Yoga with Adrienne) dit même dans une de ses vidéos qu’il est normal de sentir notre corps trembler à l’occasion pendant la pratique du yoga, que c’était même le but recherché. Elle appelait ça la «sensation d’être en vie».

7– On apprivoise l’inconfort

Comme tout exercice physique, le yoga demande de faire travailler nos muscles. L’étirement et la recherche constante d’équilibre pour maintenir les postures peut nous apparaître par moments comme étant inconfortables. Mais je me suis rendue compte que le yoga nous pousse à aller au-delà de cet inconfort, à nous concentrer sur notre souffle et sur le mouvement.

8– Ça fait du bien

Avec ses étirements, le yoga libère tout en douceur le corps des tensions dans les muscles. Se faisant, tu libères également des endomorphines, ces hormones qui génèrent un sentiment de bien-être. Mais au-delà de ça, le yoga permet de te détendre et de réduire ton niveau de stress. Certains asanas pratiqués le matin peuvent contribuer à faire augmenter ton énergie alors que d’autres pratiqués le soir juste avant de te coucher peuvent atténuer ta charge mentale et t’aider à mieux dormir.

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J’aimerais bien m’y mettre, mais je n’ai pas le temps…

Si c’est ton cas, sache que j’étais comme toi, avant. Je te suggère fortement de lire mon article Faire un diagramme de son temps afin de repenser ses priorités au quotidien en fonction de ses valeurs : je t’y explique comment je m’y suis prise pour trouver du temps afin d’intégrer une nouvelle habitude de vie saine à mon horaire que je considérais déjà chargé. Parfois, quand on décortique notre horaire, on se rend compte qu’il est possible de mieux organiser notre emploi du temps et il devient alors plus facile de faire de la place pour ce qui compte réellement pour nous.

Et si tu as comme moi des enfants, c’est une excellente occasion de les initier avec toi au yoga. Les enfants sont généralement très souples et aiment imiter nos poses… ou carrément s’asseoir sur nous pendant qu’on pratique nos asanas. C’est beaucoup moins relaxant, j’en conviens, mais tu peux aussi en tirer de bons moments en famille et créer une belle activité avec eux. Même mon garçon de trois ans est rendu qu’il me dit parfois qu’il veut faire du yoga avec moi!

Et toi : qu’elle est ta relation avec le yoga? En fais-tu? Si oui, quels bénéfices en tires-tu? Je suis curieuse de connaître ton expérience!

Le hygge, le secret danois pour une vie plus saine, plus simple et heureuse

Le hygge, le secret danois pour une vie plus saine, plus simple et heureuse

Avec l’automne, les températures rafraîchissent et je ressens l’envie de m’emmitoufler dans un chandail de laine ou une grosse couverture avec un café chaud et un bon livre à la main. Parce que pour moi, la saison froide est synonyme de moments douillets. Comme si je devenais une chenille qui hiberne dans son cocon en attendant le printemps où je me transformerai en papillon (bon, ok, je sais que ce n’est pas comme ça que ça se passe, mais je crois que tu comprends que j’ai l’impression de renaître quand revient le beau temps). Peut-être que c’est justement après des siècles à apprivoiser le froid que les Scandinaves en sont venus à un mode de vie plus simple, plus confortable, plus lent et plus douillet. C’est d’ailleurs dans ces pays du nord qu’est né le concept du hygge, qui comporte plusieurs éléments incitant à une vie plus douce et plus saine. Je te présente ici quelques idées issues de ce concept et comment tu peux les mettre en pratique dans ta propre vie afin de te sentir plus heureuse et épanouie.

Qu’est-ce que le hygge?

Peut-être as-tu déjà entendu parlé du hygge… Il a en effet fait beaucoup parlé de lui en 2016 avec la publication du livre Le livre du hygge, mieux vivre la méthode danoise par Meik Wiking, président de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague.

Le hygge (qui se prononce «hu-gue») est en fait un mot d’origine danoise qui fait référence à un sentiment de bien-être, une humeur joyeuse et à une atmosphère intime et chaleureuse. Il n’existe pas vraiment d’équivalent littéral en français. C’est que le concept du hygge est beaucoup plus large que ça : c’est un mode de vie à part entière qui privilégie les moments jugés réconfortants, agréables et conviviaux et qui y prête attention afin de générer un sentiment de bien-être. Pour la petite histoire, le hygge tirerait lui-même son origine du terme « bien-être » en norvégien.

De façon générale, le hygge est associé au confort, à une expérience positive, à une atmosphère chaleureuse, à la relaxation et au bonheur d’être ensemble.

Mais le hygge est avant tout un art de vivre. C’est le fait d’apprécier les petits bonheurs au quotidien. D’ailleurs, les recherches dans le domaine du bonheur montrent que ce n’est pas tant le fait de ne pas ressentir de tristesse qui rend heureux, mais plutôt de vivre de bons moments aussi souvent que possible, à petite dose.

Le hygge se retrouve d’ailleurs dans les petites choses simples. En règle générale, plus quelque chose est luxueux, moins il y a de hygge.

Quelques exemples de ce qui est hygge :

  • Une promenade dans la nature;
  • Un souper entre amis;
  • La lueur des bougies;
  • Un pique-nique dans un parc;
  • Une balade à vélo;
  • Un barbecue entre amis;
  • Des bonbons;
  • Un feu de foyer;
  • Lire un bon livre;
  • Une pâtisserie;
  • Prendre un bain chaud;
  • Cuisiner en famille;
  • Un jeu de société dans un environnement chaleureux et rustique;
  • Des chaussettes chaudes;
  • Boire un bon café tranquille.
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Les Danois : le peuple le plus heureux au monde

La grande différence du hygge est qu’au Danemark, il ne s’agit pas d’une simple mode passagère : c’est véritablement un mode de vie, une façon de vivre son quotidien. Ça fait des siècles que les Danois respirent, vibrent et s’épanouissent au rythme du hygge.

Mais pourquoi donc s’intéresser au hygge? Les chercheurs dans le domaine du bien-être se sont penché sur le cas des Danois, qui se révèlent être parmi les plus heureux au monde. La seule différence qu’ils ont noté, en comparaison avec leurs autres voisins scandinaves, est ce fameux hygge si profondément ancré dans la culture de ce pays.

D’ailleurs, les Danois ont une relation au travail un peu différente de celle qui est valorisée aux États-Unis et dans le reste de l’Occident. La semaine de travail y est généralement de 37 heures et les horaires sont habituellement très flexibles. Ils vivent donc plus au ralenti, ce qui les rend moins stressés et leur donne plus de temps pour les bonheurs simples de la vie.

Il faut aussi savoir que le Danemark est reconnu pour son État-providence qui prodigue plusieurs programmes sociaux-économique afin de réduire les inégalités sociales.

Aussi, savais-tu que les Danois sont les premiers consommateurs de chandelles au monde? Ils en font brûler le jour comme le soir, même dans les écoles. La lueur d’une bougie est reconnue pour avoir un effet relaxant et chaleureux : je connais même un collègue qui mange chaque soir aux chandelles pour cette raison… même s’il n’est pas Danois.

Comment intégrer davantage le hygge dans sa vie

Un des avantages du concept du hygge, c’est qu’il est possible de l’associer à une foule de moments ou d’expériences. Il est donc facile à adapter et à intégrer à sa vie quotidienne.

Sans grande surprise, la haute saison du hygge est Noël. Avec les multiples décorations souvent illuminées, les retrouvailles entre amis et la famille, mais aussi les couvertures et les longues écharpes chaudes, les promenades en traîneau, les gâteaux… Bref, cette période de l’année particulièrement festive représente bien l’esprit de cet art de vivre danois.

On pourrait d’ailleurs comparer le hygge au slow living. Il existe même plusieurs similitudes entre les deux, comme tu pourras le constater plus loin.

Par contre, il est tout à fait possible de pratiquer le hygge toute l’année. Peu importe la température extérieure, la philosophie reste la même : savoir profiter de la vie, apprécier les petits bonheurs simples du quotidien et s’ouvrir aux autres.

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1– Vivre le moment présent

Le hygge est une invitation à ralentir, à te déconnecter de tes écrans et à simplement profiter de l’instant présent. Il s’agit d’une véritable ode au slow living, dont je te parlais dans un autre article dans lequel je te donne plusieurs idées pour t’aider à ralentir dans ton quotidien.

Mais l’idée ici, c’est surtout de prêter attention à tous tes sens : tenir un café chaud entre tes mains, sentir la douceur de la laine sur ta peau, goûter la texture d’un biscuit maison, sentir l’arôme d’un pain qui cuit au four, entendre le chant des oiseaux ou le rire de tes amis, regarder le soleil se coucher… Bref, le simple fait d’être plus attentive à ce qui se passe autour de toi va te permettre de profiter davantage du moment présent.

Petit exercice pour vivre davantage dans l’instant présent :

  • Nomme une chose que tu peux toucher;
  • Nomme une chose que tu peux voir;
  • Nomme une chose que tu peux goûter;
  • Nomme une chose que tu peux sentir;
  • Nomme une chose que tu peux entendre.
  • Et pour chacune de ces choses, décris-la en détails : sa texture, ses couleurs, son parfum, sa tonalité…
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2– Rendre son intérieur douillet

Pour pratiquer le hygge, tout est souvent une question d’atmosphère. Il est d’ailleurs souvent associé au cocooning : un fauteuil confortable pour boire un café chaud (ou même un latte à la citrouille, miam!), des couvertures douces et chaudes, un doux tapis… L’idée est de créer un endroit chaleureux et propice à la relaxation où tu peux passer un bon moment.

Pour aider à créer une atmosphère hygge chez toi, privilégie les couleurs neutres inspirées de la nature, les matières naturelles et la présence de plantes. Les lieux rustiques, comme un chalet, sont d’ailleurs des endroits très propices au hygge. Des bougies, un foyer ou des guirlandes de lumières peuvent également fournir un éclairage d’appoint parfait pour créer une ambiance chaleureuse.

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3– Prendre soin de soi

Un des principes du hygge est de prendre soin de soi en s’offrant des moments de douceur afin de faire retomber le stress de la journée. Tu peux t’installer confortablement avec un bon livre, tricoter, écrire, dessiner, faire du yoga, prendre un bain moussant… L’idée est de t’accorder du temps pour faire ce qui te fait du bien et te permet de relaxer.

Mais prendre soin de soi consiste également à s’écouter et à être en harmonie avec sa petite voix intérieure. Suivre ses envies et ses élans, être authentique avec soi-même et les autres est tout à fait en accord avec la philosophie danoise. Elle nous permet de faire de meilleurs choix afin d’être plus heureuse.

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4– S’entourer de ceux qu’on aime

Les Danois accordent beaucoup de valeur à leurs relations, que ce soit leurs amis ou leur famille, la plupart chérissant le même cercle d’amis proches depuis le secondaire. Le sentiment de communauté et de vivre ensemble est également très important pour eux. Ce n’est donc pas étonnant que le bonheur d’être bien entouré et de partager des moments de qualité avec ses proches soit un autre des grands principes du hygge. Car le hygge incite avant tout à se connecter davantage avec soi-même et avec les autres. Quelle que soit l’activité, la faire en famille permettra de créer de beaux souvenir qui perdureront longtemps en plus de rendre l’instant présent beaucoup plus agréable. Cuisiner en famille, jouer à des jeux de société entre amis ou simplement relaxer à deux sont autant d’occasion de mettre un peu de hygge dans ta vie.

Je te l’accorde : c’est plus difficile en période de confinement… Si tu as la chance de vivre avec d’autres personnes sous le même toit que toi, essaie d’en profiter pour passer plus de temps avec eux, même si ce sont des colocs. Sinon, appeler tes proches plus souvent peut être une solution en attendant de pouvoir les revoir. Sinon, les médias sociaux peuvent, en ces temps inhabituels, te permettre de retrouver un semblant d’esprit de communauté.

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5– Bouger à l’extérieur

Les pays scandinaves sont réputés pour leurs paysages à couper le souffle. Et malgré les températures froides, les Danois restent actifs et vont profiter de toute la beauté que la nature a à leur offrir. Se déplacer à vélo fait d’ailleurs partie intégrante de leur mode de vie, peut importe la saison, ce qui les garde en forme et davantage en contact avec la nature.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je te parle des bienfaits de se promener dans la nature, et les Danois l’ont particulièrement compris.

L’automne, avec ses couleurs chaudes et magnifiques, est particulièrement propice au hygge. Essaie de porter attention à ce qui t’entoure : les couleurs et les formes des feuilles par terre, les branches nues, les dernières fleurs d’automne… C’est si relaxant de voir et d’apprécier toutes ces belles choses!

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6– Cuisiner soi-même

La cuisine tient une place de choix dans la culture du hygge. Se préparer des petits plats sucrés ou réconfortants, comme les mijotés ou les potages, est particulièrement prisé des Danois, qui ont d’ailleurs tendance à cuisiner beaucoup eux-même. Non seulement cuisiner est une activité qui peut être relaxante, mais elle active tous les sens : le toucher, l’odorat, le goût… Et que dire de la chaleur qui se dégage d’un biscuit ou d’un pain encore chaud qui vient tout juste de sortir du four? Je te le jure pour avoir travaillé dans une boulangerie : il y a là quelque chose de magique qui nous attire.

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7– Adopter un mode de vie plus écoresponsable

En mettant l’accent sur l’être et non sur l’avoir, le hygge nous invite à vivre plus simplement. Il propose ainsi une vision non matérialiste du bonheur. Il ne faut pas oublier que le Danemark est également un pays scandinave où le minimalisme, la simplicité et le respect de l’environnement sont valorisés. En te concentrant davantage sur l’instant présent et sur tes expériences de vie, tu vas sans doute réaliser que tu as de moins en moins besoin d’acheter des choses pour être heureuse. Tu vas peut-être aussi apprécier davantage faire des choses toi-même, comme cuisiner des collations, faire tes propres produits cosmétiques ou bien fabriquer des objets de la vie courante au lieu de les acheter.

D’ailleurs, il faut faire attention à ne pas vouloir accomplir ou faire trop de choses. Car le hygge n’est pas dans tant dans ce que l’on fait que dans la manière dont on le fait, c’est-à-dire, en s’imprégnant du moment présent et en savourant simplement chaque seconde.

5 façons de se faire plaisir en temps de confinement afin de booster son moral et de se sentir revivre

5 façons de se faire plaisir en temps de confinement afin de booster son moral et de se sentir revivre

Je ne sais pas pour toi, mais depuis quelques jours, ma région est tombée en « zone rouge ». Cette situation implique de nouvelles restrictions pour les sorties (les bars et restaurants sont désormais fermés) et je n’ai plus le droit de recevoir de visite à mon domicile jusqu’au 28 octobre. Si je comprends que cette situation n’est que temporaire afin de contenir la pandémie de Covid-19 qui reprend de la vigueur dans ma région, je dois t’avouer ressentir quand même de la peine, de la frustration et une certaine anxiété à cette idée. Bien que je sois de nature pantouflarde (on pourrait facilement me confondre avec une ourse qui hiberne en hiver), le fait d’être en télétravail et d’avoir limité mes contacts sociaux au cours des derniers mois commence à me peser, comme à toi aussi, sans doute. Pour contrer cet effet, j’ai envie de te parler de l’importance de te faire plaisir dans ton quotidien afin de t’aider à mieux traverser les jours qui viennent si tu es toi aussi dans la même situation.

En effet, je crois que tout particulièrement en ces temps étranges et incertains, où non seulement les règles changent constamment, mais où tout le monde s’improvise scientifique et où certains s’imposent même en sauveurs de la tyrannie, il est plus important que jamais d’écouter davantage son cœur et de s’offrir de la douceur, de petits plaisirs simples et réconfortants au quotidien. Ceci aura pour effet d’améliorer ton humeur et de réduire ton niveau d’anxiété. Parce que oui, il y a parfois de quoi virer fou! Que ce soit à cause de la solitude, des avis divergents, de la peur de tomber malade, de l’insécurité financière ou autre, c’est normal de se sentir perdue ou stressée.

Voici quelques idées de petits plaisirs que tu peux t’offrir au quotidien pendant le confinement. Ils ont la particularité d’être simples (je déteste quand c’est compliqué) en plus de respecter les mesures sanitaires et de distanciation sociale. En espérant que ceux-ci t’inspireront à tirer le meilleur parti de cette période étrange qui peut aussi s’avérer une véritable opportunité de reconnecter avec toi-même.

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1– Se mettre belle… même à la maison

Même si je suis en télétravail, j’ai tout de même continué à m’habiller chic, ou plutôt, en casual chic. Loin de moi l’idée de te juger si tu préfères t’habiller en mou : j’ai simplement remarqué que lorsque je m’habillais avec des vêtements que j’aime, j’avais un meilleur moral que lorsque je passais ma journée en pyjama ou en coton ouaté, par exemple.

J’en parlais justement dernièrement avec une de mes amies. Elle me disait qu’elle avait terriblement envie de porter un tutu ces derniers temps. Je l’ai vivement encouragée à le faire (Carrie Bradshaw approuverait fort probablement aussi, d’ailleurs).

On en est venues à la conclusion que nous avions tendance à vouloir nous habiller moins chic quand nous étions à la maison, ce qui arrive plus souvent qu’autrement depuis le début de la pandémie. Et nous avons aussi conclu que nous devrions nous donner davantage le droit de porter ce que bon nous semble, surtout dans un contexte de télétravail. Tu as envie de porter une robe que tu gardais pour une occasion spéciale? Pourquoi pas? Personne ne te jugera… parce que personne ne te verra de toute façon. C’est donc l’occasion idéale de la porter, quand on y pense, tu ne trouves pas?

Porter une robe nous fait également souvent sentir plus féminine. C’est psychologique. Et se sentir plus féminine signifie souvent que l’on se sent du même coup plus belle, et donc plus confiante.

Si tu as envie de commencer tranquillement, essaie de porter une jupe quelques jours ici et là. C’est même très facile d’agencer une jupe avec un coton-ouaté ou un tricot pour plus de confort en ces temps où le mercure tombe comme les feuilles d’automne.

Cette réflexion s’applique aussi au maquillage : si tu as envie de te trouver plus jolie et que tu sens que le maquillage t’aiderait à te donner un petit boost de confiance en toi, alors vas-y!

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2– S’offrir une petite gâterie

Tu as envie de chocolat, d’un petit gâteau, de chips, de vino ou de chocolat chaud? En confinement, je t’invite à être plus indulgente avec toi-même : déjà que tu ne peux pas faire tout ce que tu veux, pourquoi ne pas te permettre de succomber à une petite gâterie de temps à autres?

Sans être nutritionniste, j’ai toujours fait partie de ceux qui croient que tant qu’on ne plonge pas dans l’excès, on peut se permettre quelques passe-droits alimentaires. Et si la crème glacée ou le Nutella peuvent être un bon plan pour nous remonter le moral après une rupture amoureuse, par exemple, j’en conclue que c’est définitivement une bonne option aussi en temps de confinement si tu en ressens le besoin. Alors mets ta culpabilité de côté et emmitoufle-toi Bridget Jones style avec ta gâterie préférée à portée de main.

Et je ne sais pas pour toi, mais une gâterie, dans mon livre à moi, ça peut aussi être un objet qui te ferait plaisir. Tu sais, ce chandail de laine qui te fait de l’œil avec sa coupe parfaite et sa siiiiii jolie couleur? Ou bien cette déco que tu convoites depuis un certain temps déjà et qui irait siiiiii bien sur l’étagère de ton bureau? Ou bien ce nouveau livre d’un auteur que tu adores?

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3– Sortir à l’extérieur

Confinement ne veut pas dire pour autant qu’il faut s’emprisonner chez soi… Enfin, pas par chez moi, en tout cas. Si ta situation te le permet, essaie d’en profiter pour sortir un peu à l’extérieur. D’autant plus que l’automne, avec ses couleurs changeantes, offre des panoramas à couper le souffle à ce temps-ci de l’année.

L’air frais fera aérer ton esprit alors que la présence de végétation et de lumière feront profiter ton organisme de tous les bienfaits de la nature : diminution du stress, renforcement du système immunitaire, meilleure humeur… Le meilleur, dans tout ça, c’est que ce n’est pas seulement une impression : c’est également validé par la science. Si ce sujet t’intéresse, je t’en parle plus en détails dans mon article La biophilie, ou pourquoi on se sent bien dans la nature.

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4–Apprivoiser le slow living

Si tu ne peux contrôler tout ce qui se passe, tu peux toutefois contrôler ce que tu fais et surtout comment tu le fais. Comme tu as plus de temps, c’est une occasion idéale de ralentir le rythme et de t’initier tranquillement au slow living.

Le slow living, c’est se réapproprier l’instant présent, apprendre à apprécier les bonheurs simples et nous permettre d’échapper à notre mode de vie effréné et stressant qui nous donne l’impression de courir partout. Un peu comme si tu étais en mode vacances : rien ne presse, donc tu peux prendre ton temps et profiter pleinement de chaque seconde qui passe.

Quelques idées pour t’initier au slow living en mode confinement :

  • Pratiquer des loisirs slow, comme la lecture, le yoga, le dessin, la méditation, l’écriture, le tricot, la photographie, etc.
  • Instaurer de petits rituels : café du matin, promenade du midi, allumer des bougies parfumées, etc.
  • Déconnecter de la technologie (mettre ton cellulaire et les médias sociaux de côté);
  • Prendre le temps de savourer tes repas;
  • Entretenir ton logement;
  • Prendre soin de toi;
  • Désencombrer ton intérieur.
Photo de Flora Westbrook sur Pexels.com


5– Essaie de nouvelles choses

Le fait de ne plus socialiser fait en sorte que nous avons plus de temps. Ce temps qui nous file souvent entre les doigts en temps ordinaire… Et si tu en profitais pour essayer ou découvrir quelque chose de nouveau, quelque chose que tu n’osais peut-être pas faire avant par manque de temps? Cet automne est le moment idéal pour te trouver de nouveaux passe-temps. Qui sais, peut-être découvriras-tu que tu as un talent caché pour la photographie, pour jouer de la guitare, pour cuisiner des desserts décadents ou bien pour peindre des paysages surréalistes? Peut-être que tu peux aussi en profiter pour t’attaquer à cette machine à coudre que ta mère t’a offerte il y a quelques années et qui dort quelque part dans ton placard en attendant son heure de gloire? Peut-être que tu réaliseras aussi que tu aimes faire toi-même des objets de tous les jours, comme des bijoux, des foulards ou encore des produits d’entretien ménagers ou de soins corporels écolo.

Et te rappelles-tu ce cours d’allemand, de yoga, de musique ou de couture que tu remettais tout le temps à plus tard? De nombreux cours se donnent maintenant en ligne, que ce soit par vidéoconférence ou sur youtube. Voilà l’occasion rêvée pour enfin le suivre dans le confort de ton foyer!

Tu as le temps de te redécouvrir et d’élargir tes horizons : pourquoi ne pas en profiter?

Pour des règles plus saines, plus confortables et écoresponsables

Pour des règles plus saines, plus confortables et écoresponsables

Les filles, il faut que l’on se parle de quelque chose que l’on déteste toutes : les règles! Cette fameuse période apporte son lot de désagréments pour notre corps : sensibilité accrue, maux de tête, maux de ventre, ballonnements… sans parler des menstruations en tant que tel. Le hic, c’est que les solutions pour mieux vivre cette période désagréable sont bien souvent désastreuses pour notre planète. Tu n’as qu’à jeter un coup d’oeil à ta poubelle pour t’en convaincre : tous ces déchets qui s’accumulent! Heureusement, il existe de plus en plus d’alternatives plus écologiques qui sont faciles à mettre en pratique dans ton quotidien… Pour ton bien-être et celui de la planète.

Ça fait quelques mois maintenant que j’ai fait la transition vers des produits 100% réutilisables pour mes règles. Si je dois t’avouer que j’étais sceptique au départ, je te jure que je ne retournerais plus jamais en arrière.

Je vais te parler ici de deux produits que j’ai testés et d’un autre que j’aimerais beaucoup essayer dans un avenir rapproché :

  • La coupe menstruelle;
  • Les serviettes hygiéniques lavables;
  • Les culottes menstruelles.

Pourquoi éviter les protections hygiéniques jetables

Mine de rien, une femme utilisera en moyenne 12 500 protections hygiéniques au cours de sa vie. Or, les 12 milliards de serviettes hygiéniques et 7 millions de tampons jetés chaque année dans le monde mettront entre 450 et 800 ans à se décomposer complètement. C’est énorme!

De plus, plusieurs matières faisant polémique entrent dans leur composition. En effet, les fabricants utilisent généralement un mélange de rayonne, de coton, de pétrole et d’eau. Ces matières demandent soit beaucoup de transformation (la rayonne), de traitements ou de produits chimiques (le coton est la culture la plus polluante au monde) pour les obtenir.

Mais l’impact environnemental n’est pas la seule raison pour prendre le virage vers des produits d’hygiène féminine lavables. La plupart des protections jetables disponibles contiendraient des traces de substances toxiques dont de la dioxine (l’un des dix produits chimiques les plus dangereux au monde, selon l’OMS) ou encore des phtalates (perturbateurs endocriniens) présents dans le Round Up, une engrais chimique. Certains additifs douteux, comme des parfums, sont aussi parfois utilisés par certaines marques. Si les concentrations seraient jugées extrêmement faibles, il n’en demeure pas moins qu’au final, nous, humbles consommatrices, ne savons pas très bien ce que l’on met dans nos culottes 12 semaines par années… Et si les quantités de produits potentiellement toxiques sont marginales pour un seul tampon ou une seule serviette, qu’en est-il d’une utilisation prolongée dans le temps? La question se pose… D’autant plus que le vagin est considéré comme très perméable à certaines molécules, comme les dioxines.

Et au final, on paie aussi pour tous ces produits. Ces dépenses récurrentes ne sont pas banales : elles peuvent atteindre des centaines de dollars par année. Si la coupe menstruelle et les autres solutions coûtent sensiblement la même chose la première année, après, tu n’as pas forcément besoin d’en acheter d’autres avant quelques années, si bien qu’il s’agit au final d’un investissement sur le long terme.

Si les chiffres énumérés ci-dessus sont peu reluisants, j’aimerais toutefois préciser que les avantages des protections hygiéniques réutilisables vont au-delà de l’aspect économique et environnemental. Il faut aussi que tu le fasses pour ton propre confort. Car oui, les solutions que je te présente dans cet articles sont à mon avis bien plus confortables que les tampons et serviettes hygiéniques conventionnelles. Elles sont aussi à mon avis beaucoup plus pratiques. Au départ, on plonge souvent dans l’aventure des protections hygiéniques réutilisables en pensant faire un sacrifice pour l’environnement… pour finalement se rendre compte que c’est loin d’en être un. J’espère que mon article va te faire réaliser tous les avantages de changer des habitudes que tu prends peut-être pour acquises, toi comme moi auparavant. Mais au final, tu dois te faire ta propre opinion et décider de ce que toi tu es à l’aise de faire et choisir la solution qui contribue le plus à ton bien-être.

La coupe menstruelle

La première fois que j’ai entendu parlé de la coupe menstruelle remonte à il y a 7 ans. C’était une collègue avide de voyages qui me racontait son ascension du Kilimanjaro. Elle était partie pendant plusieurs semaines, si bien que j’ai fini par lui demander comment elle s’était débrouillée pour les règles. Parce qu’on va se le dire franchement, je ne voyais pas où il y avait des poubelles et des toilettes à flanc de montagne. C’est là qu’elle m’a donné son truc : la DivaCup.

J’étais estomaquée. La QUOI???

Non seulement j’étais surprise que ça existe, mais j’étais encore beaucoup trop attachée à ce que je croyais être une solution beaucoup plus évoluée, pratique et confortable : le tampon. En plus, on le jette après, pas besoin de le nettoyer! Ma collègue m’avait pourtant juré que c’était génial et qu’elle ne voulait même plus utiliser de tampons… C’était à ce point! Pourtant, je n’étais toujours pas convaincue.

Ce n’est qu’il y a deux ans que je suis tombée sur une boîte de DivaCup à la pharmacie en voulant acheter une nouvelle boîte de tampons. J’avais un peu plus mûri sur l’échelle du développement durable et je me sentais enfin prête à faire le saut. Je me suis dit : au pire, si je n’aime pas ça, je l’aurai essayé! Ça et le fait que je savais que quelques jours plus tard, j’avais une journée de visite en forêt et en usine dans le cadre de mon travail, et comme je ne savais pas trop où et quand j’allais pouvoir aller aux toilettes changer mon tampon, je me suis dit que la coupe menstruelle pouvait peut-être s’avérer pratique.

Parce que ouvrez grand les yeux, les filles : la coupe menstruelle a une autonomie jusqu’à…(roulement de tambour)…12 heures!

J’ai moi-même été étonnée en rédigeant cet article, car j’avais en tête qu’elle avait plutôt une autonomie de 6 heures (ce qui est déjà bon en soi, à mon avis).

Maintenant, tu vas peut-être me dire : «oui, mais moi, j’ai vraiment des règles hyper abondantes! JAMAIS je ne me rendrai jusqu’à 6 heures, encore moins 12!». Pourtant, je te le jure : moi-même c’est les chutes du Niagara tous les mois et je n’ai JAMAIS débordé avant les 6 heures. Sinon, je replaçais simplement légèrement la coupe et je voguais à nouveau à mes occupations. Que généralement, si ça coule, c’est signe que la coupe n’est pas bien positionnée. Maintenant, à savoir si je peux la conserver 12 heures d’affilé, ça reste à voir… Je vais devoir te revenir le mois prochain avec une mise à jour. Par contre, je l’ai portée quelques fois durant la nuit, et j’ai donc pu me rendre certainement jusqu’à 8 heures sans problèmes.

C’est vraiment ça l’avantage numéro 1 des coupes menstruelles : l’autonomie. Mais en plus de ça, entre chaque utilisation, tu n’as qu’à la laver avec un savon doux (idéalement sans huile ni parfum), à rincer et HOP! On repart! Ah oui, et autre avantage non négligeable : tu n’as plus jamais besoin d’acheter des tampons ou d’en traîner partout, chose pour laquelle ton portefeuille et ta sacoche te seront très reconnaissants.

Évidemment, ce n’est pas tout le monde qui a un évier à proximité de la toilette pour laver sa coupe menstruelle après chaque utilisation. Surtout dans les toilettes publiques. Je comprends totalement ton hésitation si c’est ton cas. Alors, comment on fait? Pour les toilettes publiques, il existe pourtant une solution très simple : traîner une bouteille d’eau avec toi. Tu peux ainsi imbiber du papier de toilette avec un peu d’eau et nettoyer ta coupe sans souci. Je dois aussi t’avouer que lorsque je suis vraiment mal pris, je vide simplement le contenu de ma coupe dans la toilette avant de la remettre en place, et je m’assure de la laver comme il faut la prochaine fois. Par contre, cette façon de faire ne respecte pas à la lettre les recommandations de la Diva Cup. À la maison, tu peux simplement remettre ta culotte, aller laver la coupe menstruelle dans l’évier puis la replacer. Oui, c’est un peu plus long, mais comme elle a une autonomie de plusieurs heures, tu sauves du temps ailleurs.

Il est aussi bon que tu saches que puisqu’elle est considérée comme un dispositif médical, il est en principe recommandé de changer sa DivaCup à tous les ans. Par contre, plusieurs utilisatrices vont la conserver beaucoup plus longtemps. L’idée est de bien l’entretenir et de s’assurer que sa DivaCup est encore en bon état avant de l’utiliser (surveiller s’il n’y a pas de film collant ou en poudre, de décoloration ou d’odeur).

Les avantages de la coupe menstruelle :

  • Tu as une autonomie jusqu’à 12 heures;
  • Elle est facile à nettoyer;
  • Tu n’a plus à acheter de tampons;
  • Elle est faite de silicone de catégorie médicale, donc sans produits potentiellement toxiques, sans plastique et sans colorant;
  • Tu fais un bon geste pour la planète.

Quelques conseils pour bien entretenir sa coupe menstruelle :

  • La laver avec le savon prévu à cet effet (par ex. : Divawash) ou un savon doux sans huile ni parfum;
  • Ne pas nettoyer avec les ingrédients suivants au risque de provoquer des irritations et d’altérer prématurément la coupe :
    • vinaigre;
    • savon parfumé;
    • savon à base d’huile;
    • alcool;
    • savon antibactérien;
    • bicarbonate de soude;
    • peroxyde d’hydrogène;
    • eau de javel;
    • savon à vaisselle.
  • Bien nettoyer le rebord et les trous en haut de la coupe, car mine de rien, ils créent de l’étanchéité pour éviter les fuites et aident à maintenir la coupe en place;
  • Ne pas utiliser de lubrifiants;
  • La ranger dans sa pochette de cotton;
  • Placer la pochette dans un endroit sec et aéré de préférence;
  • Surveiller les signes de détérioration : film collant ou en poudre, décoloration ou odeur.

Quelques marques de coupes menstruelles

Bon à savoir…

  • Même si la coupe menstruelle est faite de silicone de catégorie médicale, il est tout de même possible de développer un syndrôme de choc toxique tout comme c’est le cas avec les tampons. Ce risque serait toutefois plus faible.
  • Il existe différentes grandeurs de DivaCup selon ton âge, ton flux et si tu as déjà enfanté ou non. N’oublie donc pas de vérifier sur la boîte avant d’acheter

Les serviettes hygiéniques lavables

Après avoir utilisé des protèges-dessous lavables pendant deux ans et après avoir essayé les couches lavables avec ma fille, j’ai finalement décidé de faire le grand saut cet été et de faire l’essai des serviettes hygiéniques lavables. Oui : j’ai décidé de laver des serviettes pleines de sang. Dit comme ça, je te l’accorde, ça peut paraître assez dégoûtant. J’étais moi-même réticente au début. Pourtant, comme j’avais déjà une routine bien établie pour les couches lavables de ma fille et que ça fonctionnait très bien, je me suis dit : «pourquoi pas?».

Honnêtement, les serviettes hygiéniques me servent surtout dans deux cas :

  • Au cas où du sang déborderait de ma coupe menstruelle (ce qui n’est jamais arrivé jusqu’à maintenant);
  • Quand mes règles diminuent et qu’elles ne sont pas assez abondantes pour justifier l’utilisation de la coupe menstruelle.

Donc, au final, elles ne deviennent pas toujours dégoulinantes de sang. D’ailleurs, les serviettes hygiéniques lavables ont une excellente capacité absorbante tout en étant minces. Elles sont aussi faites d’un tissus très doux qui ne te fera aucunement regretter les serviettes hygiéniques conventionnelles.

Les avantages des serviettes hygiéniques lavables

  • Elles sont plus douces;
  • Elles sont plus écologiques;
  • Elles sont plus faciles d’entretien que ce que l’on croit.

Entretien

À chaque changement de serviette, je mets celle qui est souillée dans un petit sac imperméable (ou wet bag, comme on dit souvent dans le jargon des couches lavables). Il se peut que tu en reçoives un avec ta commande de serviettes hygiéniques lavables, mais pour ma part, je les trouvais trop petit. Je les garde donc dans ma sacoche pour mes déplacements. À la maison, je privilégie un wet bag de format moyen avec deux compartiments à zip dans lequel je mets également mes lingettes démaquillantes et mes protèges-dessous lavables.

Une fois le sac plein (souvent après quelques jours ou une semaine maximum), je mets simplement le sac au lavage en prenant soin de dézipper les compartiments. Je lave ensuite mes serviettes hygiéniques lavables exactement comme mes couches lavables, c’est-à-dire, en plusieurs cycles.

Comment je lave mes serviettes hygiéniques :

  1. Cycle de pré-lavage court sans savon;
  2. Cycle régulier à l’eau chaude avec beaucoup d’eau (dans lequel j’ajoute aussi d’autres vêtements ou serviettes… oui, oui!) et du savon (j’ajoute parfois un peu de désinfectant Bionature ou de percarbonate de sodium);
  3. Cycle de rinçage court avec essorration pour m’assurer qu’il ne reste plus de savon.

Tu n’es pas obligée de suivre à la lettre ce procédé. Je voulais simplement te donner une idée de ma routine afin de m’assurer que mes serviettes hygiéniques étaient bien propres et qu’elles restaient absorbantes. Je voulais aussi que tu réalises qu’après le premier cycle de lavage (l’étape 1 ci-dessus), il n’y a aucun danger à laver d’autres vêtements ou serviettes avec tes serviettes hygiéniques souillées, parce que le plus gros du sang a déjà été enlevé.

Et pourquoi faire un troisième cycle de rinçage? En me basant sur mon expérience avec les couches lavables (qui fonctionnent un peu selon le même principe à mon avis), un excès de savon dans le tissus bouche les fibres à la longue, ce qui diminue leur capacité absorbante. Aussi, même si j’utilise le détergent Bio Vert, je me suis rendue compte que mes enfants faisaient une réaction quand je ne m’assurais pas de bien rincer les vêtements. J’ai donc pris cette habitude pour tout ce que je lave. Mais c’est peut-être aussi dû au fait que j’ai une laveuse frontale, qui utilise moins d’eau qu’une laveuse conventionnelle.

Malgré tout ce lavage supplémentaire, au final, tu consommes moins d’eau que si tu as recours aux serviettes hygiéniques traditionnelles, qui demandent des quantités astronomiques d’eau pour leur production.

Quelques marques de serviettes hygiéniques lavables :

Les culottes de menstruations

Un peu comme les serviettes hygiéniques lavables, les culottes de menstruations sont réutilisables. Bien que je ne les ai pas encore essayées, elles présentent toutefois l’avantage d’être tout en un : elles restent donc bien en place et elles épousent aussi parfaitement la forme de ton corps. Tu n’as pas non plus à avoir peur de les tâcher, puisqu’elles sont faites pour ça.

Alors, pourquoi ne les ai-je pas encore essayées? Tout simplement parce qu’elles étaient plus dispendieuses que les serviettes hygiéniques lavables et que je voulais commencer petit, question de voir si j’aimais le principe de laver ce genre de chose. Mais aussi, parce que nous n’avons pas toutes les mêmes goûts en termes de culottes : taille haute/basse, couvrantes ou moins couvrantes… Bref, c’est plus difficile, je trouve, de choisir des culottes confortables en ligne (je n’en ai pas encore vues en boutique par chez moi).

Quelques marques de culottes de menstruations

Et toi, as-tu aussi fait l’essai des produits ci-haut? Comment as-tu trouvé ton expérience? Es-tu aussi satisfaite que moi ou, au contraire, tu n’as pas aimé? Si tu n’oses pas encore te lancer mais que tu aimerais en savoir plus, n’hésite surtout pas à m’écrire tes questions en commentaire : ça va me faire plaisir de te répondre!

10 leçons de vie de l’inspirante Frida Kahlo

10 leçons de vie de l’inspirante Frida Kahlo

Artiste peintre mexicaine emblématique, Frida Kahlo est célèbre pour ses autoportraits surréalistes, ses tenues flamboyantes, ses cheveux couronnés de fleurs et son amour sans limite pour Diego Rivera, un homme et artiste excentrique aux multiples infidélités. Cette femme élevée au rang d’icône a pourtant connu son lot de d’épreuves qui l’ont maintes fois laissée brisée. Mais malgré la douleur, elle a fait montre d’un courage et d’une force de vivre qui inspirent encore aujourd’hui. En plus de ses toiles, elle nous laisse en héritage des poèmes et des réflexions empreints d’une grande intensité et sensibilité. Je t’invite à découvrir cette femme exceptionnelle : ainsi, tu comprendras sans doute mieux pourquoi elle fascine autant encore aujourd’hui, plus de 60 ans après son décès.

Leçon no1 : Sois ta propre muse

«Je peins des autoportraits parce que je me sens si souvent seule, parce que je suis la personne que je connais le mieux.»

— Frida Kahlo

L’art de Frida Kahlo est profondément marqué par l’introspection et la réflexion autour de ses émotions. Les souffrances physiques et émotionnelles qu’elle endure sont des sources constantes d’inspiration et de délivrance pour l’artiste. Les œuvres de Frida Kahlo sont d’ailleurs reconnaissables entres toutes grâce, notamment, aux nombreuses références à la culture mexicaine et au monosourcil emblématique de la protagoniste. Mais si son art a réussi à se frayer un chemin parmi nous aujourd’hui, c’est probablement parce que ses toiles de style surréaliste sont étrangement contemporaines. À l’ère ou les selfies se multiplient sur les médias sociaux, les autoportraits de Frida nous montrent la face cachée des apparences, ce qu’un regard, un visage ou un corps ne dit pas forcément. Elle nous montre que derrière un sourire se cache parfois une immense peine et qu’un corps jeune peu aussi abriter la souffrance. Bref, les épreuves de sa vie et ses convictions personnelles étaient à la base de son inspiration.

Toi aussi tu peux faire comme Frida et explorer ton monde intérieur. En effet, tu as au fond de toi une immense source d’inspiration d’une grande richesse : des rêves, des envies, des peines, des peurs. Toutes ces émotions et ton vécu font de toi une personne unique. Une fois que tu te connaîtras de fond en comble, tu pourras ensuite mieux mettre ta propre couleur sur le monde.

Autoportrait au collier d’épines et colibri

« Ils pensaient que j’étais surréaliste, mais je ne l’étais pas. Je n’ai jamais peint de rêves. Je peins ma propre réalité. »

— Frida Kahlo

Leçon no2 : Aime passionnément

«Est-ce que les verbes peuvent s’inventer? Je veux t’en dire un : je te ciel, et ainsi mes ailes s’étirent, énormes, pour t’aimer sans limites.»

— Frida Kahlo

Ouvrir entièrement son coeur à l’amour est merveilleux et en vaut la peine, même si on s’expose par le fait même à une possible souffrance. Frida, elle, n’avait pas peur d’aimer passionnément et profondément, même si l’amour l’a maintes fois blessée.

Frida Kahlo est en effet connue pour sa relation amoureuse à la fois passionnée et tumultueuse avec Diego Rivera, un artiste excentrique de 20 ans son aîné qu’elle épouse le 21 août 1929. La mère de Frida décrit l’événement comme «le mariage d’un éléphant et d’une colombe». Frida écrira de nombreux poèmes à son attention dans lesquels on peu ressentir à la fois toute la douleur et l’intensité de son amour pour lui. Diego, malheureusement, est reconnu pour avoir été un coureur de jupons : il aura même une liaison avec la sœur cadette de Frida, Cristina. Frida le quittera, mais il se réconcilieront l’année suivante, pour ensuite divorcer quelques années plus tard et se remarier à nouveau.

Frida Kahlo et Diego Rivera en 1932

«Tu mérites un amour décoiffant, qui te pousse à te lever rapidement le matin, et qui éloigne tous ces démons qui ne te laissent pas dormir.

Tu mérites un amour qui te fasse te sentir en sécurité, capable de décrocher la lune lors qu’il marche à tes côtés, qui pense que tes bras sont parfaits pour sa peau.

Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions.

Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes, qui te soutient lorsque tu es ridicule, qui respecte ta liberté, qui t’accompagne dans ton vol, qui n’a pas peur de tomber.

Tu mérites un amour qui balayerait les mensonges et t’apporterait le rêve, le café et la poésie.»

— Frida Kahlo

Amoureuse d’un homme incapable de n’aimer qu’elle, Frida nous enseigne qu’il est possible de vivre une belle vie malgré les douleurs provoquées par l’amour. Sa passion avec Diego Rivera a surmonté les infidélités réciproques, un divorce et des dizaines de séparations. Elle-même fera fit des conventions sociales lors de son remariage avec l’homme de sa vie. Sur son remariage, elle écrira d’ailleurs que celui-ci a «bien fonctionné» et qu’il y a après coup «moins de procès, une meilleure compréhension mutuelle et, de mon côté, moins d’indignations face aux autres dames qui occupaient soudainement une place importante dans son cœur».

Leçon no3 : Tu es plus forte que tu ne le penses

« Au bout du compte, nous pouvons supporter beaucoup plus que ce que nous pensons. »

— Frida Kahlo

Sa vie marquée par la tragédie, l’injustice et la maladie font de Frida Kahlo un symbole de résilience et d’espoir. À seulement 6 ans, elle contracte la poliomyélite qui lui laissera la jambe droite atrophiée. Puis, à 18 ans, Frida est victime d’un grave accident : l’autobus dans lequel elle prenait place pour revenir chez elle sort de la route et percute un tramway. Plusieurs personnes trouvent la mort dans cet accident. Frida, elle, est grièvement blessée : elle subit plus de 20 fractures à la colonne vertébrale, au bassin, à la jambe et au pied droit, et son abdomen est transpercé de par et d’autre par une tige métallique. À cause de cela, Frida ne pourra jamais, à sa grande tristesse, mener une grossesse à terme (elle fera trois fausses couches) et souffrira toute sa vie de problèmes de santé chroniques qui lui vaudront plusieurs opérations au cours de sa vie, dont une pour amputer son pied droit.

« Sentir dans ma propre douleur la douleur de tous ceux qui souffrent et puiser mon courage dans la nécessité de vivre pour me battre pour eux. »

— Frida Kahlo

Malgré toutes les épreuves endurées, Frida continue à aimer la vie. Elle verra même sa douleur comme une source de courage pour continuer à se battre pour les plus démunis dans un Mexique en pleine reconstruction après la révolution.

Leçon no4 : Trouve ta passion

« Je ne suis pas malade. Je suis brisée. Mais je me sens heureuse de continuer à vivre, tant qu’il me sera possible de peindre. »

— Frida Kahlo

La peinture est ce qui a permis à Frida Kahlo de se délivrer des nombreuses souffrances que la vie lui a fait vivre. C’était en quelque sorte une bouée de sauvetage qui lui a redonné goût à la vie malgré les difficultés.

Et toi, as-tu une passion? Qu’est-ce qui te fait vibrer? La trouver, c’est aussi en quelque sorte donner du sens à son existence, trouver sa raison de vivre, ce que les sages japonais appelaient l’ikigai.

Leçon no5 : Entoure-toi de ce que tu aimes

« Je peins des fleurs pour qu’elles ne meurent pas. »

— Frida Kahlo

Frida Kahlo aimait orner sa tête de fleurs et porter des vêtements aux couleurs flamboyantes. De plus, dans ses peintures, elle est souvent entourée de ses animaux favoris, qui pallient l’absence des enfants qu’elle n’a jamais eus. En s’entourant des choses qu’on aime, on se fait plaisir, et ainsi, on se trouve à mettre un peu de joie dans notre quotidien.

Leçon no6 : Vis ta vie comme tu l’entends

Frida était une femme passionnée, éprise de liberté. C’était aussi une féministe qui s’intéresse à l’émancipation des femmes dès son plus jeune âge. Très tôt, elle sait qu’elle ne veut pas suivre le même destin que la plupart des femmes mexicaines. Elle rêve de voyages, d’études. Elle a d’ailleurs été parmi les premières femmes mexicaines à étudier la médecine à une époque encore marquée par la dominance masculine.

À l’instar de son mari, Frida aurait également eu des relations extraconjugales avec d’autres hommes, même d’autres femmes. Bref, elle ne s’est jamais empêchée d’aimer qui elle voulait, restant toujours fidèle à elle-même et à ses émotions.

Leçon no7 : Soutiens une cause qui te tient à coeur

« J’aimerais que mon œuvre contribue à la lutte pour la paix et la liberté. »

— Frida Kahlo

Frida Kahlo était une femme féministe et engagée qui avait à cœur de défendre la culture mexicaine. Elle s’est notamment impliquée très jeune au sein du Parti communiste mexicain. Son mari et elle vont d’ailleurs offrir l’asile politique à Léon Trotski, un révolutionnaire communiste. Le fait de lutter pour une cause plus grande que soi permet de donner du sens à son existence et de transcender sa propre vie.

Leçon no8 : N’aie pas peur d’extérioriser tes émotions

« Emmurer la souffrance c’est prendre le risque qu’elle te dévore de l’intérieur. »

— Frida Kahlo

Frida Kahlo connaissait bien la souffrance. Le fait de l’extérioriser dans ses peintures lui a permis de s’en libérer un peu et ainsi d’alléger son fardeau.

Leçon no9 : Tout arrive pour une raison

« Il y a eu deux grands accidents dans ma vie. L’un était le tramway et l’autre était Diego. Diego était de loin le pire. »

— Frida kahlo

Le terrible accident d’autobus qu’a vécu Frida pavera la voie à de nombreuses souffrances, mais aussi, à une vie hors du commun. C’est en effet pendant sa longue convalescence à l’hôpital que Frida, clouée au lit, renoue avec l’art, plus particulièrement la peinture qui deviendra sa nouvelle vocation. Ce sera le début d’une carrière artistique qui fera sa renommée au-delà des frontières du Mexique. C’est aussi en partie ce qui lui permettra de faire la rencontre de son mari, Diego, à qui elle présente ses toiles dans le but d’avoir son opinion d’artiste. L’histoire hors du commun de sa vie va, quant à elle, inspirer des générations et des générations après sa mort. Comme quoi les épreuves n’arrivent peut-être pas pour rien…

Leçon no10 : Malgré tout, la vie est belle

« Des pieds, pourquoi en voudrais-je, si j’ai des ailes pour voler? »

— Frida Kahlo

Nous avons trop tendance à prendre pour acquis la santé, les gens autour de nous, marcher ou enfanter. Ces choses, Frida Kahlo se les ait pourtant fait dérober une à une. Et malgré la douleur physique et émotionnelle, elle n’a jamais cessé d’aimer la vie.

Son tableau Viva la Vida est d’ailleurs particulièrement évocateur, car c’est l’un des derniers peints par Frida Kahlo. En dépit de la détérioration de l’état de santé de l’artiste, le titre constitue un hymne à la vie.

Frida Kahlo sera emportée par une embolie pulmonaire à l’âge de seulement 47 ans, laissant dans son sillage 143 tableaux encore admirés partout à travers le monde, mais aussi, une icône de féminité, de résilience et d’espoir.

D’autres citations célèbres de Frida Kahlo

« J’avais l’habitude de penser que j’étais la personne la plus étrange au monde, et puis je me suis dit, il y a beaucoup de personnes comme cela dans le monde, il doit bien y avoir une personne comme moi, qui se sent étrange et meurtrie comme moi. Je me l’imagine et j’imagine qu’elle aussi doit être en train de penser à moi.  Si tu existes et que tu me lis,  saches que je suis là et que je suis aussi étrange que toi ».

— Frida Kahlo

« Pour créer son propre paradis, il faut puiser dans son enfer personnel. »

— Frida Kahlo

« Douleur, plaisir et mort ne sont rien de plus que le processus de la vie. La lutte révolutionnaire, dans ce processus, est une porte ouverte à l’intelligence. »

— Frida Kahlo

« Ce qui ne me tue me nourrit. »

— Frida Kahlo

« Il y en a qui naissent avec une étoile et d’autres comme des étoiles tombées par terre, écrasées, pleines de coups, et bien que vous ne vouliez peut-être pas le croire, je fais partie de celles qui sont bien tombées par terre. »

— Frida Kahlo

Si tu souhaites en apprendre d’avantage sur Frida et ses œuvres, je t’invite à consulter le site Faces of Frida. Même si le titre suggère que ce site est en anglais, la grande majorité du contenu est disponible en français. Réalisé en collaboration avec plusieurs musées, cette collection comprend plusieurs photos, œuvres et textes qui nous permettent d’explorer plus en profondeur l’univers fascinant de l’artiste.

Désencombrer dans la joie avec la méthode KonMari

Désencombrer dans la joie avec la méthode KonMari

Tu songes à désencombrer ton intérieur, mais tu as envie d’une méthode plus douce, bienveillante et moins stricte? Je t’invite à découvrir la méthode KonMari de Marie Kondo, qui propose une façon complètement différente d’aborder le désencombrement et le rangement. Son secret? Ne conserver que ce qui nous apporte de la joie. Mais pas que ça : elle nous amène également à nous montrer plus bienveillant avec nos objets et à apprécier davantage nos possessions, tout cela afin de se sentir mieux dans notre demeure et de changer notre rapport aux choses qui nous entourent.

Marie Kondo, la fée du rangement

Peut-être as-tu déjà entendu parler de Marie Kondo : son nom circule en effet depuis quelques années. De plus en plus de gens utilisent même l’expression « KonMari » pour parler de leur besoin de désencombrer leur intérieur (surtout leur garde-robe!). Son livre La Magie du rangement se vend comme des petits pains chauds et tu peux même voir par toi-même les miracles de cette fée du rangement sur Netflix, où elle aide plusieurs personnes à se départir du superflu qui encombre leur vie.

Cette femme petite, délicate, menue et à l’apparence douce et gentille est exactement à l’image que l’on se fait d’une Japonaise. Fascinée par le désordre et l’organisation depuis son enfance, elle a débuté son entreprise de désencombrement et de rangement à seulement 19 ans. Son expérience l’a donc amené à perfectionner une technique révolutionnaire qui a fait sa renommée.

Il faut dire qu’elle a grandi au Japon, où non seulement les résidences sont généralement plus petites, donc avec des espaces de rangement plus limités, mais où désencombrer fait partie intégrante de la culture. On remarque d’ailleurs assez vite que la méthode KonMari est beaucoup teintée par l’esprit japonais avec son aspect plus bienveillant et spirituel.

Photo par Huy Phan sur Pexels

Ce qui différencie la méthode KonMari des autres méthodes pour désencombrer

La méthode KonMari est ambitieuse : selon Marie Kondo, si on l’applique correctement, elle ferait en sorte que l’on n’aie plus JAMAIS besoin de désencombrer de sa vie.

Pour y arriver, elle propose différentes astuces qui diffèrent de ce qui se véhicule généralement dans l’univers du rangement et du decluttering. Ainsi, la méthode KomMari ne propose pas de désencombrer pièce par pièce comme la majorité des gens ont tendance à faire, mais par catégorie, par exemple, en s’attaquant à TOUS nos vêtements, peu importe la pièce où ils se trouvent. Cette particularité a l’avantage de pouvoir faire un inventaire plus complet de tous les objets d’une même catégorie, d’autant plus que dans un logement en désordre ou dans lequel on manque d’espaces de rangement, les objets ont tendance à être éparpillés dans plusieurs pièces.

La joie, au coeur de la philisophie de Marie Kondo

Pour Marie Kondo, désencombrer doit être vu comme une célébration. Elle utilise elle-même le mot «festival», et ce pour plusieurs raison. Tout d’abord, comme un festival, désencombrer s’étale sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines. De plus, c’est une tâche colossale qui prend beaucoup de place (tu verras quand tous tes vêtements seront étendus sur ton lit!). Mais aussi, et surtout, parce que le tout se fait dans la joie.

D’ailleurs, Marie Kondo insiste que, contrairement à la façon traditionnelle de désencombrer sa demeure, sa méthode focalise sur ce que l’on veut garder, pas sur ce dont on veut se départir. En effet, pour chaque objet, il faut l’amener à son coeur et se poser la question suivante : «Est-ce que cet objet m’apporte de la joie?». Si la réponse est oui, on garde. Sinon, on remercie l’objet pour ce qu’il nous a apporté (oui, oui : on lui dit vraiment «merci»!), et on s’en départit. Pour Marie Kondo, on ne se «débarrasse» pas de ces objets dans un sens négatif : elle voit ça plutôt comme une fusée dont on célèbre le lancement. Cet aspect bienveillant, méditatif et très spirituel est probablement ce qui a valu à la méthode KonMari d’être si populaire. En effet, de plus en plus de personnes souhaitent désencombrer pour se sentir plus libres et plus en accord avec eux-mêmes. Cet acte d’introspection nous amène à réfléchir à ce que l’objet nous apporte, mais aussi, à qui nous sommes et à ce que l’on veut vraiment être.

Photo par Dmitry Zvolskiysur Pexels

L’abc de la méthode KonMari

La méthode KonMari est composée de six règles à suivre afin de bien désencombrer son intérieur de fond en comble de manière efficace et définitive.

Règle no 1 : S’engager à désencombrer

La méthode KonMari n’est pas une solution minute qui permet de désencombrer rapidement son intérieur comme par magie. Cette approche est en fait un véritable processus qui nous amène à nous questionner sur le plan personnel. C’est une opportunité de repenser sa vie et de la redémarrer sur de nouvelles et meilleures bases. C’est pourquoi il est important de s’y investir totalement, tant en temps, en efforts que personnellement.

Règle no 2 : Imaginer son style de vie idéal

Pour Marie Kondo, on ne désencombre pas seulement pour que notre intérieur soit impeccable lorsque l’on reçoit de la visite. Sa vision est beaucoup plus large que ça : en effet, désencombrer doit avoir pour but ultime de rendre notre intérieur plus simple, plus fonctionnel et plus en accord avec notre personnalité et ce que l’on souhaite vraiment comme style de vie. Dans quel genre d’intérieur souhaites-tu vivre? Comment veux-tu y vivre? Bref : POURQUOI souhaites-tu désencombrer?

Pour mieux visualiser notre objectif, Marie Kondo suggère de le dessiner, de l’écrire ou encore de prendre des photos dans des magazines ou sur Internet pour s’inspirer. De mon point de vue, cela revient un peu à créer un moodboard d’inspiration, un outil de motivation très efficace qui peut t’aider à garder tes objectifs bien en vue afin de mieux les atteindre.

Règle no 3 : Se débarrasser d’abord du superflu

Processus inhérent à tout désencombrement, se départir du superflu est une part importante de la méthode KonMari. Mais ici, le simple fait de se débarrasser de ce qui ne nous sert plus n’a pas seulement pour but de faire de la place : c’est une opportunité d’apprendre de notre expérience passée. Ainsi, en se débarrassant d’un objet que l’on n’a jamais utilisé, par exemple, on apprend que l’on n’a pas besoin de celui-ci dans notre vie. Selon Marie Kondo, ceci peut mener à une remise en question profonde sur nos propres besoins et sur la façon dont on va acquérir de nouveaux objets à l’avenir.

De plus, lorsque l’on de départit d’un objet, Marie Kondo suggère de le «remercier» pour ce qu’il nous a apporté, peu importe si on s’en est servi ou non. Ceci permet de voir l’objet de façon plus positive, alors qu’on a plutôt tendance à le voir comme un indésirable avec les autres méthodes de désencombrement.

Photo par Dominika Roseclay sur Pexels

Règle no 4 : Désencombrer par catégorie, et non par emplacement

Logiquement, nous sommes tous tentés de commencer par désencombrer un tiroir, une armoire, un placard… Mais selon Marie Kondo, cette façon de faire nous entraîne plutôt dans un cercle vicieux où nous devons continuellement recommencer à désencombrer. En effet, la plupart d’entre nous ne rangeons pas tous les mêmes objets dans une seule et même pièce. En s’attaquant à une catégorie plutôt qu’à une portion spécifique de notre demeure, nous sommes à même de faire un inventaire plus complet de tous les items que nous possédons dans une même catégorie, que ce soit des livres, des vêtements, du matériel électronique, etc.

Règle no 5 : Désencombrer chaque catégorie dans le bon ordre

En plus de désencombrer par catégorie, Marie Kondo suggère de procéder selon un ordre précis, soit :

  1. Les vêtements;
  2. Les livres;
  3. Les papiers administratifs;
  4. LesKomonos (objets divers);
  5. Les objets sentimentaux (photos, souvenirs de voyage, etc.).

Selon Marie Kondo, commencer par les vêtements est à la fois ce qui est le plus facile, mais aussi ce qui nous permet de voir les effets bénéfiques de notre processus de désencombrement plus rapidement. Comme nous devons nous habiller tous les jours, nous sommes à même de voir plus souvent à quel point désencombrer nous fait du bien, ce qui agit comme une motivation supplémentaire pour nous inciter à continuer. Ainsi, en terminant avec les objets qui ont une valeur sentimentale importante, qui sont généralement plus difficiles à trier, on se donne tranquillement le temps d’acquérir la confiance et le recul nécessaire pour savoir ce que l’on doit garder ou non. Mais aussi, par le fait même, on apprend davantage à se connaître.

Règle no 6 : Conserver uniquement les objets qui nous procurent de la joie

L’aspect personnel de la démarche de désencombrement est ce qui caractérise le plus la méthode KonMari. Selon Marie Kondo, il n’y a que nous-même qui puissions savoir ce qui nous convient vraiment. C’est également ce qui la distingue des autres méthodes de désencombrement qui reposent presque strictement sur des critères rationnels. Par exemple, on recommande généralement de se débarrasser des objets que l’on n’a pas utilisés depuis deux ans, ou encore, d’appliquer la règle du «un qui entre, un qui sort». Dans la méthode KonMari, nos émotions et notre ressenti sont la base qui déterminent si on doit garder ou non un objet.

Pour savoir si un objet vaut la peine d’être dans notre vie, il faut le prendre dans nos mains et se poser la question suivante : «Est-ce que celui-ci m’apporte de la joie?». Ensuite, il faut porter attention à la façon dont notre corps réagit. Marie Kondo explique que si la joie peut être ressentie différemment d’une personne à l’autre, on peut s’attendre à ressentir quelque chose comme «une petite excitation, comme si chaque cellule de notre corps se réveillait tranquillement».

Photo par Dominika Roseclay surPexels

Ranger selon la méthode KonMari

Évidemment, une fois que l’on a décidé de ce que l’on veut garder, il est temps de trouver où et comment ranger tout ça. Marie Kondo croit qu’il faut «trouver une maison» à tout ce que l’on possède, c’est-à-dire, trouver la bonne place pour chaque objet. Elle dit même que «quand on choisit ce que l’on veut garder, on demande à son coeur; mais lorsqu’il est temps de trouver où ranger un objet, on doit demander à sa maison». Parce que oui, dans la méthode KonMari, il faut aborder les objets comme s’ils étaient des être vivants.

La méthode de rangement de Marie Kondo est tout aussi fascinante que sa méthode pour désencombrer. En effet, plusieurs éléments de son approche sont non seulement très pratiques, mais aussi, étonnamment digne d’un compte Instagram :

  • Ranger les items semblables ensembles;
  • Ranger les articles de taille similaire ensemble;
  • Ranger ses T-shirts pliés et debout dans ses tiroirs de façon à mieux les voir;
  • Ranger ses T-Shirt plus foncés dans le fond de ses tiroirs et les plus pâles à l’avant;
  • Ranger autant que possible ses choses dans des tiroirs;
  • Ranger les objets que l’on utilise souvent à portée de main, et ceux que l’on utilise moins souvent, dans des endroits plus difficiles d’accès;
  • Utiliser des boîtes de rangement pour organiser l’espace dans ses tiroirs;
  • Placer ses souvenirs dans une «boîte aux trésors»;
  • Utiliser des boîtes de rangement transparentes pour entreposer ses objets;
  • Ranger ses vêtements les plus longs ou plus foncés à gauche et les plus courts ou plus pâles à droite;
  • Ranger ses sacs plus petits dans des sacs plus grands.

Les avantages de la méthode KonMari

La méthode KonMari comporte plusieurs avantages :

  • Elle est axée sur une démarche personnelle;
  • Elle nous permet d’apprécier davantage les objets que l’on choisi de garder;
  • Elle nous permet de voir d’un meilleur œil les objets dont on se départit;
  • Elle incite à l’introspection et à une meilleure connaissance de soi et de ses besoins;
  • Ses astuces de rangement nous permettent de mieux voir ce que l’on possède.

Les bémols de la méthode KonMari

Si la méthode semble à prime abord intéressante sur le fond, on peut toutefois s’interroger sur son efficacité. En effet, plusieurs objets que l’on conserve ont plutôt une valeur pratique et ne vont pas nécessairement nous mettre en émoi en les regardant. On n’a qu’à penser à un balai ou à un porte-poussière, par exemple. Autre exemple : les papier d’impôts que l’on doit conserver pour un laps de temps défini par la loi. L’autre piège, c’est que l’on soit tenté de garder des objets uniquement à cause de leur valeur sentimentale à nos yeux alors qu’ils nous sont totalement inutiles ou désuets.

Mon autre problème avec l’approche KonMari, c’est le fait que Marie Kondo considère correct» et encourage même fortement de se départir d’objets que l’on a déjà mais qui ne nous rendent pas heureux pour d’autres similaires mais qui nous rendent heureux. Pour reprendre mon exemple du ballai et du porte-poussière, elle croit que si ces articles ne nous rendent pas heureux, nous pouvons donc en toute bonne conscience les remplacer par de nouveau plus beaux. Oui, logiquement, s’ils sont plus beaux, nous aurons davantage envie de les utiliser, mais je trouve personnellement que cette façon de faire est très peu écologique et encourage la surconsommation. Elle ne correspond donc pas vraiment à mes valeurs. Dans ce cas-là, je préfère conserver des objets que je préfère moins et, une fois qu’ils seront désuets, les remplacer à ce moment-là par d’autres que je trouve plus beaux.

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Mon expérience avec la méthode KonMari

Dernièrement, j’ai procédé au grand désencombrement de mes vêtements (je vais t’en parler plus en détails dans un prochain article). Étonnamment, sans avoir eu fini de lire le mode d’emploi complet proposé par Marie Kondo au moment où j’ai commencé mon processus, j’ai pourtant instinctivement appliqué certaines des règles qu’elle propose de suivre, comme celle de désencombrer par catégorie et même de commencer par désencombrer les vêtements en premier.

Par contre, pour être un peu plus rapide et efficace, j’ai plutôt commencé par mettre de côté les vêtements que je n’utilisais plus depuis x mois ou x années. Ensuite, pour le reste, puisque je souhaitais réduire de façon significative la quantité de vêtements que je possédais, j’ai pensé bon mettre en application la fameuse question : «Est-ce que ce vêtement m’apporte de la joie?». À ma grande surprise, cette question m’a beaucoup aidé à faire un nouveau tri dans les vêtements restants. Mais encore là, j’ai adapté la méthode KonMari et je l’ai un peu modifiée : j’ai plutôt cherché à savoir si les vêtements me rendaient heureuse QUAND JE LES PORTAIS, parce que non seulement mon corps avait changé, mais la question de confort est également très importante pour moi, deux choses qu’il est impossible de vérifier en tenant ses vêtements dans ses mains.

Pour l’instant, je n’ai pas l’intention d’appliquer la question de la joie pour chacun de mes objets, car je suis aussi quelqu’un de pragmatique et que j’ai besoin de penser de manière logique. Par exemple, j’avais deux robes de maternité qui me procuraient énormément de joie en les voyant et en les prenant dans mes mains. Toutefois, dès que je les mettais sur moi, elles ne m’allaient évidemment pas aussi bien que lorsque j’avais ma belle bedaine de grossesse (et la poitrine, aussi). J’ai donc dû me résigner à les entreposer… au cas où j’aurais un autre enfant. Je me suis aussi rendue compte que certains vêtements ne me procuraient pas nécessairement de la joie si c’étaient des vêtements hors saison. Comme c’est présentement l’été au moment d’écrire cet article, les vêtements d’hiver ne m’attiraient pas forcément, étant souvent plus foncés (j’ai besoin de porter de la couleur l’été, je déteste généralement être en noir à ce temps-ci de l’année).

Et toi : as-tu commencé à désencombrer chez toi? Si oui, comptes-tu utiliser la méthode KonMari? Si tu l’as mise en pratique, n’hésite pas à partager ton expérience en commentaire!

Le bonheur de désencombrer

Le bonheur de désencombrer

Est-ce que tu envies les photos d’intérieurs épurés et bien rangés que l’on voit dans les magazines? Moi oui! Non seulement on dirait que mes enfants prennent un malin plaisir à étendre leurs jouets (et mes choses) n’importe où, mais j’ai constamment l’impression d’avoir trop d’objets sur mes comptoirs ou mes étagères, ou même dans mes tiroirs et mes placards. Bref, je me sens envahie. C’est pourquoi depuis un an, j’essaie d’épurer le plus possible (même si ce n’est pas toujours facile) et à chaque fois, je me sens tellement mieux! Comme si je m’étais départie d’un poids, ou comme si j’avais enfin réussi à enlever une petite roche qui se serait glissée dans mes souliers. Mais se débarrasser d’objets nous rend-il vraiment plus heureux, comme le prétendent les spécialistes du rangement? Et si oui, comment faire pour désencombrer efficacement son intérieur afin d’avoir un impact réel et durable sur notre bien-être?

Vivre à travers les objets

Dans les pays occidentaux, nos lieux de vie contiendraient 10 fois trop d’objets de toutes sortes. Oui, oui, tant que ça! On accumule ainsi à outrance vêtements, articles de cuisine, accessoires de décorations, outils, souvenirs de voyage… Ceci serait dû non seulement au fait que notre société encourage la surconsommation, mais aussi à la pulsion d’accumulation qui est innée chez l’humain. On le voit même chez les enfants : mon garçon, par exemple, est un collectionneur-né. Partout où il va, il a envie de ramasser des roches, des cocottes, des feuilles ou tout autre petit objet qu’il trouve. Cette manie a permis à nos ancêtres de survivre en accumulant des objets pour se protéger du froid et de la famine, par exemple. C’est donc dire que nous avons naturellement envie d’accumuler des choses pour assurer notre confort.

Un autre phénomène qui explique notre besoin d’accumuler des objets est le fait qu’aujourd’hui, nos possessions renvoient une image de ce que l’on est aux autres et à nous-même. C’est ce qu’on appelle la théorie du soi étendu. De plus, les objets nous rassurent et viennent combler un vide existentiel qui, bien souvent, n’est que dans notre tête.

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Les bienfaits de désencombrer sur notre bien-être

Alors, pourquoi vouloir désencombrer si accumuler des objets nous donne un sentiment de sécurité? Parce qu’un surplus d’objets a, à la longue, l’effet complètement inverse. C’est d’autan plus vrai que, depuis quelques années, la tendance du cocooning nous amène à voir notre maison comme un cocon douillet, un refuge où passer du temps et se ressourcer. Pourtant, notre intérieur surchargé fait en sorte que l’on s’y sent à l’étroit et accablé alors que que l’on voudrait plutôt s’y sentir bien.

Faire le ménage dans notre tête

Psychologiquement, notre intérieur est bien souvent le reflet de notre état d’esprit. Les personnes qui ont des espaces de vie bien rangés sont souvent des personnes tout aussi organisées dans leur quotidien alors qu’au contraire, les personnes bordéliques ont tendance à être des personnes désordonnées. Si certains semblent très bien vivre dans le désordre, il est reconnu qu’un espace qui déborde d’objets accapare notre cerveau qui y voit autant de choses à ranger, donc des tâches à faire. C’est pourquoi une pièce en désordre nous épuise et nous stresse au lieu de nous faire sentir mieux.

Se défaire de la pollution visuelle

Quand une pièce est encombrée, notre œil ne sait pas où se poser : il va donc balayer constamment la pièce et passer d’un objet à l’autre, ce qui épuise. Ce phénomène est d’ailleurs reconnu en publicité où les espaces blancs (ou «vides») jouent un rôle-clé. En effet, les espaces vides permettent à notre cerveau de voir tout de suite les choses essentielles. Une publicité surchargée fait en sorte que la personne risque de passer outre notre message, parce qu’il y a simplement trop de choses à lire et à voir : celle-ci n’est donc pas efficace et rate complètement sa cible.

Je te l’accordes : notre lieu de vie n’est pas une publicité. Par contre, désencombrer permet de se défaire d’une certaine pollution visuelle qui nous détourne de l’essentiel. Par exemple, dans un salon, que souhaites-tu voir en premier : ton divan confortable ou les objets qui traînent pèle-mêle? De plus, avoir la vue dégagée de tout obstacle visuel crée un effet de perspective qui est reconnu en biophilie pour favoiser un sentiment de liberté, d’ouverture, de sécurité et de contrôle.

Se sentir plus libre

L’enjeu, aujourd’hui, c’est que l’on souhaite se sentir plus légers et plus en accord avec soi-même. Se départir du superflu permet de se libérer de ce que signifient les objets pour nous, de tourner la page sur le passé et de se défaire de ce qui ne nous est plus utile. Il implique aussi de se consacrer davantage à l’instant présent, à ce dont nous avons réellement besoin ici et maintenant et non pas à ce dont on peut avoir besoin dans 10 ans.

De plus, pour plusieurs personnes, désencombrer mène à une réflexion beaucoup plus profonde sur leur relation à l’objet et leur permet de revoir leurs habitudes de consommation. On réalise bien souvent que l’on achète énormément de choses sur un coup de tête ou une impulsion qui n’a pas toujours sa raison d’être. Désencombrer peut donc t’amener un sentiment de liberté face à tes propres achats et faire en sorte que tu te sentes moins obligée de te procurer certains objets simplement parce que c’est la mode, par exemple.

Consacrer moins de temps à ranger et à nettoyer

En ayant moins d’objets, on consacre par le fait même beaucoup moins de temps à déplacer les objets, à les nettoyer et à les ranger. Ceci nous donne ainsi plus de temps pour profiter des choses qui comptent vraiment pour nous et pour passer plus de temps avec la famille et les amis.

Retrouver plus facilement ses affaires

Désencombrer permet également de retrouver plus facilement et plus rapidement les objets dont on a besoin. Les jeux de type cherche et trouve en sont la preuve : c’est tout un défi de retrouver des objets au travers de nombreux autres objets hétéroclites!

Ranger et trier : une action thérapeutique

Le fait de ranger et de faire le tri est par ailleurs thérapeutique au sens où elle découle de ce que l’on appelle l’«activation comportementale». Ce type de thérapie consiste à réaliser une action ou une tâche avec un but défini. Ceci a pour effet de nous faire sentir plus en contrôle et nous donne le sentiment d’avoir accompli quelque chose une fois qu’elle est terminée, d’où la sensation de bien-être qui en découle.

Photo par Samantha Gades sur Unsplash

Comment désencombrer efficacement son intérieur

Par où commencer pour désencombrer? Devant l’immensité de la tâche à accomplir, il est normal de ne pas savoir où donner de la tête. Près de la moitié des personnes qui souhaitent effectuer un tri dans leurs possessions sont dépassés par la tâche et ne savent pas par où commencer ou comment s’y prendre, si bien qu’ils retardent le moment de le faire.

Aussi, beaucoup vont avoir pour réflexe de désencombrer en achetant simplement plus de meubles de rangement. Erreur! Si les meubles peuvent être utiles dans certains cas pour ranger efficacement nos effets personnels, il n’en demeure pas moins que l’idée de désencombrer n’est pas seulement de prendre nos objets et de les cacher, mais justement de limiter nos possessions et de se départir de ce qui ne nous sert plus afin de simplifier notre intérieur et notre vie. Tu n’es pas non plus obligée de devenir minimaliste si tu ne le souhaites pas : il faut que tu trouves ton propre équilibre entre posséder trop de choses et ne pas en posséder assez.

Pour t’aider dans ta démarche, voici les étapes pas à pas pour désencombrer efficacement ton intérieur et pourvoir profiter des nombreux bienfaits d’un espace bien rangé et épuré.

1— Trouver son objectif

Avant de commencer à désencombrer, il est bien de te demander ce qui te pousse à le faire. Que souhaites-tu en retirer comme bénéfice? Veux-tu consacrer moins de temps à ranger, à faire le ménage ou la lessive? Veux-tu un intérieur qui respire et dans lequel tu te sens bien? Trouver la raison pour laquelle tu désencombres va t’aider à rester motivée.

Voici quelques exemples de raisons pour désencombrer :

  • Avoir plus de temps pour ce qui compte vraiment;
  • Se sentir moins stressée;
  • Trouver plus facilement et rapidement ses choses;
  • Se sentir plus libre;
  • Apprécier davantage ce que l’on possède;
  • Avoir plus d’espace chez soi.

Pour t’aider à rester motivée, tu peux créer un moodboard avec des images et des citations inspirantes qui représentent ton objectif et l’exposer bien en vue. De cette façon, si jamais tu te décourages, tu pourras te rappeler POURQUOI tu as commencé cette démarche de désencombrement.

2— Commencer tranquillement

Certaines personnes vont peut-être préférer y aller d’un coup, comme on enlève un diachylon. Par contre, ce n’est pas ce qui est conseillé de faire. En effet, pour beaucoup d’entre nous, le processus de désencombrement est long et peut même s’avérer difficile psychologiquement, parce qu’on se rend bien vite compte que l’on est énormément attaché aux objets. Il vaut donc mieux s’y attaquer lorsque l’on se sent prêt, mais aussi, y aller par petites doses. L’important est de ne pas se brusquer et d’y aller à son rythme.

Par exemple, l’experte en rangement Elvira Petit suggère de commencer par le tri des papiers administratifs, puisque aucune émotion n’y est rattachée. En suivant ce même principe, on peut aussi commencer par désencombrer notre salle de bain ou nos armoires de cuisine de tous les articles périmés qui n’ont plus lieu d’être. Se faisant, on aura peut-être ensuite envie de procéder à un désencombrement plus complet de nos espaces de vie.

3— Localiser notre désencombrement

Dans le même esprit que celui de commencer tranquillement, il est préférable de focaliser notre attention sur une pièce, un meuble, un tiroir ou un placard à la fois. De cette façon, les chances sont que l’on voit plus rapidement les effets de son processus de désencombrement. On a aussi tendance à se décourager moins facilement devant l’ampleur de la tâche. En désencombrant de façon localisée, on circonscrit également le désordre que l’on crée pendant que l’on trie nos différents objets.

4— Faire l’inventaire de ses possessions

Si on veut vraiment désencombrer, il faut TOUT vider. Parce que oui : pour mieux ranger, il faut d’abord «dé-ranger». Cette étape est primordiale pour éviter d’avoir un même objet en plusieurs exemplaires. On met tout sur le lit, par terre, ou sur une table. On classe ensuite les éléments qui ont une fonction semblable ensemble. Pour t’aider, tu peux prendre une feuille et y inscrire tes conclusions : y a-t-il des choses que tu as en trop? Si oui, lesquelles?

Après ça, on fait quatre piles :

  • Une pile d’objets que l’on veut absolument garder;
  • Une pile d’objets abîmés;
  • Une pile d’objets en trop;
  • Une pile d’objets qu’on n’est pas sûr si on doit garder ou non.

5— Trier sa pile d’objets abîmés

Pour chaque objet abîmé, il faut se poser les questions suivantes :

  • Cet objet peut-il être réparé? Si la réponse est non, on jette!
  • Vais-je vraiment utiliser cet objet si je le répare? Si oui, on le fait réparer. Si non, on le donne à quelqu’un qui peut en avoir besoin.

6— Trier sa pile d’objets en trop

Ça ne sert souvent à rien d’avoir le même objet en deux, trois voire quatre exemplaires ou plus : on les donne à des proches, à des friperies, à des organismes de charité ou on les met à vendre sur des sites de petites annonces comme Marketplace (Facebook), Kijiji ou LesPAC.

7— Conserver uniquement ce qui nous est utile

Une fois qu’on a trié ses objets abîmés ou en trop, il est maintenant temps de revoir sa pile d’objets que l’on veut absolument garder. Pour chaque objet, on doit se demander si il nous est vraiment utile.

Quelques pistes pour savoir si un objet nous est réellement utile :

  • Quelle est son utilité? Est-ce que celle-ci est récurrente, c’est-à-dire que tu en as besoin pour quelque chose de précis à chaque année? C’est le cas, par exemple des décorations de Noël;
  • Quand l’ai-je utilisé pour la dernière fois? Si ça remonte à plus de un an, les chances sont que tu ne t’en serviras jamais;
  • Si tu es tenté de garder un objet seulement «au cas où» tu en aurais besoin, demandes-toi : Au cas où quoi? Quel est ce «au cas où»? Bien souvent, on réalise qu’on garde cet objet pour un «au cas où» qui n’existe pas vraiment;
  • Si tu souhaites le garder pour plus tard, par exemple, pour tes enfants ou tes petits enfants, demandes-toi : cet objet risque-t-il d’être démodé ou désuet plus tard? De plus, on ne pense pas toujours à ça, mais les objets que l’on n’utilise pas ont tendance à dépérir avec le temps si ils ne sont pas entreposés correctement.

8— Faire une boîte de «Ne sais pas»

On prend la pile d’objets que l’on n’est pas certain de devoir garder ou non, on met tout dans une boîte et on l’entrepose pour quelques mois, généralement entre 6 mois et 1 an maximum. Si on n’a pas utilisé les objets contenus dans cette boîte d’ici là, on s’en débarrasse : c’est qu’on n’en a pas besoin.

Photo par Element5 Digital sur Pexels

Comment garder un intérieur désencombré

Une fois notre processus de désencombrement terminé, il peut être tentant de revenir à ses anciennes habitudes après quelques temps. Pour éviter de te retrouver à nouveau envahie par les objets, voici quelques petites astuces simples que tu peux facilement mettre en place chez toi :

1— Bien ranger chaque chose à sa place

En rangeant ses choses de manière logique et ordonnée, on évite d’acheter d’autres objets similaires et donc d’accumuler inutilement.

2— Instaurer une routine de rangement

Pour éviter que les objets traînent à nouveau, il est important de consacrer quelques minutes par jour au rangement. De cette façon, nous avons moins l’impression d’être encombrés au quotidien et ne perdons pas toute notre fin de semaine à ranger. Il est donc préférable de ranger au fur et à mesure les objets qui traînent au lieu de reporter toujours à plus tard.

3— Appliquer la règle du «un qui entre, un qui sort»

La plus grande cause de désordre est que l’on continue à faire entrer de nouvelles choses chez nous sans en faire sortir. En appliquant cette règle, on évite ainsi d’accumuler et de se retrouver à nouveau envahie par les objets.

4— Garder un espace dédié au superflu

En ayant une boîte dédiée en permanence au superflu dans un placard ou un autre endroit chez soi, on peut ainsi y mettre au fur et à mesure les objets qui ne nous sont plus utiles. Une fois que la boîte est pleine, on propose les objets à nos proches, on les apporte à une friperie ou on les donne à un organisme de charité.

5— Ne jamais quitter une pièce les mains vides

Avant de quitter une pièce, prends l’habitude de regarder si tu y vois des choses qui ne sont pas à leur place. Si oui, est-ce qu’ils vont dans la pièce où tu te diriges? Sinon, peut-être que tu les rapproches de l’endroit où elles doivent être? En prenant cette habitude, tu ranges au fur et à mesure sans même t’en rendre compte!

Et toi : ressens-tu le besoin de désencombrer ton intérieur? À moins que tu ne l’aies déjà fait? Si oui, as-tu des trucs pour mener à bien cette tâche?

Le slow living, ou comment profiter pleinement de chaque seconde qui passe

Le slow living, ou comment profiter pleinement de chaque seconde qui passe

Imagines-toi en train de siroter tranquillement un bon café chaud, emmitouflée dans une couverture douce et réconfortante. Complètement détendue, tu regardes le soleil illuminer et réchauffer tout ce qu’il touche de ses rayons. Les oiseaux chantent. Le vent taquine doucement ton visage. Ça te fait rêver? Et si je te disais que ce genre de moments que tu crois réservés aux vacances pouvait faire davantage partie de ton quotidien pour ton plus grand bien? Bienvenue dans l’univers du slow living!

Le slow living : qu’est-ce que c’est?

Dans notre monde chaotique où tout s’enchaîne à la vitesse grand V, où l’attente est vue comme une perte de temps, les adeptes du slow living (ou «la vie lente»), eux, soutiennent au contraire l’importance de ralentir et de prendre notre temps. Il serait né avec le mouvement du slow food (alimentation lente) qui est apparu en Italie dans les années 1980. En réaction au fast food, ce dernier préconisait le retour à une nourriture moins transformée, cuisinée soi-même et avec des aliments frais. Ce mouvement rejetait par le fait même la surconsommation, la surindustrialisation et le matérialisme.

Tout comme le slow food, le slow living nous invite à revenir à un mode de vie plus sain, plus naturel. C’est se réapproprier l’instant présent, apprendre à apprécier les bonheurs simples et nous permettre d’échapper à notre mode de vie effréné et stressant qui nous donne l’impression de courir partout.

Quand procrastiner est bon pour ta santé

Bien sûr, nous n’avons qu’une vie à vivre. Autant la vivre à fond, non? Pas une seconde à perdre : il y a tant de choses à faire, tant de choses à découvrir… On a surtout horreur de procrastiner par peur de passer à côté de notre vie. Pourtant, mine de rien, cette manie à vouloir à tout prix combler tout notre temps libre nous pourrit lentement l’existence et nous empêche de profiter pleinement du moment présent. Belle contradiction, n’est-ce pas? Et notre mode de vie effréné qui nous tient si occupé est la source de bien des problèmes de santé.

En effet, si l’adrénaline est utile pour nous pousser à nous dépasser, elle s’avère également néfaste à long terme. Car elle est en fait une réaction de notre corps à ce qu’il perçoit comme un danger potentiel immédiat et urgent. Comme je l’explique dans mon article La biophilie, ou pourquoi on se sent bien dans la nature, si ces réactions physiologiques sont généralement rapides et de courte durée, il en est tout autrement pour la réponse de notre système endocrinien, qui régule un grand nombre de fonctions à l’aide d’hormones. Une trop grande concentration d’hormones reliées au stress, notamment le cortisol, provoque un déséquilibre qui est à l’origine de certaines maladies comme le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires et même la dépression. Notre stress quotidien, loin de nous aider à vivre davantage, nous gruge donc plutôt tranquillement ces minutes d’existence si précieuses et raccourcit notre espérance de vie.

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11 façons d’appliquer le slow living à ta vie mouvementée

Je te l’accorde : ça peut paraître difficile d’appliquer le slow living dans nos vies où on a l’impression constante de manquer de temps. Nos journées sont bien plus souvent qu’autrement régies par l’urgence d’agir : l’urgence de se préparer le matin, d’aller porter les enfants à la garderie, de se rendre au travail, de finir un rapport pour telle heure, de s’entraîner, de revenir à la maison, de faire le souper, de coucher les enfants pour enfin avoir une minute pour soi… Tu te reconnais dans ce que je viens de décrire? Sois sans craintes : ton cas n’est pas désespéré. Voici quelques astuces pour t’aider à intégrer le slow living dans ta vie et te permettre de ralentir le temps qui passe si vite.

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1— Réévaluer tes priorités

Adopter le slow living , c’est réévaluer ses priorités pour retourner à l’essentiel. C’est apprendre à dire «non», éviter de surcharger son horaire avec des activités qui nous plaisent moins pour avoir plus de temps pour faire celles qui nous plaisent le plus. Poses-toi la question : as-tu réellement besoin de faire telle chose aujourd’hui? Peut-être peux-tu la reporter à un autre jour? Au pire, peut-être peux-tu la déléguer à quelqu’un d’autre? Ou bien te sens-tu obligée de de faire ou de participer à telle ou telle activité alors qu’en fait, tu n’en as pas vraiment envie? En passant ton agenda au peigne fin, peut-être te rendras-tu compte qu’il déborde de choses non essentielles. Parce prendre du temps pour soit, ça aussi, c’est important.

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2— Te lever plus tôt

Si tu as l’impression d’être toujours à la course, le meilleur moyen d’avoir plus de temps est évidemment de se lever plus tôt. De cette façon, tu peux prendre le temps de siroter tranquillement ton café, de te préparer un bon déjeuner nutritif ou de ne pas courir jusqu’à l’arrêt d’autobus.

Aussi, en te levant plus tôt, tu peux commencer ta journée plus tôt. Si tu as des commissions à faire, par exemple, tu peux, en te levant plus tôt, généralement éviter les files d’attente pour entrer ou pour payer, donc passer moins de temps au magasin et ainsi avoir plus de temps pour toi après.

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3— Créer des rituels

Les rituels font tellement du bien. Ce sont des moments que l’on apprécie : ils apportent une petite touche de magie à notre quotidien. Nous avons donc tout intérêt à en intégrer quelques-uns à des moments-clés de notre journée. Par exemple, au réveil, tu pourrais prendre deux minutes pour regarder le paysage par la fenêtre, pour te coller à ton amoureux, pour lire quelques pages d’un bon roman, pour allumer une bougie… La beauté des rituels est que tu peux les intégrer où et quand il te plaît, selon ce qui te convient le mieux. Tu peux même les ajouter à des tâches que tu fais déjà : par exemple, tu peux allumer une chandelle au moment de prendre ton repas du soir ou ton bain, écouter de la musique en préparant le repas, etc.

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3— Déconnecter de la technologie

As-tu tendance à avoir constamment le nez collé sur ton cellulaire? Ou bien à rester des heures les yeux rivés sur la télévision ou ton ordinateur? Je ne suis pas contre ces technologies qui permettent de nous distraire, mais celles-ci ont la fâcheuse habitude de nous tenir accrochés à elles beaucoup plus longtemps qu’on ne le voudrait. Pendant ce temps, on ignore ce qui se passe alentour. Avec les réseaux sociaux qui sont une extension de nous-même, on met beaucoup d’énergie dans un monde virtuel qui n’est pas réel. La technologie a aussi l’effet pervers de nous donner l’impression de connecter avec les gens. Si cela est vrai pour les personnes qui sont séparés de nous par la distance, il en est tout autrement de ceux qui sont proches de nous. Alors dépose ton cellulaire, lève-toi de devant l’écran et va parler en personne avec ceux qui te tiennent à cœur.

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4— Connecter avec les gens

Steven Hawking, le célèbre astrophysicien, as déjà dit ceci : «Cet Univers ne serait pas grand-chose s’il n’abritait pas les gens qu’on aime». C’est vrai, quand on y pense : ce sont les gens qu’on aime qui agrémentent notre vie, nous font sourire, rire, pleurer (parfois). Ce sont eux qui la rendent intéressante. Alors va les voir, passe du temps avec eux, parle-leur, dit-leur que tu les aimes et crée des souvenirs qui te resteront pour le reste de ta vie.

Prêter attention aux personnes que l’on ne connaît pas ou peu peut également nous faire du bien au quotidien. Pourquoi ne pas dire bonjour au chauffeur d’autobus? À la caissière? À l’étranger que tu croises dans la rue? Tu ne sais jamais : peut-être que cette personne peut devenir ton ami…

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5— Savourer tes repas

Manger plus lentement est bénéfique pour notre corps. De cette façon, nous sommes davantage à l’écoute de nos signaux de satiété, si bien que nous évitons de manger plus que nécessaire. Manger plus lentement et prendre le temps de manger à table nous permet également de savourer davantage notre repas, mais aussi, d’apprécier davantage ce moment en présence des gens avec qui on le partage.

6— Prêter attention au monde qui t’entoure

Le but du slow living est de vivre davantage dans l’instant présent, d’être davantage à l’écoute de son corps et de ce qui nous entoure. Et si tu levais les yeux quelques secondes, juste pour regarder autour de toi? Que vois-tu? As-tu une vue sur l’extérieur? Non seulement c’est bénéfique pour ta concentration par la suite, mais tu pourrais y voir des choses magnifiques : un oiseau, des fleurs, un coucher de soleil, la pleine lune… La nature est si belle!

Même si tu n’as pas de fenêtre, peut-être y a-t-il autour de toi une plante, une image ou un objet qui attire ton attention? Prends le temps de l’observer et de l’analyser sous ses moindres coutures. Prête aussi attention aux sensations que tu perçois. Est-ce que l’air est frais, chaud? Est-ce qu’il y a une odeur particulière? Quelle est la texture de tes vêtements ou des objets près de toi?

7— Opter pour des loisirs slow

Yoga, méditation, dessin, lecture, musique, promenade dans la nature… En optant pour des loisirs non compétitifs, on met de côté la pression de la performance et on retrouve un état plus calme.

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8— Passer du temps dans la nature

Se retrouver à l’extérieur ou dans la nature est bénéfique pour notre moral et notre santé physique. La nature ralentit notre rythme cardiaque, notre respiration et du même coup diminue notre pression artérielle et notre niveau de stress.

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9— Prendre soi de toi et des autres

Tu as peut-être l’impression que de prendre soin de toi et des autres est contreproductif et t’enlève du temps plutôt que de le ralentir. J’étais comme toi, avant. J’ai toutefois réalisé que c’était mon état d’esprit au moment de réaliser ces choses, le vrai problème. Certaines tâches que tu vois comme des corvées, comme faire le ménage ou entretenir ton jardin, sont en fait un moment idéal pour ralentir le temps, pour déconnecter de tes problèmes et pour entretenir ton corps, ton esprit ou ta maison. En t’occupant d’un animal ou d’un enfant, tu as en plus l’occasion de prendre le temps de réellement connecter avec lui.

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10— Vivre avec moins

Le problème avec la société dans laquelle nous vivons, c’est que nous sommes constamment encouragés à posséder plus de choses. Et plus on a de possessions matérielles, plus on a besoin d’espace pour les entreposer, de temps, mais aussi de matériel pour les entretenir. Ce cercle vicieux nous détourne de l’essentiel : passer du temps à faire ce qu’on aime avec ceux qu’on aime. Sans forcément adopter un mode de vie minimaliste, il est possible de simplement chercher à se départir des objets que l’on n’utilise plus. Se faisant, on retrouve plus d’espace, plus d’ordre et plus de temps pour soi.

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11— Se concentrer sur une tâche à la fois

Être multi-tâche peut te donner l’impression d’être plus productive. Pourtant, les recherches démontrent plutôt que ce serait tout le contraire. En portant notre attention sur plus d’une chose en même temps, notre concentration s’en retrouve divisée : nous sommes donc moins concentrés et sommes plus susceptibles d’être distraits ou d’avoir l’esprit surchargé.

En portant notre attention sur une tâche à la fois, on se concentre ainsi entièrement sur ce que nous avons à faire. On se sent plus en contrôle et, par le fait même, moins stressé.

Une psychothérapeute m’a même déjà conseillé de faire une liste des tâches à réaliser au début de chaque semaine, mais aussi de chaque jour, et de les classer par priorité. Une fois qu’une tâche est terminée, on peut la rayer de notre liste, et ainsi de suite, jusqu’au bas de la liste.

Alors : prête à ralentir? Quelles astuces comptes-tu adopter dans ton quotidien pour y arriver? Est-ce qu’il y en a déjà quelques-unes que tu as mis en place dans ta vie?

S’initier aux bains de forêt pour notre santé mentale, émotionnelle et physique

S’initier aux bains de forêt pour notre santé mentale, émotionnelle et physique

On a l’habitude de prendre un bain ou une douche régulièrement afin de maintenir une bonne hygiène corporelle. Et si notre esprit, lui, avait besoin de bains de nature pour rester en santé?

Prescrire la nature pour se sentir mieux

Au Japon, notamment, au lieu de prescrire des antidépresseurs, les médecins peuvent prescrire des séances de Shinrin-Yoku, ou «bains de forêt», à leurs patients. Aussi connue sous le nom de sylvothérapie, cette pratique qui consiste à s’immerger en forêt est en effet reconnue comme un remède à de nombreux maux. Pratiquée depuis les années 1950, la sylvothérapie a été intégrée par le gouvernement japonais au programme national de santé publique dans les années 1980 comme mesure de médecine préventive, mais aussi pour aider à la guérison des malades.

Plusieurs études menées sur la sylvothérapie ont d’ailleurs démontré les effets positifs de cette pratique sur la dépression et l’anxiété. Parmi celles-ci, une étude menée par les scientifiques Miyazaki et Motohashi a notamment permis d’observer que des sujets qui passaient 40 minutes en forêt le matin et l’après-midi voyaient une diminution de leur tension artérielle, de l’état dépressif, de l’anxiété, de la fatigue et de la confusion. Une étude suédoise effectuée dans les années 1980 a également démontré qu’on récupérait plus rapidement après une chirurgie dans une chambre avec une vue sur la nature, prouvant ainsi que le contact avec cette dernière agissait également sur notre potentiel de guérison.

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Les fondements scientifiques de la sylvothérapie

Une des explications scientifiques derrière le sentiment de bien-être qui nous habite lorsqu’on se retrouve en forêt vient d’un phénomène qu’on appelle la biophilie. Elle est caractérisée par le fait que de façon innée, l’être humain aime être en contact avec la nature et tout ce qui est vivant.

Une autre explication est que les arbres dégagent des phytoncides, des molécules qui leur servent, entre autres, de moyen de défense contre les bactéries et les champignons. Lorsque nous marchons en forêt, nous respirons ces molécules et profitons de leur action bienfaisante sur notre rythme cardiaque. Notre cœur battant moins vite, nous respirons du coup plus lentement, et par là diminuons notre pression artérielle et notre stress. Cette baisse de notre niveau de stress a également un impact direct sur notre santé physique et a notamment pour effet de renforcer notre système immunitaire.

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Comment s’initier aux bains de forêt?

Prendre un bain de forêt est très simple. Comme son nom l’indique, il suffit de «se plonger» dans la nature. On peut pratiquer le bain de forêt en marchant, en s’assoyant ou en s’allongeant sur le sol, en immergeant nos pieds dans un ruisseau… et ce, pendant au moins 20 minutes. Toutefois, il ne s’agit pas ici de pratiquer une activité en forêt comme la randonnée : le but est plutôt de ralentir, de prêter attention à la nature qui nous entoure et d’ouvrir tous nos sens à ce qui s’y passe. Le bain de forêt se rapproche donc davantage de l’état méditatif. Certains adeptes vont même jusqu’à… enlacer un arbre! Il te suffit donc de trouver un endroit où tu seras en contact avec la nature, où tu peux oublier le brouhaha de la ville et enfin retrouver un état de calme.

Pratiquais-tu déjà le bain de forêt sans le savoir? As-tu un endroit de prédilection où tu aimes te ressourcer en pleine nature?

9 façons de se sentir mieux chez soi grâce à la biophilie

9 façons de se sentir mieux chez soi grâce à la biophilie

Dans mon article La biophilie, ou pourquoi on se sent bien dans la nature, je t’expliquais d’où venait ce sentiment de bien-être qui nous habite lorsqu’on est en pleine nature. Par contre, force est de constater qu’on passe bien peu de temps à l’extérieur : notre mode de vie sédentaire fait en sorte que nous sommes en grande majorité à l’intérieur, soit à la maison, au bureau ou autre. C’est pourquoi les architectes et les designers sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à la façon d’aménager les espaces intérieurs de sorte à intégrer les principes de la biophilie. Voici 9 de leurs trucs dont tu peux t’inspirer pour profiter des bienfaits de la nature sans sortir de chez toi.

1– Avoir un lien visuel avec la nature

Évidemment, le plus simple des conseils est d’avoir une vue sur la nature lorsque c’est possible. Regarder par la fenêtre de temps à autres lorsqu’on travaille accroît notre concentration grâce au déplacement de l’attention en plus d’agir sur notre humeur et de diminuer notre niveau de stress. La présence de plantes d’intérieur, de photos ou de peintures représentant des paysages ou des éléments de la nature a également le même effet.

2– Stimuler les autres sens

Étonnamment, il n’est pas nécessaire de voir la nature pour bénéficier de ses bienfaits. Stimuler nos autres sens comme l’ouïe, l’odorat ou le toucher avec des sons, des odeurs ou des matériaux naturels peut aussi avoir un impact positif sur notre bien-être. Notre cerveau s’en retrouverait plus alerte tout en favorisant un sentiment de calme.

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3– Ajouter un élément d’eau

As-tu déjà pensé à te munir d’un aquarium? Ou bien d’une fontaine? La présence de l’eau, qu’elle soit visuelle ou sonore, a pour effet d’accroître instantanément notre niveau de quiétude. Autre fait intéressant, elle contribuerait à améliorer notre concentration et la restauration de notre mémoire en plus de générer des émotions positives.

4– Laisser entrer la lumière du jour

En plus d’améliorer notre humeur et d’offrir un meilleur confort visuel, la lumière du jour influence positivement le système circadien (notre horloge interne) qui régule notre sommeil. S’il n’est pas toujours possible d’avoir beaucoup de grandes fenêtres, on peut parfois faire mieux avec ce que l’on a déjà. Il suffit de placer ses environnements de travail de sorte à bénéficier davantage de la lumière du jour, soit à proximité d’une fenêtre ou le plus possible dans un endroit face au sud afin de bénéficier au maximum des périodes d’ensoleillement. Le simple fait de désencombrer les fenêtres de tout ce qui pourrait obstruer la lumière, comme les meubles, les plantes massives ou de lourds rideaux, peut aussi faire une bonne différence.

5– Privilégier les matériaux naturels

La présence de matériaux naturels, comme le bois, ont aussi une incidence positive sur notre bien-être. En plus de générer un sentiment accru de confort, ceux-ci favoriseraient notre créativité et notre concentration. C’est donc un aspect à ne pas négliger lorsque vient le temps de choisir ses meubles ou ses couvre-planchers. Sinon, il est également possible de décorer tout simplement avec des éléments naturels que tu as récoltés dans la nature, comme des roches, des branches, des feuilles, des fleurs, des coquillages, etc.

Photo : Lum3n sur Pexels

6– Opter pour des couleurs naturelles

On pourrait ici argumenter que toutes les couleurs sont présentes dans la nature. Par contre, certaines ont la réputation d’être plus bénéfiques que d’autres pour notre humeur et notre bien-être. C’est le cas du vert, du bleu ou du jaune. Tu peux les utiliser pour peinturer tes murs ou bien les introduire à l’aide de meubles ou d’accessoires comme les rideaux ou les coussins. À l’inverse, les tons de gris favorisent le stress. Il vaut donc mieux les jumeler avec une couleur plus joyeuse.

7– Ouvrir les fenêtres

Laisser entrer l’air extérieur chez soi est bénéfique à de nombreux niveaux. Tout d’abord, cela crée un mouvement d’air qui aère la pièce où l’on se trouve en plus d’engendrer des variations de température. Ceci aurait pour effet d’améliorer non seulement notre confort, mais serait également vivifiant. De plus, en ouvrant les fenêtres, on laisse aussi entrer les odeurs et les sons de la nature.

8– Désencombrer l’espace

Avoir la vue dégagée de tout obstacle visuel crée un effet de perspective qui favorise un sentiment d’ouverture et de liberté. Elle procure également un sentiment de sécurité et de contrôle, en particulier dans les espaces isolés ou les environnements qui ne nous sont pas familiers. Ceci serait dû au fait que l’être humain a évolué dans la savane africaine, où de grands espaces ouverts nous permettaient de mieux analyser notre environnement et donc de cerner plus rapidement les dangers potentiels. Tu as trop d’objets chez toi qui obstruent ta vue? Profites-en pour désencombrer et ne garder que ce qui t’apparaît essentiel ou qui t’apporte de la joie.

Photo : Designecologist sur Pexels

9– Privilégier des formes ou des motifs rappelant la nature

Il semble que nous ayons une préférence innée pour les formes courbes ou les motifs qui nous rappellent la nature, par exemple les vagues, les animaux, les fleurs, les alvéoles, etc. Et même si notre cerveau est capable de distinguer que les lamas sur notre literie ne sont pas réels, ces représentations du monde vivant sont suffisantes pour rehausser notre sentiment de confort. Elles contribuent également à capter notre attention et nous invitent à la contemplation. On a donc tout intérêt à intégrer allègrement des motifs naturels dans nos accessoires de décoration!

Est-ce que tu as déjà utilisé intuitivement un ou plusieurs de ces trucs à l’intérieur de chez toi sans savoir ni comment ni pourquoi ils te faisaient du bien? Si oui, lesquels?